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Endométriose au Gabon : une marche pour accélérer la reconnaissance médicale et sociale

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Au Gabon, où l’endométriose demeure encore largement méconnue, sous-diagnostiquée et souvent banalisée dans les parcours de soins, la mobilisation prend une ampleur nouvelle. Portée par une exigence croissante de reconnaissance médicale et sociale, la lutte s’organise désormais dans l’espace public. Le samedi 28 mars, l’association EndofiGabon a franchi un cap en organisant une grande marche de sensibilisation à Libreville, rassemblant plus de 500 participants entre le Lycée d’État et le Lycée Léon Mba, avec pour ambition de briser le silence autour de cette maladie et d’interpeller les décideurs sur l’urgence d’agir.

Placée sous le slogan « Parce que la douleur des femmes ne doit plus être ignorée », cette mobilisation s’inscrit dans un mois d’actions destiné à briser le silence autour d’une maladie encore trop méconnue, souvent banalisée et diagnostiquée tardivement. Vêtus de jaune, couleur symbolique de la lutte contre l’endométriose à l’échelle mondiale, les participants ont donné une forte visibilité à cette cause.

La marche a été marquée par la présence de la ministre de la Santé, Proffeseur Elsa Joséphine N’kana Ayo épouse Bivigou, qui a réaffirmé l’engagement des autorités publiques. Dans une allocution prononcée la veille, elle a déclaré :
« Sous la haute vision du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, nous réaffirmons avec force que la santé et la dignité des femmes constituent une priorité absolue de l’action publique. Chaque initiative engagée en leur faveur traduit la volonté du gouvernement de bâtir un système de santé inclusif, attentif et solidaire. »

Elle a également insisté sur la nécessité de réponses concrètes face aux attentes exprimées :
« Les attentes exprimées par les femmes, notamment en matière d’information dès le plus jeune âge, d’accès facilité aux diagnostics, de prise en charge médicale adaptée et multidisciplinaire, d’accompagnement psychologique et social, de soutien à la procréation médicalement assistée, ainsi que de renforcement de la recherche, sont pleinement légitimes. Elles appellent des réponses concrètes et durables. »

Avant de conclure sur l’importance d’un changement de regard :
« Mais au-delà des politiques publiques, c’est un véritable changement de regard que nous devons collectivement opérer, afin de mieux reconnaître, comprendre et accompagner les réalités vécues par les femmes. »

À l’issue de la marche, ponctuée par une séance de fitness, la ministre a renouvelé son engagement en déclarant :
« Nous allons vous aider à mener ce combat. »

De son côté, la présidente de l’association, Tegh-Yess Moutchinga Moutchinga épouse Ngoussi Mayangah , a salué une avancée dans l’écoute des autorités, tout en appelant à des actions concrètes :
« Aujourd’hui, à la suite de votre audition tenue hier à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’endométriose, nous nous sentons davantage renforcées. Pour la première fois, nous avons le sentiment d’être véritablement écoutées et soutenues. »

Elle a toutefois mis en garde contre un éventuel manque de suivi :
« Cependant, nous espérons que cette avancée ne restera pas sans suite. Il est essentiel que cette reconnaissance se traduise par des actions concrètes et durables. Trop longtemps, l’endométriose a été ignorée, minimisée, voire niée. »

Rappelant les besoins urgents des patientes, elle a poursuivi :
« Nous avons aujourd’hui un besoin urgent : que cette maladie soit reconnue à sa juste valeur, que le diagnostic soit facilité et accessible, et que les parcours de soins soient adaptés. »

Avant de conclure :
« La marche s’achève, mais notre combat, lui, est loin d’être terminé. Au contraire, il ne fait que commencer. »

La mobilisation a également enregistré le soutien d’acteurs institutionnels et de la société civile. Emmanuel Berre, premier maire adjoint de la mairie de Libreville, a exprimé sa solidarité envers les femmes concernées, appelant à « faire raisonner leur souffrance ».

Par ailleurs, la marche a illustré la portée du concept d’« endoproches », avec la participation de nombreuses personnes non directement touchées par la maladie, notamment des hommes. Des figures artistiques telles que Shan’l et Landry Ifouta ont également marqué leur présence, contribuant à amplifier le message.

Au-delà de la sensibilisation, EndofiGabon poursuit un plaidoyer structuré autour de trois axes majeurs : la reconnaissance de l’endométriose comme affection de longue durée, le renforcement de la formation des professionnels de santé, et l’amélioration de l’accès aux solutions liées à la fertilité.

À Libreville, cette mobilisation d’envergure s’impose comme un tournant dans la lutte contre l’endométriose, traduisant une volonté collective de transformer la parole en action et de briser durablement le silence autour de la maladie.

