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À Franceville, la caravane de formation de K’ELLE POUR ELLE renforce l’autonomisation des jeunes filles gabonaises
Après une première étape inaugurale tenue en novembre dernier à Oyem, l’initiative « La caravane, une femme, une formation sur un métier », portée par l’organisation K’Elle Pour Elle et menée par sa présidente, Madame Binette, poursuit sa dynamique nationale. La caravane a marqué une nouvelle avancée avec son escale à Franceville le 25 février, dans la province du Haut-Ogooué, où les formations se déroulent du 25 février au 05 mars afin d’offrir aux jeunes filles un apprentissage intensif et structuré.
Pensé comme un programme d’envergure, le projet prévoit de sillonner les neuf provinces du Gabon, afin de former plus de 100 jeunes filles à une diversité de métiers : onglerie, make-up, coiffure, pâtisserie et bureautique. Ces disciplines ont été sélectionnées pour leur potentiel économique et leur capacité à ouvrir rapidement des perspectives d’activité ou d’insertion professionnelle.
Chaque étape repose sur le soutien d’une ambassadrice locale. À Oyem en novembre, l’initiative avait bénéficié de l’accompagnement du Ministère de la Planification et de la Prospective ainsi que du Ministère des Affaires Sociales, renforçant son impact auprès des participantes. À Franceville, c’est Mme Carole Eyi, originaire de la ville, qui a assuré le relais le 25 février pour appuyer la mobilisation et l’organisation de cette étape.
À Franceville, Madame Binette a également souligné la portée sociale de cette initiative, déclarant :
« Notre engagement est simple : offrir aux jeunes filles des outils concrets pour qu’elles puissent construire leur avenir. Chaque formation, chaque rencontre, chaque geste compte. Nous voulons qu’elles se sentent capables, accompagnées et prêtes à entreprendre. »
Inclusive et accessible, la caravane s’adresse à toutes les jeunes filles vivant au Gabon, sans distinction de parcours ou de milieu social. Pour K’ELLE POUR ELLE, cette démarche s’inscrit dans une vision durable visant à équiper les futures actrices du développement local de compétences pratiques et génératrices d’opportunités.
La caravane poursuivra son itinérance dans les prochains jours avec de nouvelles étapes, dont les dates seront communiquées progressivement. L’ambition demeure : offrir, province après province, des formations adaptées aux réalités du terrain et aux aspirations des jeunes filles gabonaises.
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Délestages à Libreville : le Chef de l’État hausse le ton, la population attend des solutions
Face à l’exaspération grandissante des habitants du Grand Libreville, confrontés depuis plus d’un an à des délestages récurrents, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a réuni le mardi 3 mars 2026 les responsables de la SEEG, les représentants du groupe SUEZ et le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’électricité, Philippe Tonangoye. Une séance de travail qui intervient à un moment où les frustrations des ménages, commerces et services publics sont à leur comble.
Selon le communiqué officiel, cette rencontre s’inscrit dans « la volonté permanente du Chef de l’État d’améliorer l’accès des populations à l’eau et à l’électricité » et de mettre fin à des coupures jugées abusives et persistantes. Depuis plus d’un an, les habitants vivent sous la contrainte d’interruptions fréquentes, parfois quotidiennes, perturbant la vie sociale, économique et sanitaire.
Durant les échanges, le Président a exprimé son mécontentement face aux difficultés persistantes de la SEEG malgré les mesures d’accompagnement de l’État. Il a dénoncé « la mauvaise gestion », le manque de transparence, l’opacité de certains mécanismes internes et un déficit de communication envers les usagers. Pour lui, ces dysfonctionnements fragilisent la société et contribuent à la détérioration du service public.
Le Chef de l’État est également revenu sur le partenariat stratégique signé récemment avec le groupe SUEZ. Ce contrat doit, selon lui, incarner une rupture dans la gestion du secteur : modernisation des infrastructures, optimisation de la production et amélioration durable de la distribution d’eau potable. Il a insisté sur la nécessité de restaurer la confiance et d’assainir la gouvernance interne.
Enfin, il a appelé à une restructuration profonde de la SEEG, incluant des mesures de redressement financier, une gestion plus rigoureuse et la publication des listes de personnes impliquées dans des actes frauduleux. Les équipes techniques ont été exhortées à collaborer de manière transparente et à tirer pleinement parti des technologies apportées par le partenaire stratégique.
En attendant des résultats concrets, la population reste suspendue à une seule promesse : la fin des délestages qui empoisonnent son quotidien.
