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Oyem : l’ANINF active le réseau de l’État
Au Gabon, la transformation numérique de l’État entre dans une phase concrète d’opérationnalisation sur le territoire. Pilotée par l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF), cette dynamique se traduit désormais par des réalisations effectives à l’intérieur du pays. À Oyem, dans la province du Woleu-Ntem, le Réseau de l’Administration Gabonaise (RAG) est officiellement entré en service, matérialisant la volonté des autorités de doter l’administration publique d’infrastructures modernes, souveraines et adaptées aux exigences contemporaines de gestion publique.
Installée depuis 2010 mais restée jusque-là inactive, cette infrastructure interconnectée en fibre optique entre enfin en service. Son activation ouvre la voie à une meilleure connectivité des administrations publiques locales, tout en garantissant une circulation de l’information plus rapide, plus fluide et hautement sécurisée.
Ce projet est porté par l’ANINF, sous l’impulsion de son Directeur général, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, dont l’approche pragmatique, la rigueur dans l’exécution et l’engagement en faveur de la modernisation de l’administration publique contribuent à accélérer la mise en œuvre effective des infrastructures numériques de l’État. « Ce déploiement marque une étape essentielle dans la construction d’une administration plus performante et souveraine », a-t-il souligné. Cette dynamique s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la souveraineté numérique un levier central de la refondation de l’État. À travers cette mise en service, l’ANINF traduit concrètement sur le terrain cette ambition nationale.


Ce déploiement à Oyem s’inscrit dans une dynamique déjà amorcée dans d’autres provinces du pays. Avant le Woleu-Ntem, le Réseau de l’Administration Gabonaise a notamment été mis en service dans l’Ogooué-Maritime, à Port-Gentil, ainsi que dans le Haut-Ogooué, à Franceville. L’arrivée du RAG à Oyem vient ainsi renforcer progressivement le maillage numérique de l’administration à l’échelle nationale.
À ce jour, plusieurs administrations de la ville d’Oyem bénéficient déjà de cette connectivité, notamment la Mairie centrale, le Commissariat et le Palais de justice. Cette avancée améliore significativement les conditions de travail des services publics, renforce la coordination administrative et prépare l’intégration progressive de nouveaux usages numériques.
L’activation du RAG dans les provinces apparaît aujourd’hui comme une nécessité stratégique, notamment dans le contexte de l’entrée en vigueur pleine et entière, en 2026, de la loi sur la décentralisation. En transférant davantage de prérogatives aux collectivités locales, cette réforme impose une transformation des modes de gestion publique au niveau territorial.
Dans ce nouveau cadre, les administrations locales devront faire face à des exigences accrues en matière de traitement de l’information, de coordination, de traçabilité, d’archivage et de partage sécurisé des données, tout en garantissant la continuité du service public. La digitalisation des processus devient dès lors un enjeu central, reposant sur des infrastructures fiables et maîtrisées par l’État.
C’est précisément tout l’intérêt du RAG. En tant que réseau public dédié aux administrations, il constitue le socle technique indispensable à la digitalisation progressive des services publics locaux. Il permet de connecter les services déconcentrés et les collectivités territoriales au sein d’une architecture numérique cohérente, sécurisée et souveraine, contribuant ainsi à réduire les disparités territoriales en matière d’accès aux infrastructures numériques.


À travers cette action, l’ANINF confirme son rôle central dans l’accompagnement de l’État et des collectivités vers une administration plus moderne, plus connectée et plus performante. La mise en service du RAG à Oyem ne se limite pas à un simple raccordement technique : elle s’inscrit comme une étape majeure dans la construction d’un État numériquement souverain, capable de soutenir efficacement la décentralisation.
Le déploiement du réseau se poursuivra progressivement au profit des autres administrations de la localité, dans la continuité de cette dynamique, avant son extension à l’ensemble du territoire national, conformément à l’ambition de doter le Gabon d’un maillage numérique public robuste, souverain et durable.
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« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée
Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.
À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.
Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.
Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.
Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.
Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.
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Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ
La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.
Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.
Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.
La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.
Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.
À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.
Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.
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Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?
Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.
Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.
Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.
Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?
Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?
Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.
Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.
