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Prime post-électorale : Bung Pinz sous pression, Rentch Onanga exige une réponse présidentielle

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Dans un précédent article, nous parlions du clash opposant Rentch Onanga à Bung Pinz. Quelques heures après, Rentch Onanga a appuyé sa sortie par un texte qui fait le tour des forums depuis ce jour, mercredi 23 avril 2025. Cette sortie est l’objet de notre rédaction, qui revient ici sur les faits, les témoignages recueillis, et les enjeux d’une polémique qui dépasse le simple cadre personnel pour révéler un malaise plus profond : la gestion opaque des primes post-électorales, le sentiment d’injustice partagé par de nombreux artistes, et l’appel direct lancé au Chef de l’État pour rétablir l’équité et la transparence.

Une réception présidentielle aux contours flous

Le mardi 15 avril, aux alentours de 14h30, l’artiste Nicole Amogho reçoit un appel lui annonçant une réception imminente à la Présidence de la République, destinée à remercier les artistes ayant soutenu le candidat Oligui Nguema. L’information, transmise par l’artiste Amandine, semble imprécise, voire confidentielle. Rentch Onanga, son époux mais aussi producteur, tente alors de vérifier l’information auprès de journalistes et du Secrétaire général du ministère de la Culture – en vain. Ce n’est que plus tard que la confirmation tombera : une rencontre a bien eu lieu avec les artistes ayant « fait la tournée ».

Or, Nicole Amogho, bien que n’ayant pas pris part aux déplacements du candidat, avait produit trois titres en soutien à sa candidature. Elle ne se sent donc pas concernée, à ce stade, par cette réception.

Une affaire d’enveloppes et d’indignation

C’est cinq jours plus tard, le dimanche, qu’une autre artiste l’informe que des enveloppes auraient été distribuées – même aux absents. La somme évoquée pour Nicole : 500.000 francs CFA, qualifiée par Bung Pinz « d’argent de taxi ». Une déclaration transmise au manager de Nicole Amogho, Mlle Laure GNEGNI, et enregistrée. Le ton employé par Bung Pinz choque : lassitude, agacement, et un refus implicite de reconnaître l’engagement artistique fourni.

Cette révélation met le feu aux poudres. Rentch Onanga s’insurge publiquement. Il dénonce un manque de respect manifeste, surtout quand d’autres artistes absents ont reçu 1 million de francs CFA, parfois par Airtel Money, tandis que ceux présents à la réception auraient touché jusqu’à 3,5 millions.

Un appel à l’unité et à la justice

Face à ce qu’il considère comme une injustice systémique, Rentch Onanga ne se contente pas d’une sortie médiatique : il lance un appel aux autres artistes lésés. Rapidement, il affirme avoir déjà réuni 52 artistes, avec preuves à l’appui (liens YouTube, vidéos de prestations, visuels de campagne, etc.).

Plus qu’un simple règlement de comptes, sa démarche se veut collective et constructive : il appelle à être reçu par le Chef de l’État pour faire entendre la voix d’un secteur souvent instrumentalisé, rarement valorisé à sa juste mesure.

Bung Pinz au cœur de la tourmente

Si Rentch Onanga décide de ne plus parler directement de Bung Pinz, son rôle dans la gestion des fonds est désormais au cœur des discussions dans les milieux culturels. Accusé d’avoir filtré les bénéficiaires, de manière arbitraire, Bung Pinz cristallise un malaise plus large : l’absence de cadre clair et équitable pour les artistes dans les engagements politiques et post-électoraux.

Une attente désormais présidentielle

Le Président Oligui, selon plusieurs sources, aurait exigé que tous les artistes ayant contribué par des œuvres soient inclus dans les remerciements, y compris les absents. Cet engagement présidentiel, s’il est avéré, entre en contradiction avec les faits rapportés.

D’où cette interpellation directe :

« Le Président doit trancher. Il a été clair sur sa volonté d’inclure tous les artistes. Que la vérité soit faite. »

Et après ?

Dans son texte, Rentch Onanga annonce revenir bientôt avec une proposition claire sur le statut de l’artiste au Gabon. Il entend élargir le débat au-delà des chanteurs : musiciens, techniciens, peintres, écrivains, etc. – pour construire un modèle de reconnaissance et de respect.

Derrière ce bras de fer entre deux figures bien connues du paysage culturel gabonais se joue un enjeu crucial : la place de l’artiste dans la société. Valorisé en période de campagne, souvent oublié après. Rentch Onanga met un coup de projecteur sur ce paradoxe. Désormais, la balle est dans le camp du Président.

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Palais des Congrès Omar Bongo : le soutien du PDG à Oligui Nguema jugé logique

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Après l’ouverture du nouveau Palais des Congrès de Libreville, qui porte maintenant le nom de « Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba », le Parti démocratique gabonais (PDG) a exprimé sa satisfaction et sa reconnaissance envers le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Pour beaucoup, cette réaction est logique, puisque le nom du président fondateur du parti est désormais lié à l’un des plus grands bâtiments publics du pays.

