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Exercer sa Citoyenneté : Chérie Yoni Tsango Ngoussi Sensibilise sur le Référendum Constitutionnel à Libreville

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Le 31 octobre, les quartiers Alibadeng et Okala, dans le 1er arrondissement de Libreville, ont été le cadre d’une campagne de sensibilisation dirigée par Chérie Yoni Tsango Ngoussi, présidente de l’ONG Ladies Club For Leadership And Development. À l’approche de la campagne du référendum sur le projet de la nouvelle constitution, prévu du 6 au 15 novembre, cette initiative vise à informer les citoyens sur les enjeux démocratiques et à encourager leur participation au vote du 16 novembre.

Dans un contexte de transition politique depuis l’arrivée au pouvoir du Général Brice-Clotaire Oligui Nguema, président du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) depuis le 30 août 2023, la présidente a souligné l’importance de ce référendum pour l’avenir du pays. Elle a pris le temps d’expliquer aux habitants les principales dispositions de la nouvelle constitution, tout en insistant sur le rôle fondamental de la participation citoyenne. “Engager le dialogue avec la population sur le référendum est essentiel pour bâtir une démocratie solide,” a-t-elle déclaré, réaffirmant son engagement en faveur de l’éducation civique.

Lors de son exercice citoyen, Yoni Tsango Ngoussi a échangé avec les participants.

Un constat alarmant a émergé lors de la rencontre à Okala : sur un échantillon de 50 personnes, aucune n’avait pris la peine de lire le projet de constitution. “Il est non seulement de leur droit, mais aussi de leur devoir de comprendre ce document,” a-t-elle précisé, appelant les citoyens à s’informer, prendre conscience et s’impliquer activement. Elle a encouragé les habitants à s’approprier le projet de constitution plutôt que de se laisser guider par des consignes de vote extérieures.

Consciente des taux d’abstention historiquement élevés lors des élections, Chérie Yoni Tsango Ngoussi a mis en avant le potentiel de changement que représente ce référendum. Elle a exhorté les citoyens à participer activement, répondant aux préoccupations exprimées concernant l’absence de bénéfices tangibles liés à l’acte de voter. “Chaque voix compte et contribue à façonner notre avenir collectif,” a-t-elle insisté.

L’événement a également reçu le soutien des associations “J’aime le 1er arrondissement” et d’autres groupes, qui ont reconnu l’importance de cette initiative pour sensibiliser les habitants à leur rôle civique et à l’importance cruciale de la constitution. “C’est en informant notre communauté que nous pouvons construire un Gabon meilleur. Chacun doit prendre conscience de son pouvoir en tant que citoyen.”

Les retours des participants témoignent d’un intérêt croissant pour les enjeux politiques. Madame Pachita, l’une des habitantes présentes, a exprimé son étonnement face à son ignorance des questions nationales : “Il est facile de vivre dans un pays sans connaître ses réalités, mais il est temps de changer cela,” a-t-elle déclaré.

Chérie Yoni Tsango Ngoussi entourée des participants à l’échange citoyen avec les populations.

À l’approche de la campagne du référendum sur le projet de la nouvelle constitution, Chérie Yoni Tsango prévoit de poursuivre ses efforts d’éducation et de sensibilisation avant de donner des consignes de vote à ses membres. Son engagement met en lumière l’importance d’une citoyenneté éclairée et active dans le processus démocratique, promettant une mobilisation sans précédent pour ce référendum, qui pourrait redéfinir l’avenir du Gabon. Cette initiative a pu être réalisée grâce au soutien de l’IRI.

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Slava et Afrik’an Legend : l’Ikoku Vybe s’offre une nouvelle vitrine

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Arrivée récemment au Gabon, Slava ne tarde pas à multiplier les passerelles avec la scène artistique locale. La danseuse, présentée comme ukrainienne et déjà connue sur les réseaux sociaux pour son intérêt pour les danses gabonaises, vient de collaborer avec Afrik’an Legend, groupe qui travaille depuis plusieurs années à donner à l’Ikoku une expression plus urbaine à travers l’Ikoku Vybe.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique déjà bien installée. Avant même l’arrivée de Slava, l’Ikoku sous sa forme urbaine avait commencé à franchir les frontières gabonaises. Plusieurs challenges inspirés de ce rythme ont circulé en Afrique et en Europe, élargissant sa visibilité. Cette ouverture s’est aussi renforcée à travers la collaboration d’Afrik’an Legend avec Fally Ipupa, offrant une exposition supplémentaire à cet univers musical.

Slava, qui avait annoncé sa venue au Gabon quelques mois plus tôt lors d’une interview, s’est rapidement rapprochée du milieu artistique local. Elle s’est fait connaître auprès du public gabonais par son intérêt pour la Ntcham et plusieurs danses traditionnelles qu’elle met régulièrement en avant sur TikTok et Facebook.

Son passage au quartier général d’Afrik’an Legend, sis à I.A.I à Libreville, a donné lieu à une séquence qui circule désormais sur les réseaux sociaux. Dans la vidéo, Slava danse aux côtés du groupe sur « 512 », son nouveau titre récemment sorti.

