Album/EP
Yena Blue : l’EP “Blue”, une nouvelle voix pour la scène urbaine gabonaise
La scène urbaine gabonaise continue de s’imposer grâce à de nouveaux talents audacieux. Parmi eux, Yena Blue, jeune artiste basée en France, marque les esprits avec “Blue”, son premier EP. Composé de six titres, ce projet navigue habilement entre R&B, soul, pop et zouk, et dévoile une artiste au talent vocal et émotionnel remarquable.
Une palette musicale riche et sincère
L’EP Blue est une véritable exploration des sentiments humains. Yena Blue ouvre le bal avec Murima, un morceau interprété en live, où sa voix puissante et émotive capte instantanément l’attention. Émile et Je n’y arrive pas poursuivent cette immersion avec des récits intimes qui parlent d’amour, de perte et de doute.
Plus résilients, Avancer et Personne d’autre délivrent des messages d’espoir et de dépassement de soi, montrant une facette plus déterminée de l’artiste. Enfin, Tu me dis clôt l’EP avec une sensibilité à fleur de peau, confirmant l’étendue de son univers artistique.
Delid Production, un moteur de créativité
Derrière le succès grandissant de Yena Blue se trouve Delid Production, un label indépendant basé en France. Créé en 2021, le label s’est donné pour mission de promouvoir des artistes émergents en leur offrant un accompagnement complet. Pour Blue, Delid Production a collaboré avec des producteurs talentueux comme Valens Beats, Don Jordy, et God Music, qui ont su sublimer l’identité musicale de Yena Blue.
Avec une approche stratégique, Delid Production mise sur un développement artistique à cheval entre le Gabon et la diaspora, visant également à conquérir une audience internationale. Ce travail en synergie fait de Blue un projet à la fois enraciné dans la culture gabonaise et ouvert aux influences mondiales.
Une étoile montante à suivre
En mêlant thématiques universelles, richesse musicale et performances vocales, Yena Blue s’impose comme une artiste incontournable de la scène urbaine gabonaise. Soutenue par Delid Production, elle incarne cette nouvelle génération d’artistes qui, tout en honorant leurs racines, s’ouvrent à un public global.
Avec cet EP, Yena Blue ne se contente pas de se faire un nom. Elle participe activement à l’essor de la musique gabonaise sur la scène internationale, confirmant que l’avenir de cette industrie repose sur des projets audacieux et des talents authentiques.
Album/EP
« Longue Vie » : ZEBEN signe son grand retour avec un album aux grandes ambitions
C’est désormais officiel. Comme nous l’annoncions dans un précédent article, la release party de « Longue Vie » s’est tenue ce dimanche 5 juillet à Akanda, où ZEBEN a officiellement lancé son tout premier album solo, co-produit avec Zang. Devant plusieurs figures du hip-hop et de la culture gabonaise, l’artiste a présenté un projet qui confirme ses ambitions pour cette nouvelle étape de sa carrière.
Composé de treize titres, l’album retrace le parcours de ZEBEN, des années Nouvel Eskadron à son évolution en solo. Sans renier son identité rap, l’artiste y explore également des sonorités afro-pop et dancehall, abordant des thèmes universels tels que l’amour, la loyauté, la trahison, les réalités du quotidien et la quête de réussite.
Le premier extrait, « Bombarder », dont le clip a été dévoilé au cours de la soirée, donne le ton d’un projet mêlant énergie, modernité et maturité artistique. L’album réunit également plusieurs collaborations avec Arielle T, Ndoman, MHL, Fang, Evo — également producteur de plusieurs morceaux —, Blackskin et Cash-Lowsso. Parmi les titres déjà salués par les invités, « Nirvana », en duo avec Arielle T, s’est imposé comme l’un des temps forts de l’écoute.
La release party a réuni plusieurs artistes, parmi lesquels LaGaff, Maggeintha (du groupe Hayo’e), Thierry Mbanangoye (du groupe Banz Mudji), Bung Pinz, producteur et fondateur du label IFUMB, ainsi que Le Roi Shéyi, venu apporter son soutien à ce lancement.
Pour accompagner « Longue Vie », Zang a annoncé une campagne de promotion ambitieuse avec sept clips prévus dans les prochains mois. Une stratégie qui traduit la volonté de faire de cet album une référence du rap gabonais en 2026 et d’inscrire durablement son empreinte sur la scène musicale nationale.
Album/EP
De l’hibernation à la renaissance : la Compagnie Ngumi revient avec « Tseng Mu Batu »
Après un silence discographique de près de 20 ans et plusieurs années d’absence de la scène médiatique, la Compagnie Ngumi signe un retour remarqué avec la présentation officielle de son nouveau maxi-single Tseng Mu Batu. C’est à l’occasion d’une rencontre organisée le 23 mai 2026 devant la presse que le groupe a levé le voile sur ce projet, marquant une nouvelle étape de son histoire artistique et culturelle. Cette relance s’inscrit dans une dynamique structurée, accompagnée d’activités de promotion à venir, permettant au public de découvrir très prochainement ce nouvel univers musical.
