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Santé : L’ANMAPS certifiée ISO 9001:2015, une étape historique pour le Gabon
Libreville, 15 janvier 2026 – Le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a présidé ce mercredi la cérémonie officielle de remise de la certification internationale ISO 9001:2015 à l’Agence Nationale du Médicament et des Autres Produits de Santé (ANMAPS). Cette distinction marque une avancée majeure dans le renforcement du système de santé gabonais.
En présence du Ministre de la Santé, Pr Elsa Joséphine N’kama Ayo épouse Bivigou, et d’autres membres du Gouvernement, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immogault, a souligné que cette certification dépasse la simple reconnaissance technique : « C’est bien plus qu’une certification qui est célébrée : c’est une vision de l’État qui se matérialise », a-t-il déclaré. Selon lui, il s’agit d’un engagement concret du Président de la République, Son Excellence Brice-Clotaire Oligui Nguema, à bâtir un Gabon doté d’institutions fortes, crédibles et capables de répondre aux attentes des citoyens, tout en s’imposant sur la scène régionale et internationale.
Pour le Ministre de la Santé, cette certification atteste de l’engagement de l’État gabonais en faveur de la qualité, de la sécurité et de la performance des institutions sanitaires. « La santé publique est un domaine où l’erreur coûte cher et où l’exigence sauve des vies », a rappelé le Pr Elsa Joséphine N’kama Ayo épouse Bivigou. Elle a insisté sur le fait que la qualité et la sécurité doivent désormais être au cœur de toutes les pratiques sanitaires, qu’il s’agisse des hôpitaux, des centres de santé, des laboratoires ou des structures publiques et privées.
La norme ISO 9001:2015 garantit que les processus de régulation de l’ANMAPS reposent sur des standards internationaux élevés en matière de qualité, de traçabilité, de gestion des risques et d’amélioration continue. Elle renforce la surveillance du marché pharmaceutique, la lutte contre les produits falsifiés et la sécurisation de toute la chaîne pharmaceutique, de l’importation à l’utilisation finale dans les établissements de santé. Cette reconnaissance internationale constitue un levier déterminant pour l’amélioration rapide de la qualité des soins et de la performance des structures sanitaires.
Le Vice-Président du Gouvernement a appelé à maintenir un haut niveau d’exigence, à consolider durablement les acquis de l’ANMAPS et à inscrire l’amélioration continue au cœur de son fonctionnement. Il a assuré qu’il serait particulièrement attentif à la préservation de cette crédibilité dans la durée, en saluant l’engagement et le professionnalisme des équipes de l’Agence.
Pour le Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo, cette certification s’inscrit pleinement dans la vision du Chef de l’État, qui fait de la protection de la santé des populations et du renforcement des institutions sanitaires une priorité nationale. Elle a rappelé que lorsque les produits de santé sont mal contrôlés ou de qualité insuffisante, ce sont des vies qui sont directement exposées.


Photo de famille après la cérémonie de remise du certificat ISO 9001:2015 à l’ANMAPS et vue de l’assistance.
En signant le livre d’or, le Vice-Président du Gouvernement a mis en avant l’importance de cette avancée pour l’ensemble des acteurs du secteur sanitaire et pour la confiance des populations. Cette certification vient ainsi confirmer la politique de refondation de l’État et de protection des populations portée par le Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema.
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Chef O’miel célèbre Le Menu lors d’une fête de sortie entre musique, gastronomie et culture
Le 17 janvier, Chef O’miel a officiellement servi Le Menu au public à l’occasion d’une fête de sortie d’album organisée dans un cadre hautement symbolique : son propre restaurant. Fidèle à l’esprit du projet, l’événement s’est déroulé au cœur même de la cuisine, transformée pour l’occasion en espace d’échanges, de performances et de partage. Un décor naturel où la gastronomie et la musique se rencontrent pour raconter une histoire, celle d’un artiste à la double identité assumée.
Sorti le 16 janvier sur les plateformes légales, Le Menu est un album de 18 titres pensé comme une œuvre conceptuelle, où chaque morceau s’inscrit dans une métaphore culinaire. Structuré comme un véritable repas, le projet transforme les émotions, les expériences et les réflexions de l’artiste en plats musicaux, offrant une lecture originale et cohérente du quotidien.
Lors de cette soirée de célébration, Chef O’miel a proposé une prestation en play-back de dix titres de l’album. Fidèle à l’esprit narratif du projet, chaque interprétation était accompagnée d’une sélection poussée sous le mix de DJ Fléo, puis suivie d’explications de l’artiste, permettant au public de saisir le sens, la construction et l’intention derrière chaque morceau.
L’animation était assurée par Engone The Voice, qui a su donner du rythme à la soirée tout en favorisant une interaction fluide entre l’artiste et les invités.


