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Le Collectif communautaire qui veut sauver Adrien MOUGOUGOU… contre la loi et la République
Le 12 octobre 2025, à l’issue des élections locales et législatives, plusieurs membres du Gouvernement déposent leur démission, conformément à l’article 73 de la nouvelle Constitution de la Ve République. Parmi eux figure le Professeur Adrien MOUGOUGOU, Ministre de la Santé et élu du Département de la Boumi-Louetsi.
Le Chef de l’État prend acte de ces démissions et rappelle que l’incompatibilité entre un mandat parlementaire et une fonction gouvernementale ne souffre d’aucune exception.
Pourtant, près de deux mois plus tard, un document venu de Mbigou ravive le débat : le communiqué du Collectif des six cantons du Département de la Boumi-Louetsi, daté du 10 décembre 2025, demandant le maintien du Ministre démissionnaire.
Une ignorance manifeste du cadre institutionnel
La démission déposée le 12 octobre 2025 ne fait l’objet d’aucune ambiguïté : elle s’impose en vertu de la Constitution. Le Chef de l’État précise alors que seuls les ministres non concernés par cette incompatibilité expédient les affaires courantes.
Mais le communiqué du Collectif semble ignorer ce cadre pourtant clair.
En réclamant la reconduction du Ministre de la Santé, le document donne l’impression que la démission constitutionnelle — actée depuis octobre — pourrait être réversible par simple pression locale.
Cette attitude pose un problème majeur : elle minimise la portée de la Constitution et la volonté du Président, au moment même où les mécanismes de la Ve République s’installent progressivement.
Une démarche communautaire maladroite et décevante
Le Collectif, par la voix du Chef de canton Guy Joseph NGOKELELE KOUDALD, sollicite la « magnanimité » du Président pour maintenir le ministre au Gouvernement, afin qu’il « parachève l’œuvre immense entamée ».
Mais une telle démarche comporte de nombreuses dérives :
▪︎Elle entretient l’illusion dangereuse qu’un ministre pourrait être reconduit sous pression territoriale.
▪︎Elle fragilise l’image du ministre lui-même, associé malgré lui à une démarche qui ne respecte pas l’esprit institutionnel.
▪︎Elle crée un précédent regrettable, où les choix gouvernementaux seraient influencés par des considérations locales plutôt que par le droit.
Cette tentative, bien que présentée avec courtoisie, révèle une méconnaissance profonde des principes républicains et une lecture trop émotionnelle de la gestion de l’État.
Des maladresses qui affaiblissent la crédibilité du communiqué
Le document comporte plusieurs éléments problématiques :
▪︎L’appel à la « magnanimité légendaire » du Président, incompatible avec une correspondance institutionnelle.
▪︎La mention d’un numéro de téléphone personnel dans un courrier officiel destiné à la Présidence.
▪︎L’usage appuyé de formules religieuses dans un contexte administratif strict.
Ces maladresses cumulées donnent au texte un ton improvisé, peu rigoureux, et éloigné des standards attendus dans un échange institutionnel.
La loi doit primer sur toute pression communautaire
La réalité demeure simple et inaltérable :
▪︎le Gouvernement démissionne le 12 octobre 2025,
▪︎le Ministre de la Santé issu de la Boumi-Louetsi figure parmi les démissionnaires,
▪︎et aucune intervention locale ne peut modifier ou suspendre une décision constitutionnelle.
L’État fonctionne selon le droit et les institutions, non selon les sollicitations émotives ou communautaires. Dans le processus de consolidation de la Ve République, respecter les textes est un impératif non négociable.
La démission intervenue en octobre s’inscrit dans un cadre légal clair, que le Chef de l’État fait respecter avec rigueur.
Face à cela, la démarche du Collectif des six cantons apparaît comme malvenue, décalée et contraire aux principes républicains, en tentant d’influencer une décision déjà encadrée par la Constitution.
Dans une République moderne, la stabilité institutionnelle repose sur une seule règle : la primauté du droit sur les pressions locales.
Le communiqué de Mbigou, loin de servir la cause défendue, rappelle au contraire la nécessité urgente de mieux comprendre et respecter les mécanismes de la Ve République.
Muta / Mihi…
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De La Boule Noire à La Machine du Moulin Rouge, Emma’a poursuit son ascension et fait rêver le Gabon
La chanteuse gabonaise Emma’a continue de franchir des étapes importantes dans sa carrière musicale. Le samedi 24 octobre 2026, l’artiste a fait salle comble à La Machine du Moulin Rouge, à Paris, devant un public venu nombreux l’accompagner dans cette nouvelle aventure. Un succès qui confirme sa progression sur la scène musicale francophone et nourrit désormais les attentes de ses admirateurs au Gabon.
