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Mayumba : Oligui Nguema, une victoire pour un nouveau départ ?
Située dans la province de la Nyanga, au sud-ouest du Gabon, Mayumba est une ville qui regorge de potentialités économiques et touristiques. Bordée par l’océan Atlantique et traversée par le fleuve Banio, elle pourrait être un pôle de développement majeur. Pourtant, l’absence d’infrastructures modernes, les routes en terre poussiéreuses et le manque d’investissements maintiennent la ville dans une situation de sous-développement.
À l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril, les habitants de Mayumba voient en Brice-Clotaire Oligui Nguema un espoir de changement. Le candidat du Rassemblement des Bâtisseurs a placé cette localité au cœur de ses engagements, promettant des transformations structurelles qui pourraient changer son visage et booster son économie.
Un projet de transformation pour Mayumba
Dans son discours à la place des fêtes de Mayumba, Oligui Nguema a annoncé plusieurs projets destinés à faire de la ville un centre économique dynamique :
▪Un port en eaux profondes, qui faciliterait les échanges commerciaux et ouvrirait de nouvelles perspectives économiques.
▪L’amélioration des infrastructures routières, pour désenclaver la ville et faciliter les déplacements des habitants et des commerçants.
▪Le développement de l’emploi local, avec un accent particulier sur l’exploitation des ressources naturelles et le soutien aux initiatives économiques.
Parmi ces initiatives, la pêche occupe une place centrale. Avec son littoral riche en ressources halieutiques, Mayumba pourrait devenir un acteur majeur du secteur, à condition que les pêcheurs soient équipés et soutenus. Oligui Nguema prévoit un accompagnement technique et matériel pour moderniser l’activité, développer la transformation des produits de la mer et structurer leur distribution. Cette dynamique permettrait de créer des emplois, de sécuriser les revenus des pêcheurs et de faire de Mayumba un véritable vivier économique.
Un potentiel touristique encore inexploité
Si le développement économique est essentiel, Mayumba possède aussi un atout indéniable : son patrimoine naturel exceptionnel. Ses plages préservées et sa biodiversité unique pourraient attirer un tourisme écologique et responsable, à condition que des infrastructures d’accueil soient mises en place.
L’un des défis majeurs sera donc de concilier modernisation et préservation de l’environnement. En investissant dans un tourisme durable, Mayumba pourrait tirer profit de ses richesses naturelles tout en garantissant leur protection.
L’enjeu du 12 avril
À l’heure où le Gabon s’apprête à voter, les électeurs de Mayumba scrutent avec attention les engagements des candidats. Pour eux, l’élection d’Oligui Nguema pourrait marquer un tournant décisif, transformant leur ville en un véritable pôle de développement.
Reste à savoir si, en cas de victoire, ces projets seront concrétisés. Car au-delà des promesses, les habitants de Mayumba attendent des actes. Si ces engagements deviennent réalité, la ville pourrait enfin sortir de l’ombre et s’imposer comme un acteur clé de l’économie gabonaise.
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Belinga : la mission gabonaise s’achève au cœur des mines australiennes
Après plusieurs jours de rencontres et de discussions à Perth, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a achevé sa mission officielle en Australie par une visite des installations de Fortescue dans la région de Pilbara, en Australie-Occidentale. Une étape importante pour la délégation gabonaise, venue observer de près le fonctionnement de l’un des plus grands groupes miniers au monde.
Cette immersion sur le terrain est intervenue après les échanges avec le fondateur et président exécutif de Fortescue, le Dr Andrew Forrest. Les discussions ont notamment porté sur l’avenir du projet Belinga, les infrastructures nécessaires à son développement, les investissements, l’industrialisation, la formation des Gabonais et le transfert de technologies.
À Pilbara, la délégation a découvert une chaîne de production entièrement intégrée, allant de l’extraction du minerai à son traitement, puis à son transport et à son exportation. Fortescue exploite cinq sites miniers répartis entre les pôles de Chichester, de l’Ouest et d’Iron Bridge.
Cloudbreak et Christmas Creek produisent près de 100 millions de tonnes par an. Solomon et Eliwana atteignent un volume similaire, tandis qu’Iron Bridge se distingue par la production d’un concentré de magnétite à haute teneur.
Pour transporter le minerai, Fortescue s’appuie sur une ligne ferroviaire de 760 kilomètres reliant les mines à Port Hedland. Le port Herb Elliott peut exporter jusqu’à 210 millions de tonnes par an, avec plus de 990 départs de navires minéraliers. À Perth, le centre d’opérations « The Hive » permet de suivre à distance les activités minières, ferroviaires et portuaires grâce aux données en temps réel et aux technologies autonomes.
Le groupe transporte ainsi plus de 200 millions de tonnes de minerai chaque année. Il emploie plus de 20 000 personnes, a réalisé des projets d’une valeur de 46,2 milliards de dollars et expédié plus de 2,5 milliards de tonnes de minerai à travers le monde.
