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Chefferie traditionnelle Orungu : vers une gouvernance harmonisée et une unité renforcée
La Chefferie traditionnelle Orungu s’engage dans une nouvelle phase de structuration interne visant à renforcer l’unité des clans et moderniser ses mécanismes de gouvernance. À travers les rencontres programmées, les autorités coutumières ambitionnent de consolider la cohésion communautaire tout en préservant les fondements traditionnels.
Au cœur des travaux à venir figure la lecture et la révision du procès-verbal de l’Assemblée générale du 31 janvier 2026. Cette étape, essentielle pour la transparence et la crédibilité de l’institution, doit permettre de clarifier les résolutions adoptées et de s’assurer qu’elles traduisent fidèlement les engagements convenus entre les différentes lignées. Elle vise également à renforcer la compréhension commune des décisions, condition indispensable pour éviter les divergences d’interprétation.
La question de la représentation des clans sera également examinée. Les autorités souhaitent garantir un équilibre entre les diverses composantes de la communauté afin d’assurer une gouvernance inclusive. L’objectif est de maintenir une participation harmonieuse et équitable, gage de stabilité et de légitimité pour les instances décisionnelles de la Chefferie.
Parallèlement, l’adoption d’un agenda officiel pour les réunions intra-claniques constitue une évolution importante. Ces concertations régulières permettront d’améliorer la circulation de l’information, de réduire les incompréhensions et de renforcer l’harmonisation des positions. Le but est clair : permettre à la communauté de parler d’une seule voix lors des grandes délibérations.
En préparation, la Chefferie se tourne également vers un rendez-vous crucial : l’Assemblée générale extraordinaire prévue le 16 mai 2026. Cette rencontre doit permettre de formaliser les orientations discutées, d’adopter de nouvelles réformes si nécessaire et d’affiner l’organisation interne de l’institution.
Pour rappel, la dernière Assemblée générale avait été marquée par la célébration des dix années de règne du Roi OgOrungu René Re-Ntyuga Resonga, salué pour son leadership et sa sagesse. Elle avait également consacré l’élection d’un nouveau Conseil exécutif représentant l’ensemble des clans.
À travers ces initiatives, la Chefferie traditionnelle Orungu confirme sa volonté de conjuguer respect des traditions, transparence et modernisation, afin de préserver l’unité communautaire et d’affronter avec cohérence les défis contemporains.
Michel / Lune / Mihi…
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Régularisations dans l’Éducation nationale : le 25 février, une date test pour l’État et les enseignants
Réuni avec les membres du Gouvernement impliqués dans le traitement des situations administratives du secteur éducatif, le vice-président du Gouvernement ,Hermann Immongault , a confirmé que les premières retombées financières issues des régularisations seront effectives dès le 25 février 2026. Une annonce très attendue alors que la grève, menée par le mouvement SOS Éducation, reste en vigueur dans plusieurs régions du pays.
Une grève à géométrie variable selon les provinces
Si dans la majorité du pays, le mouvement reste actif, certaines provinces ont opté pour une suspension temporaire de la grève après consultation de la base :
▪︎Dans la Nyanga, la grève a été levée momentanément lors de l’assemblée générale du 07 février ;
▪︎Dans le Woleu-Ntem, la même décision a été prise le 07 février également ;
▪︎Dans la Ogooué-Lolo, la suspension temporaire est intervenue une semaine plus tôt, soit autour du 31 janvier.
Ces reprises partielles des cours demeurent conditionnées à la concrétisation des engagements gouvernementaux, et en particulier à la mise en paiement attendue le 25 février.
Dans les autres provinces, le mot d’ordre de grève est maintenu, même si l’on observe un retour progressif dans certaines salles de classe, signe d’une attente prudente mais réelle quant aux décisions à venir.
4 000 dossiers en voie de régularisation
Le Gouvernement affirme avoir avancé dans le traitement des dossiers en souffrance. Près de 4 000 régularisations administratives sont en cours, concernant :
▪︎les sortants des écoles de formation (ENI, ENIF, ENS, ENESET),
▪︎les enseignants bénévoles récemment intégrés dans le circuit administratif.
Selon Marc Abeghe, ministre délégué chargé du Budget, les premières incidences financières seront visibles très rapidement :
« Les ratios indiqués seront effectués pour le 25 février, aussi bien pour les postes salaire que pour les avancements automatiques. Les premiers bons de caisse seront disponibles dès le 24 février. »
Pour sécuriser ce calendrier, un cadrage budgétaire mensuel a été mis en place afin de régulariser les paiements dans la durée.