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Amira Mifall : une talentueuse illustratrice gabonaise dans le Top 10 du comics africain féminin

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L’illustratrice gabonaise Amira Mifall est distinguée parmi les Top 10 des talents féminins du comics africain, selon un classement établi par The African Comics & Cinemati Empire, média de référence consacré à l’univers de la bande dessinée, de l’illustration et de l’animation sur le continent. Cette reconnaissance s’inscrit dans un contexte de forte croissance des industries culturelles et créatives en Afrique, où le comics africain gagne en visibilité, en structuration et en reconnaissance internationale.

Cette distinction met en lumière un parcours artistique construit autour de la créativité, de l’innovation et de l’engagement culturel. Elle consacre également une génération de créatrices africaines qui participent activement à la transformation des récits visuels du continent. À travers cette sélection, le talent gabonais se retrouve une nouvelle fois valorisé sur la scène artistique africaine, confirmant la place grandissante des artistes du pays dans les industries créatives contemporaines.

Un parcours artistique entre création, éducation et engagement

Autrice du webtoon « Mère-veille », dont le premier tome sera adapté en format bande dessinée et prévu pour 2026, Amira Mifall développe un univers narratif singulier, mêlant imaginaire, culture et sensibilité contemporaine. Son travail dépasse le cadre de la fiction, puisqu’elle collabore également avec plusieurs auteurs et institutions à l’international, notamment en France, au Canada et en Afrique du Sud.

Son engagement artistique s’illustre aussi à travers des projets à forte dimension éducative et institutionnelle. Elle a notamment réalisé un livret pédagogique pour l’Agence des Parcs Nationaux du Gabon, contribuant à la sensibilisation environnementale par le biais de l’illustration. Elle est également à l’origine d’une série d’animations diffusée sur les chaînes nationales, dans le cadre de la communication du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions, démontrant sa capacité à adapter son art à des objectifs de communication publique.

En 2024, elle est sélectionnée pour intégrer la 4ᵉ promotion du séminaire KreAfrika à Abidjan, un programme dédié à l’entrepreneuriat et au financement des industries culturelles et créatives. La même année, elle participe à la résidence artistique féminine « Brazza Ville », réunissant onze illustratrices suisses et africaines. Cette résidence donnera lieu à une exposition prévue en 2025 à Lausanne, dans le cadre du Festival BDFIL, ainsi qu’à la publication d’un fanzine édité par « La Bûche ».

Une identité artistique forte et structurée

Artiste autodidacte, Amira Mifall, de son nom civil Françoise Mengome (Mifoumou Allmendinger, nom de jeune fille), s’est progressivement imposée sous le nom d’artiste Amira Mifall. Elle est illustratrice, réalisatrice d’animation 2D et autrice de bande dessinée.

En 2020, elle fonde Mifall Art Studio, une PME créative au sein de laquelle elle développe un univers visuel distinctif. À travers cette structure, elle collabore sur divers projets liés à l’éducation, à la communication institutionnelle et aux questions environnementales, confirmant la polyvalence de son expertise artistique.

Une figure inspirante pour la jeunesse créative gabonaise

Au-delà de sa reconnaissance internationale, cette distinction souligne le rôle inspirant d’Amira Mifall auprès de la nouvelle génération de créateurs et créatrices. Son parcours illustre la montée en puissance des talents féminins africains dans les industries culturelles et créatives, tout en renforçant la visibilité du Gabon dans cet écosystème en pleine expansion.

Entre passion, discipline et innovation, Amira Mifall s’impose comme une figure montante du comics africain, incarnant une nouvelle dynamique artistique portée par des voix africaines ambitieuses et créatives.

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EndofiGabon en action : une marche à Libreville pour briser le silence autour de l’endométriose

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Au Gabon, la lutte contre l’endométriose prend une nouvelle ampleur avec une série d’initiatives portées par EndofiGabon, culminant avec une grande marche de sensibilisation prévue ce samedi 28 mars à 08h00 à Libreville. Le cortège partira du Lycée d’État pour s’achever au Lycée Léon Mba. Cette mobilisation s’inscrit dans un mois d’actions destiné à rendre visible une maladie encore trop souvent méconnue, banalisée et tardivement diagnostiquée.

Placée sous le slogan « Parce que la douleur des femmes ne doit plus être ignorée », cette marche constitue le point central d’une campagne plus large visant à porter la question de l’endométriose dans l’espace public, au-delà des milieux médicaux et associatifs. L’objectif est de renforcer la sensibilisation, d’encourager la reconnaissance précoce des symptômes et de réduire l’errance diagnostique encore très fréquente.

Durant tout le mois, EndofiGabon a multiplié les actions de sensibilisation. Parmi elles, un afterwork organisé le 25 mars à la Chambre de commerce a réuni des participants autour des enjeux liés à l’endométriose, permettant des échanges sur l’information, le vécu des patientes et la nécessité d’une meilleure prise en charge. Cette rencontre a contribué à renforcer la dynamique de mobilisation avant la marche.

