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Gabon/Éducation : entre avancées gouvernementales et divisions internes, SOS Éducation Estuaire reconduit la grève
Le secteur éducatif gabonais reste fortement perturbé. Ce samedi 7 février 2026, la coordination Estuaire de la plateforme SOS Éducation a tenu une assemblée générale à l’école Christine et Berthe, au terme de laquelle la majorité des enseignants a rejeté la reprise des cours, confirmant ainsi la reconduction de la grève illimitée. Les débats ont été intenses : certains enseignants ont plaidé pour une suspension temporaire afin de limiter les conséquences sur l’année scolaire, tandis que d’autres ont insisté sur la nécessité de maintenir la pression face à un gouvernement jugé encore insuffisamment fiable.
Des actions concrètes déjà mises en œuvre
Pour répondre à la crise, le gouvernement a engagé plusieurs mesures significatives :
▪︎ 328 sortants ENS/ENSET mis en solde
▪︎ 692 sortants ENIL/ENIF intégrés en présalaire
▪︎ 108 enseignants de filières scientifiques intégrés
▪︎ 1 810 ex-bénévoles régularisés
▪︎ 4 000 dossiers administratifs traités sur 6 574 reçus
▪︎ 13 milliards de francs CFA décaissés pour le paiement des vacations
Ces mesures s’inscrivent dans une démarche de dialogue ouvert et constant, menée activement par le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault,lors des différentes rencontres avec les syndicats, afin de suivre de près les revendications et d’apaiser les tensions. Cette dynamique a été renforcée cette semaine par une rencontre entre SOS Éducation et le président de l’Assemblée nationale, Régis Onanga Ndiaye, qui a souhaité mieux comprendre les attentes du corps enseignant et contribuer à une sortie apaisée de la crise.
Les intervenants ont également rappelé que les problèmes structurels de l’éducation gabonaise, vieux de plus de 30 ans, ne peuvent être résolus en quelques semaines. D’autres ont souligné que les grandes avancées sociales du secteur (prime de logement, prime de transport, point d’indice) ont souvent été obtenues dans des phases de forte mobilisation.
Un paysage national de plus en plus contrasté
La mobilisation reste très forte dans l’Ogooué-Maritime, mais des évolutions notables apparaissent dans d’autres régions. Comme rappelé dans un précédent article, l’Ogooué-Lolo a voté la levée momentanée du mouvement de grève jusqu’au 25 février, dans l’attente de la matérialisation des engagements issus des réunions de la commission tripartite.
À cela s’ajoute la situation dans la Nyanga et le Woleu-Ntem, où la grève a été suspendue ce samedi 7 février, marquant un tournant significatif dans ces provinces.
Dans l’Estuaire, la participation à l’assemblée générale du 7 février a été nettement moins importante que lors des précédentes rencontres, un signe possible de fragilité interne au sein du mouvement. Le lundi 9 février sera déterminant pour observer si le mot d’ordre de grève sera largement suivi.
Une continuité pédagogique minimale mais réelle
Malgré la paralysie, certaines activités sont maintenues. L’école publique de Nzeng-Ayong 2 a, par exemple, organisé son CEP blanc, qui a enregistré un taux de participation de 91,40 %. Par ailleurs, plusieurs établissements de Libreville continuent d’assurer quelques heures de cours aux classes d’examens afin de limiter l’impact sur les candidats.
Un climat d’inquiétude croissant
Après l’assemblée générale du 31 janvier, la ministre de l’Éducation, Carmélia Ntoutoume Leclercq, avait indiqué que la reprise nationale oscillait entre 5 % et 30 %. Avec les suspensions observées dans trois provinces, certains observateurs estiment que ce taux pourrait légèrement augmenter dans les prochains jours.
Néanmoins, la grève demeure pleinement maintenue dans la plupart des provinces. Et alors que le mouvement entre déjà dans son deuxième mois, l’inquiétude grandit chez les élèves et les parents, qui redoutent une année scolaire de plus en plus compromise.
LDB / Claire / Mihi…
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Créol – Apoutchou National : déclaration d’amour ou stratégie de communication ?
Dans un univers où les réseaux sociaux et les médias façonnent autant les carrières que les œuvres musicales, une simple prise de parole peut rapidement devenir un sujet de débat public. C’est dans ce contexte que la chanteuse Créol a récemment fait parler d’elle après une déclaration d’amour adressée à l’artiste et influenceur ivoirien Apoutchou National, lors d’une émission télévisée. Entre émotion apparente et lecture stratégique, cette sortie suscite de nombreuses interrogations.
Le 2 avril, invitée par appel sur le plateau de ShowBuzz, diffusée sur la chaîne NCI, Créol intervenait principalement pour promouvoir son actualité musicale. Elle a ainsi présenté les motivations de son spectacle et mis en avant son prochain album UN1K, attendu le 8 avril.