Créée le 30 mars 1997, la compagnie Ngumi s’est construite autour d’une ambition claire : valoriser la culture gabonaise à travers la musique et la danse, avec un ancrage particulier dans les expressions issues de la communauté culturelle Nzébi, notamment à travers le rythme L’Ngwala, devenu au fil du temps l’une des signatures identitaires du groupe.
Son parcours discographique débute en 1999 avec l’album Huguette Leckat dans la danse L’Ngwala, enregistré au studio Kage Pro de Georges Kamgoua. Porté par le succès du titre « L’Bedi », cet opus contribue à populariser la danse L’Ngwala auprès du grand public et installe progressivement la notoriété du groupe.
Quelques années plus tard, la formation rejoint l’écurie Mandarine et produit L’Ngwala 241, un album de six titres marqué notamment par « Marumba Rumba », qui confirme la place de Ngumi dans le paysage musical national.
Après plusieurs années de silence, les membres du groupe parlent d’une « période d’hibernation », tout en précisant qu’il s’agit d’un long travail de maturation artistique. Patrick Muna Pandja, leader vocal du groupe, insiste :« Nous avons continué à exister artistiquement, même dans le silence, en préparant une nouvelle vision pour la culture Nzébi et le rythme L’Ngwala. »
Il ajoute également : « Ce retour n’est pas une simple reprise d’activité, mais une reconstruction culturelle qui vise à renforcer la transmission entre générations et à redonner du sens à notre engagement artistique. »
Le nouveau projet, Tseng Mu Batu, enregistré notamment au studio Kage Pro, comprend quatre titres : « Mama L’Ngwala », « Cha Ngih », « L’Bedi (Remix) » et « Boh Bona ». Il se distingue par une ouverture artistique assumée, intégrant la participation de jeunes artistes extérieurs au groupe ainsi que l’émergence de nouvelles voix internes, renforçant ainsi la dimension intergénérationnelle du projet.
Au-delà de sa dimension musicale, l’album porte un message fort d’unité, de transmission et de continuité culturelle. Tseng Mu Batu se veut un appel à la cohésion sociale et à la valorisation des identités culturelles à travers l’expression artistique.
Présenté officiellement à la presse, ce projet marque le point de départ d’une série d’activités de promotion à venir, à travers lesquelles le public pourra très prochainement découvrir et vivre pleinement ce nouvel univers musical.
Dans cette dynamique de relance, la compagnie affirme également sa volonté de structurer davantage son organisation et de renforcer sa vision à long terme, à l’approche de ses 30 ans de carrière en 2027, pour lesquels une commission technique prépare déjà plusieurs projets commémoratifs.
Pour Patrick Muna Pandja, ce retour dépasse le cadre musical et s’inscrit dans une mission plus large : celle de raviver une mémoire culturelle vivante. « Nous ne revenons pas pour faire du bruit, mais pour réveiller les consciences culturelles et rappeler que notre patrimoine est une responsabilité collective », conclut-il.
Album/EP
Shan’l dévoile “Résilience”, un album de maturité et de reconstruction
Comme elle l’avait promis à ses fans, Shan’l a sorti son nouvel album, “Résilience”. On peut l’écouter ou le télécharger depuis le 24 avril 2026 sur les plateformes. Ce projet était très attendu et marque le grand retour de la chanteuse gabonaise, qui s’était faite plus discrète ces derniers temps.
Avec des titres comme “Mytho” ,”Caramel” et “Balouka”, cet album montre bien sa nouvelle direction artistique. Shan’l y mélange des sonorités afro modernes et des histoires personnelles. Elle aborde des sujets qui parlent à tout le monde : l’amour, la trahison, les ruptures et comment se reconstruire.
“Résilience” est un album qui montre sa maturité. Il contient 12 titres, chacun racontant une étape de son cheminement personnel, mis en musique. On y retrouve une patte sonore bien identifiable, un mélange d’émotion, de sincérité et d’énergie.
Pour les collaborations, Shan’l a été plutôt discrète : il n’y a qu’une seule présence sur tout l’album, celle du rappeur Delpega sur le titre “Mamadou”. C’est une collaboration qui a été remarquée et qui donne une touche spéciale à cet album.
Dans un message pour sa “Team Kinda”, ses fans, la chanteuse a expliqué qu’elle avait mis tout son cœur, ses émotions et son énergie dans cet album. Elle a insisté sur l’importance de cette sortie pour elle.
Avec “Résilience”, Shan’l ne fait pas qu’un simple retour sur le devant de la scène musicale. Elle montre aussi qu’elle veut retrouver sa place sur la scène musicale africaine, comme l’a prouvé sa récente tournée en Côte d’Ivoire.
La suite, dans les prochaines semaines, c’est la promotion de l’album un peu partout dans le monde. Et avant ça, un rendez-vous que ses fans attendent avec impatience : son concert à Paris, le 23 mai 2026 au Trianon. Ce spectacle devrait marquer un nouveau chapitre important dans la carrière de Shan’l.
