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Rénovation de la stèle de Wongo : Un hommage restauré et un symbole de développement pour Lastoursville

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La stèle de Wongo, monument emblématique de Lastoursville, a récemment été rénovée. Ce projet fait partie d’un programme de modernisation des infrastructures dans le département de Mulundu, financé par une enveloppe de 2.300.000.000 de francs CFA allouée par le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. La rénovation de ce monument historique s’inscrit parmi les projets d’envergure, dont une partie des fonds (1.150.000.000 de francs CFA) a été dédiée à la réhabilitation de la stèle.

Lors de sa tournée républicaine, l’étape de Lastoursville a marqué un moment important dans l’engagement du président Brice-Clotaire Oligui Nguema pour le développement du département de Mulundu. Sa visite de la stèle de Wongo, qui avait constitué la première étape de son séjour, témoigne de l’importance qu’il accorde à la restauration de l’histoire nationale. En ce sens, la rénovation de la stèle de Wongo s’inscrit dans une démarche de réappropriation de l’histoire du Gabon par les Gabonais eux-mêmes, permettant ainsi de raviver la mémoire collective et de renforcer l’unité nationale autour des valeurs de résistance, de paix et de réconciliation.

Wongo : Un guerrier de la paix et de l’indépendance

La stèle de Wongo rend hommage à ce guerrier de l’ethnie Awandji, célèbre pour sa résistance contre l’occupation coloniale au début du XXe siècle. Après des années de combat, Wongo choisit la paix en se rendant à l’ennemi pour garantir la sécurité des communautés locales, devenant ainsi un symbole de diplomatie et de courage.

Une stèle symbolique de mémoire et d’unité

La stèle rénovée représente non seulement un souvenir historique de la résistance contre l’occupation coloniale, mais aussi un symbole de paix et de réconciliation. Elle incarne la cohésion sociale et l’unité entre les populations de la région. La cérémonie d’inauguration de la stèle en 2004 avait déjà renforcé les liens entre les communautés, et sa rénovation vise à renouveler cette solidarité.

Rénovation dans le cadre du développement régional

Ce projet de rénovation fait partie d’un vaste programme financé par l’État gabonais. L’entreprise Gil’Art a restauré la stèle tout en intégrant des éléments modernes. La réhabilitation de la stèle s’accompagne de la construction d’autres infrastructures essentielles dans la région.

Un avenir tourné vers la modernité et le développement

La rénovation de la stèle s’inscrit dans un processus plus large de transformation de Lastoursville. Les habitants voient la stèle comme un symbole vivant du passé héroïque et des espoirs pour un avenir meilleur. Selon Christ, un habitant de la ville : « La stèle de Wongo n’est pas seulement un souvenir du passé. Elle est aujourd’hui un phare qui nous guide vers l’avenir, vers la paix et l’unité. »

Réactions et perspectives

La rénovation de la stèle de Wongo a suscité des réactions positives. Ce projet, tout comme d’autres initiatives en cours dans la région, démontre l’engagement des autorités gabonaises pour le développement de la région et le bien-être des habitants. La stèle rénovée devient ainsi un symbole vivant de l’histoire et des valeurs locales, tout en ouvrant la voie à un avenir tourné vers la modernité et le développement durable de Lastoursville et du département de Mulundu.

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Crise dans l’éducation : SOS Éducation maintient la grève, le dialogue avec le gouvernement reste essentiel

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Lors de l’Assemblée générale tenue ce 31 janvier à Sibang, les enseignants de SOS Éducation ont réaffirmé le maintien de leur grève, tout en insistant sur la nécessité de publier la liste complète des 4 000 agents à régulariser. Cette rencontre intervient alors que le secteur de l’Éducation nationale est paralysé depuis décembre 2025, avec une suspension totale des cours depuis le début de l’année 2026.

Malgré les mesures annoncées par la commission tripartite Éducation – Budget – Fonction publique, mise en place sous l’autorité du vice-président du gouvernement Hermann Immongault, le mouvement reste mobilisé. Parmi les décisions prévues : régularisation progressive de 6 938 enseignants, mise en solde de 328 sortants ENS/ENSET, mise en présalaire de 692 sortants ENIL/ENIF, de 108 enseignants scientifiques, de 1 810 enseignants bénévoles, et traitement de 4 000 dossiers administratifs, soit un taux de réalisation de 60,85 %.

Au-delà de Libreville, les enseignants de tout le territoire, à l’exception de ceux de l’Ogooué-Lolo, ont, lors des différentes assemblées générales tenues ce jour, confirmé le maintien de la grève, réaffirmant la nécessité de transparence et de suivi effectif des régularisations.

L’Assemblée générale de Sibang a permis aux enseignants de SOS Éducation de clarifier leur position et de rappeler que la confiance doit être restaurée avant toute reprise normale des cours. La publication de la liste des agents concernés reste une condition essentielle pour garantir la crédibilité du processus.

