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Eze Maestro – Aimons-nous vivants : un hymne à l’amour et à la solidarité avant la mort
Après avoir marqué les esprits avec La Gabonaise, l’artiste ivoirien Eze Maestro confirme son ascension. Signé sous le label Wendy Karamel Production, de la productrice gabonaise Wendy Karamel, il revient avec un nouveau titre plein de sens : Aimons-nous vivants. Plus qu’une simple chanson, c’est un appel à la solidarité et à l’amour sincère.
Figure montante du Zouglou, un style emblématique en Côte d’Ivoire qui a su séduire le public depuis des décennies, mais aussi d’autres terres d’Afrique, notamment le Gabon, grâce à des groupes tels que Yodé & Siro, Espoir 2000, Les Garagistes ou encore Magic System, Eze Maestro insuffle une énergie nouvelle et une fraîcheur artistique qui interpelle.
Réalisé par Zongo Film & Mister Now, le clip expose un contraste saisissant : l’indifférence à l’égard des vivants face à la démesure accordée aux funérailles.
Avec des paroles simples mais poignantes, l’artiste dénonce :
« Celui-là c’est mon cousin, c’est moi qui vais payer son cercueil. (…) Quand c’est les funérailles, on est toujours prêt à cotiser. On a jamais vu ça en Afrique. »
Le message est clair : soutenir les vivants plutôt que d’investir dans la mort.
« Souvent dans la famille, y’a des jeunes qui sont diplômés. La famille va jamais cotiser pour leur trouver du travail. Mais quand il s’agit d’enterrer, là, on est prêt à dépenser des millions. »
Avec émotion, Eze Maestro souligne encore :
« Maman n’a jamais dormi dans maison carrelée. Mais le jour de sa mort, c’est dans son tombeau qu’on met carreaux. »
Et de conclure dans un refrain entêtant :
« Aimons-nous vivants Ooh. Aimons-nous vivants Ooh. »
Porté par la voix vibrante d’Eze Maestro et la touche artistique de Wendy Karamel, Aimons-nous vivants s’impose comme un hymne à l’amour, au partage et à la solidarité, appelant chacun à célébrer ses proches de leur vivant. Une chanson qui interpelle particulièrement le Gabon, marqué récemment par tout le buzz autour du décès tragique du footballeur international Aaron Boupendza.
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Créol et L’Oiseau Rare dynamisent la scène urbaine avec “Ayayé”, nouveau single dancehall
En clôturant l’année 2025 avec “Y’a pas le time”, Créol avait frappé fort : le clip du titre avait rapidement dépassé le million de vues, confirmant une nouvelle fois son statut d’artiste incontournable de la scène gabonaise. Déterminée à maintenir cette dynamique alors qu’elle prépare un nouvel album, la chanteuse a dévoilé son tout nouveau single “Ayayé”, en collaboration avec L’Oiseau Rare, l’un des piliers et hitmakers de la scène Ntcham.
Plongée dans l’univers qu’elle affectionne le plus, le dancehall, Créol reste fidèle à son style : performance spectaculaire, affirmation de soi, esthétique mise en valeur et énergie contagieuse. Le clip, publié le 30 janvier, met en scène l’artiste dans une ambiance vibrante où elle n’hésite pas à flatter son ego et à exalter sa beauté, un registre qu’elle maîtrise parfaitement.
Depuis près d’un mois, une trend autour du titre circule déjà sur TikTok, portée par la chanteuse et ses danseurs. Cette dynamique numérique, qui rencontre un certain succès, constitue une base solide pour la stratégie de promotion du morceau. Le label Direct Prod entend capitaliser sur cette visibilité avant d’engager une campagne médiatique au Gabon.
Une ouverture vers la Côte d’Ivoire est également envisagée, un pays qui accueille régulièrement Créol et où réside L’Oiseau Rare. Cette présence sur un second marché pourrait contribuer à amplifier l’impact du titre et donner à “Ayayé” une résonance régionale.