Située dans le quartier de Pigalle, La Machine du Moulin Rouge dispose d’une salle principale, Le Central, pouvant accueillir environ 800 spectateurs en configuration concert. Pour cette prestation, les billets avaient été écoulés avant le jour du spectacle. Sur scène, Emma’a a enchaîné ses chansons dans une ambiance chaleureuse, portée par des spectateurs qui reprenaient ses paroles en chœur.
Cette réussite s’inscrit dans la continuité d’un parcours marqué par plusieurs performances remarquées. En novembre 2025, la chanteuse avait déjà affiché complet lors de deux concerts à La Boule Noire, les 7 et 12 novembre. En passant de cette salle intimiste à une scène parisienne de plus grande capacité, Emma’a témoigne d’une évolution artistique encourageante.
Portée notamment par des titres comme Encré, certifié single d’or en 2024, Ça m’a laissé et Changer les choses, en collaboration avec Joé Dwèt Filé, l’artiste poursuit son ouverture à l’international.
Après ces succès successifs en France, une attente se dessine désormais du côté du Gabon. Les admirateurs d’Emma’a espèrent voir leur artiste organiser un véritable concert grand public sur sa terre natale, afin de partager cette réussite avec ceux qui suivent son évolution depuis ses débuts.
Un tel rendez-vous constituerait une nouvelle étape dans son parcours, mais aussi une belle occasion de célébrer, à domicile, le rayonnement de la musique gabonaise.
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Évacuations sanitaires : Yêmï met en lumière l’expertise de Santé + Gab au service des patients du Gabon
Se faire soigner à l’étranger représente parfois une nécessité pour les patients dont la maladie exige des soins spécialisés. Mais entre les démarches administratives, le choix des établissements et les contraintes financières, ce parcours peut devenir éprouvant. C’est pour mieux éclairer les familles que Yêmï, un concept de LOPS diffusé sur Urban FM 104.5, a consacré le deuxième numéro de sa saison 3 aux évacuations sanitaires et à la conciergerie médicale.
Présentée par le Dr Marcia Angué épouse Pemengoye, accompagnée de sa consultante, le Dr Inès Okome épouse Goïta, spécialiste en médecine physique et réadaptation, l’émission recevait Madame Stéphanie Yoyo Iloko épouse Tchimina, responsable de Santé + Gab, une entreprise gabonaise spécialisée dans l’accompagnement des patients nécessitant des soins à l’étranger.
Au fil des échanges, l’invitée a expliqué qu’une évacuation sanitaire peut s’effectuer à l’intérieur du pays ou vers l’étranger, lorsque les équipements ou les compétences médicales nécessaires ne sont pas disponibles localement. Une réalité à laquelle Santé + Gab entend apporter des solutions grâce à ses partenariats hospitaliers, notamment en Turquie, en France, au Maroc et en Côte d’Ivoire.
Cette collaboration repose, selon sa responsable, sur une évaluation préalable des établissements. « Nous n’envoyons pas nos malades dans des structures que nous n’avons pas vérifiées au préalable », a-t-elle affirmé, soulignant l’importance de la sécurité des patients.
Au-delà du choix des structures hospitalières, l’entreprise propose un accompagnement en trois étapes : avant le départ, pendant le séjour médical et après le retour au Gabon. De la constitution du dossier aux formalités de voyage, en passant par l’accueil à l’aéroport, l’hébergement, la traduction et le suivi médical, l’objectif est de faciliter le parcours des patients.
Cet accompagnement soulève naturellement la question financière. L’invitée a précisé que les frais hospitaliers sont directement réglés aux établissements concernés, tandis que les prestations de conciergerie font l’objet d’une facturation distincte. Les assurances privées internationales peuvent également intervenir selon les garanties souscrites.
Si l’organisation du voyage constitue une étape importante, la continuité des soins reste tout aussi essentielle. Le Dr Inès Okome épouse Goïta a ainsi insisté sur la rééducation fonctionnelle des patients à leur retour, évoquant les capacités du CHU d’Owendo.
L’entretien a également rappelé l’importance de la confidentialité des dossiers médicaux et du recours à des professionnels qualifiés.