Après les échanges avec les médias, Chef O’miel a marqué les esprits en reprenant sa veste de cuisinier. Un geste fort, symbole de l’équilibre qu’il revendique entre ses deux univers. Il a alors offert aux invités une spéciale maison, saluée et largement appréciée par le public, prolongeant l’expérience artistique jusque dans l’assiette.


Ici, les figures des médias, lors de l’échange avec Chef O’miel, et en vue de l’assistance invités, ont découvert le plat spécialement préparé par l’artiste
Connu du grand public comme chef de cuisine, Chef O’miel a profité de cet événement pour affirmer sa place dans le paysage musical en tant que rappeur. Le single Ange et Démon installe une atmosphère introspective, tandis que La Recette, en featuring avec Lestat, s’impose comme la colonne vertébrale du projet, incarnant son identité artistique et la cohérence de sa vision.
Le Menu mêle vécu personnel, transmission et observation sociale, tout en conservant une forte unité autour de son concept culinaire. Plusieurs collaborations viennent enrichir cette carte musicale, notamment Téméraire avec Keurtice I, Love Hypnose avec Welkome, ou encore Gastronomie Lyricale aux côtés de Yvy Real. Des titres comme Gabon proposent un regard lucide sur le pays, tandis que Papa, hommage à son père disparu, dévoile une facette profondément intime de l’artiste.



La soirée a également été marquée par la présence de nombreuses figures du milieu culturel, au-delà des médias. Parmi les invités figuraient le groupe Afrik’an Legend, les artistes Rodikx et Rodzeng, l’un des grands réalisateurs gabonais The Maggik Elkana, ainsi que Magali Palmira Wora, figure de proue du management culturel.
Séduit par la qualité artistique et l’originalité du projet, The Maggik Elkana a salué la démarche conceptuelle de Le Menu, tout en soulevant un enjeu majeur pour l’avenir de l’artiste :

