Singles
Shéyi, l’âme Nzébi en afro-fusion : entre héritage et envol solo avec Bola
Et si la relève des grandes voix de la communauté Nzébi était déjà là ? Avec son premier single en solo intitulé Bola, Shéyi, de son vrai nom Harlem Nyamangoyi, bouscule les codes et affirme une identité musicale enracinée et résolument tournée vers l’avenir. Membre du mythique groupe Mouyanga, il explore aujourd’hui une nouvelle voie : celle d’une afro-fusion qui mêle émotion, rythme du terroir et modernité.
Originaire de Louetsi-Bibaka, dans le village de Baposso (province de la Ngounié), Shéyi a grandi bercé par les chants et les contes traditionnels gabonais. Installé aujourd’hui à Libreville, dans le quartier populaire de Ndzeng Ayong, il porte en lui les vibrations de la culture Nzébi. C’est cette fibre qu’il ravive dans Bola, un titre chanté sur un rythme Laka — cadence traditionnelle propre à sa communauté — et habillé d’une production contemporaine signée Marlich.
Avec Bola, Shéyi ne se contente pas de faire vibrer la corde de la nostalgie. Il propose une méditation musicale sur l’exode, la mémoire et l’attachement aux racines. « Même en vivant dans de grandes mégapoles comme Libreville, il ne faut jamais oublier d’où l’on vient », confie-t-il. Ce morceau, déjà relayé sur les réseaux sociaux, trouve un écho auprès d’une jeunesse en quête de repères culturels.
Sa trajectoire artistique prend forme en 2010 lorsqu’il rejoint le groupe Mouyanga. Ce collectif emblématique du patrimoine musical gabonais le forme aux subtilités du chant polyphonique et du travail de scène. Une école d’excellence qui façonne l’artiste et le prépare à l’envol. Aujourd’hui encore, Shéyi continue de collaborer avec le groupe, qu’il considère comme sa première famille artistique.
Artiste autoproduit, il ne se contente pas de Bola. En parallèle, il prépare également le clip du morceau Ikissa, une autre création afro-fusion née de sa collaboration avec Matt Esdras Beatz. Actif sur TikTok et YouTube, Shéyi inscrit progressivement son projet artistique dans une dynamique d’ouverture, tout en restant fidèle à l’essence de son héritage musical.
À l’écoute de Bola, une question s’impose : Shéyi est-il le successeur naturel des grandes figures Nzébi qui ont marqué la scène musicale gabonaise ? Seul l’avenir le dira. Mais une chose est sûre : avec sa voix habitée, sa maîtrise des codes traditionnels et sa capacité à les réinventer, il incarne une relève porteuse d’espoir pour toute une génération.
Singles
Espoir la Tigresse & NKZ célèbrent le village avec “ZOOLENDE”
Dans le nord-est du Gabon, la province de l’Ogooué-Ivindo abrite désormais l’un des villages les plus commentés sur les réseaux sociaux. Baptisé ZOOLENDE, ce village a gagné une notoriété inattendue grâce aux vidéos publiées par Chimène, une habitante dont les contenus mettant en avant la beauté et l’ambiance des lieux ont suscité un véritable engouement en ligne. Une popularité qui inspire aujourd’hui la musique, à travers la nouvelle chanson d’Espoir la Tigresse intitulée “ZOOLENDE”.
Dans une époque où les sorties musicales cherchent souvent à créer l’événement, certaines chansons parviennent aussi à raconter des histoires profondément humaines. Avec ce titre, Espoir la Tigresse signe une œuvre à la fois musicale, culturelle et identitaire, inspirée d’un village devenu viral sur les réseaux sociaux.
Une popularité qui trouve un écho particulier dans le parcours d’Espoir la Tigresse. Originaire de Mitzic, dans le nord du Gabon, la chanteuse a quitté sa localité pour poursuivre son rêve musical à Libreville, avant d’imposer son nom sur la scène nationale et continentale grâce à plusieurs distinctions artistiques.
Mais loin de se limiter à une simple tendance virale, l’artiste a choisi de vivre l’expérience ZOOLENDE de l’intérieur. Il y a plusieurs mois, Espoir la Tigresse a séjourné dans le village afin d’en découvrir l’atmosphère, les réalités et la magie racontées sur les réseaux sociaux.
À travers cette immersion, la chanteuse porte également un message fort dans un contexte marqué par l’exode rural au Gabon. Alors que de nombreux villages se vident progressivement de leur jeunesse, l’artiste invite les Gabonais à renouer avec leurs origines et à redécouvrir les richesses culturelles des localités du pays.
“Au Gabon, partout je suis chez moi”, affirme Espoir la Tigresse dans la chanson, dans une démarche qui valorise l’unité nationale et le vivre-ensemble au-delà des appartenances régionales.
Cette aventure humaine et artistique a finalement donné naissance à “ZOOLENDE”, un titre partagé avec NKZ, artiste originaire de la région. Ensemble, les deux artistes livrent une chanson qui célèbre le village, l’identité culturelle et l’attachement au terroir gabonais.
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Singles
Carine Mirly dévoile Weyi, un cri du cœur désormais disponible et ouvrant la voie à son premier maxi single
Artiste enracinée dans la tradition gabonaise et portée par une voix singulière, Carine Mirly franchit une étape majeure avec la sortie imminente de son premier maxi single Chérie Meyila. En éclaireur de ce projet, Weyi, désormais disponible, s’impose déjà comme un titre fort, authentique et imprégné de l’héritage culturel qui façonne son identité artistique.
