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PDG-Boumi-Louetsi : la stratégie électorale se structure à Mbigou

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Dans une ambiance de cohésion militante, les responsables et la base du Parti Démocratique Gabonais (PDG) du 1er siège du département de la Boumi-Louetsi, dans la province de la Ngounié, se sont retrouvés le samedi 28 juin 2025 à Mbigou pour une réunion stratégique en vue des élections législatives et locales à venir. Cette rencontre, organisée dans la salle du Conseil Départemental, fait suite à la concertation du 21 juin à Libreville. Elle s’est tenue sous la supervision du Secrétaire Départemental, le camarade Boungomba Lebita.

Pendant près de quatre heures (18h–22h), les militants ont examiné quatre points essentiels :

▪︎La lecture et l’explication de la note de référence encadrant les scrutins,

▪︎L’enregistrement des candidatures,

▪︎La désignation des candidats,

▪︎Et divers échanges de clôture.

Dès l’ouverture, les lignes directrices du processus électoral ont été rappelées, notamment les conditions d’éligibilité, les procédures de désignation et le calendrier de validation interne.

Des candidatures validées par consensus

L’enregistrement des candidatures a donné lieu à une approbation unanime de la base militante.
Le camarade MBP Alain Bouka Manganda a été désigné comme candidat unique pour les élections législatives, salué comme un choix de stabilité.

Pour les scrutins locaux :

▪︎La camarade MBP Alice Yolande Amiar, épouse Ovenga, a été désignée pour conduire la liste communale,

▪︎Le camarade MCN Jean Nzengue avait été initialement proposé comme tête de liste départementale, mais s’est désisté, conformément à la note du Ministre de l’Intérieur relative à l’inéligibilité des Délégués spéciaux aux prochaines élections. La base est restée en attente des conclusions des 2e et 3e sièges pour un nouveau positionnement.

Alain Bouka Manganda, prenant la parole, a ensuite encouragé un processus ouvert et transparent pour composer la liste communale : « Concertons-nous en toute liberté pour désigner ensemble les 17 colistiers issus des six fédérations du 1er siège. »

Dans cette logique d’équilibre, la base militante à également pris la décision d’intégrer deux notables à la retraite ayant récemment rejoint les rangs du Parti, malgré des sollicitations extérieures. Un choix salué comme un symbole de sagesse et de fidélité.

Sur les 26 candidatures reçues pour la commune, 17 ont été retenues, dont 6 provenant de la diaspora départementale. La liste départementale, quant à elle, reste à compléter selon les ajustements à venir.

Un appel à la discipline politique

S’adressant aux militants dans la phase des divers, Alain Bouka Manganda a tenu à saluer « la bonne tenue des assises, une première dans le 1er siège, un succès historique ». Il a ensuite lancé un avertissement appuyé à certains cadres du Parti : « Ces camarades qui agissent pour leurs intérêts trahissent non seulement le Parti, mais également la localité. Il n’en sera plus ainsi. »

Fustigeant les élus qui monnayent leur mandat après avoir bénéficié du soutien du Parti, il a rappelé que « le PDG investit d’énormes moyens et que cela implique des responsabilités, des sacrifices et de la loyauté. »

Par ailleurs, l’assemblée a procédé au remplacement numérique des camarades démissionnaires, consolidant l’organisation interne en vue de la campagne.

Une dynamique de terrain favorable au Parti

Cette rencontre aura permis de renforcer la mobilisation, d’apaiser les ambitions, et surtout de faire passer un message clair à la base. Au vu de la solidarité affichée par la base militante du à Mbigou au 1er siege du département de la Boumi-Louetsi, le parti aborde les prochaines échéances avec un avantage stratégique. Les électeurs, témoins d’un message collectif et coordonné, pourraient bien accorder leur confiance à une équipe soudée et préparée.

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23 mars au Gabon : une journée d’hommage aux enseignants entre mémoire, crise et espoirs de réforme

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Au Gabon, le 23 mars n’est pas une date comme les autres. Elle porte en elle une mémoire douloureuse et un symbole fort : celui de Martine Oulabou Mbadinga, institutrice à l’école publique de la Sorbonne de Libreville, tuée en 1992 alors qu’elle défendait les droits du corps enseignant. Depuis, cette date est devenue, pour beaucoup, celle des larmes, mais aussi de la dignité et de la résistance.

