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100 jours du gouvernement : les transports au cœur d’une transformation structurante
Dans le cadre de l’exercice de redevabilité des 100 jours du gouvernement, le ministre d’État en charge des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, s’est exprimé sur la chaîne nationale pour dresser le bilan de son département. Une intervention qui fait suite à celle du vice-président du gouvernement et qui met en lumière un secteur jugé stratégique pour la mobilité et le développement économique.
Dès l’ouverture, le ministre a rappelé que son action repose sur cinq référentiels majeurs : la Constitution, le projet de société du chef de l’État, le Plan national de croissance et de développement, le Plan d’action gouvernemental et la lettre de mission présidentielle.
« Le secteur des transports conditionne la mobilité des populations et la compétitivité économique du pays », a-t-il souligné.
Six priorités structurantes
La politique du ministère s’articule autour de six priorités : compétitivité et gouvernance, développement portuaire et valorisation de la façade atlantique (870 km de côtes), corridors ferroviaires et logistique minière, développement du transport aérien et désenclavement, transport fluvial et maritime, et enfin pilotage et redevabilité.
« La redevabilité est un engagement permanent envers les citoyens », a insisté le ministre.
Bilan des 100 jours : 73 % d’exécution
Sur 40 objectifs fixés, 29 ont été totalement réalisés et 11 partiellement exécutés, soit un taux de 73 %. Le ministre précise toutefois que les 100 jours constituent un jalon, et non une finalité.
Transport routier : modernisation et sécurité
Le secteur routier a été marqué par le lancement du Plan national de sécurité routière, en lien avec la décennie 2021–2030 de l’ONU. Face à plus de 200 décès annuels liés aux accidents, des mesures renforcées sont prévues, notamment la vidéoverbalisation et la création de fourrières.
Le programme Taxi Gab a également permis la mise en circulation de plus de 1 066 taxis, dans une logique d’insertion économique et de modernisation du transport urbain.
Compagnie nationale de transport : réforme majeure
La fusion de la SOGATRA et de Trans’Urb a donné naissance à la Compagnie nationale de transport (CNT), dotée de 231 véhicules. L’objectif est de rationaliser le transport public et d’améliorer la qualité du service.
« Nous construisons une entreprise intégrée et viable », a déclaré le ministre.
La grille tarifaire annoncée est sociale : 17 000 FCFA pour le pass mensuel, 8 000 FCFA pour les étudiants, 5 000 FCFA pour les élèves et 3 000 FCFA pour les catégories vulnérables.
Digitalisation des services
Le ministère poursuit la modernisation administrative avec le permis numérique déjà en circulation et la future carte grise digitalisée. Un chantier de numérisation a permis de traiter 500 000 dossiers sur 2 millions.
Transport ferroviaire : modernisation en cours
Le réseau du Transgabonais affiche 414 km réhabilités sur 648. Les travaux incluent la modernisation des rails, le remplacement des traverses et l’amélioration des infrastructures. D’autres chantiers comme la billetterie numérique et les équipements de contrôle sont en cours.
Transport aérien : montée en puissance de FlyGabon
Le secteur aérien est en phase de consolidation. FlyGabon dispose de 8 aéronefs, bientôt 9, et dessert plusieurs destinations africaines et nationales.
Le gouvernement travaille via un comité interministériel à la stabilisation des coûts du transport aérien afin de garantir un équilibre entre accessibilité et viabilité économique.
Transport maritime : relance et défis structurels
Le transport maritime reste un secteur sensible. Malgré l’acquisition du navire Elobey VI et du bac de Ndougou, la C2N2I fait face à des défis de rentabilité et de tensions sociales.
Le gouvernement entend transformer le modèle maritime public en diversifiant les activités : fret, logistique côtière et transport interurbain, afin de réduire la dépendance aux subventions.
Ce bilan des 100 jours illustre une dynamique de transformation progressive du secteur des transports, en cohérence avec la vision du président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, centrée sur la modernisation des infrastructures, le désenclavement du territoire et l’amélioration de la mobilité nationale.
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Nyanga : une dynamique de réalisations concrètes au cœur du développement provincial
La province de Nyanga, au sud-ouest du Gabon, connaît depuis plusieurs mois une accélération notable de ses chantiers de développement. Sous l’impulsion des autorités nationales, le territoire se transforme progressivement à travers des infrastructures routières, administratives, sportives, énergétiques et industrielles, traduisant une volonté de modernisation et de désenclavement.
Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des actions engagées durant la transition et se poursuit dans le cadre du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), porté par la vision du président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema.
Des infrastructures déjà livrées