« J’ai été séduit par le projet, par sa cohérence et par la vision qu’il propose. Mais la vraie question, c’est de savoir comment Chef O’miel va réussir à porter ces deux passions à la fois. La musique et la gastronomie sont des univers très exigeants, et les concilier durablement n’est jamais évident. »
Désormais disponible sur les plateformes, Le Menu entre dans une nouvelle phase. Chef O’miel entend défendre le projet dans les médias, et, si les conditions s’y prêtent, le porter également sur scène, afin de prolonger l’expérience et d’aller à la rencontre d’un public fan de rap.
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Éducation nationale : deux lectures opposées d’une grève toujours en cours
La journée du lundi 19 janvier 2026 a été marquée par une véritable guerre de communication autour de la grève dans le secteur de l’éducation nationale. Tandis que le ministère de l’Éducation nationale évoque une reprise progressive des cours dans plusieurs établissements de Libreville, les enseignants regroupés au sein des syndicats, notamment le SENA et la plateforme SOS Éducation, affirment que le mot d’ordre de grève reste largement suivi sur l’ensemble du territoire national.
Pour appuyer la position de la tutelle, la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, s’est rendue dans plusieurs établissements de la capitale, notamment à l’école publique de Nzeng-Ayong II, à l’école publique de Dragage (Nzeng-Ayong) et au lycée public de Montalier. Elle y a présidé la levée des couleurs et assuré avoir constaté une « reprise progressive des cours », malgré la poursuite du mouvement social. Dans le même temps, le ministère a annoncé le déploiement de missions d’inspection dans les établissements scolaires du pays.
Dès les premières heures de la matinée, une série de publications diffusées sur les réseaux sociaux du ministère, largement relayées, a mis en avant des images censées attester d’un retour progressif à la normale, notamment dans la circonscription scolaire de Libreville-Est.
Face à cette communication officielle, les syndicats livrent une lecture diamétralement opposée de la situation. Selon eux, la grève reste effective dans de nombreuses localités du pays, comme en témoignent des images diffusées sur les réseaux sociaux, montrant des établissements scolaires sans enseignants ni élèves. Cette position avait déjà été clairement exprimée lors de l’assemblée générale tenue le samedi 17 janvier 2026 au terrain de basket d’Awendjé, au cours de laquelle les syndicats avaient décidé de maintenir la grève et d’exclure toute reprise des cours le lundi 19 janvier.
Cette décision intervient pourtant après l’annonce, le 14 janvier, de plusieurs mesures issues des travaux de la Commission tripartite interministérielle, portant notamment sur la régularisation administrative et financière de milliers d’enseignants, avec une mise en œuvre progressive annoncée à partir de février 2026.
Dans ce contexte de bras de fer et de discours contradictoires, de nombreux observateurs estiment que l’ouverture d’un dialogue renouvelé entre les deux parties serait un début de solution. Une reprise progressive des cours, tout en maintenant les discussions, pourrait permettre de préserver l’année scolaire. Car au-delà des revendications et des stratégies de communication, l’intérêt supérieur des élèves demeure la priorité affichée aussi bien par le gouvernement que par les enseignants.
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Gabon : la grève pétrolière annoncée interpelle un nouveau pouvoir face à un mal ancien
Le secteur pétrolier gabonais est à nouveau sous tension. Dans une correspondance datée du 16 janvier 2026, l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) a annoncé une grève générale illimitée à compter du 31 janvier à minuit, faute d’avancées sur des revendications portées depuis des années.
Syndicat majoritaire du secteur, l’ONEP dénonce des pratiques qu’elle juge illégales et préjudiciables aux travailleurs nationaux. Parmi les principaux points figurent la fin de la mise à disposition illicite de personnel, l’harmonisation salariale avec les grilles des sociétés utilisatrices — assortie du paiement rétroactif des arriérés — ainsi que la régularisation des statuts par le basculement en contrats directs pour les employés remplissant les conditions légales.
Si le mouvement devait être déclenché, les conséquences seraient lourdes pour l’économie nationale. Le pétrole représentant près de 60 % des recettes budgétaires de l’État, une paralysie du secteur aurait un impact immédiat sur les finances publiques. Bien que la loi impose un service minimum de 40 %, l’ONEP a indiqué que celui-ci se limiterait à la sécurisation des installations, sans extraction ni exportation.
Toutefois, cette crise ne saurait être analysée hors de son contexte. Les dysfonctionnements dénoncés par les travailleurs remontent, pour l’essentiel, à plus de deux décennies. Ils se sont enracinés au fil des années, sous différents régimes et configurations institutionnelles, rendant leur résolution complexe et progressive.
C’est dans ce cadre qu’intervient un pouvoir récemment renouvelé. Élu en avril dernier, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, conduit aujourd’hui le premier gouvernement de la Cinquième République, mis en place il y a seulement quelques semaines. Dans un entretien accordé au quotidien L’Union, le chef de l’État a rappelé sa vision pour le secteur pétrolier, axée sur la gabonisation des emplois, la transparence des conventions, la souveraineté énergétique et la restauration d’une gouvernance plus équitable.
Dans cette phase charnière, de nombreux observateurs estiment que le gouvernement devrait réagir à temps afin d’apaiser la tension sociale et d’ouvrir des pistes de solutions durables, en appelant également les partenaires sociaux à la compréhension face à un exécutif encore en phase d’installation.
À cet égard, le rôle du ministre du Pétrole et du Gaz, Clotaire Kondja, apparaît central. Homme de la maison, fin connaisseur du secteur pour y avoir évolué durant plus de trente ans, il est perçu comme la personne idoine pour gérer ce dossier sensible, sous la coordination du Vice-Président du gouvernement, Hermann Immongault. Leur capacité à favoriser un dialogue responsable pourrait s’avérer décisive pour éviter une crise majeure et poser les bases d’une réforme attendue de longue date dans un secteur vital pour le Gabon.