« Mais la maladie n’attend pas. Donc, comme la vie est précieuse, nous avons proposé cette solution », a déclaré Madame Tchimina, résumant la vocation de Santé + Gab, installée à la cité Damas, dans le troisième arrondissement de la commune Libreville.
En conclusion, le Dr Marcia Angué épouse Pemengoye a rappelé un conseil essentiel : « Préparez votre retour et le suivi médical dès le début du parcours. » Un message qui traduit l’ambition de Yêmï : informer, sensibiliser et accompagner les populations vers une meilleure prise en charge de leur santé.
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Gabon : face à la cherté des billets d’avion, le gouvernement explore des pistes de solutions
La cherté des billets d’avion sur les lignes intérieures gabonaises demeure une préoccupation pour les voyageurs, dans un contexte où le pouvoir d’achat des ménages reste soumis à de nombreuses contraintes. Sur certaines dessertes, notamment Libreville–Franceville, un aller simple peut avoisiner les 200 000 FCFA, soit l’équivalent d’un mois de salaire pour certains travailleurs. Des tarifs parfois comparables à ceux pratiqués sur des destinations internationales de la sous-région. Invité sur Gabon 24, le ministre d’État, ministre des Transports, de la Marine marchande, chargé de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, est revenu sur les facteurs qui influencent ces prix et les solutions envisagées par le gouvernement.
Cette situation soulève inévitablement la question du pouvoir d’achat. Entre le logement, l’alimentation, la scolarité des enfants et les autres charges familiales, consacrer une part importante de son salaire à un billet d’avion représente un effort financier considérable. Pour les déplacements professionnels, familiaux ou médicaux, le coût du transport aérien devient ainsi un élément déterminant pour de nombreux ménages.
Face à cette réalité, le ministre a notamment évoqué le manque de concurrence sur certaines dessertes nationales. Une offre limitée qui réduit les possibilités de choix des passagers et peut avoir une incidence sur les tarifs pratiqués.
« Vous savez quand on est en situation de monopole, on peut fixer les prix qui nous arrangent, sachant que les passagers n’ont pas d’autre choix », a-t-il expliqué.
Toutefois, la concurrence ne constitue pas le seul facteur à prendre en compte. Ulrich Manfoumbi Manfoumbi a également cité le poids des taxes et redevances, le coût du carburant ainsi que la multiplication des agences de voyage ne disposant pas de certification IATA. Des éléments qui, selon lui, nécessitent une réflexion associant plusieurs administrations.
Cette dimension transversale explique l’implication de différents départements ministériels. Le Tourisme intervient notamment dans l’encadrement des agences de voyage, le Pétrole sur les questions de carburant, tandis que l’Économie et le Commerce participent aux réflexions sur les prix.
C’est dans cette logique de coordination qu’un comité interministériel, présidé par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault à été mis en place. Sa mission consiste à examiner les causes de cette cherté et à identifier les solutions susceptibles de rendre le transport aérien plus accessible aux populations.
« Les premières réponses ont pu être trouvées. Nous connaissons les axes d’efforts là où il faut mettre le doigt », a déclaré Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, sans toutefois détailler les mesures qui seront retenues.
Au-delà des réflexions sectorielles, cette démarche s’inscrit dans la vision du président de la République, chef de l’État et chef du gouvernement, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui place la lutte contre la cherté de la vie et l’amélioration du pouvoir d’achat parmi les priorités de son action. Une orientation que le gouvernement est appelé à traduire en mesures concrètes, notamment dans le secteur des transports.
L’enjeu est d’autant plus important que, pour un salarié percevant entre 150 000 et 200 000 FCFA par mois, un billet à 200 000 FCFA représente la totalité, voire davantage, de son revenu mensuel. Cette comparaison illustre la nécessité de rechercher un meilleur équilibre entre les tarifs pratiqués et les capacités financières des usagers.
Dans cette perspective, plusieurs pistes sont étudiées, notamment le renforcement de la concurrence, l’examen des charges supportées par les compagnies, un meilleur encadrement de la commercialisation des billets et le développement d’opérateurs nationaux dans les différents modes de transport.
Si aucun calendrier précis de baisse des tarifs n’a été annoncé, les travaux engagés devraient permettre de mieux définir les mesures envisageables. Pour les voyageurs, l’attente porte désormais sur leur mise en œuvre et leurs effets sur les prix, avec l’espoir de déplacements plus accessibles entre les provinces, tout en tenant compte des réalités économiques du secteur aérien.