Ici, le président de la République entouré de quelques personnalités de la Nyanga lors de l’ouverture du marché à Mayumba.
À Tchibanga, plusieurs réalisations sont déjà effectives. La caserne des sapeurs-pompiers est livrée, tout comme les plateaux sportifs modernes, renforçant les équipements publics destinés à la jeunesse. Le pont sur la rivière Mougoutsi, détruit en 2023, a été reconstruit et remis en service, rétablissant les échanges dans la zone.

Visite de terrain à Tchibanga et Mayumba d’Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, Ministre d’État des Transports, pour la réception de la centrale thermique à gaz, aux côtés de Philippe Tonangoye, ministre de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Énergie.
À Mayumba, les avancées sont également significatives. Les plateaux sportifs sont en phase finale de livraison, les logements administratifs sont achevés et la centrale à gaz est déjà opérationnelle. Ces réalisations s’ajoutent aux travaux en cours sur la ligne électrique Mayumba–Tchibanga, visant à sécuriser l’alimentation énergétique de la province.
Des chantiers structurants en cours
À Tchibanga, plusieurs projets avancent : nouveau marché, gare routière, guichet unique, mairie, aéroport, villas administratives et logements pour les forces de sécurité. Ces infrastructures renforcent progressivement l’organisation urbaine et administrative de la capitale provinciale.
Les routes, levier de désenclavement
Les infrastructures routières constituent un axe majeur de transformation. Les travaux des routes Ndendé–Tchibanga (88 km) et Tchibanga–Mayumba (105 km), confiés à China Overseas Engineering Group Co., Ltd., représentent un enjeu stratégique pour la mobilité et l’économie locale.
La route Ndendé–Tchibanga jouera un rôle clé dans le désenclavement de la Nyanga et renforcera les échanges avec la province de Ngounié, ouvrant de nouvelles perspectives économiques interprovinciales.
Une économie en transformation

Ici, le président de la République sur le site de la marbrerie de Doussiegoussou illustre l’importance de ce projet.
La modernisation de la Nyanga dépasse les infrastructures. La relance de la marbrerie de Doussiegoussou permet la valorisation du marbre local via une unité de transformation.
À Mayumba, le projet de port en eau profonde est appelé à devenir un hub logistique stratégique pour le pays.

Dans le secteur minier, la signature le 15 mai 2026 d’une convention entre l’État et Havilah Mining Gabon marque une étape importante pour le gisement de fer de Milingui. Estimé à 500 millions de tonnes, il devrait entrer en production en novembre 2026, avec une première phase d’exportation de 35 millions de tonnes. Le projet générera environ 530 emplois directs et plus de 1 100 emplois indirects.
Une province en mutation
Entre réalisations achevées, chantiers en cours et projets structurants, la Nyanga s’impose comme un pôle émergent du développement national. La dynamique observée à Tchibanga et Mayumba s’étend progressivement à d’autres localités.
Dans le département de la Douigny à Moabi, plusieurs projets sont en cours, notamment la construction d’un plateau sportif et la réfection d’écoles publiques, illustrant l’extension progressive des investissements publics.