La collaboration ne s’arrête pas aux pas de danse. Slava accompagne aussi cette immersion de quelques mots en yipunu, langue profondément liée à l’environnement culturel de l’Ikoku.

À travers cette rencontre, l’Ikoku continue ainsi de circuler, de se transformer et de gagner en visibilité. Dans cette logique de valorisation culturelle, il serait d’ailleurs intéressant que le ministre de la Culture, Paul-Ulrich Kessany Zategwa, échange avec Slava durant son séjour au Gabon, afin de mieux comprendre sa démarche et l’intérêt qu’elle porte aux expressions culturelles locales.

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Fête de la Libération : du 27 au 31 août, Oligui Nguema place l’Ogooué-Ivindo au cœur des réalisations

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Après les festivités du 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance, marquées à Libreville par plusieurs inaugurations et visites de sites, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, poursuivra cette dynamique dans l’Ogooué-Ivindo à l’occasion de la Fête de la Libération du 30 août. Le programme de ce séjour, prévu du 27 au 31 août 2026, a été présenté dans un communiqué de la Présidence de la République lu par son porte-parole, Théophane Nzame-Nze Biyoghe.

Le chef de l’État rejoindra la province par voie terrestre. Son arrivée est prévue jeudi 27 août à Yoko-Milieu, première étape de son déplacement, avant de gagner Makokou où un arrêt est prévu au pont Liboumba, présenté comme un lieu historique de la révolte des femmes de 2023.

Le vendredi 28 août sera largement consacré aux infrastructures locales. À Boué, le président inaugurera le nouveau commissariat, avant de se rendre à Ovan pour l’ouverture officielle de la mairie. À Mékambo, plusieurs réalisations seront mises en service : la mairie, la salle polyvalente et le marché.

Les inaugurations se poursuivront samedi à Makokou avec le bâtiment administratif, la BCEG, l’hôtel Ivindo Palace, le marché et le lycée Maïga. Le président visitera également les logements destinés aux cadres et fils de la province, avant de poser la première pierre du bâtiment administratif de la direction d’Ivindo Iron. À 19h45, il prononcera son discours à la Nation, autre temps fort de cette séquence.

Le 30 août constituera le point culminant du séjour avec la célébration officielle de la Fête de la Libération : revue des troupes, décorations, défilés militaire et civil, parade culturelle, finale de la Coupe de la Libération et dîner de gala.

Ce programme fait écho à celui du 17 août, où la célébration de l’Indépendance avait elle aussi été accompagnée d’inaugurations et de visites dans les secteurs de la santé, de la sécurité, des infrastructures et du patrimoine. À travers ces deux rendez-vous nationaux, la Présidence semble ainsi vouloir associer les commémorations à une présence accrue sur le terrain et à la mise en avant des réalisations publiques.

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Fête des Cultures : après Espoir La Tigresse, Prospèr Zé dénonce à son tour son traitement

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La 15ᵉ édition de la Fête des Cultures continue de susciter des réactions autour de la gestion des prestations artistiques. Après l’incident impliquant Espoir La Tigresse, dont le passage avait été interrompu samedi 22 août, Prospèr Zé a, à son tour, fait part de son expérience avec l’organisation.

Au lendemain du festival, l’artiste a réagi à travers un communiqué publié sur les réseaux sociaux. Invité depuis Oyem, où il réside, Prospèr Zé explique qu’il devait monter sur scène à 2 heures du matin. Selon son témoignage, cette heure lui aurait encore été confirmée à 23 heures, alors qu’il se trouvait déjà sur le site avec son groupe. Il affirme toutefois ne plus avoir reçu d’indication au moment prévu pour sa prestation.

« Tous vos téléphones que j’ai essayé de joindre étaient soit éteints, soit indisponibles », écrit-il. Prospèr Zé dit avoir attendu jusqu’à 5h30 avant de quitter les lieux, après avoir notamment échangé brièvement avec le ministre de la Culture vers 2 heures du matin. Il assure également n’avoir reçu aucun rappel ni explication depuis.

L’artiste interpelle alors les organisateurs : « Pouvez-vous élever la culture gabonaise en affichant un manque de respect aussi criard envers les acteurs culturels ? »

Un jour avant, Espoir La Tigresse s’était estimée « boycottée » après l’interruption de sa prestation. Le comité d’organisation avait expliqué cette situation par le « retard accumulé » dans le déroulement de la soirée et l’écourtement de plusieurs passages, avant de présenter ses excuses.

Ces deux situations relancent ainsi les interrogations sur la gestion du temps, la communication avec les artistes et les conditions de programmation. Les organisateurs pourraient être amenés à apporter des précisions supplémentaires sur le déroulement de ces différents incidents.

Âgé de plus de 65 ans, Prospèr Zé demeure une figure reconnue de la musique gabonaise, malgré une présence plus discrète sur scène ces dernières années. Guitariste depuis l’enfance, il est notamment l’auteur de plusieurs albums, dont Trésor Sauvage en 2000 et Biang 1 et 2 en 2005.

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