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Ifumb Act 1 : un hommage vivant à la scène urbaine gabonaise des années 90–2000
Alors que la musique urbaine gabonaise poursuit sa mutation, Ifumb Act 1 s’impose comme un rendez-vous à forte portée mémorielle et culturelle. À l’initiative du promoteur et figure centrale du label Ifumb, Juste Parfait Moubamba, ce concert entend célébrer l’âge d’or de la scène urbaine nationale, en réunissant des artistes emblématiques des années 1990–2000, encore actifs ou revenus exceptionnellement sur scène le temps d’une soirée. L’événement est prévu le samedi 20 décembre à partir de 18h00 à l’Institut français du Gabon (IFG).
Conseiller au ministère de la Culture, Juste Parfait Moubamba s’inscrit depuis le renouveau institutionnel de 2023 dans une dynamique de valorisation des pionniers de la musique urbaine. Cette orientation s’est traduite par la présence accrue des anciens lors de plusieurs événements culturels, notamment à l’occasion des tournées organisées dans le Gabon profond dans le cadre des activités officielles menées sous la Transition. Une démarche qui a rencontré un certain écho auprès d’un public averti, mais aussi d’une jeunesse désireuse de mieux comprendre les fondements culturels du mouvement urbain gabonais.
C’est dans ce contexte que naît Ifumb Act 1, première déclinaison scénique d’un concept qui ambitionne de transmettre autant que de divertir. Pour cette édition inaugurale, le promoteur a fait appel à des figures ayant marqué durablement l’histoire de la musique urbaine gabonaise, dont les œuvres continuent de traverser les générations, à l’image de Ba’Ponga. La programmation se veut éclectique, mêlant rap, RnB, reggae, dancehall et techno, avec notamment la participation du groupe DBS.
Au-delà de l’aspect festif, le concert mettra en avant la dimension engagée et éducative de la musique urbaine. Le public aura ainsi l’occasion de redécouvrir des textes porteurs de sens et d’interpellation sociale, défendus par des formations telles que NewSkool, pour qui la musique reste un outil de réflexion et de transmission.
Cette vision est partagée par George Kamgoua, du studio Kage Pro, considéré comme le premier producteur à avoir structuré et porté le hip-hop gabonais dans les années 90–2000 à travers des compilations majeures (Bantou Mix, LBV Underground) et des spectacles de référence comme le Bantu Live. Évoquant l’évolution du rap gabonais lors d’un échange avec Juste Parfait Moubamba, il déclarait :
« Le rap a été bafoué par le message que diffusent certains artistes aujourd’hui. La société doit jouer son rôle. Il y a un besoin d’éducation à faire. »
La programmation d’Ifumb Act 1 sera enrichie par la participation de plusieurs autres artistes de renom, parmi lesquels Encha’a, Professeur T, Conscience Noire, Banz Mudji, Verena, La Fuente, ainsi que bien d’autres, comme l’indique la fiche officielle de promotion de l’événement.
À travers ce concert, Ifumb Act 1 se positionne comme un pont entre générations, rappelant l’importance de la mémoire artistique dans la construction de l’identité culturelle contemporaine. Le rendez-vous est donc pris le samedi 20 décembre à l’IFG, pour une soirée placée sous le signe de la transmission, de la réflexion et de la célébration de la scène urbaine gabonaise. Les billets sont d’ores et déjà disponibles.
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Grand Libreville : des délestages hors programme, les ménages pris au dépourvu
Alors que la SEEG a annoncé huit jours de perturbations électriques dans le Grand Libreville, du 8 au 15 novembre 2026, les premières observations sur le terrain révèlent un décalage entre les horaires prévisionnels et la réalité vécue par les populations. Des coupures qui surviennent à des heures inattendues, des interruptions qui se prolongent au-delà des durées annoncées : de quoi compliquer davantage le quotidien des ménages et désorganiser les activités économiques.
L’annonce des délestages avait pourtant permis à de nombreux abonnés de prendre certaines dispositions pour anticiper les interruptions de la fourniture d’électricité. En communiquant un calendrier précis, réparti par quartiers et par tranches horaires, la SEEG donnait aux populations la possibilité d’organiser leurs activités domestiques et professionnelles en fonction des périodes annoncées. Mais sur le terrain, ce programme prévisionnel ne semble pas être respecté partout.

Dans le quartier Chantier Moderne, notamment, la coupure initialement prévue entre 00h30 et 02h30 est finalement intervenue aux environs de 11 heures. Trois heures après, l’électricité n’était toujours pas rétablie. Une situation qui illustre les difficultés rencontrées par les abonnés, contraints de subir des interruptions sans pouvoir réellement s’appuyer sur le calendrier communiqué. Plusieurs autres quartiers du Grand Libreville signalent également des perturbations qui ne correspondent pas aux horaires annoncés.
Au-delà de l’inconfort, ces interruptions imprévisibles ont des conséquences directes sur l’organisation des ménages. Conservation des aliments, préparation des repas, utilisation des équipements électroménagers, recharge des téléphones ou encore organisation des activités professionnelles : autant d’habitudes quotidiennes perturbées. Les petits commerces, les activités de restauration, les salons de coiffure et d’autres services de proximité subissent également les effets de ces coupures prolongées.