Mais l’échange a rapidement pris une tournure inattendue lors de sa discussion avec l’animateur Ozone. L’artiste a exprimé publiquement un intérêt pour Apoutchou National, figure connue du showbiz ivoirien et des réseaux sociaux.
« Je ressens quelque chose de particulier pour Apoutchou National. »
Elle a même insisté pour une possible mise en relation, ajoutant :
« …j’ai l’impression qu’il y a quelque chose qui me plaît vraiment chez ce garçon… C’est un garçon qui regroupe toutes les valeurs que je recherche chez un homme. Je suis toujours célibataire. »
Des propos qui, au-delà de leur tonalité sentimentale apparente, interrogent sur leur portée réelle. Dans un environnement où la frontière entre vie privée et stratégie médiatique est de plus en plus floue, certains observateurs y voient une manière d’élargir son audience et de renforcer sa présence sur la scène ivoirienne.
Habituée à utiliser les codes des réseaux sociaux, mêlant humour, proximité et storytelling personnel, Créol sait capter l’attention et maintenir le débat autour de son image. Cette nouvelle sortie s’inscrit dans une série de prises de parole qui alimentent régulièrement sa visibilité.
Dans ce jeu médiatique, l’objectif reste aussi la promotion de son spectacle prévu le 15 mai 2026 à Paris, au sein de la prestigieuse salle des Folies Bergère, un rendez-vous majeur pour l’artiste.
Reste alors une question centrale : cette déclaration relève-t-elle d’un élan sincère ou d’une mécanique promotionnelle bien huilée ?
D’autant plus que certains internautes n’ont pas tardé à comparer cette séquence à d’autres épisodes médiatiques de l’artiste, notamment ses interactions passées avec Camille Makosso.
Une chose est sûre : Créol continue de faire parler d’elle, entre musique, communication et controverse maîtrisée.
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Charlène Akouangou Mpolo lance le Salon Beauté Café : une première édition qui célèbre le bien-être et l’audace entrepreneuriale
Le 25 avril prochain, sous l’impulsion de Charlène Akouangou Mpolo, entrepreneure du secteur beauté, le carrefour Docteur Marcel Eloi Rahandi Chambrier (ancien rond-point d’Awendjé), accueillera dès 10 heures, la première édition du Salon Beauté Café, un événement dédié à la beauté, au bien-être et à l’entrepreneuriat féminin. Organisée en partenariat avec la Mairie du 4ᵉ arrondissement, cette initiative se positionne comme un nouveau rendez-vous incontournable pour les passionnés du secteur et les porteurs de projets.
Un événement pensé comme une expérience complète
Présenté comme « l’événement beauté & bien-être à ne surtout pas manquer », le Salon Beauté Café propose une programmation riche et variée. Les participants pourront découvrir la marque Beauté Café, spécialisée dans la cosmétique botanique, tout en prenant part à des ateliers bien-être axés sur le yoga et le fitness.
L’événement offrira également un espace d’exposition-vente permettant de valoriser les produits locaux, ainsi que des séances de dégustation accompagnées de conseils beauté personnalisés. Une séance photo viendra compléter cette expérience immersive, pensée pour allier esthétique, détente et partage.
Un levier de visibilité pour les entrepreneures
Au-delà de sa dimension grand public, le salon se veut aussi une plateforme d’opportunités pour les femmes entrepreneures. Des stands d’exposition sont proposés au tarif de 25 000 FCFA, avec un objectif clair : booster la visibilité des participantes et favoriser les connexions professionnelles.
Dans un contexte où l’entrepreneuriat féminin gagne en dynamisme, cette initiative entend offrir un espace d’expression et de valorisation aux talents émergents. Les places étant limitées, les organisateurs encouragent les intéressées à réserver rapidement.
Une initiative portée par une vision affirmée
À l’origine de ce projet, Charlène Akouangou Mpolo, une entrepreneure qui incarne une vision contemporaine du luxe, où la beauté devient une signature et une forme d’expression personnelle. Fondatrice de deux entités complémentaires — Beauté Café et Malïa Signature, une maison de parfum — elle développe un univers où chaque création reflète une identité forte et raffinée.
Animée par une quête d’excellence, elle s’inspire des richesses naturelles et culturelles pour concevoir des produits et des expériences sensorielles uniques. Maquilleuse professionnelle spécialisée en effets spéciaux, elle explore les frontières de l’esthétique avec précision et créativité, transformant chaque visage en support d’expression artistique.
Parallèlement, son engagement en tant que formatrice en relation client traduit une volonté de transmettre et d’élever les standards, en mettant l’humain au cœur de chaque interaction.
