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Réforme de l’aide au développement : le Gouvernement veut mettre fin aux incohérences
Le Gouvernement a engagé, ce 13 février 2026, une réflexion majeure sur l’efficacité de l’aide au développement lors d’une réunion stratégique présidée par le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault. L’objectif : moderniser les mécanismes de coopération, améliorer la cohérence des interventions extérieures et garantir un alignement strict avec les priorités nationales définies par le chef de l’État.
Une remise à plat nécessaire
Au cours de cette rencontre avec les partenaires techniques et financiers, Hermann Immongault a dressé un bilan critique du fonctionnement actuel. Multiplicité des acteurs, faiblesse du suivi-évaluation, capacités techniques limitées, lenteur des décaissements, manque de transparence et coordination institutionnelle insuffisante : autant de dysfonctionnements qui affaiblissent l’efficacité des projets financés par des ressources extérieures.
Pour le vice-président du gouvernement, la situation ne peut perdurer. Il a rappelé que « le constat a été fait d’une inefficacité de l’appui au développement », malgré les moyens mobilisés par les partenaires bilatéraux et multilatéraux.
Il a également souligné que les projets financés doivent davantage répondre aux priorités nationales : « Nous ne pouvons plus accepter que des initiatives financées à grands moyens produisent un impact si faible sur le quotidien des Gabonais. »
Une vision en cohérence avec les orientations du Chef de l’État
Cette démarche s’inscrit directement dans la vision du Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui exige une action publique plus performante et mesurable. Lors d’une récente allocution, il rappelait que « chaque franc engagé pour le développement doit produire un résultat concret, visible et utile pour notre population ».
Cette philosophie de gouvernance, fondée sur la redevabilité et l’efficacité, guide désormais l’ensemble des réformes gouvernementales.
Une architecture rénovée de la coopération
Pour remédier aux insuffisances identifiées, le Gouvernement entend mettre en place une nouvelle structure de coordination reposant sur plusieurs niveaux :
▪︎Une coordination stratégique pilotée par la Vice-présidence du Gouvernement, incluant le secteur privé et la société civile ;
▪︎Un comité de pilotage réunissant partenaires techniques, institutions et acteurs économiques ;
▪︎Une coordination ministérielle renforcée pour assurer une prise en charge cohérente des projets ;
▪︎Des entités opérationnelles dédiées à l’animation du mécanisme ;
▪︎Des groupes thématiques sectoriels, dirigés par les ministères compétents et alignés sur le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD).
Pour Hermann Immongault, cette réforme vise avant tout à « créer une synergie et une complémentarité entre les partenaires techniques et financiers pour éviter les doublons et l’asymétrie d’informations », et à garantir l’alignement total des projets avec le PNCD.
Des résultats attendus sur le terrain
Dans un contexte de fortes attentes sociales et de contraintes budgétaires, le Gouvernement souhaite réorienter l’aide au développement vers une approche résolument axée sur les résultats.
L’objectif : garantir que les ressources mobilisées contribuent réellement à la transformation de l’économie, à la modernisation des services publics et à l’amélioration des conditions de vie des citoyens.
Cette nouvelle dynamique marque une étape majeure vers une coopération plus efficace, plus transparente et directement bénéfique pour les populations gabonaises.
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PNCD : Hermann Immongault insiste sur la lisibilité sociale de l’action gouvernementale
Le jeudi 12 février 2026, le Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, a présidé une importante séance de travail réunissant plusieurs membres de l’exécutif. Cette rencontre avait pour objectif de clarifier et de renforcer la visibilité de l’impact social du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030 dans la loi de finances en cours d’exécution.
En ouvrant les échanges, Hermann Immongault a rappelé l’un des défis majeurs de l’action publique : la faible perception, par une partie de la population, de la dimension sociale des politiques menées. Selon lui, les messages gouvernementaux demeurent souvent trop techniques, « avec beaucoup de théorie, beaucoup de chiffres et beaucoup d’annonces », alors que l’exigence du chef de l’État est de produire des actions lisibles, visibles, mesurables et durables. Il a ainsi appelé à un langage plus simple et à des indicateurs d’appréciation clairs, afin de rendre tangible la cohérence entre le PNCD et les priorités sociales du pays.