Mardi 5 mai, à Libreville, la Secrétaire générale du PDG, Angélique Ngoma, a salué la « vision pragmatique » du Chef de l’État. Selon elle, nommer cette infrastructure Omar Bongo Ondimba constitue « un hommage solennel, juste et profondément mérité » à celui qu’elle décrit comme un « bâtisseur infatigable du Gabon moderne, un artisan de la paix et un défenseur du dialogue ».

Pour le PDG, cette décision n’est pas qu’un simple symbole politique. Elle marque la reconnaissance officielle de l’héritage de son président fondateur et montre la volonté de préserver la mémoire nationale. Le parti avait d’ailleurs déjà montré son accord lors de l’inauguration officielle, le dimanche 3 mai 2026, où de nombreux militants et responsables du PDG s’étaient rassemblés autour de leur président actuel, Blaise Louembé.

Inauguré à l’occasion du premier anniversaire au pouvoir du président Oligui Nguema, ce nouveau palais des congrès peut accueillir plus de 3 500 personnes. Le bâtiment doit aider le Gabon à mieux rayonner sur les plans diplomatique et culturel. Il abrite également le « Musée Omar Bongo Ondimba », un espace qui retrace la vie et l’héritage de l’ancien chef d’État.

Le site, que l’on appelait avant la Cité de la démocratie, est un lieu important dans l’histoire du pays. Construit en 1977, il a accueilli le 14e sommet de l’Organisation de l’unité africaine, et aussi la Conférence nationale souveraine en mars 1990. Cet événement a été majeur, car il a marqué le retour du multipartisme au Gabon.

En choisissant ce nom, les autorités gabonaises veulent que l’héritage d’Omar Bongo Ondimba reste durablement gravé dans la mémoire de tous les Gabonais.

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FEMUA 18 : le Gabon, entre culture, tourisme et diplomatie d’influence, à Abidjan.

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En tant qu’invité d’honneur pour cette 18e édition du FEMUA, le Gabon a vraiment marqué les esprits. Sa participation était à la fois riche et bien organisée, couvrant plusieurs domaines comme la culture, l’innovation, le tourisme, le sport et même la diplomatie économique. Du 28 avril au 3 mai 2026, l’Afrique était en pleine mutation numérique et culturelle, et Libreville a saisi cette chance, grâce à cette grande plateforme, pour clarifier sa stratégie. L’idée, qui repose sur le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), est de faire des secteurs de la culture, du tourisme et du sport des piliers pour diversifier son économie et renforcer son influence.

Paul Ulrich Kessany Zategwa, le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, en charge aussi de la vie associative, a vraiment été au centre de cette dynamique. Il a montré une présence active et très diversifiée, en intervenant souvent officiellement et en s’engageant directement sur le terrain.

Une diplomatie culturelle concrète

En participant, le Gabon a vraiment mis en lumière la richesse de son patrimoine. On a pu voir des expositions, des spectacles artistiques et diverses animations culturelles, comme des danses traditionnelles, de l’artisanat, de la gastronomie et des formes d’expression plus modernes. Grâce à cette variété, le pays a renforcé son image : celle d’une nation fière de ses racines mais aussi ouverte sur la modernité.

Le tourisme a aussi joué un rôle clé, notamment en valorisant les parcs nationaux et l’écotourisme. Dans cette lancée, la troisième édition de la caravane touristique nationale, prévue entre juillet et septembre 2026, sera une suite logique de ce qui a été fait à Abidjan. L’idée est de faire mieux connaître les sites touristiques du Gabon et d’attirer plus de visiteurs. Il y aura peut-être même des participants ivoiriens, ce qui montrerait une coopération plus forte entre les régions.

De son côté, Marcelle Ibinga épse Itsitsa, la ministre du Tourisme durable et de l’Artisanat, a discuté avec son homologue ivoirien. Leurs échanges ont porté sur la formation, comment rendre le secteur plus attractif et l’organisation des politiques touristiques.

L’innovation et l’organisation culturelle

La délégation gabonaise a aussi participé aux discussions sur l’avenir des industries culturelles et créatives, en abordant le thème « Intelligence artificielle : menace ou opportunité pour l’Afrique ? »

À cette occasion, Gildas Borrys Ndong Nang, le Directeur Général du Bureau Gabonais du Droit d’Auteur, a pris part aux échanges. Il a été question de la protection des œuvres, de comment professionnaliser les artistes et de mieux organiser les filières culturelles.

Un ministre au cœur de l’action

Paul Ulrich Kessany Zategwa s’est montré très engagé, allant au-delà de son rôle officiel. Il a même joué dans le match de gala qui a opposé les anciennes stars ivoiriennes aux Panthères du Gabon à l’INJS de Marcory, montrant bien comment le sport peut rassembler les gens.