Pour le Gabon, cette visite va bien au-delà de la découverte d’installations industrielles. Elle permet de mieux mesurer ce que représentera, demain, le développement de Belinga, actuellement en phase d’exploration par Fortescue Belinga.
Derrière les chiffres et les machines, l’enjeu concerne surtout les emplois, la formation des jeunes, les infrastructures et les perspectives offertes aux populations. En se rendant à Pilbara, Hermann Immongault a voulu voir, comprendre et préparer les prochaines étapes. L’ambition demeure de faire de Belinga un projet capable de soutenir durablement l’industrialisation et la prospérité du Gabon.
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Fer de Belinga : plus de 250 milliards de FCFA investis, Fortescue dresse le bilan de ses trois premières années au Gabon
Trois ans après son arrivée au Gabon, Fortescue poursuit méthodiquement le développement du projet de fer de Belinga. Si l’exploitation du minerai n’a pas encore débuté, l’entreprise australienne estime avoir franchi plusieurs étapes structurantes qui traduisent l’avancement progressif de l’un des plus importants projets miniers du pays.
Le 1er juillet 2026, Fortescue a présenté le bilan de ses trois premières années d’activité dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Des investissements aux infrastructures, en passant par les travaux géologiques et l’emploi local, l’entreprise met en avant les fondations déjà posées avant la phase d’exploitation minière.
Selon les chiffres communiqués, plus de 250 milliards de FCFA ont été investis depuis son arrivée au Gabon. Un montant qui a notamment permis la réalisation et la programmation de 225 000 mètres linéaires de forages destinés à mieux connaître le potentiel du gisement et à préparer les prochaines phases du projet.
Sur le terrain, Fortescue revendique également plus de 450 kilomètres de routes développées et entretenues afin de faciliter l’accès aux différents sites du projet. À cela s’ajoutent plus de 900 places d’hébergement installées pour accompagner les activités opérationnelles et la présence des équipes mobilisées sur le chantier.
Le volet humain figure également parmi les éléments mis en avant par l’entreprise. Plus de 700 Gabonaises et Gabonais sont aujourd’hui directement impliqués dans le projet, témoignant de la volonté affichée d’associer les compétences nationales au développement de Belinga.
Ces réalisations s’inscrivent dans la continuité de la convention minière signée entre l’État gabonais et Fortescue, qui prévoit, à terme, des investissements de plusieurs milliards de dollars ainsi que la création de milliers d’emplois directs et indirects.
Si les attentes demeurent importantes autour du lancement effectif de l’exploitation minière, le bilan présenté par Fortescue rappelle qu’avant de devenir une mine, Belinga se construit progressivement. Les investissements consentis, les infrastructures déployées et les travaux techniques engagés constituent autant d’étapes qui permettront de déterminer le rythme et l’ampleur des prochaines phases de ce projet stratégique pour l’économie gabonaise.
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Potasse de la Banio : Hui Neng Group s’inscrit dans la vision industrielle du Gabon
Le gisement de potasse de la Banio, situé dans la province de la Nyanga, continue de renforcer l’attractivité économique du Gabon. Le 17 juillet dernier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, entouré des ministres en charge des Transports, des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Environnement, a reçu une délégation de la holding chinoise Hui Neng Group venue explorer les opportunités offertes par ce projet stratégique.
Déjà présente au Laos et en Sierra Leone, cette entreprise spécialisée dans la chimie thermique et l’énergie ambitionne de contribuer au développement industriel de la Nyanga. Son vice-président, Li Yongzhen, est venu s’enquérir des avantages et des mécanismes proposés par l’État gabonais dans le cadre d’un éventuel partenariat autour de l’exploitation de la potasse de la Banio.
Au cours des échanges, Hermann Immongault a présenté les grands projets structurants engagés par le Gabon. Parmi eux figure le projet de construction du port en eau profonde de Mayumba, actuellement en négociation avec Abu Dhabi Group, destiné à faciliter l’exportation du marbre, du fer et de la potasse produits dans la région. Le pays prévoit également de porter sa capacité énergétique de 16,5 MW actuellement à 2 148 MW en 2030, puis à 2 291 MW à l’horizon 2035 pour accompagner cette dynamique industrielle.
Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la transformation locale des ressources naturelles, de la souveraineté économique et de l’industrialisation du pays des axes majeurs de son action. L’objectif affiché est de créer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’opportunités pour les Gabonais.
Saluant des réponses « très claires et concrètes », Li Yongzhen a annoncé que les prochaines étapes porteront sur l’évaluation technique du projet et des visites de terrain. Le gouvernement gabonais reste, quant à lui, attaché à un principe intangible : tout projet devra respecter les normes environnementales et contribuer au développement durable du Gabon.