Avec cette collaboration entre deux figures majeures de la scène urbaine gabonaise, la musique du pays gagne une nouvelle occasion de rayonner au-delà de ses frontières, confirmant la vitalité et l’ambition de ses artistes.
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Chef O’miel dévoile le clip La Recette, un plat musical à savourer
Chef O’miel met à l’honneur son univers culinaire et musical avec le clip La Recette, premier single de son album concept Le Menu. Dans ce morceau-manifeste, la cuisine devient langage et chaque ingrédient symbolise le travail, la patience et la vision de l’artiste, révélant une identité assumée et une réussite construite sans compromis.
Tourné en cuisine, le clip plonge le spectateur dans l’ambiance de son restaurant, où des visages connus du milieu musical gabonais se mêlent à la clientèle, dont Afrik’an Legend, Rodikx et la chanteuse Welkome, également présente sur le projet. Ce visuel immersif illustre parfaitement l’idée de Chef O’miel : l’art culinaire comme miroir de son rap et le parcours personnel comme une méthode à savourer.
La Recette s’impose déjà comme le titre phare de l’album, titre de la semaine sur Urban FM, et s’apprête à tourner dans les playlists radio. Le projet a d’ores et déjà été validé par des figures locales du rap telles que Kôba, Rodzeng et d’autres artistes, renforçant la crédibilité et l’impact du single.
L’album Le Menu, disponible depuis le 16 janvier sur toutes les plateformes légales, propose 18 titres organisés comme un véritable repas, mêlant introspection, observation sociale et collaborations artistiques avec Lestat, Keurtice I, Yvy Real et Welkome. Chaque morceau correspond à un plat, une étape ou une émotion, offrant une lecture originale et cohérente du quotidien et révélant la double passion de Chef O’miel : la cuisine et le rap.
Avec La Recette accompagné de Lestat, Chef O’miel démontre que sa musique se savoure autant qu’un grand plat, et que son talent dépasse les fourneaux pour conquérir pleinement la scène musicale gabonaise.
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Mareless parle fort, le rap écoute : Boom Boom Boom
Après une année 2025 particulièrement prolifique, Mareless confirme en 2026 qu’elle compte bien maintenir la cadence. La rappeuse, signée chez Mapane Life Style, label dirigé par Hoffman, a récemment dévoilé le titre Boom Boom Boom, accompagné d’un clip réalisé par MR Afiz. Un visuel ancré dans un univers street, fidèle aux codes du rap, qui met en lumière une artiste sûre d’elle et de sa trajectoire.
Connue pour son flow incisif, sa plume affûtée et son sens aigu de la punchline, Mareless s’impose comme l’une des figures féminines les plus redoutables de la scène rap gabonaise. À chacune de ses sorties, le public s’attend à une performance maîtrisée et sans concession. Boom Boom Boom ne fait pas exception, avec une forte dose d’égotrip assumé, portée par une assurance pleinement revendiquée.
« Je joue avec la musique comme au jardin », lâche-t-elle, soulignant avec aisance que le rap est pour elle un terrain qu’elle domine. Plus loin, elle impose le respect : « Il faut me respecter comme on respecte les grands », une déclaration qui résonne comme une mise au point claire dans un univers encore largement masculin.
Le clip renforce cette posture de leader. Mareless apparaît entourée des jeunes de PK06, quartier emblématique et lieu de résidence du label Mapane Life Style, donnant l’image d’une artiste soutenue, respectée et solidement ancrée dans son environnement. Une présence collective qui accentue son autorité et son charisme.
Sur le plan musical, son flow se pose avec précision sur une production lourde signée Chris Da Crazy. Le mix et le mastering, assurés par Psyko The Beatmaker, apportent une finition soignée qui renforce la puissance du morceau.
En guise de signature, la voix de Lestat, légende du rap gabonais et manager de Mareless, clôt le titre. Une présence symbolique qui rappelle que l’artiste est bien entourée, structurée et prête à répondre au quart de tour.
Avec Boom Boom Boom, Mareless affirme davantage sa place et confirme qu’elle est une rappeuse avec laquelle il faut désormais compter.