Des négociations toujours ouvertes sur les aspects non financiers
Au-delà des régularisations, certains points clés du cahier de charges restent en discussion dans le cadre du comité tripartite :
▪︎les primes d’éloignement,
▪︎le statut particulier des enseignants,
▪︎le programme « un enseignant, un terrain ».
Les syndicats, tout en saluant certaines avancées, estiment que ces aspects structurants devront impérativement être clarifiés dans les prochaines semaines.
Le 25 février, une date symbolique pour la crédibilité de l’action publique
Pour de nombreux enseignants, la date du 25 février représente bien plus qu’un simple versement : elle est devenue le baromètre de la volonté réelle du Gouvernement.
En cas de concrétisation :
▪︎le Gouvernement marquerait un point décisif en matière de dialogue social ;
▪︎il renforcerait sa crédibilité auprès d’un secteur éprouvé ;
▪︎il enverrait un signal fort à l’ensemble de la fonction publique, souvent confrontée à des situations administratives similaires.
Une action inscrite dans les 100 jours et dans les grandes orientations nationales
Ces mesures interviennent dans le sillage de la publication officielle des feuilles de route des 100 jours de chaque département ministériel. Une étape clé, en cohérence avec le Plan d’Action Gouvernementale (PAG) et le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), qui constituent les principaux instruments de pilotage des priorités nationales.
Pour l’exécutif, il s’agit d’un moment stratégique visant à démontrer la capacité du Gouvernement à produire des résultats rapides, en adéquation avec la vision portée par le président Brice-Clotaire Oligui Nguema, axée sur la justice administrative, l’efficacité de l’État et la restauration de la confiance entre institutions et citoyens.
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Gabon : Diversification, désendettement et souveraineté — la nouvelle doctrine économique assumée par la Présidence
Depuis l’élection présidentielle d’avril 2025, le Gabon s’est engagé dans une dynamique de transformation politique, économique et diplomatique assumée. Entre diversification accélérée, réforme des services publics, coopération stratégique et décisions fortes sur le numérique, le gouvernement veut inscrire le pays dans une nouvelle ère. Invité sur Africa24, Mélodie Jennyfer Sambat, porte-parole adjointe de la présidence, revient sur les chantiers prioritaires.
Dette publique : privilégier l’investissement plutôt que la dépense courante
Face à un ratio de dette estimé à 73,1 % du PIB en 2024, au-dessus du seuil communautaire fixé par la CEMAC, la responsable appelle à relativiser. Pour elle, la question majeure n’est pas le niveau de la dette mais sa qualité : “Aujourd’hui, nous sommes plus sur une dette d’investissement structurel, qui finance des infrastructures, des projets énergétiques et logistiques, capables de générer des revenus futurs.” Cette approche permet de réduire progressivement le déficit tout en soutenant la croissance et la transformation du pays.
Une diplomatie économique offensive
La coopération renforcée avec les Émirats arabes unis et l’Afrique du Sud illustre cette stratégie. À Abu Dhabi, un accord de coopération économique élargie a été signé, visant à attirer des investissements dans les mines, la digitalisation et la logistique. Sur ce point, Sambat souligne : “Pour nous, plus que les chiffres, ce qui compte, c’est la nature des investissements, capables d’industrialiser le pays, de créer des emplois et de renforcer la croissance.”
Avec l’Afrique du Sud, le Gabon mise sur une coopération industrielle de compétences, notamment dans la géoscience pour moderniser et rendre plus transparente la filière minière. L’élection récente du Gabon au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine marque également un retour sur la scène continentale, avec l’ambition d’apporter une doctrine de médiation, de prévention et de sécurité.
Priorités nationales : infrastructures, services publics et jeunesse
Depuis 2023, le gouvernement met en avant des résultats tangibles :
▪︎Infrastructures essentielles : construction de casernes de pompiers dans chaque province et ouverture de trois nouvelles structures à Libreville.
▪︎Santé et éducation : réhabilitation de centres de santé, suppression des frais de scolarité pour plus de 200 000 élèves, rétablissement des bourses, reconstruction d’écoles et logements pour enseignants.
▪︎Jeunesse et emploi : programmes « Taxi Gab » et Banque de l’Entrepreneuriat pour encourager l’auto-emploi et financer les projets.
Sambat insiste sur l’importance de l’action concrète : “Aujourd’hui, on veut passer du discours à l’action, appuyer des initiatives concrètes, renforcer l’autonomie économique et redonner confiance à la jeunesse.”
Suspension des réseaux sociaux : une mesure temporaire et assumée
Depuis le 17 février 2026, Facebook, TikTok et Instagram sont suspendus pour protéger les mineurs, renforcer la souveraineté numérique et limiter la désinformation. “Cette suspension est temporaire, ciblée, et surtout prise dans l’intérêt supérieur de nos enfants et de notre cohésion sociale,” précise Sambat.
