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Eau potable : après la réforme de la SEEG, Suez se positionne pour accompagner le Gabon
Quelques jours après la décision du Conseil des ministres du 25 juin 2026 de scinder la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) en deux sociétés d’économie mixte – La Gabonaise des Eaux et Électricité du Gabon –, un nouveau partenaire affiche ses ambitions. Le groupe français Suez souhaite contribuer à l’amélioration durable de l’accès à l’eau potable au Gabon.
Reçus au Palais de la Rénovation par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, les responsables de Suez ont échangé avec les dirigeants de la SEEG, le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, ainsi que l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, sur l’état d’avancement des projets en cours.
Le chef de l’État a rappelé que le temps des diagnostics est révolu. Il a demandé aux différents partenaires d’accélérer l’exécution des chantiers afin que les investissements engagés produisent rapidement des résultats concrets au bénéfice des populations. Les échanges ont également permis de préciser les responsabilités de chaque intervenant et d’insister sur le respect des calendriers d’exécution.
Sur le terrain, Suez poursuit le renforcement des capacités de production d’eau potable à Foulayong, tandis que la SEEG développe les infrastructures de distribution à Mbomo. Deux projets complémentaires destinés à garantir un accès plus fiable, durable et équitable à l’eau.
Cette rencontre intervient alors que le gouvernement s’apprête à lancer une nouvelle gouvernance du secteur, avec La Gabonaise des Eaux chargée du service public de l’eau potable et Électricité du Gabon dédiée aux infrastructures énergétiques.
Si cette coopération traduit une volonté d’accélérer les investissements, plusieurs interrogations demeurent : quel sera le rôle exact de Suez dans la future organisation ? Quel calendrier accompagnera la mise en œuvre de la réforme ? Et surtout, quand les Gabonais constateront-ils une amélioration durable de l’accès à l’eau potable ? Les prochaines décisions devraient apporter des éléments de réponse.Si vous le souhaitez, je peux également proposer un titre plus accrocheur, dans le style de la presse nationale ou des médias en ligne.
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Crise de l’eau : Ali Akbar Onanga dénonce un État devenu « marchand d’eau »
La décision du gouvernement de décréter, le 1er juillet 2026, l’état d’urgence hydrique sur l’ensemble du territoire national continue de susciter de vives réactions. Annoncée après la rencontre entre le président Brice Clotaire Oligui Nguema et les agents de la SEEG, cette mesure visait officiellement à lutter contre les réseaux illégaux de distribution d’eau potable et à organiser une réponse d’urgence face à la pénurie.
Le dispositif gouvernemental prévoit notamment la saisie de 55 véhicules, le démantèlement d’installations frauduleuses, la mobilisation des forces de défense et de sécurité, ainsi que la fixation d’un prix officiel du mètre cube d’eau. D’abord annoncé à 3 000 FCFA, ce tarif aurait ensuite été revu à 4 000 FCFA, avant la réintégration progressive des opérateurs privés dans le circuit de distribution.
Ces décisions ont notamment été commentées par Ali Akbar Onanga Y’Obegue, ancien ministre, secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG), tendance Ali Bongo Ondimba, et figure de l’opposition au pouvoir en place. Connu pour ses prises de position très critiques à l’égard de la gouvernance des autorités actuelles, il estime que l’État reconnaît, à travers ces mesures, son incapacité à assurer normalement l’un des services publics les plus essentiels. Pour lui, la crise ne révèle pas seulement une urgence hydrique, mais une urgence institutionnelle.
L’une des critiques les plus marquantes de son analyse résume sa lecture de la situation : « Les vendeurs d’eau ne sont pas la cause de la crise ; ils en sont la conséquence. La véritable question n’est donc pas de savoir pourquoi certains Gabonais ont commencé à vendre de l’eau, mais pourquoi des Gabonais ont eu besoin d’en acheter alors que l’État aurait dû la leur fournir normalement. »
Ali Akbar Onanga dénonce également ce qu’il considère comme un glissement de l’État vers une posture de « marchand d’eau ». Selon lui, le gouvernement interdit d’abord aux particuliers une activité qualifiée d’illégale, avant de l’organiser lui-même à travers une grille tarifaire, des livraisons sécurisées et des paiements à la livraison. Il s’interroge aussi sur la traçabilité des fonds collectés, la base juridique de cette opération et le recours aux forces de défense pour une mission relevant habituellement du service public.
Au-delà de la SEEG, l’ancien ministre met en cause la qualité du conseil entourant le chef de l’État, qu’il juge responsable de décisions insuffisamment préparées. Reste désormais à savoir si l’état d’urgence hydrique permettra de rétablir durablement l’accès à l’eau potable ou s’il ouvrira un débat plus large sur la gouvernance du secteur.