Le pays célèbre ce 23 mars 2026 la Journée nationale de l’enseignant, dans un contexte particulièrement tendu. L’année académique a été marquée par une grève de deux mois, révélant une fois de plus les profondes difficultés du système éducatif et le malaise persistant au sein du corps enseignant, qui se dit « précarisé ».

La veille de cette commémoration, la ministre de l’Éducation nationale, Carmélia Ntoutoume Leclercq, a pris la parole pour adresser un message à la Nation. Un discours à la tonalité solennelle, mêlant hommage, reconnaissance et perspectives de réformes.

Une reconnaissance officielle face à un malaise profond

Dans son allocution, la ministre a rendu un hommage appuyé aux enseignants, saluant leur engagement quotidien au service de la jeunesse gabonaise. Elle a également honoré la mémoire des enseignants disparus et adressé ses condoléances aux familles endeuillées au cours de l’année académique 2025-2026.

S’appuyant sur une citation de Nelson Mandela — « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde » — elle a rappelé le rôle central des enseignants dans la construction de la nation.

Mais derrière cette reconnaissance officielle, les attentes restent fortes. Les revendications exprimées lors des mouvements sociaux récents ont mis en lumière des conditions de travail difficiles et une reconnaissance jugée insuffisante.

Le thème retenu cette année, « la valorisation de la fonction enseignante : un levier de l’encadrement de la jeunesse dans la Cinquième République », apparaît ainsi comme une tentative de réponse à ce malaise structurel.

Des engagements annoncés, un dialogue attendu

Face aux tensions, la ministre a reconnu le caractère « légitime » des revendications des enseignants, tout en affirmant la volonté du gouvernement d’y apporter des réponses « avec responsabilité ».

Parmi les annonces faites figurent la poursuite du dialogue avec les acteurs du système éducatif, ainsi que la présentation des avancées liées au statut particulier des enseignants. Les conclusions de la commission tripartite seront également partagées.

Plusieurs réformes ont été mises en avant :

▪︎le plan sectoriel de l’éducation au primaire

▪︎le cadre d’orientation curriculaire

▪︎la collection Concorde, premiers manuels gabonais du secondaire depuis 1960

Dans cette dynamique, la ministre a insisté sur la nécessité d’adapter l’école gabonaise aux défis contemporains, citant Malcolm X :
« L’éducation est le passeport vers l’avenir ».

Une commémoration entre symbole et exigence de changement

Si les cours sont exceptionnellement suspendus pour permettre la célébration sur toute l’étendue du territoire, la portée de cette journée dépasse largement le cadre festif.

Pour de nombreux enseignants, le 23 mars reste avant tout une date de mémoire, profondément marquée par le sacrifice de Martine Oulabou Mbadinga. Un rappel constant des luttes passées, mais aussi des défis encore à relever.

Dès lors, une question s’impose : cette journée d’hommage sera-t-elle le point de départ d’une véritable transformation des conditions de vie et de travail des enseignants au Gabon ?

Mombo / Mihi…

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Endométriose : Endofi Gabon intensifie la sensibilisation de Libreville à Lambaréné

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À l’occasion du mois de mars, dédié à la lutte contre l’endométriose à travers le monde, l’association Endofi Gabon multiplie les initiatives pour briser le silence autour de cette maladie encore trop méconnue. Entre actions de terrain, campagnes médiatiques et rencontres institutionnelles, l’organisation déploie une mobilisation nationale en faveur des femmes.

Après le lancement de ses activités à Libreville, marqué par une forte présence médiatique — notamment à travers l’émission Yêmï sur Urban FM — Endofi Gabon a poursuivi sa mission de sensibilisation auprès de plusieurs publics stratégiques. L’association est ainsi intervenue auprès du personnel de l’ANINF, mais également auprès des honorables députés, avec un message constant : informer, faire comprendre et susciter une prise de conscience collective.

Endofi Gabon communiquait sur Yêmï via sa secrétaire générale, Nina Andeme épouse Berre, et une vue de la sensibilisation à l’ANINF avec Dr Marcelle Abeghe Ngoua.

Dans cette dynamique de décentralisation, l’association étend désormais son action au-delà de la capitale. Après une précédente étape à Port-Gentil l’année dernière, Endofi Gabon séjourne actuellement à Lambaréné du 19 au 20 mars, où elle mène une série d’activités alliant sensibilisation sanitaire et rencontres institutionnelles.

