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Franc-maçonnerie : L’Aube convoqué par la HAC après un article sur la GLG
L’audition du quotidien L’Aube par la Haute Autorité de la Communication (HAC) intervient dans un climat de forte attention autour des questions liées à la franc-maçonnerie au Gabon. Cette procédure fait suite à une plainte déposée par Francis Condjié, après sa mention dans un article consacré aux tensions internes de la Grande Loge du Gabon (GLG). L’affaire, révélée par le média en ligne Gabon Actu, concerne un texte publié le 12 juin 2026 évoquant des hypothèses de succession au sein de l’institution. Elle relance le débat sur le traitement médiatique des organisations sensibles et les limites de la liberté d’informer.
Selon les éléments rapportés, l’audition du responsable du journal s’est tenue ce jeudi à 15 heures au siège de la HAC, en plein centre-ville de Libreville. Elle fait suite à un article publié dans l’édition du 12 juin 2026, intitulé « Le grand maître Jacques Denis Tsanga poussé vers la porte de sortie », évoquant plusieurs hypothèses autour d’une éventuelle succession à la tête de la Grande Loge du Gabon.
Au cœur de la contestation, la mention de certaines personnalités, dont Francis Condjié, qui estime que sa citation dans le papier porterait à confusion et a décidé de saisir le régulateur des médias.
Cette affaire met en lumière la sensibilité persistante des sujets liés à la franc-maçonnerie au Gabon, une institution souvent perçue comme influente mais discrète, et régulièrement au centre de débats dans l’opinion publique.
À ce stade, la Haute Autorité de la Communication n’a encore rendu aucune décision. Le dossier reste en instruction, dans l’attente des conclusions officielles.
Dans le milieu médiatique, cette procédure est suivie de près, car elle pourrait relancer le débat sur les limites du traitement journalistique des sujets sensibles, entre liberté de la presse, droit à l’information et protection des personnes citées.
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Gabon 1ère : Erman Ndouogho, l’artisan de l’image désormais aux commandes de la production
Certaines nominations sont le fruit d’un parcours construit avec patience, passion et persévérance. Celle de Monsieur Erman Ndouogho, plus connu dans le milieu audiovisuel sous le nom de The Maggik Elkana, au poste de chef du service Production de Gabon 1ère, décidée lors du Conseil des ministres du 25 juin 2026, s’inscrit dans une logique de reconnaissance du mérite, de l’expérience et de l’excellence professionnelle.
Plus de vingt-cinq ans de métier. C’est le capital d’expérience qu’apporte aujourd’hui Erman Ndouogho à la télévision nationale. Depuis plus de deux décennies, il évolue dans l’univers de l’audiovisuel, où il a gravi les échelons grâce à son professionnalisme, sa maîtrise des techniques de production et sa passion pour l’image. De la captation vidéo à la réalisation, en passant par le montage, la direction artistique et la conception de projets audiovisuels, il s’est imposé comme l’une des références de son domaine.
Au fil des années, il s’est distingué par sa volonté de raconter des histoires qui traversent le temps et participent à la construction de la mémoire nationale. Cette démarche a trouvé son expression la plus aboutie avec Makongonio, un documentaire consacré au crash de l’hélicoptère militaire survenu le 28 juin 1985 près de Mbigou. Grâce à une enquête minutieuse, des témoignages inédits et une mise en récit sensible, cette œuvre a remis en lumière une tragédie longtemps oubliée de l’histoire contemporaine du Gabon, tout en rendant hommage aux journalistes et militaires disparus dans l’exercice de leur mission.
Cette réalisation a marqué une étape importante dans son parcours, confirmant sa capacité à produire des contenus de qualité conciliant exigence journalistique, mémoire nationale et qualité audiovisuelle.
Sa nomination à la tête du service Production de Gabon 1ère apparaît ainsi comme l’aboutissement d’un chemin construit sur le terrain, fait d’apprentissage, de créativité, d’innovation et de persévérance. Au-delà du réalisateur, c’est un technicien confirmé, un créatif et un manager de l’image qui accède aujourd’hui à une fonction stratégique au sein de la télévision nationale.
