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« Je n’ai jamais détourné un franc » : Nourredin Bongo Valentin défie la version officielle
Plus d’une semaine après la clôture du procès retentissant opposant la famille Bongo-Valentin à l’État gabonais, Nourredin Bongo Valentin a rompu le silence. Depuis Londres, où il vit en exil, l’ancien coordonnateur général des affaires présidentielles, condamné par contumace à 20 ans de réclusion criminelle, rejette toutes les accusations de détournement de fonds publics et dénonce un procès « illégal et bâclé ».
Dans un entretien exclusif à Info241, il affirme n’avoir « jamais détourné un franc » et décrit près de deux ans de détention comme « 625 jours d’enfer ». Il assure que le verdict rendu à son encontre « n’a aucune valeur juridique », estimant que la procédure a été menée en violation de ses droits fondamentaux.
Un procès controversé, marqué par la “Young Team”
La ligne de défense de Nourredin se heurte toutefois aux déclarations de plusieurs de ses anciens collaborateurs, les membres de la “Young Team”, jugés dans le même dossier.
Condamnés à de lourdes peines de prison pour des faits de détournement de fonds publics et divers délits économiques, plusieurs d’entre eux ont affirmé à la barre avoir reçu des instructions directes de Nourredin Bongo Valentin pour exécuter les opérations financières incriminées.
Pour l’accusation, ces témoignages constituent l’ossature d’un réseau de prédation financière au sommet de l’État. Nourredin, lui, affirme que ces aveux auraient été obtenus sous la torture ou la pression, dans le but de l’impliquer personnellement.
Une interpellation mise en scène ?
L’un des épisodes encore vivaces dans l’opinion reste sa spectaculaire interpellation, dans la nuit du 29 au 30 août 2023, lorsqu’une vidéo le montrait devant des valises remplies de billets de banque.
Il décrit aujourd’hui cette séquence comme une
« mise en scène grotesque et orchestrée »,
assurant que l’argent ne lui appartenait pas. Il affirme avoir subi, dans le même contexte, des menaces directes, notamment des menaces de viol visant son épouse afin de le contraindre à coopérer.
Tortures, pressions et spoliations
Selon Nourredin Bongo Valentin, sa détention aurait été marquée par des tortures quasi quotidiennes entre novembre 2023 et janvier 2024. Il dit avoir été forcé de vider ses comptes bancaires, de signer des ordres de virement en blanc et de céder plusieurs biens familiaux. Il affirme également que certaines possessions auraient été saisies ou détruites.
Il évoque aussi les violences subies par sa mère, Sylvia Bongo, qui aurait tenté de se suicider en mai 2025.
Sa libération n’aurait été possible, selon lui, que grâce à une mobilisation d’avocats à Londres, à des pressions internationales et à l’intervention de plusieurs chefs d’État africains, dont le président angolais João Lourenço, présenté comme « déterminant ». Il assure que les autorités gabonaises ont exigé qu’il enregistre une vidéo promettant le silence sur les tortures subies avant son départ.
Exil, justice internationale et rupture définitive avec le Gabon
Désormais installé à Londres, Nourredin dit avoir engagé des recours devant des juridictions internationales. Il exclut fermement tout retour au Gabon :
« Je ne rentrerai pas au Gabon, ma vie serait en danger ».
Il assure ne nourrir aucune ambition politique, tout en souhaitant un avenir marqué par « justice, prospérité et respect des droits humains ».
La contre-attaque d’Oligui Nguéma
Pour le président de la République Brice-Clotaire Oligui Nguéma, la réalité est tout autre. Lors de la visite d’État d’Emmanuel Macron, il a accusé Ali Bongo, Sylvia Bongo et Nourredin d’avoir laissé une
« dette abyssale, fruit d’une gestion irresponsable et opaque »,
et plaidé pour une coopération judiciaire afin de restituer au peuple gabonais les « avoirs détournés ».
Une affaire loin d’être close
Entre récits contradictoires, accusations de torture, lourdes condamnations de la “Young Team” et bataille judiciaire internationale, l’affaire Bongo-Valentin reste ouverte. Les prochaines décisions des juridictions internationales pourraient encore en redessiner profondément les contours.
Lucie / Mihi…
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Grand Libreville : des délestages hors programme, les ménages pris au dépourvu
Alors que la SEEG a annoncé huit jours de perturbations électriques dans le Grand Libreville, du 8 au 15 novembre 2026, les premières observations sur le terrain révèlent un décalage entre les horaires prévisionnels et la réalité vécue par les populations. Des coupures qui surviennent à des heures inattendues, des interruptions qui se prolongent au-delà des durées annoncées : de quoi compliquer davantage le quotidien des ménages et désorganiser les activités économiques.
L’annonce des délestages avait pourtant permis à de nombreux abonnés de prendre certaines dispositions pour anticiper les interruptions de la fourniture d’électricité. En communiquant un calendrier précis, réparti par quartiers et par tranches horaires, la SEEG donnait aux populations la possibilité d’organiser leurs activités domestiques et professionnelles en fonction des périodes annoncées. Mais sur le terrain, ce programme prévisionnel ne semble pas être respecté partout.

Dans le quartier Chantier Moderne, notamment, la coupure initialement prévue entre 00h30 et 02h30 est finalement intervenue aux environs de 11 heures. Trois heures après, l’électricité n’était toujours pas rétablie. Une situation qui illustre les difficultés rencontrées par les abonnés, contraints de subir des interruptions sans pouvoir réellement s’appuyer sur le calendrier communiqué. Plusieurs autres quartiers du Grand Libreville signalent également des perturbations qui ne correspondent pas aux horaires annoncés.