Au-delà du maintien de la grève, le dialogue engagé avec le gouvernement devra se poursuivre pour restaurer la confiance et trouver rapidement une solution durable, afin de sortir au plus vite de cette crise qui touche l’ensemble du système éducatif gabonais.

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Dernier hommage à Julien Nziengui Mouélé : levée de corps prévue ce vendredi 30 janvier à Akanda, inhumation le samedi 31 janvier

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Le monde culturel gabonais s’apprête à dire adieu à l’un de ses monuments. Julien Nziengui Mouélé, figure emblématique de la musique gabonaise, décédé le samedi 3 janvier 2026, sera conduit à sa dernière demeure à l’issue d’un programme d’obsèques rendu public par sa famille.

Compositeur inspiré, chanteur à la voix singulière et guitariste d’exception, Julien Nziengui Mouélé laisse derrière lui une œuvre qui a profondément marqué l’histoire de la musique gabonaise. Icône de la musique tradi-moderne, il a su marier avec finesse les sonorités traditionnelles Tsogho, la rumba congolaise et des influences jazz, donnant naissance à un style authentique et intemporel.

Révélé au grand public dans les années 1970, l’artiste s’est imposé avec des titres devenus des classiques, à l’image de « Mama », hommage bouleversant à sa mère, mais aussi « Ma jolie Samboui », « Boungui », « Matambe » ou encore « Tsan Congo », autant de chansons qui continuent de résonner dans la mémoire collective. Respecté de ses pairs, il a collaboré avec de grandes figures de la musique gabonaise, notamment Pierre-Claver Akendengué, et a inspiré plusieurs générations de musiciens.

Même après de longues années de retrait, son retour sur scène en octobre 2017 au Casino Croisette de Libreville avait marqué les esprits, rappelant au public l’ampleur de son talent et la force de son héritage artistique. Aux côtés de son épouse Angela, elle aussi chanteuse, il formait un duo apprécié, symbole d’une époque marquante de la musique nationale.

Programme des obsèques

Selon les informations communiquées par la famille, les obsèques de Julien Nziengui Mouélé se dérouleront comme suit :

Vendredi 30 janvier 2026
– 13h00 : Levée de corps à l’Hôpital militaire d’Akanda
– 13h30 à 18h00 : Exposition du corps à son domicile à Okala, suivie d’un temps de recueillement et d’hommages
– 19h00 jusqu’à l’aube : Veillée mortuaire

Samedi 31 janvier 2026
– 10h30 : Levée de corps
– Inhumation dans la stricte intimité familiale

Au-delà de la tristesse, ces moments de recueillement seront l’occasion pour la famille, les artistes, les mélomanes et l’ensemble du peuple gabonais de rendre un dernier hommage à un homme dont la musique a traversé les époques et continue de raconter l’âme du Gabon.

Julien Nziengui Mouélé s’en est allé, mais ses notes, elles, resteront à jamais vivantes.

Tsomi / Mihi…

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Crise éducative : SOS Éducation prône désormais l’apaisement et appelle à la reprise des cours

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Après de longs mois de tensions ayant profondément perturbé le système éducatif gabonais, des signaux d’apaisement commencent à émerger. Le collectif SOS Éducation, à travers ses représentants, a engagé un dialogue avec le gouvernement et lancé un appel à la reprise des cours, dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux.

Cette évolution intervient à l’issue de trois jours de travaux réunissant les représentants du mouvement, la commission tripartite, les partenaires sociaux, la ministre de tutelle et les représentants de l’État. Les échanges se sont déroulés sous la coordination du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, dont le rôle a été central dans la conduite des négociations entre les différentes parties.

La participation de l’aile jusque-là la plus radicale du mouvement, longtemps restée en marge des précédentes discussions, marque une étape importante dans la recherche d’une issue à la crise. Un protocole d’accord, retravaillé et enrichi par rapport aux propositions initiales, a été examiné. Il prévoit notamment la prise en compte des agents concernés, la libération des leaders du mouvement, récemment intervenue, ainsi que l’adoption d’un chronogramme clair et linéaire pour la mise en œuvre des engagements.

Les discussions ont également abouti à une revalorisation de 1 000 unités supplémentaires par rapport aux montants initialement avancés. Par ailleurs, les 800 bénévoles ont été officiellement intégrés dans le dispositif,tandis que les 100 heures de travail ou d’indemnisation ont été programmées pour être pleinement prises en compte.

Dans leur déclaration, les représentants de SOS Éducation estiment que ces avancées traduisent l’existence d’une volonté politique significative. Ils appellent la base à rester mobilisée et vigilante, tout en s’inscrivant dans une dynamique constructive afin d’éviter l’enlisement dans une crise prolongée.

Dans cet esprit d’apaisement, le collectif invite à un retour progressif à la normale, notamment par la reprise des activités scolaires, dans l’attente de la mise en œuvre effective de l’ensemble des engagements issus des négociations en cours.

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