Après sa nomination, Erman Ndouogho a partagé sa vision : « J’ai toujours rêvé d’insuffler un souffle nouveau à la télévision gabonaise. Cette responsabilité représente pour moi l’occasion de transformer cette ambition en actions concrètes, au service d’une télévision plus créative, plus exigeante et plus proche des attentes des Gabonais. »
Il a également souligné le sens de son engagement : « Cette nomination est avant tout une responsabilité. Elle m’oblige à donner le meilleur de moi-même, à valoriser les talents qui composent nos équipes et à produire des contenus capables de raconter notre pays avec authenticité, innovation et excellence. »
À ce poste stratégique, Erman Ndouogho accompagnera la vision du nouveau directeur général de Gabon Télévisions, Régis Massimba, également nommé lors du Conseil des ministres du 25 juin 2026. Ensemble, ils auront pour mission de poursuivre la modernisation de la télévision publique en renforçant la qualité des productions, l’innovation éditoriale et la valorisation des talents nationaux.

Erman Ndouogho et Régis Massimba : une photo d’archives qui illustre une complicité prometteuse, symbole d’un pari qui pourrait s’avérer gagnant pour Gabon 1ère.
Pour de nombreux observateurs, cette promotion récompense un parcours bâti sur le travail, la constance et la passion de l’image. Avec plus de vingt-cinq ans d’expérience, Erman Ndouogho incarne une génération de professionnels dont le savoir-faire et l’engagement constituent aujourd’hui des atouts majeurs pour accompagner le renouveau de Gabon 1ère et de la télévision publique gabonaise.
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ANINF : l’ouverture du bureau de Franceville concrétise la décentralisation numérique
L’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) poursuit son maillage territorial avec l’ouverture officielle, le 23 juin 2026, de son premier bureau provincial à Franceville, dans la province du Haut-Ogooué. Plus qu’une simple extension administrative, cette implantation marque une nouvelle étape dans la stratégie nationale de transformation numérique portée par les autorités gabonaises. Elle traduit la volonté de rapprocher les infrastructures et les services numériques des réalités locales, afin de renforcer l’efficacité de l’action publique et de favoriser un développement plus équilibré des territoires.
La cérémonie a été présidée par le Préfet du Département de la M’Passa, assurant l’intérim du Gouverneur du Haut-Ogooué, en présence du Président du Conseil départemental de la M’Passa, du Maire de la Commune de Franceville ainsi que de plusieurs représentants des administrations locales.

Cette implantation, la première en province depuis la création de l’Agence en 2011, donne corps à une annonce formulée par le Directeur Général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, lors de la célébration de la Fête du Travail. Celui-ci avait alors exprimé sa volonté de renforcer la présence de l’institution à l’intérieur du pays, notamment à Franceville et à Oyem.
À travers cette initiative, l’ANINF entend rapprocher l’expertise numérique de l’État des administrations, des collectivités territoriales, des entreprises et des citoyens. Comme l’a souligné le Directeur Général, « cette implantation traduit notre volonté de rapprocher l’expertise numérique de l’État des administrations, des collectivités territoriales, des entreprises et des citoyens afin d’accompagner efficacement la transformation numérique sur l’ensemble du territoire national ».
Le nouveau bureau assurera un accompagnement technique de proximité, facilitera l’utilisation des infrastructures numériques de l’État, recueillera les besoins exprimés sur le terrain et renforcera la coordination avec les services centraux de l’Agence.
Au-delà de son rôle opérationnel, cette présence territoriale devrait contribuer à dynamiser l’emploi local et à favoriser l’émergence de nouvelles opportunités dans le secteur du numérique. Une ambition déjà affichée par Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki lorsqu’il déclarait que « l’ouverture de bureaux provinciaux permettra à l’ANINF d’avoir davantage d’impact à l’intérieur du pays tout en contribuant à la dynamisation de l’emploi local ».