Vue de la sensibilisation au dispensaire d’Isaac et au CHR Georges Rawiri.

Sur le terrain, les activités menées le 19 mars, notamment :

▪︎une séance de sensibilisation au dispensaire d’Isaac ;
▪︎des visites de courtoisie auprès du Maire de Lambaréné et du Gouverneur ;
▪︎des campagnes d’information au CHR Georges Rawiri ainsi qu’à l’Hôpital Albert Schweitzer.

D’autres actions de sensibilisation et rencontres sont prévues ce 20 mars, afin de poursuivre cette mobilisation au plus près des populations.

À travers ces initiatives, Endofi Gabon entend toucher toutes les couches de la population et faire passer un message essentiel : l’endométriose est une réalité qui concerne toute la société.

Maladie inflammatoire chronique, l’endométriose se caractérise par la présence de tissus semblables à l’endomètre en dehors de l’utérus. Elle se manifeste principalement par des douleurs menstruelles intenses, souvent banalisées à tort, mais pouvant également entraîner fatigue, saignements et, dans certains cas, des problèmes d’infertilité. Touchant environ une femme sur dix dans le monde, elle reste pourtant largement sous-diagnostiquée.

Parler de l’endométriose, c’est avant tout reconnaître la souffrance silencieuse de nombreuses jeunes filles et femmes. C’est aussi favoriser un diagnostic précoce, améliorer la prise en charge médicale et rompre l’isolement des patientes.

Car au-delà des chiffres, l’endométriose reste une douleur invisible qu’il est urgent de rendre visible. Dans cette dynamique, Endofi Gabon entend maintenir la mobilisation, avec plusieurs activités prévues à Libreville dans les prochains jours, dont une marche annoncée pour le 28 mars. Un moment fort qui devrait rassembler des milliers de femmes, mais aussi servir de baromètre de l’impact d’une campagne qui, au fil des semaines, aura contribué à libérer la parole et à faire émerger une prise de conscience collective.

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RGEDD : forte mobilisation citoyenne pour une plage sans plastiques à Michel Marine

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L’ONG RGEDD a conduit, le samedi 14 mars 2026, une opération de nettoyage sur la plage de Michel Marine, située dans le quatrième arrondissement de Libreville, dans le cadre du projet « Océan sans plastiques », soutenu par le Fonds de Préservation de la Biodiversité au Gabon (FPBG). Objectif : lutter contre la pollution marine et promouvoir des comportements écoresponsables.

Malgré des conditions météorologiques peu favorables en début de matinée, la mobilisation a été au rendez-vous avec 137 bénévoles présents. Après une phase de sensibilisation et la distribution du matériel de collecte, les participants ont été organisés en équipes de dix afin d’assurer une meilleure coordination et d’instaurer une dynamique participative.

La collecte, lancée dans un esprit de compétition, a permis en près de deux heures de retirer 235 sacs de 130 litres de déchets, dont une large majorité de plastiques (194 sacs) contre 41 sacs d’autres déchets. L’équipe de l’École d’Application du Service de Santé Militaire de Libreville s’est illustrée en tête du classement avec 65 sacs collectés, témoignant de son engagement.

Les déchets ramassés ont été confiés à l’entreprise Clean Africa, avec une orientation spécifique des plastiques vers la start-up ECOGESTION pour leur revalorisation, inscrivant l’opération dans une logique d’économie circulaire.

Au-delà du volume collecté, cette initiative a contribué à réduire significativement la pollution sur le site tout en renforçant la sensibilisation des populations à la préservation des écosystèmes côtiers. Comme l’a souligné Tchouindo Afane Edou, responsable de l’ONG RGEDD, « cette mobilisation démontre que la protection de notre environnement est une responsabilité partagée. Chaque geste compte dans la lutte contre la pollution plastique, et c’est ensemble que nous pouvons préserver durablement nos côtes et nos océans ».

Les organisateurs ont salué l’implication de leurs partenaires, notamment Clean Africa pour son appui logistique, Sobraga en tant que partenaire principal, ainsi que SanlamAllianz Gabon pour les lots. Une mention spéciale a été adressée à l’École d’Application du Service de Santé Militaire – LBV pour sa forte mobilisation.

Un nouveau rendez-vous est fixé au 28 mars prochain sur un site qui sera communiqué ultérieurement, avec l’appui des autorités environnementales et municipales.

Boss / Mihi…

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