Weyi : une histoire de couple fragilisé par les doutes
Porté par un rythme ingwala, Weyi, déjà accessible au public, plonge dans l’intimité d’une femme mariée confrontée au changement brusque de son époux : distance, irritabilité, froideur. Inquiète, elle décide de l’affronter pour comprendre ce qui perturbe leur relation.
Dans ce morceau, elle réaffirme son amour tout en rappelant à son conjoint de ne pas se laisser influencer par les rumeurs et les jalousies extérieures. Weyi devient alors un message universel sur la confiance, la communication et la résistance face aux on-dit.
Avec ce titre, Carine Mirly démontre sa capacité à raconter des moments sensibles du quotidien à travers une interprétation vibrante et profondément humaine.
Un maxi single entre tradition et modernité
Intitulé Chérie Meyila, ce premier projet compte cinq titres :
1▪︎Weyi
2▪︎Chérie Meyila
3▪︎Ndoumi
4▪︎Amour par intérêt
5▪︎Ne t’en va pas
Les trois premiers titres plongent dans le tradimoderne, en continuité directe avec l’identité artistique de Carine Mirly. Les deux derniers titres, quant à eux, s’ouvrent à des sonorités zouk, confirmant la polyvalence vocale de l’artiste.
Une voix façonnée par les racines
Originaire de Koula-Moutou, Bouyandza Carine Mirela — connue sur scène sous le nom de Carine Mirly — découvre la musique dès l’enfance, imprégnée des rythmes traditionnels gabonais comme le ndjobi et l’ingwala. Sous l’influence de sa grand-mère, danseuse traditionnelle, elle affirme très tôt son désir de chanter.
Elle grandit en interprétant les chansons de Patience Dabany, avant d’intégrer l’orchestre Mimba Star à Koula-Moutou, où sa voix se révèle au public. À Libreville, le regretté promoteur gospel Guy-Christian Mavionga remarque son talent et salue son sérieux.
Carine Mirly poursuivra son parcours au sein du Club des Stars et du Quartier Latin de Libreville, tout en collaborant avec divers artistes de la scène urbaine. Admiratrice de Janet Jackson, elle s’inspire de différentes esthétiques pour façonner un style hybride, mélange harmonieux de traditions gabonaises et d’influences contemporaines.
Un nouveau chapitre déjà lancé
Produit par Zang, le maxi single Chérie Meyila marque un véritable tournant dans sa carrière. Avec Weyi, déjà disponible, Carine Mirly ouvre un nouveau chapitre artistique, affirmant sa détermination à s’imposer durablement sur la scène musicale gabonaise.
Sincère, enraciné et universel, ce titre phare laisse entrevoir un projet où la tradition et la modernité dialoguent avec force et élégance.
Goye / Mihi…
Singles
Le Roi Shéyi signe « IKISSA » : traditions, modernité… vers le trône du renouveau Nzébi ?
Libreville, 07 octobre 2025 — Après plusieurs jours de suspense, Le Roi Shéyi, anciennement connu sous le nom de Harleme Ngoye, fait son grand retour sur la scène musicale gabonaise avec son nouveau single « IKISSA », officiellement sorti le 31 octobre. Ce titre marque le retour d’un artiste issu de la communauté Nzébi, prêt à reprendre le flambeau laissé par des figures emblématiques telles que Nono Michima et Kacky Disco.
Révélé au sein du groupe Mouyanga, où il a perfectionné son art pendant plus de dix ans, Shéyi s’impose désormais comme un véritable porte-étendard de la culture Nzébi. Son premier titre solo, « Bola », avait déjà prouvé sa capacité à séduire le public tout en défendant l’héritage musical de sa communauté. Depuis, l’artiste s’est produit à Libreville et dans l’Ogooué-Lolo, notamment à Lastoursville, Koula-Moutou et Nzela, avant de fouler très bientôt la scène de sa terre natale à Mbigou, dans la Ngounié.
Avec « IKISSA », Le Roi Shéyi franchit un nouveau cap dans son parcours artistique. Le single s’inscrit dans le registre Ingwala, profondément ancré dans la culture Nzébi, mais enrichi de sonorités modernes grâce au travail de Matt Esdras Beat. Ce mélange subtil permet à Shéyi de toucher un public plus jeune tout en restant fidèle aux racines musicales de sa communauté. Le morceau est déjà salué par des artistes comme Naneth Nkoghe et Tâte Bouasse, qui reconnaissent l’originalité de l’artiste.
Le clip officiel, attendu dans les semaines à venir, promet de mettre en images l’univers imaginé par Shéyi, alliant hommage aux figures disparues et créativité contemporaine. Entre tradition et modernité, « IKISSA » illustre la vitalité et la richesse de la culture Nzébi, toujours vivante à travers les nouvelles générations.
Le single est d’ores et déjà disponible sur YouTube, et sera bientôt diffusé sur toutes les plateformes de streaming. Il offre aux mélomanes un avant-goût de la carrière solo de Le Roi Shéyi, un subtil équilibre entre héritage culturel et innovation artistique.
Avec ce retour, Le Roi Shéyi confirme sa volonté de porter la culture Nzébi vers de nouveaux horizons, en faisant dialoguer tradition et modernité pour les générations futures.