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Transport terrestre : le gouvernement lance une vaste opération de contrôle des agences de voyage
Les entreprises de transport routier sont appelées à se mettre en conformité. Dans un communiqué daté du 30 juin 2026, le ministre d’État chargé des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a annoncé le lancement d’une opération nationale d’inspection des entreprises de transport terrestre, qui se déroulera durant tout le mois de juillet.
Pilotée par la Direction générale de la sécurité routière (DGSR), cette campagne mobilisera des agents assermentés sur l’ensemble du territoire national. Les contrôles viseront les sièges des entreprises, mais également les zones de chargement et de déchargement des passagers et des marchandises.
Au total, plusieurs aspects feront l’objet d’une vérification minutieuse. Les inspecteurs examineront les documents administratifs des entreprises, les autorisations d’exploitation, les pièces relatives à la mise en circulation des véhicules ainsi que les documents exigés des conducteurs. L’état mécanique des véhicules sera également contrôlé, au même titre que l’arrimage des marchandises et la présence des équipements de sécurité obligatoires à bord.
À travers cette opération, le gouvernement entend renforcer le respect de la réglementation dans le secteur du transport terrestre et améliorer les conditions de sécurité des voyageurs et des usagers de la route. Cette démarche s’inscrit dans la vision du président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la modernisation des infrastructures, de la professionnalisation des transports et de la sécurité des citoyens des axes majeurs de l’action publique. L’objectif est de bâtir un réseau de transport plus fiable, mieux organisé et conforme aux normes en vigueur, au service du développement économique du pays.
Les responsables des entreprises concernées sont ainsi invités à prendre toutes les dispositions nécessaires afin de faciliter le déroulement des inspections.
Le ministère affiche une position de fermeté. Le communiqué précise qu’aucune complaisance ne sera accordée aux contrevenants. Toute infraction constatée donnera lieu à une verbalisation immédiate, avec des amendes à régler directement auprès du Trésor public.
Cette campagne de conformité traduit la volonté des autorités d’assainir durablement le secteur du transport terrestre, de renforcer la sécurité routière et de garantir aux populations des services de transport plus sûrs, plus professionnels et en adéquation avec les ambitions de transformation portées par le chef de l’État.
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Crise de l’eau : l’état d’urgence hydrique changera-t-il la donne ?
Le gouvernement passe à l’action. Deux jours après le face-à-face de près de trois heures entre le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et les agents de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), le ministère de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie a décrété, mercredi 1er juillet, l’état d’urgence hydrique sur l’ensemble du territoire national.
Dans un communiqué, le ministre Philippe Tonangoye affirme que certains agents de la SEEG seraient impliqués dans un vaste commerce illégal de l’eau potable, organisé notamment à travers la sous-traitance, des prête-noms et des groupements d’intérêts économiques illégaux. Selon le ministère, l’eau était revendue entre 10 000 et plus de 20 000 FCFA le mètre cube, en violation de la réglementation.
Pour mettre fin à ces pratiques, le gouvernement annonce une série de mesures exceptionnelles : déploiement des forces de défense et de sécurité, saisie conservatoire de 55 véhicules identifiés dans ce réseau, démantèlement des installations frauduleuses, distribution sécurisée de l’eau par les forces de l’ordre et fixation d’une mercuriale officielle de 3 000 FCFA le mètre cube. Les populations du Grand Libreville pourront notamment solliciter des livraisons via le numéro vert 18.
Ces décisions interviennent dans la continuité des échanges tenus le 29 juin au Centre des métiers Jean Violas d’Owendo. Lors de cette rencontre, le chef de l’État avait dénoncé des actes de sabotage, des résistances internes et l’existence d’un commerce parallèle de l’eau, tout en appelant les agents de la SEEG à faire preuve de patriotisme afin de rétablir durablement l’approvisionnement.
Si ce communiqué marque une accélération de l’action gouvernementale, plusieurs interrogations demeurent. Les réseaux frauduleux seront-ils réellement démantelés ? Les sanctions annoncées permettront-elles d’assainir durablement le secteur ? Surtout, ces mesures d’urgence suffiront-elles à garantir aux Gabonais un accès régulier à l’eau potable, ou ne constituent-elles qu’une première étape avant une réforme plus profonde de la gouvernance de la SEEG ?
Les prochains jours permettront de mesurer si cette offensive de l’État se traduira enfin par un changement concret dans le quotidien des populations.