Pendant un concert à l’Institut français d’Abidjan, il est monté sur scène. Il a participé à une danse en cercle avec le public, sur des musiques de Dementos et de Pierre-Claver Akendengué, dans une atmosphère très joyeuse. Même depuis son siège, le ministre a esquissé quelques pas de danse, prouvant ainsi son lien avec les formes d’expression culturelles populaires.

Une stratégie d’influence globale

Au-delà de tous ces événements, la participation du Gabon au FEMUA 18 s’inscrit dans une vraie stratégie diplomatique. Cette stratégie est portée par la vision du président Brice-Clotaire Oligui Nguema et par les grandes lignes du PNCD, qui considèrent la culture, le sport, le tourisme et l’innovation comme des piliers pour une croissance qui dure.

En alliant les actions officielles, la promotion de la culture et un engagement direct sur le terrain, Paul Ulrich Kessany Zategwa représente bien cette nouvelle manière de faire connaître le pays. C’est une diplomatie de proximité où chaque participation sert à influencer, coopérer et transformer les choses, plaçant le Gabon comme un acteur culturel et stratégique majeur sur le continent africain.

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Fête du travail : l’ANINF fait le point, s’agrandit et vise plus loin dans le numérique

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Avec le numérique qui avance vite et la volonté de moderniser les services publics, le Gabon continue de développer son environnement numérique, sous la direction du ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation. L’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) est au cœur de cette évolution. Pour la Fête du travail, son directeur général, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, a dévoilé un plan ambitieux pour 2026. Ce plan mise sur l’agrandissement de son réseau, la numérisation des services publics et l’amélioration des compétences dans le pays.

Lors de son discours, le 1er mai 2026, il a mis en avant le caractère spécial de cet événement, qui se tenait pour la toute première fois dans la Tour ANINF :

« Cette édition 2026 a, pour notre Agence, une signification vraiment spéciale. Pour la première fois, nous célébrons cette fête ici, dans notre propre salle. »

Des diplômes du travail ont été remis aux agents en reconnaissance de leur engagement et de leur ancienneté, après 10 ans de service.

Vue du Directeur Général de l’ANINF prononçant son discours à la Fête du travail, où il rend hommage aux retraités de l’agence.

La cérémonie a aussi rassemblé d’anciens agents, aujourd’hui à la retraite, qui ont été honorés pour avoir aidé à bâtir l’Agence.

« L’ANINF ne s’est pas construite en un jour », a rappelé le directeur général.

Extension de son action et numérisation

En 2026, l’ANINF compte ouvrir des bureaux régionaux à Franceville et Oyem pour être plus présente partout au Gabon. En même temps, elle prévoit d’embaucher des gens de la région pour accompagner le passage au numérique.

En parallèle, plusieurs projets de numérisation avancent dans des domaines importants comme l’Assemblée nationale, les transports, le commerce et le tourisme.

Formation et sécurité informatique

L’ANINF Academy va s’agrandir avec 18 salles de formation. Elles seront dédiées aux métiers du numérique, comme la cybersécurité, l’intelligence artificielle et la robotique. Une collaboration avec d’autres pays, en particulier les États-Unis, est envisagée pour améliorer les compétences du Gabon dans ces domaines.

« L’ANINF est appelée à contribuer à la construction d’un Gabon fort, moderne et souverain sur le plan numérique », a affirmé le directeur général.

Conditions de travail et aides sociales

Plusieurs aides ont été annoncées pour le personnel : il y aura un “ANINF Café”, l’Agence recevra onze véhicules de service, et l’accès au logement sera facilité grâce à la Société nationale immobilière (SNI) sur le site d’Essassa.

Vision d’avenir

Le directeur général a félicité le Président de la République, Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour sa vision. C’est grâce à lui que le numérique est devenu un élément central de la modernisation de l’État.

« Le numérique s’affirme comme un instrument essentiel de modernisation de l’État et d’amélioration du service public », a-t-il rappelé.

Une impulsion pour bâtir durablement un État numérique

Avec ce plan pour 2026, l’ANINF montre bien qu’elle est un acteur clé pour transformer le Gabon grâce au numérique. En plus de s’étendre dans le pays et de proposer des formations, l’agence vise maintenant à organiser en profondeur tout l’environnement numérique du Gabon. Il ne s’agit plus seulement de moderniser les outils administratifs. Le but est de bâtir une structure numérique solide, sécurisée et faite pour durer, qui pourra accompagner l’essor d’un État entièrement numérique.

Au-delà du bilan et des projets, la fête a aussi été animée par la prestation d’Omar Defunzu, visible sur l’image à côté du DG, dans une ambiance pleine de ferveur.

Dans cette optique, l’ANINF devient un soutien technique et opérationnel essentiel pour la souveraineté numérique du pays. Son rôle est de prévoir les changements technologiques, de rendre les services publics plus compatibles entre eux et d’aider à faire émerger des experts locaux dans le numérique. Cette direction montre la volonté de faire du numérique un moteur important pour le développement, l’efficacité des services publics et la transformation profonde et durable de l’administration gabonaise.

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