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Gabon — L’ANINF forme la relève numérique : une stratégie pour consolider la souverenneté technologique nationale
L’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) a accueilli, ce jeudi 26 février 2026, des élèves du lycée national Léon Mba et des étudiants d’Afram dans le cadre d’une journée portes ouvertes. Initiée pour rapprocher la jeunesse des réalités professionnelles du numérique, cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à bâtir la souveraineté numérique prônée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema.
Une vision réaffirmée dès l’ouverture par le Directeur Général

Dès le début de la rencontre, le Directeur Général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, a rappelé la philosophie qui guide ces initiatives d’immersion :
« En investissant dans la jeunesse, nous consolidons les bases de la souveraineté numérique du Gabon. Ce sont ces futurs ingénieurs, développeurs, analystes, administrateurs et spécialistes de l’intelligence artificielle qui porteront demain l’indépendance technologique de notre pays. »
Ce message a immédiatement ancré la journée dans une dynamique d’anticipation et d’excellence, au service des priorités nationales.
Former la jeunesse : un pilier de la souveraineté numérique


À travers cette immersion, les jeunes visiteurs ont découvert les différents métiers de l’ingénierie informatique, de la cybersécurité, du développement applicatif, de la gestion des infrastructures et de l’intelligence artificielle, autant de composantes structurantes du secteur numérique.
Chaque direction de l’institution a présenté son domaine de compétence, permettant aux élèves et étudiants de mesurer l’étendue et la diversité des métiers liés au digital.
Selon Arnold Ramondet Mboumba, directeur de la sécurité et de l’information, l’objectif est clair : préparer une génération capable d’assurer la continuité des missions stratégiques de l’État.
« Nous mettons nos experts à la disposition des élèves et étudiants pour leur expliquer concrètement nos métiers, les compétences recherchées et les débouchés possibles. Le numérique évolue rapidement, et il est essentiel de préparer une relève compétente. »
L’ANINF joue un rôle central dans cette dynamique. L’agence gère le réseau de l’administration, sécurise les données publiques, développe des applications métiers, maintient les infrastructures critiques et renforce ses capacités dans l’exploitation des technologies d’IA — autant de leviers indispensables au renforcement de l’autonomie technologique du Gabon.
Un espace d’orientation et de déconstruction des préjugés
Les intervenants ont également tenu à déconstruire une idée encore trop répandue : les carrières numériques ne seraient réservées qu’aux étudiants des séries scientifiques.
Les directeurs ont insisté sur la primauté de la motivation, de la curiosité et de la capacité d’apprendre.
« Le type de baccalauréat ne constitue pas un frein », ont rappelé les responsables. Les jeunes littéraires, comme les scientifiques, peuvent accéder aux métiers du digital dès lors qu’ils possèdent la volonté d’apprendre.
Une initiative en cohérence avec la vision présidentielle

Pour Prisca Koho épouse Nled, présidente du conseil d’administration de l’ANINF, cette ouverture aux jeunes correspond parfaitement aux orientations du chef de l’État, qui a fait du numérique un pilier de la transformation nationale.
« Notre expérience et celle des directeurs qui ont pris la parole visent à vous aider à faire des choix judicieux. Aujourd’hui, les plus hautes autorités du pays placent le numérique au cœur du développement national. Encore faut-il disposer de ressources humaines qualifiées. »
Cette journée répond donc à un double enjeu : orienter la jeunesse et préparer le pays à un futur où la maîtrise technologique décidera de la compétitivité et de l’indépendance nationale.
Une initiative appelée à s’étendre
Cette rencontre constitue la deuxième vague d’élèves et d’étudiants accueillis par l’agence. L’ANINF prévoit d’élargir ces journées portes ouvertes à d’autres établissements, selon les sollicitations et son calendrier interne.
L’objectif assumé est de créer une dynamique durable de découverte, d’échanges et d’appropriation des métiers du numérique par la jeunesse gabonaise.
Bilan stratégique et projection : la vision ANINF
À l’issue de cette nouvelle vague d’immersion, l’ANINF confirme une trajectoire claire :
▪︎construire un vivier national de compétences numériques,
▪︎favoriser l’émergence d’une jeunesse formée aux standards internationaux,
▪︎intégrer l’IA comme un nouveau champ d’expertise prioritaire,
▪︎accompagner la transformation digitale de l’État,
▪︎renforcer la souveraineté technologique du Gabon grâce à des ressources humaines locales qualifiées.

Cette vision s’aligne pleinement avec les ambitions nationales : faire du numérique non seulement un outil de modernisation, mais un domaine stratégique où le Gabon affirme progressivement sa capacité à innover, sécuriser et gouverner ses propres systèmes.