Le second volet de la rencontre a porté sur la présentation du projet de repassage des comptes nationaux, avec pour année de référence 2022. Ce travail technique vise à offrir une meilleure visibilité sur l’économie nationale et à procéder à des ajustements susceptibles de donner « un peu plus d’oxygène » à la manière d’aborder les questions économiques. À terme, cette actualisation permettra de disposer d’un PIB plus fidèle et conforme aux standards internationaux, traduisant plus précisément la réalité économique du Gabon.
Satisfait du travail déjà accompli, le Vice-président du Gouvernement a encouragé la poursuite de ces efforts. Il a souligné que la réussite de cette planification stratégique jouera un rôle déterminant dans l’amélioration du quotidien des Gabonais, en droite ligne de la volonté présidentielle de bâtir une société plus inclusive.
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« La drogue est dans tous les milieux » : l’alerte d’Hoffmann après la saisie de Skunk SK à Soduco
La récente opération de la Direction générale des services spéciaux (DGSS), qui a permis la saisie d’une importante cargaison de Skunk SK dans le quartier Soduco, a suscité de nombreuses réactions, dont celle du leader des quartiers sous-intégrés, Hoffmann. Invité sur le plateau de TV+, il a lancé un avertissement sans détour : « La drogue est dans tous les milieux. Elle touche les bas quartiers, l’administration et même des hommes politiques. » Un constat qui, selon lui, doit alerter les autorités car « le phénomène n’est plus une affaire de quartiers ».
Le 9 février 2026, les agents de la DGSS ont investi un entrepôt du 5ᵉ arrondissement de Libreville après plusieurs jours de surveillance. Les colis découverts, soigneusement conditionnés, attestent d’une organisation logistique structurée. Les premiers éléments indiquent que la cargaison provenait d’Afrique de l’Ouest, notamment du Nigéria, régulièrement cité dans les circuits régionaux de trafic.
Un ressortissant gambien, Doukéré Mamadou, présenté comme le chef du réseau, a été interpellé puis remis aux services compétents. La valeur marchande de certaines plaquettes atteint 250 000 FCFA, révélant l’importance financière de cette filière.
Cette opération intervient alors que les services de sécurité font face à une recrudescence du trafic et à une diversification des substances en circulation. Libreville, de plus en plus utilisée comme zone de transit par des réseaux transnationaux, devient un point stratégique dans la sous-région.
Pour Hoffmann, ce constat doit provoquer une réaction nationale : la banalisation de la drogue dans les quartiers fragilisés, mais aussi dans les sphères administratives et politiques, impose une stratégie globale mêlant répression, prévention et accompagnement social.
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FANEIR : le gouvernement met les bouchées doubles pour fluidifier le réseau routier national
Réuni le mercredi 11 février 2026 avec les ministres concernés, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a replacé la question routière au centre de l’action publique. L’objectif : lever les blocages institutionnels et financiers qui paralysent le Fonds Autonome National d’Entretien et d’Investissement Routier (FANEIR) et freinent la modernisation du réseau national.
Adopté en février 2025 pour remplacer le FANER, le FANEIR a vu son champ élargi à l’aménagement, la construction et l’entretien des routes. Mais sa coexistence avec le Fonds National d’Investissement (FNI), logé au FGIS, ainsi que les difficultés de mobilisation des ressources compliquent aujourd’hui la réalisation des missions du ministère des Travaux publics.
Pour Hermann Immongault, la route représente un levier majeur du projet de société du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. De l’interdiction d’importation du poulet de chair à l’installation de la Centrale d’Achat, en passant par le développement des plateformes logistiques, plusieurs réformes exigent un réseau routier fiable, appuyé par des infrastructures en eau et en énergie.
Selon le ministre des Travaux publics, Edgar Moukoumbi, les principales difficultés proviennent du non-reversement régulier de la Redevance d’Usage de la Route (RUR), ressource essentielle pour financer l’entretien. Cette fragilisation budgétaire limite la capacité du FANEIR à assurer une maintenance durable du réseau.
Pour y remédier, le Vice-Président du Gouvernement a annoncé une concertation avec les ministres de l’Économie et du Budget afin d’identifier des solutions rapides et opérationnelles. Au-delà des arbitrages financiers, le gouvernement souhaite renforcer la coordination entre le FANEIR et le FNI afin de garantir des routes praticables en toute saison, conformément aux très hautes instructions présidentielles.
Dans un pays où la connectivité conditionne la croissance, la route demeure l’ossature du développement national. Nous y reviendrons.