Pour rappel, la SEEG explique ces perturbations par les travaux préparatoires au raccordement de la centrale hydroélectrique de Kinguélé Aval au réseau de transport de 225 kV. Ces opérations entraînent une limitation temporaire de la production des centrales de Tchimbélé et de Kinguélé à 55 MW, contre 94 MW habituellement disponibles, soit un déficit de 39 MW à la pointe du soir.
Si l’entreprise annonce une durée moyenne de trois heures par interruption, les populations attendent désormais davantage de visibilité et de fiabilité dans la communication des horaires. Car si les travaux sont présentés comme nécessaires à l’amélioration du réseau électrique, leur exécution ne devrait pas se traduire par une désorganisation supplémentaire pour des ménages déjà éprouvés par les perturbations de la fourniture d’électricité.
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Patience Dabany : 60 ans de carrière, sold out annoncé au Palais des Congrès avant un show prometteur !
Après plusieurs années loin des grandes scènes, Patience Dabany s’apprête à renouer avec son public ce samedi 7 novembre au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba. Entre six décennies de carrière, un nouvel album et une popularité qui traverse les générations, ce rendez-vous suscite une forte attente. La salle de spectacle affiche complet depuis plusieurs jours, annonçant une soirée placée sous le signe de la musique et de l’émotion.
La Mama est de retour ! Cet engouement témoigne de l’attachement du public à celle qui a profondément marqué l’histoire de la musique gabonaise. Pour beaucoup, ces retrouvailles représentent bien plus qu’un simple concert : elles sont l’occasion de retrouver une voix, un répertoire et une artiste qui a accompagné plusieurs générations de mélomanes.
Née Marie-Joséphine Kama à Brazzaville, au Congo, Patience Dabany grandit dans un environnement familial marqué par la musique. De culture batéké, elle développe un univers artistique nourri de sonorités africaines, notamment des rythmes gabonais et de la rumba congolaise. Après avoir été institutrice et consacré une partie de sa vie à ses engagements familiaux, elle lance sa carrière solo en 1987 avec l’album « Associé II ». Des titres comme « Chéri, ton disque est rayé » et « Associé » contribueront à asseoir sa popularité bien au-delà des frontières gabonaises.
Forte de cette expérience, l’artiste n’entend pourtant pas tourner la page. Après une période d’absence liée à des problèmes de santé, elle revient avec « Dernière Danse ». Un titre qui a suscité des interrogations chez certains mélomanes, mais qu’elle présente comme une expression artistique et non comme un adieu à la scène. Dans un entretien accordé à L’Union, le 5 novembre, elle lève toute ambiguïté : « Je continuerai jusqu’au jour où il me dira : Bon, Patience, stop ! »
Cette détermination s’explique aussi par la richesse de son parcours musical. Artiste éclectique, Patience Dabany a traversé les époques et les tendances, de la rumba au soukous, jusqu’aux sonorités du hip-hop. Une diversité qui permet à plusieurs générations et à différents publics de retrouver leur sensibilité dans son répertoire.
Au-delà de ses chansons, La Mama a également contribué à la transmission et à l’évolution de la musique gabonaise, en inspirant de nombreux jeunes artistes. « Toutes celles et tous ceux qui vont chanter avec moi sont passés par mon école », rappelle-t-elle.
Enfin, la longue complicité professionnelle qui la lie à son producteur Edgar Yonkeu, à ses côtés depuis plus de vingt ans, nourrit les attentes autour de cette soirée. Des surprises sont à prévoir, avec notamment la possibilité d’accueillir des artistes venus d’ailleurs.
Pour Patience Dabany, ce spectacle marque moins une fin qu’un nouveau départ. Une nouvelle page d’une aventure musicale construite sur six décennies de passion, de partage et de transmission.
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Affaire Billie-By-Nzé : l’ancien Premier ministre attendu devant le juge d’instruction ce 5 novembre
Alain-Claude Billie-By-Nzé, ancien Premier ministre et président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), est attendu ce jeudi 5 novembre 2026 à 9 heures devant le premier juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Libreville, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à son encontre.
Cette comparution, prévue pour un interrogatoire au fond, intervient alors que l’ancien chef du gouvernement est en détention préventive à la prison centrale de Libreville depuis le 16 avril 2026. Il est poursuivi pour des faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance portant sur cinq millions de francs CFA, une somme qui aurait été remise en 2008 dans le cadre de l’organisation de la Fête des cultures.
Toutefois, cette nouvelle étape judiciaire est marquée par des réserves de la défense. Certains de ses avocats contestent les conditions dans lesquelles la convocation a été transmise, estimant que les dispositions des articles 119 et 120 du Code de procédure pénale relatives à la désignation des conseils et aux délais de notification n’auraient pas été respectées.
Au-delà de cet interrogatoire, l’évolution de la procédure pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour Alain-Claude Billie-By-Nzé. Si les contestations soulevées par ses conseils étaient reconnues comme fondées et si les conditions légales étaient réunies, elles pourraient entraîner une remise en cause de la régularité de l’acte d’instruction et, selon les suites judiciaires, favoriser une demande de mise en liberté.
Reste à savoir quelle sera la position du magistrat instructeur face aux arguments de la défense. En attendant, l’ancien Premier ministre demeure présumé innocent jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice.
Source : La Presse Judiciaire Gabonaise