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Crise dans le secteur éducatif : SOS Éducation affirme que le gouvernement a tenu 100 % de ses engagements pour février 2026
Invités sur le plateau de l’émission matinale Dafreshmorning sur Urban FM, les représentants de SOS Éducation ont présenté un bilan précis des engagements pris par le gouvernement pour le 25 février 2026, au terme d’un mouvement de grève qui a secoué le secteur éducatif. Leur verdict est sans équivoque : les engagements ont été respectés et, dans certains cas, dépassés.
Ont pris part à cette session : Chrisostome Ndong Békalé et, Obame Aba’a Steeve, membres de la commission Suivi–Évaluation mise en place dans le cadre du protocole d’accord signé entre le gouvernement et les partenaires sociaux.
Retour sur les engagements pris : trois axes majeurs pour février
SOS Éducation rappelle que deux textes fondent l’action du gouvernement :
▪︎Le protocole d’accord du 19 janvier 2026
▪︎Le protocole additionnel du 26 janvier 2026
Pour le mois de février, trois engagements principaux avaient été arrêtés :
- Mise en solde des 148 sortants (ENS/ENSET)
Sur 328 dossiers en attente, 148 devaient être mis en solde avant fin février.
Résultat : 168 mises en solde validées, soit 20 de plus que prévu.
- Création de 250 présalaires
Cette mesure destinée à sécuriser financièrement les nouveaux intégrés a été lancée, les premiers bénéficiaires ayant déjà reçu leurs notifications.
- Régularisation de 500 situations administratives
Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un objectif global : 12 000 régularisations prévues en 2026, dont 8 000 pour le secteur éducatif.
Pour février, les 500 régularisations prévues ont été intégralement réalisées.
Une communication mal comprise, mais des résultats concrets
La polémique née autour des « 20 mises en solde » a été expliquée par Chrisostome Ndong Békalé :
« Il ne s’agissait pas d’une contradiction, mais d’un état technique à un moment donné. La mise en solde n’est pas un bouton sur lequel on clique. C’est un processus long, complexe, parfois bloqué par des contraintes budgétaires. »
Ces blocages ont été levés par une intervention directe du chef de l’État, permettant de rattraper le retard et d’atteindre , voire dépasser, l’objectif initial.
Les bénévoles enfin pris en compte : un tournant historique
Le plateau a également abordé la situation des enseignants bénévoles. Un recensement a identifié 1 810 bénévoles actifs sur l’ensemble du territoire. Bien qu’ils n’aient pas de statut officiel, ces enseignants ont tenu des classes pendant des années dans des zones reculées.
Le gouvernement a décidé de les intégrer progressivement en solde, certains ayant déjà reçu leur bande de pièces. Les représentants syndicaux ont salué ce geste comme profondément humain.
Assemblée générale du 28 février : un examen objectif attendu
SOS Éducation insiste sur l’importance de l’Assemblée générale prévue ce samedi 28 février. Elle permettra aux enseignants de vérifier objectivement les engagements réalisés :
« L’objectivité, c’est revenir aux faits. Engagement par engagement : est-ce que le gouvernement a respecté sa parole ? »
Obame Aba’a Steeve
Les preuves sont accessibles dans les banques et sur les plateformes de diffusion des listes de mises en solde.
Vers une nouvelle ère de gouvernance éducative
Les intervenants reconnaissent que les stigmates des pratiques passées — promesses non tenues, retards, mesures floues — alimentent encore la méfiance.
Cependant, ils estiment que le secteur éducatif entre dans une nouvelle dynamique, marquée par :
▪︎plus de transparence,
▪︎un suivi-évaluation opérationnel,
▪︎l’implication de toutes les représentations syndicales,
▪︎une volonté politique affirmée.
La réforme en cours de la loi 24-92, qui encadre le statut et la carrière des enseignants, est présentée comme un levier majeur. Elle prévoit notamment l’amélioration des conditions pour les enseignants affectés dans les zones éloignées, via une prime d’éloignement revalorisée.
Un signal fort pour l’éducation… et pour les autres secteurs
Les représentants de SOS Éducation sur Urban FM se déclarent satisfaits des résultats de février 2026. Cependant, une part significative des enseignants reste sceptique, estimant que certains engagements n’ont pas été totalement honorés. L’Assemblée générale du 28 février sera donc déterminante pour mesurer l’ampleur réelle des mesures et évaluer la confiance que le corps enseignant peut accorder à la parole gouvernementale.
Ce suivi des engagements constitue néanmoins un signal fort pour le secteur public : si la parole gouvernementale peut être respectée dans l’éducation, d’autres secteurs peuvent espérer une gestion plus transparente et rigoureuse. Sous le pilotage du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, et sur instruction du président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, la situation reste à observer, la concertation avec les enseignants et la vérification des engagements restant au cœur des attentes.
Pierre / Nzak / Mihi…
