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Gabon : la Cité Administrative Émeraude entre dans sa phase finale avant l’installation des premiers ministères

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À quelques mois de sa mise en service annoncée pour juillet 2026, la Cité Administrative Émeraude franchit une étape importante dans son processus de réalisation. Le lundi 9 mars, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, s’est rendu sur le chantier afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux de ce projet d’envergure destiné à transformer l’organisation administrative de l’État.

Accompagné de plusieurs ministres sectoriels ainsi que des responsables des entreprises adjudicataires, le coordonnateur de l’action gouvernementale a pu constater sur le terrain la progression de ce complexe appelé à devenir l’un des principaux pôles administratifs du pays. Cette visite s’inscrit dans le suivi des projets structurants engagés par les autorités pour moderniser l’appareil administratif et améliorer les conditions de travail des agents publics.

Un chantier bien avancé

Sur le site, les indicateurs techniques témoignent d’une progression notable. Selon les responsables du projet, la première parcelle affiche déjà un taux d’exécution d’environ 80 %, tandis que la parcelle 4 atteint près de 75 % d’avancement.

À mesure que les travaux progressent, l’architecture du futur complexe administratif se dessine avec davantage de précision. Le projet comprend quatorze immeubles de huit étages chacun, dont les façades vitrées donnent déjà un aperçu du visage moderne que prendra ce nouveau centre administratif.

Pensés pour améliorer l’efficacité des services publics, les bâtiments abriteront 63 bureaux par édifice, des salles de réunion, des espaces d’archives ainsi que des zones de convivialité intégrant un restaurant-café. L’objectif est de créer un environnement de travail adapté aux exigences de l’administration contemporaine tout en facilitant l’accueil des usagers.

Vers un regroupement des administrations

Au-delà de son architecture, la Cité Émeraude répond à un objectif stratégique : regrouper plusieurs administrations dans un espace unique. Cette centralisation devrait permettre d’améliorer la coordination entre les services publics tout en réduisant les dépenses liées aux nombreuses locations de bâtiments privés actuellement utilisées par l’État.

À l’issue de la visite du chantier, une séance de travail s’est tenue dans le cadre du Conseil interministériel. Sous la direction de Hermann Immongault, les membres du gouvernement ont examiné les propositions formulées par le Secrétariat général du gouvernement afin d’identifier les ministères qui intégreront la Cité Émeraude dès la première phase d’occupation prévue en juillet prochain.

Pour le Vice-Président du Gouvernement, cette étape organisationnelle doit être menée avec rigueur afin d’assurer une transition administrative fluide. « Ce travail doit être fait dans les meilleurs délais », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’une répartition cohérente des départements ministériels pour garantir la continuité du service public.

Un levier d’économies pour l’État

Au-delà de la modernisation administrative, le projet représente également un enjeu budgétaire important. En mettant fin à la dispersion des services publics et en limitant le recours aux locations immobilières privées, l’État gabonais pourrait économiser près de 30 milliards de francs CFA par an.

La réalisation de cette infrastructure s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dont l’ambition est de moderniser la capitale gabonaise et ses environs à travers des projets structurants.

À l’approche de son ouverture, la Cité Administrative Émeraude apparaît ainsi comme l’un des symboles d’une administration en pleine mutation, appelée à renforcer l’efficacité de l’action publique tout en offrant aux agents et aux citoyens un cadre de travail et de services plus moderne.

Irène / Mihi…

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Réseaux sociaux et dérapages : Adriella Lou poursuivie pour diffamation contre Émeraude

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Selon une information tirée d’une publication du quotidien L’Union, une web-comédienne a été interpellée à Libreville pour des faits présumés de diffamation visant une influenceuse sur la plateforme TikTok. Une affaire qui relance le débat sur les dérives de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux.

Adriella Lou, de son vrai nom Adriella Flora Natesse Nou Zemblé, âgée de 36 ans et résidant à Cosmopark dans le 3ᵉ arrondissement de Libreville, a été placée en garde à vue par les services de la Police judiciaire (PJ). Elle est accusée d’avoir publié des contenus jugés injurieux et diffamatoires à l’encontre d’une influenceuse connue sous le pseudonyme Émeraude.

D’après les premiers éléments de l’enquête, l’affaire a été déclenchée à la suite d’une plainte déposée par la plaignante. Les investigations menées par la PJ auraient permis de retrouver plusieurs vidéos incriminées, bien que celles-ci aient été supprimées du compte TikTok de la mise en cause dans une tentative apparente d’effacer les traces.

Les analyses effectuées par les enquêteurs auraient mis en évidence des publications répétées visant directement l’influenceuse. Les autorités évoquent notamment des contenus ciblés et récurrents, diffusés sur la plateforme.

Entendue par les enquêteurs, la web-comédienne n’a pas nié les faits. Visiblement affectée, elle a reconnu avoir diffusé ces contenus tout en affirmant avoir agi de sa propre initiative.

« Je reconnais avoir diffamé Émeraude par rapport au métier que je fais. C’était un choix personnel de la cibler. Je n’avais aucune intention malveillante concertée et personne ne m’a demandé de le faire », a-t-elle déclaré lors de son audition.

À l’issue de la procédure en cours, Adriella Lou devrait être présentée au parquet de Libreville, qui décidera des suites judiciaires à donner à cette affaire. Une comparution devant la justice pourrait intervenir dans les prochains jours.

