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Shawn André Oyini : Le Club Fashion Show, un événement qui redéfinit la mode gabonaise
Invité ce vendredi 20 décembre 2024 sur Dafreshmorning à Urban FM, Shawn André Oyini, jeune prodige de la mode gabonaise, a levé le voile sur Le Club Fashion Show, un événement ambitieux prévu le 27 décembre au Beach Club Libreville. Ce rendez-vous glamour promet de marquer un tournant pour la mode et la culture gabonaise.
Un parcours et une passion en lumière
À seulement 25 ans, Shawn André Oyini s’est imposé comme une figure montante de la mode africaine. Lors de son passage à l’émission, il a évoqué son parcours, de Libreville à Paris, puis Dubaï, où il a affiné son savoir-faire. Ce créateur, passionné depuis l’adolescence, a pour ambition de transmettre des émotions à travers ses œuvres.
« La mode, pour moi, c’est raconter des histoires, célébrer la vie », a-t-il confié. S’inspirant des moments festifs du quotidien, Shawn a également dévoilé des créations exclusives, notamment une pièce audacieuse inspirée du quotidien L’Union, qui a impressionné les animateurs Dafresh et Renée-Ruth.
Un prix qui a marqué sa carrière
Shawn André Oyini s’est fait remarquer en 2022 à Runway Dubai, une compétition prestigieuse où il a remporté un prix autour du thème Athlètes avant-gardistes. Sa création, un gilet réalisé à partir de coupures de balles de tennis, était un hommage à la résilience et à la puissance de l’athlète Serena Williams. Cette pièce, à la fois artistique et innovante, symbolise l’équilibre entre sport et élégance, un message qui a séduit le jury.
Le Club Fashion Show : trois actes pour célébrer l’art et la mode
Prévu pour le vendredi 27 décembre à partir de 19h30, Le Club Fashion Show se déroulera en trois étapes :
- Une exposition artistique, mettant en avant des œuvres de peintres et sculpteurs locaux.
- Un dîner de gala, ponctué par les prestations d’artistes de renom comme Annie-Flore Batchiellilys, Papé Nziengui, Clarisse Mouassi et Jey Rspctme.
- Un défilé de mode, où Shawn présentera ses dernières créations. Certaines seront disponibles à la vente lors de l’événement, tandis que ses collections complètes seront accessibles dès février 2025.
Avec un code vestimentaire rouge, noir ou blanc, cet événement se veut une véritable célébration de l’art, de la musique et de la mode dans un cadre prestigieux.
Une vision tournée vers l’avenir
Lauréat de Runway Dubai en 2022, Shawn ambitionne de positionner sa marque, OYIN STUDIO, comme une référence incontournable de la mode africaine. « Mon objectif est de valoriser la culture gabonaise à l’échelle mondiale, tout en inspirant d’autres jeunes créateurs », a-t-il affirmé.
Avec Le Club Fashion Show, Shawn André Oyini ne se contente pas de faire briller la mode gabonaise : il redéfinit ses codes en alliant tradition et modernité. Un événement à ne pas manquer, qui clôturera l’année 2024 sur une note artistique et audacieuse.
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« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée
Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.
À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.
Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.
Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.
Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.
Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.
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Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ
La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.
Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.
Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.
La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.
Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.
À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.
Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.
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Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?
Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.
Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.
Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.
Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?
Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?
Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.
Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.
