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Zita Oligui Nguema en tête d’une mobilisation historique pour l’enrôlement électoral des femmes au Gabon
Au stade d’Angondjé, le 6 février 2025, une foule de femmes gabonaises, issues de divers horizons, s’est rassemblée pour répondre à l’appel de la Première Dame, Zita Oligui Nguema. L’objectif : inciter les citoyens à s’enrôler massivement sur les listes électorales en vue des élections présidentielles de 2025. Sous la coordination de Sidonie Flore Ouwé, cette mobilisation marque une étape essentielle dans la construction d’une démocratie participative et inclusive.
Un appel citoyen inédit

Vue des femmes leaders présentes à cette rencontre.
La Première Dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, a réuni des centaines de femmes au stade d’Angondjé pour une initiative unique : encourager les citoyens, en particulier les femmes et les jeunes, à participer activement au processus électoral. Cet événement, marqué par des interventions de figures influentes comme la ministre de la Femme et de la Famille, Élodie Diane Fouefoue, a mis en lumière l’importance de l’enrôlement pour garantir un avenir démocratique.

Élodie Diane Fouefoué, ministre de la Femme et de la Famille, lors de la prononciation de son discours.
« L’enrôlement électoral est plus qu’un simple acte administratif, c’est une déclaration d’engagement envers notre pays », a affirmé la ministre dans son discours, rappelant les avancées réalisées pour l’autonomisation des femmes et l’équilibre des genres au sein du gouvernement.
Les femmes au cœur du changement

Sidonie Flore Ouwé, coordinatrice de cette rencontre de femmes et responsable de l’ONG Le Salon de la Femme (images d’archives)
Cet événement a également mis en avant le rôle crucial des femmes dans la transition politique gabonaise. Sidonie Flore Ouwé, coordinatrice générale de l’initiative et militante des droits des femmes, a insisté sur la nécessité d’une participation massive.

Chérie Yoni Tsango Ngoussi auprès de Sidonie Flore Ouwé, suivant ses pas comme une élève attentive (images d’archives).
« Aujourd’hui, chaque femme ici présente prouve que notre voix compte. L’enrôlement est une arme puissante pour faire entendre nos besoins et façonner un Gabon plus équitable », a-t-elle déclaré.

Ici, Chérie Yoni Tsango Ngoussi, présidente de l’ONG Ladies Club for Leadership and Development (images d’archives).
Dans le même élan, Chérie Yoni Tsango Ngoussi, présidente de l’ONG Ladies Club for Leadership and Development, a souligné l’importance d’impliquer les jeunes générations. « La jeunesse doit comprendre que l’avenir du Gabon est entre ses mains. Leur participation, dès aujourd’hui, déterminera l’orientation politique et sociale du pays. »
Une mobilisation historique
Depuis le lancement de cette campagne, les centres d’enrôlement ont vu une hausse significative des inscriptions, un signe encourageant à l’approche des élections présidentielles de 2025. Cette mobilisation, qui repose sur des valeurs d’inclusion et de solidarité, témoigne d’une volonté renouvelée de participation citoyenne.
Pour de nombreuses femmes présentes, ce moment a été plus qu’un rassemblement : une véritable opportunité de réaffirmer leur rôle dans le renouveau démocratique. « Nous voulons montrer que nous sommes prêtes à relever le défi. C’est maintenant ou jamais », a confié une participante.
Vers une démocratie plus inclusive
Cet élan citoyen, initié sous l’égide de Zita Oligui Nguema, s’inscrit dans une vision plus large de renouveau pour le Gabon. En s’adressant directement aux femmes et aux jeunes, cet appel met en avant leur rôle déterminant dans l’avenir politique du pays.
Alors que la période d’enrôlement touche à sa fin, les résultats sont prometteurs et annoncent une mobilisation sans précédent pour les élections à venir. Cette dynamique pourrait bien redéfinir la place des citoyens dans le processus démocratique gabonais, avec les femmes et les jeunes en première ligne.
Le Gabon se prépare à une nouvelle ère politique, et les femmes gabonaises, guidées par des leaders engagées, s’affirment comme des actrices clés de ce changement. L’appel de Zita Oligui Nguema résonne désormais comme un message d’espoir et de détermination : construire, ensemble, un Gabon plus juste et plus inclusif.
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« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée
Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.
À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.
Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.
Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.
Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.
Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.
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Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ
La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.
Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.
Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.
La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.
Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.
À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.
Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.
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Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?
Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.
Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.
Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.
Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?
Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?
Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.
Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.