Le dress code retenu, le tee-shirt jaune, revêt une forte portée symbolique : le jaune est désormais associé à l’endométriose à l’échelle mondiale. Il représente la visibilité des femmes touchées, la lumière sur une maladie longtemps restée dans l’ombre, mais aussi l’espoir d’une meilleure reconnaissance médicale et sociale. Ce choix de couleur crée une identité visuelle forte et unifie les participants autour d’une même cause.

Depuis 2018, EndofiGabon accompagne et informe les femmes touchées par la maladie, dans un contexte marqué par des retards de diagnostic et une errance médicale persistante. L’association plaide pour une meilleure formation des professionnels de santé et un accès plus rapide à une prise en charge adaptée et multidisciplinaire.

Cette mobilisation locale s’inscrit également dans un mouvement mondial. Le même jour, plusieurs villes à travers le monde organiseront des actions similaires. À Paris, une journée intitulée « Rendre visible l’endométriose » se tiendra le samedi 28 mars 2026 à La Cité Audacieuse. Elle réunira des personnes engagées autour de rencontres et d’échanges sur les parcours de soins, les droits des patientes et les avancées médicales, avec un objectif commun : porter la voix des patientes et de leurs proches.

À travers cette dynamique internationale, la cause de l’endométriose s’impose progressivement comme un enjeu majeur de santé publique, porté par des mobilisations coordonnées à l’échelle mondiale.

À Libreville comme ailleurs, ces initiatives traduisent une même volonté : transformer la sensibilisation en action collective durable et briser le silence autour de la maladie.

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Gabon : mise en service d’un corps paramilitaire des Eaux et Forêts pour renforcer la lutte contre la criminalité environnementale

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Le Gabon a franchi une nouvelle étape dans la protection de son patrimoine naturel avec la mise en service du premier contingent du corps paramilitaire des Eaux et Forêts. Une cérémonie solennelle s’est tenue le 25 mars 2026 sous la présidence du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, représentant le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Organisée au ministère des Eaux et Forêts, cette cérémonie s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités de l’État face à la criminalité environnementale, notamment le braconnage, l’exploitation illégale du bois et l’orpaillage clandestin, qui continuent de fragiliser les écosystèmes et les ressources naturelles du pays.

La mise en service de ce corps paramilitaire répond à un besoin stratégique majeur : doter l’administration forestière d’une force spécialisée, disciplinée et mieux équipée pour intervenir directement sur le terrain. Son utilité repose sur sa capacité à sécuriser les aires protégées, à dissuader les réseaux criminels et à assurer une présence permanente dans les zones sensibles, souvent difficiles d’accès pour les services classiques.

Moment symbolique de l’événement, les éléments du nouveau corps ont prêté serment devant les autorités civiles et militaires, affirmant leur engagement à défendre les ressources naturelles nationales. La cérémonie a également été marquée par la présentation au drapeau, la revue des troupes et la remise de distinctions, dont la médaille d’honneur des Eaux et Forêts à l’échelon Or.

À cette occasion, Hermann Immongault a salué l’engagement des forces nouvellement constituées, mettant en avant leur rôle central dans la consolidation de l’autorité de l’État sur les espaces naturels et dans la lutte contre les atteintes à l’environnement.

Le corps paramilitaire des Eaux et Forêts est désormais chargé de missions opérationnelles renforcées, notamment la sécurisation des réserves naturelles, la surveillance des zones forestières et la lutte active contre les réseaux criminels liés à l’exploitation illégale des ressources naturelles. Une démonstration sur le terrain, simulant une intervention sur un site d’orpaillage clandestin, a permis d’illustrer sa capacité d’action rapide et coordonnée.

Dans la même dynamique de modernisation, plusieurs infrastructures stratégiques ont été inaugurées. Le Centre de Contrôle Opérationnel du Système National de Contrôle de la Légalité et de la Traçabilité du Bois (CCO/SNCTBG) a été mis en service afin de renforcer la traçabilité et la transparence de la filière bois. Selon le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, cet outil contribue à améliorer le suivi des ressources forestières et à consolider la crédibilité internationale du label « Made in Gabon », garantissant un bois légal, durable et traçable.

Par ailleurs, la Maison de l’Ivoire a été inaugurée et une convention de financement du projet RIMOSD a été signée avec l’appui de la France. Ce dispositif vise à renforcer les infrastructures et les moyens opérationnels des services déconcentrés chargés de la gestion forestière et environnementale.

À travers ces initiatives, les autorités gabonaises entendent consolider une gouvernance plus efficace et plus réactive des ressources naturelles. La création de ce corps paramilitaire apparaît ainsi comme un outil central de dissuasion, d’intervention et de protection durable, au service de la souveraineté écologique et du développement durable du pays.

Paula / Nandy / Mihi…

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