Ce dossier intervient dans un contexte où plusieurs affaires de diffamation liées aux réseaux sociaux émergent dans le pays. Il y a quelques jours, la chanteuse Nicole Amogho avait également engagé une procédure judiciaire pour des faits similaires. Dans ce dossier, la personne mise en cause est actuellement détenue à la prison centrale de Libreville en attendant son jugement.

Ces différentes affaires rappellent que les propos tenus sur les réseaux sociaux peuvent engager la responsabilité pénale de leurs auteurs et soulignent les enjeux croissants liés à la régulation de la parole numérique.

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Drame au Lycée Léon Mba : ce que l’administration révèle sur le geste tragique de l’élève qui s’est jeté de la passerelle

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Dans notre précédente publication, nous informions nos lecteurs d’un drame survenu ce lundi 9 mars 2026 au Lycée Léon Mba à Libreville. Steeven Mombo, élève de première scientifique, a trouvé la mort en se jetant depuis la passerelle récemment construite pour sécuriser le passage de la route adjacente à l’établissement. Les images de l’incident, filmées par des témoins, ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, provoquant une vive émotion au sein de la communauté scolaire et au-delà.

Face aux nombreuses interrogations sur les circonstances de cet événement, l’administration du lycée, par le biais de Pruda Dindzouna, censeur à la vie scolaire, a apporté des explications précises dans un entretien accordé au quotidien L’Union via ses réseaux sociaux.

Selon la censeur, l’incident s’inscrit dans un contexte disciplinaire :
” L’élève était engagé dans une procédure disciplinaire liée à l’usage de stupéfiants. Les parents avaient été convoqués auprès du proviseur pour discuter de cette situation.”

La suite des événements s’est révélée tragique :
“Une fois l’entretien terminé, il a été orienté vers la police scolaire. C’est au cours de ce trajet, en présence d’un groupe d’élèves mais sans accompagnement individuel, que l’adolescent a brusquement quitté le groupe. Il s’est précipité vers la passerelle et, malgré près de vingt minutes d’efforts pour le retenir, il est tombé.”

Malgré toutes les tentatives pour l’empêcher de se jeter, y compris le déploiement d’une bâche, les interventions se sont révélées vaines :
“Nous avons tout tenté pour l’empêcher de se jeter, y compris en déployant une bâche, mais malheureusement tous nos efforts ont été vains.”

Les premiers éléments indiquent que Steeven Mombo aurait cherché à échapper à la surveillance de la police scolaire dans le cadre de la procédure disciplinaire, liée à la détention et à la vente de stupéfiants.

Le drame laisse un profond traumatisme au sein du lycée. Une cellule d’écoute psychologique pourrait être mise en place pour accompagner les élèves, les enseignants et le personnel affectés, afin de les soutenir dans le processus de deuil. Ce tragique événement pourrait également servir d’alerte et d’enseignement sur la gestion des élèves en difficulté, sur la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention et d’accompagnement, et sur l’importance d’une vigilance constante pour éviter que de tels gestes ne se reproduisent.

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Éducation : vers la création du Syndicat des Enseignants de la Base (SEB), quelles perspectives ?

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Après deux mois de mobilisation pour protester contre le traitement jugé insatisfaisant de leurs situations administratives, des enseignants regroupés au sein du mouvement SOS Éducation La Base annoncent une nouvelle étape dans leur organisation. Ils ont décidé de structurer leur action à travers la création d’un syndicat baptisé Syndicat des Enseignants de la Base (SEB).

Dans un message adressé à leurs collègues, les initiateurs du mouvement rappellent que cette mobilisation est née du mécontentement des enseignants face aux lenteurs administratives et aux difficultés rencontrées dans la régularisation de leurs dossiers. Durant toute cette période, expliquent-ils, la base serait restée « constante et fidèle à ses convictions », malgré les tentatives de déstabilisation évoquées par les organisateurs.

Selon les responsables du mouvement, les décisions prises pendant la grève ont toujours émané des enseignants eux-mêmes. Cette cohésion aurait permis au mouvement de se maintenir dans la durée, malgré les pressions et les tensions observées dans le secteur de l’éducation.

Face à cette situation, les enseignants à l’origine de l’initiative estiment qu’il est désormais nécessaire de donner un cadre légal et structuré à leur engagement. Ils affirment également leur volonté d’éviter toute récupération du mouvement, que ce soit à des fins personnelles ou par des organisations syndicales déjà existantes.

Le choix du nom Syndicat des Enseignants de la Base (SEB) se veut symbolique. Pour les initiateurs, la « base » représente la véritable force de toute lutte syndicale, incarnée par les enseignants présents dans les salles de classe et confrontés quotidiennement aux réalités du système éducatif.

Avec la création du SEB, les enseignants de la base entendent désormais s’imposer comme un acteur incontournable du dialogue social dans le secteur de l’éducation. Cette nouvelle structure vise à renforcer la représentativité et la légitimité des enseignants dans leurs échanges avec le gouvernement, représenté par son Vice-Président, Hermann Immongault, en charge du suivi des dossiers administratifs. Le SEB s’affirme ainsi comme un outil stratégique pour défendre les droits et la dignité des enseignants tout en structurant une action durable, proche du terrain et résolument tournée vers l’efficacité.

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