Cette démarche s’inscrit dans la vision du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait du numérique un levier stratégique de modernisation de l’administration, de développement territorial et de souveraineté nationale. Portée par l’ANINF, cette stratégie vise notamment à sécuriser les données stratégiques du pays, à accélérer la digitalisation des services publics et à renforcer l’efficacité de l’action administrative.

L’ouverture du bureau de Franceville constitue ainsi le point de départ d’un déploiement territorial plus large. Après le Haut-Ogooué et la future implantation annoncée à Oyem, dans la province du Woleu-Ntem, l’ANINF pourrait progressivement étendre sa présence à d’autres provinces du pays afin de rapprocher davantage les services numériques des populations, réduire les disparités territoriales en matière d’accès aux infrastructures technologiques et accompagner la transformation numérique du Gabon au plus près des besoins des collectivités locales.
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Gabon : Oligui Nguema reçoit la plus haute distinction du CAMES
C’est dans une atmosphère solennelle et hautement symbolique que s’est tenue, ce mardi 23 juin 2026, la cérémonie d’élévation du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre international des Palmes académiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), au Palais des congrès Omar Bongo Ondimba. L’événement s’est déroulé en présence de la diplomatie accréditée au Gabon, des membres du gouvernement ainsi que des présidents des institutions constitutionnelles, témoignant de la portée institutionnelle de cette distinction.
Cette distinction, l’une des plus prestigieuses de l’espace académique africain et malgache, intervient dans un contexte où le Gabon renforce son positionnement au sein de l’institution, notamment à travers la présidence du Conseil des ministres assurée par le Pr Charles Edgard Mombo. Au-delà du protocole, elle traduit une reconnaissance des efforts engagés en faveur de la structuration de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Une reconnaissance à portée institutionnelle
Loin d’être un simple hommage personnel, cette élévation s’inscrit dans une dynamique collective. Le CAMES entend ainsi valoriser les États qui investissent dans l’éducation, la recherche et l’amélioration des conditions de travail du corps enseignant.
Dans cette logique, la distinction accordée au chef de l’État consacre une orientation politique centrée sur le renforcement du système éducatif comme levier de développement durable et de transformation sociale.
Un engagement réaffirmé envers le corps enseignant
S’adressant à l’assistance, Brice Clotaire Oligui Nguema a dédié cette reconnaissance aux enseignants, chercheurs et étudiants, qu’il considère comme les piliers du développement national. Il a rappelé que ces métiers relèvent de véritables vocations, souvent marquées par des contraintes structurelles nécessitant un accompagnement accru de l’État.
Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts visant à améliorer les conditions d’exercice et de vie des enseignants et des chercheurs, traduisant ainsi une volonté de consolidation du dialogue entre l’État et le monde académique.
Le savoir au cœur du projet national
Pour le président de la République, aucun développement durable ne peut être envisagé sans un enseignement supérieur solide et une recherche performante. Il a réaffirmé sa conviction : « Il n’y a pas de destin national sans un enseignement et une recherche forts et responsables ».
Cette vision implique une modernisation continue des infrastructures universitaires, une revalorisation du statut des enseignants-chercheurs et une meilleure intégration de la recherche dans les politiques publiques.
Des avancées reconnues dans le secteur éducatif
Le CAMES salue également les efforts entrepris par les autorités gabonaises, notamment la construction et la réhabilitation d’établissements scolaires et universitaires, ainsi que les mesures visant à améliorer les conditions d’apprentissage et de travail.
Cette dynamique s’accompagne du règlement progressif de situations administratives et salariales longtemps en suspens, permettant à de nombreux enseignants de percevoir leurs rémunérations après plusieurs années d’attente.
Une vision centrée sur le capital humain
À travers cette distinction, c’est une vision stratégique qui est consacrée : celle de placer le capital humain au cœur du développement national. L’éducation, la recherche et la formation s’imposent désormais comme des leviers essentiels de transformation économique et sociale.
En recevant la dignité de Grand-Croix du CAMES, le président de la République voit ainsi son action reconnue à l’échelle régionale, dans une dynamique qui dépasse le symbole pour s’inscrire dans la consolidation du savoir comme moteur de l’avenir du Gabon.