Communion du président de la République avec la population, illustrant l’adhésion de celle-ci à la politique du chef de l’État. Image d’archives.
Ainsi, la province s’affirme comme un territoire en pleine transformation, où les investissements publics et privés convergent vers un objectif commun : une Nyanga connectée, productive et durablement intégrée à l’économie nationale.
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Gabon : Immongault présente le bilan des 100 jours à Oligui Nguema, cap sur l’accélération des projets
Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu le mardi 19 mai 2026 le rapport d’évaluation des 100 premiers jours du gouvernement dirigé par le Vice-Président, Hermann Immongault. Ce compte rendu représente la conclusion du programme lancé le 5 février, dont les plans d’action ministériels sont parvenus à leur terme le 15 mai.
D’après Hermann Immongault, le bilan général est considéré comme positif, avec des réalisations « un peu au-delà des attentes initiales dans plusieurs domaines ». Néanmoins, le gouvernement admet aussi « quelques déceptions » dans la mise en œuvre de divers projets.
Avec cette initiative, les responsables gabonais cherchent à établir une nouvelle manière de gérer axée sur « le contrôle, l’imputabilité et l’exigence de résultats ». Une approche qui vise à s’éloigner des anciennes méthodes administratives et à améliorer l’efficacité de l’action publique.
Suite à ce premier bilan, Brice-Clotaire Oligui Nguema a donné des directives claires pour accélérer les projets en cours et assurer leur complétion selon les échéances prévues. Le Chef de l’État souligne le besoin d’obtenir des succès tangibles ayant « un effet réel sur la vie des Gabonais et des Gabonaises ».
Le Président de la République a aussi demandé au gouvernement d’améliorer la communication officielle pour mieux renseigner les citoyens sur les changements entrepris et le progrès des projets gouvernementaux.
Grâce à ce processus d’évaluation constant, la Présidence veut solidement implanter une administration fondée sur le rendement, la clarté et la justification des actions.
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Ebola : le Gabon renforce sa vigilance après l’alerte sanitaire internationale
Le Gabon a renforcé son dispositif national de veille sanitaire après la déclaration, le 15 mai 2026, d’une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Dans un communiqué officiel, Madame le ministre de la Santé, Pr Elsa Joséphine N’kana Ayo épouse Bivigou, a rassuré les populations tout en appelant à la vigilance face à cette menace sanitaire régionale.
Selon les autorités congolaises, cette dix-septième épidémie d’Ebola enregistrée sur le territoire de la RDC a déjà causé quatre-vingts décès, avec huit cas positifs confirmés et 246 cas suspects recensés. La flambée épidémique est liée à la souche virale Wundi-Bungyo, réputée particulièrement dangereuse en raison de son fort taux de létalité et de l’absence, à ce jour, de vaccin homologué.
Les cas identifiés sont concentrés dans la province de Litori, au nord-est de la RDC, à proximité des frontières avec l’Ouganda et le Soudan du Sud. Une situation qui a conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le 17 mai dernier, à classer cette crise comme une urgence de santé publique de portée internationale.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé souligne que « le dispositif national de veille, d’alerte et de surveillance épidémiologique a été renforcé sur l’ensemble du territoire national ». Une mesure préventive destinée à anticiper tout risque d’importation de cas au Gabon.
Les autorités gabonaises assurent qu’« à ce jour, aucun cas suspect n’a été signalé au Gabon », tout en maintenant une surveillance accrue aux différents points d’entrée du pays. Les opérations de contrôle sanitaire, la coordination avec les partenaires nationaux et internationaux ainsi que les campagnes de sensibilisation des populations ont également été intensifiées.
Dans ce contexte, Libreville affiche sa solidarité envers les pays affectés par l’épidémie. Le ministère de la Santé a exprimé son soutien « au peuple et aux gouvernements des pays touchés par cette épidémie », tout en réaffirmant l’engagement du Gabon dans la prévention et la riposte sanitaire.
Les autorités sanitaires invitent enfin les populations « au calme, à la vigilance et au strict respect des consignes sanitaires officielles », insistant sur l’importance de la prévention collective face à une maladie hautement contagieuse.
Cette nouvelle alerte sanitaire intervient dans un contexte régional marqué par la multiplication des risques épidémiques en Afrique centrale, poussant plusieurs États à renforcer leurs mécanismes de préparation et de réponse rapide.