Dans cette dynamique, elle explique sa motivation :
« J’ai voulu créer un espace où la beauté ne se limite pas à l’apparence, mais devient une véritable expérience, un moment de partage et une opportunité pour les femmes de se révéler, de se connecter et de faire grandir leurs projets. Le Salon Beauté Café est né de cette envie de valoriser nos talents et de redonner à la beauté toute sa dimension humaine et inspirante. »
Un rendez-vous à suivre

Avec cette première édition, le Salon Beauté Café ambitionne de s’imposer comme un espace de rencontre entre passion, expertise et innovation. Entre valorisation des savoir-faire, promotion du bien-être et accompagnement des initiatives entrepreneuriales, l’événement pourrait bien poser les bases d’une dynamique durable dans le paysage local.
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Oyem : l’ANINF active le réseau de l’État
Au Gabon, la transformation numérique de l’État entre dans une phase concrète d’opérationnalisation sur le territoire. Pilotée par l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF), cette dynamique se traduit désormais par des réalisations effectives à l’intérieur du pays. À Oyem, dans la province du Woleu-Ntem, le Réseau de l’Administration Gabonaise (RAG) est officiellement entré en service, matérialisant la volonté des autorités de doter l’administration publique d’infrastructures modernes, souveraines et adaptées aux exigences contemporaines de gestion publique.
Installée depuis 2010 mais restée jusque-là inactive, cette infrastructure interconnectée en fibre optique entre enfin en service. Son activation ouvre la voie à une meilleure connectivité des administrations publiques locales, tout en garantissant une circulation de l’information plus rapide, plus fluide et hautement sécurisée.
Ce projet est porté par l’ANINF, sous l’impulsion de son Directeur général, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, dont l’approche pragmatique, la rigueur dans l’exécution et l’engagement en faveur de la modernisation de l’administration publique contribuent à accélérer la mise en œuvre effective des infrastructures numériques de l’État. « Ce déploiement marque une étape essentielle dans la construction d’une administration plus performante et souveraine », a-t-il souligné. Cette dynamique s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la souveraineté numérique un levier central de la refondation de l’État. À travers cette mise en service, l’ANINF traduit concrètement sur le terrain cette ambition nationale.


Ce déploiement à Oyem s’inscrit dans une dynamique déjà amorcée dans d’autres provinces du pays. Avant le Woleu-Ntem, le Réseau de l’Administration Gabonaise a notamment été mis en service dans l’Ogooué-Maritime, à Port-Gentil, ainsi que dans le Haut-Ogooué, à Franceville. L’arrivée du RAG à Oyem vient ainsi renforcer progressivement le maillage numérique de l’administration à l’échelle nationale.
À ce jour, plusieurs administrations de la ville d’Oyem bénéficient déjà de cette connectivité, notamment la Mairie centrale, le Commissariat et le Palais de justice. Cette avancée améliore significativement les conditions de travail des services publics, renforce la coordination administrative et prépare l’intégration progressive de nouveaux usages numériques.
L’activation du RAG dans les provinces apparaît aujourd’hui comme une nécessité stratégique, notamment dans le contexte de l’entrée en vigueur pleine et entière, en 2026, de la loi sur la décentralisation. En transférant davantage de prérogatives aux collectivités locales, cette réforme impose une transformation des modes de gestion publique au niveau territorial.
Dans ce nouveau cadre, les administrations locales devront faire face à des exigences accrues en matière de traitement de l’information, de coordination, de traçabilité, d’archivage et de partage sécurisé des données, tout en garantissant la continuité du service public. La digitalisation des processus devient dès lors un enjeu central, reposant sur des infrastructures fiables et maîtrisées par l’État.
C’est précisément tout l’intérêt du RAG. En tant que réseau public dédié aux administrations, il constitue le socle technique indispensable à la digitalisation progressive des services publics locaux. Il permet de connecter les services déconcentrés et les collectivités territoriales au sein d’une architecture numérique cohérente, sécurisée et souveraine, contribuant ainsi à réduire les disparités territoriales en matière d’accès aux infrastructures numériques.


À travers cette action, l’ANINF confirme son rôle central dans l’accompagnement de l’État et des collectivités vers une administration plus moderne, plus connectée et plus performante. La mise en service du RAG à Oyem ne se limite pas à un simple raccordement technique : elle s’inscrit comme une étape majeure dans la construction d’un État numériquement souverain, capable de soutenir efficacement la décentralisation.
Le déploiement du réseau se poursuivra progressivement au profit des autres administrations de la localité, dans la continuité de cette dynamique, avant son extension à l’ensemble du territoire national, conformément à l’ambition de doter le Gabon d’un maillage numérique public robuste, souverain et durable.