Au-delà de l’inconfort, ces interruptions imprévisibles ont des conséquences directes sur l’organisation des ménages. Conservation des aliments, préparation des repas, utilisation des équipements électroménagers, recharge des téléphones ou encore organisation des activités professionnelles : autant d’habitudes quotidiennes perturbées. Les petits commerces, les activités de restauration, les salons de coiffure et d’autres services de proximité subissent également les effets de ces coupures prolongées.
Pour rappel, la SEEG explique ces perturbations par les travaux préparatoires au raccordement de la centrale hydroélectrique de Kinguélé Aval au réseau de transport de 225 kV. Ces opérations entraînent une limitation temporaire de la production des centrales de Tchimbélé et de Kinguélé à 55 MW, contre 94 MW habituellement disponibles, soit un déficit de 39 MW à la pointe du soir.
Si l’entreprise annonce une durée moyenne de trois heures par interruption, les populations attendent désormais davantage de visibilité et de fiabilité dans la communication des horaires. Car si les travaux sont présentés comme nécessaires à l’amélioration du réseau électrique, leur exécution ne devrait pas se traduire par une désorganisation supplémentaire pour des ménages déjà éprouvés par les perturbations de la fourniture d’électricité.
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Patience Dabany : 60 ans de carrière, sold out annoncé au Palais des Congrès avant un show prometteur !
Après plusieurs années loin des grandes scènes, Patience Dabany s’apprête à renouer avec son public ce samedi 7 novembre au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba. Entre six décennies de carrière, un nouvel album et une popularité qui traverse les générations, ce rendez-vous suscite une forte attente. La salle de spectacle affiche complet depuis plusieurs jours, annonçant une soirée placée sous le signe de la musique et de l’émotion.
La Mama est de retour ! Cet engouement témoigne de l’attachement du public à celle qui a profondément marqué l’histoire de la musique gabonaise. Pour beaucoup, ces retrouvailles représentent bien plus qu’un simple concert : elles sont l’occasion de retrouver une voix, un répertoire et une artiste qui a accompagné plusieurs générations de mélomanes.
Née Marie-Joséphine Kama à Brazzaville, au Congo, Patience Dabany grandit dans un environnement familial marqué par la musique. De culture batéké, elle développe un univers artistique nourri de sonorités africaines, notamment des rythmes gabonais et de la rumba congolaise. Après avoir été institutrice et consacré une partie de sa vie à ses engagements familiaux, elle lance sa carrière solo en 1987 avec l’album « Associé II ». Des titres comme « Chéri, ton disque est rayé » et « Associé » contribueront à asseoir sa popularité bien au-delà des frontières gabonaises.
Forte de cette expérience, l’artiste n’entend pourtant pas tourner la page. Après une période d’absence liée à des problèmes de santé, elle revient avec « Dernière Danse ». Un titre qui a suscité des interrogations chez certains mélomanes, mais qu’elle présente comme une expression artistique et non comme un adieu à la scène. Dans un entretien accordé à L’Union, le 5 novembre, elle lève toute ambiguïté : « Je continuerai jusqu’au jour où il me dira : Bon, Patience, stop ! »
Cette détermination s’explique aussi par la richesse de son parcours musical. Artiste éclectique, Patience Dabany a traversé les époques et les tendances, de la rumba au soukous, jusqu’aux sonorités du hip-hop. Une diversité qui permet à plusieurs générations et à différents publics de retrouver leur sensibilité dans son répertoire.
Au-delà de ses chansons, La Mama a également contribué à la transmission et à l’évolution de la musique gabonaise, en inspirant de nombreux jeunes artistes. « Toutes celles et tous ceux qui vont chanter avec moi sont passés par mon école », rappelle-t-elle.
Enfin, la longue complicité professionnelle qui la lie à son producteur Edgar Yonkeu, à ses côtés depuis plus de vingt ans, nourrit les attentes autour de cette soirée. Des surprises sont à prévoir, avec notamment la possibilité d’accueillir des artistes venus d’ailleurs.
Pour Patience Dabany, ce spectacle marque moins une fin qu’un nouveau départ. Une nouvelle page d’une aventure musicale construite sur six décennies de passion, de partage et de transmission.
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Affaire Billie-By-Nzé : l’ancien Premier ministre attendu devant le juge d’instruction ce 5 novembre
Alain-Claude Billie-By-Nzé, ancien Premier ministre et président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), est attendu ce jeudi 5 novembre 2026 à 9 heures devant le premier juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Libreville, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à son encontre.
Cette comparution, prévue pour un interrogatoire au fond, intervient alors que l’ancien chef du gouvernement est en détention préventive à la prison centrale de Libreville depuis le 16 avril 2026. Il est poursuivi pour des faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance portant sur cinq millions de francs CFA, une somme qui aurait été remise en 2008 dans le cadre de l’organisation de la Fête des cultures.
Toutefois, cette nouvelle étape judiciaire est marquée par des réserves de la défense. Certains de ses avocats contestent les conditions dans lesquelles la convocation a été transmise, estimant que les dispositions des articles 119 et 120 du Code de procédure pénale relatives à la désignation des conseils et aux délais de notification n’auraient pas été respectées.
Au-delà de cet interrogatoire, l’évolution de la procédure pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour Alain-Claude Billie-By-Nzé. Si les contestations soulevées par ses conseils étaient reconnues comme fondées et si les conditions légales étaient réunies, elles pourraient entraîner une remise en cause de la régularité de l’acte d’instruction et, selon les suites judiciaires, favoriser une demande de mise en liberté.
Reste à savoir quelle sera la position du magistrat instructeur face aux arguments de la défense. En attendant, l’ancien Premier ministre demeure présumé innocent jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice.
Source : La Presse Judiciaire Gabonaise