Diversification : industrialiser, verdir, digitaliser
La stratégie économique repose sur trois axes : transformation locale du manganèse d’ici 2029, agriculture et élevage pour la souveraineté alimentaire, et digitalisation pour moderniser l’État et sécuriser les données.
Une vision partagée et une question essentielle
Les réponses de Mélodie Sambat à Africa24 reflètent pleinement la vision du président Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui consiste à bâtir un Gabon moderne, industriel et compétitif, avec des infrastructures efficaces, des services publics rénovés, une jeunesse autonome et des partenariats internationaux créateurs de valeur.
Mais au regard de ces ambitions et de la transformation en cours, une question reste essentielle : le Gabon saura-t-il mobiliser l’ensemble de ses ressources et de ses talents pour transformer ces projets en résultats durables pour tous les citoyens ?
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Réseaux sociaux suspendus au Gabon : une décision assumée au nom de la protection des mineurs et de la cohésion sociale
Le Gabon a créé la surprise le 17 février 2026 en annonçant la suspension des plateformes du groupe Meta, rejoignant la liste croissante des États qui n’hésitent plus à intervenir face aux dérives numériques. Une décision forte, prise dans un contexte d’inquiétude grandissante autour de la protection des mineurs, de la prolifération du cyberharcèlement et de la circulation de contenus violents ou dégradants.
Si la mesure a suscité un vif débat national, les autorités, elles, assument pleinement ce choix, qu’elles jugent nécessaire pour reprendre le contrôle d’un espace numérique devenu difficilement maîtrisable. La Haute Autorité de la Communication (HAC), à l’origine de la décision, insiste sur l’urgence : les adolescents gabonais sont exposés quotidiennement, via Facebook et TikTok, à des contenus pornographiques, pédopornographiques et à des images violentes. Autant d’éléments susceptibles de fragiliser leur stabilité psychologique. Pour l’institution, ces contenus « récurrents, choquants et dangereux » justifient une réaction immédiate.
Une suspension ciblée, pas une coupure d’internet
Contrairement à certaines rumeurs, le pays ne connaît pas un black-out numérique. Les services bancaires, administratifs, éducatifs ou professionnels restent accessibles, tout comme l’essentiel du web. Les autorités martèlent que la mesure est ciblée : seules les plateformes jugées problématiques sont concernées.
L’objectif annoncé est double : protéger les mineurs et restructurer le cadre de régulation des plateformes, en exigeant d’elles plus de responsabilité face aux contenus qu’elles diffusent.
La Présidence précise les enjeux
Melodie Sambat, porte-parole de la Présidence, apporte des éclaircissements. Interrogée sur un calendrier de rétablissement, elle répond sans détour :
« Nous sommes dans la phase de suspension des plateformes du groupe Meta. Des négociations sont en cours pour une régularisation effective. »
Elle révèle que ce sont les plateformes elles-mêmes qui ont contacté les autorités :
« Suite à la suspension décidée hier, elles nous ont immédiatement appelés. Et pourtant, cela fait plus d’un an et demi que nous envoyons des avertissements concernant des contenus problématiques. »
Quant à la durée de la suspension, elle indique :
« Oui, les Gabonais vont devoir patienter. C’est une décision assumée, prise dans l’intérêt de la cohésion sociale. »
Elle tient également à contrer une idée répandue :
« Facebook, Instagram ou WhatsApp ne représentent pas internet. Le numérique gabonais ne s’arrête pas aux plateformes Meta. »
Enfin, elle appelle à la rationalité :
« Cette suspension n’est ni un cas isolé, ni une exception mondiale. Elle ne concerne que les plateformes du groupe Meta, et il ne s’agit pas d’une coupure d’internet. »
Une pratique internationale en temps de crise
Plusieurs pays ont déjà restreint l’accès à certaines plateformes lors de périodes sensibles :
▪︎ la Turkey a déjà bloqué plusieurs réseaux sociaux après des attentats ou des troubles politiques,
▪︎ la India a limité WhatsApp ou TikTok lors d’épisodes de violences communautaires,
▪︎ la Sri Lanka a suspendu temporairement Facebook, YouTube ou WhatsApp après les attentats de 2019.
Vers un nouvel équilibre numérique
Alors que les discussions avec Meta se poursuivent, le gouvernement réaffirme que la mesure est temporaire, proportionnée et guidée par un impératif clair : protéger les mineurs et restaurer un environnement numérique plus sûr.
Un débat national est désormais ouvert : comment concilier libertés numériques, sécurité collective et responsabilité des plateformes ? Le Gabon pose ici un jalon important dans cette réflexion mondiale.
