Connect with us

Events

Quand l’Espoir des Artistes Gabonais Tutoie l’Incertitude : Le Statut de l’Artiste, Une Avancée en Suspens

Publié il y a

le

par

Alors que le Ministre de la Culture, Dr André Jacques AUGAND, reçoit avec enthousiasme les textes élaborés par une commission ad-hoc, la question persiste : l’issue du Statut de l’artiste Gabonais demeurera-t-elle un rêve lointain malgré les efforts apparents des autorités successives ?

Dans la période de 2023, le Statut de l’artiste Gabonais semblait prendre un virage positif sous l’égide de l’ancien Ministre Max-Samuel Oboumadjogo. Validé à l’Assemblée Nationale et au Sénat, ce statut attend toujours la proclamation officielle du Président de la République, laissant entrevoir un décalage entre l’action politique et la réalité des artistes.

Les artistes Gabonais, incarnés par des figures comme Norbert Epadja, ont longtemps lutté pour obtenir reconnaissance et droits d’auteur. Cependant, malgré les initiatives précédentes et la récente cérémonie du 19 janvier, l’incertitude plane sur l’évolution réelle de leur situation.

Les multiples tentatives des Ministres de la Culture laissent place à une interrogation persistante : les artistes Gabonais verront-ils enfin leurs droits reconnus, ou ces actions resteront-elles une énième promesse non tenue ? La réalité contrastée entre les avancées politiques et la situation actuelle des artistes jette une ombre sur l’horizon de la reconnaissance artistique.

Les textes remis par la commission ad-hoc incarnent une lueur d’espoir, mais les attentes longtemps déçues de la communauté artistique soulèvent des doutes quant à une véritable avancée. Alors que la condition de l’artiste Gabonais oscille entre avancées prometteuses et déceptions persistantes, la question demeure : cette fois-ci, le dynamisme affiché par les nouvelles autorités sera-t-il le catalyseur d’un réel progrès, ou une étape de plus dans une longue attente ?

Mihi…

Commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Events

Fête des Cultures : après la polémique Espoir La Tigresse, le comité d’organisation s’explique

Publié le

le

par

Au lendemain de la prestation d’Espoir La Tigresse, samedi 22 août, à la 15ᵉ édition de la Fête des Cultures, la sortie de l’artiste continue de faire débat. Face aux réactions suscitées par l’interruption de son passage sur scène, le comité d’organisation a publié un communiqué ce dimanche 23 août en début d’après-midi.

Dans ce texte, l’organisation explique que la situation n’était pas spécifiquement dirigée contre Espoir La Tigresse. Elle serait la conséquence du « retard accumulé dans le déroulement de la soirée », qui aurait contraint les organisateurs à procéder à « l’écourtement de plusieurs prestations afin de respecter le temps global imparti à l’événement ».

Le comité précise également que cette décision « a concerné plusieurs artistes programmés ce jour, au même titre que l’artiste Espoir La Tigresse ». Il présente ses « sincères excuses » aux artistes concernés ainsi qu’au public, tout en promettant « une meilleure gestion du temps scénique lors de la journée de clôture ».

Sur scène, la chanteuse avait vivement réagi après que ses titres Ma’Biss et Poison n’avaient pu être diffusés conformément au programme. Estimant être « boycottée », elle avait également rappelé que son succès était le fruit de son travail et qu’elle n’était pas arrivée à ce niveau en dépendant d’un homme.

Cette réaction a toutefois partagé les avis. Dans plusieurs commentaires recueillis, certains estiment que l’artiste aurait pu attendre d’en savoir davantage sur l’origine du problème ou poursuivre sa prestation a cappella, comme cela arrive parfois lorsqu’un incident technique survient sur scène.

Le communiqué du comité vient ainsi replacer l’incident dans un contexte plus général d’organisation et de gestion du temps, tout en cherchant à apaiser une polémique qui aura marqué cette deuxième journée de la Fête des Cultures.

Continue Reading

Events

Nyanga – les 7 milliards à problèmes : à Moabi, un milliard de FCFA entre réalisations partielles et chantiers à l’arrêt

Publié le

le

par

Après les explications données par Jonathan Ignoumba sur la gestion des 7 milliards de FCFA accordés en 2024 par Brice-Clotaire Oligui Nguema, alors président de la Transition, le regard se porte désormais sur les localités qui ont bénéficié de ces fonds. Dans une interview accordée à Gabon Média Time, l’ancien ministre a livré sa version, tentant de se défendre face aux accusations qui le visent et de mieux situer les responsabilités dans la chaîne de gestion des projets.

À Moabi, chef-lieu du département de la Douigny, les premières vérifications font apparaître un tableau contrasté. Sur les 1,3 milliard de FCFA affectés à cette zone, 1 milliard aurait été destiné à la commune de Moabi et 300 millions au district de Murindi. Selon Jonathan Ignoumba, les fonds étaient logés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC), chargée des décaissements.

Plusieurs projets étaient attendus : réhabilitation école protestante, logements pour les enseignants, salle du centre social, passerelles, marché, dispensaire et investissements autour de la SACOM. Certaines réalisations sont visibles, notamment les passerelles construites et livrées au niveau de l’école Alliance chrétienne ainsi qu’au quartier Mutumba. Le dispensaire figure également parmi les infrastructures concernées, même si des précisions restent encore nécessaires sur son niveau réel d’exécution.

D’autres projets, en revanche, restent en attente. Le marché annoncé n’a toujours pas vu le jour. Au quartier Mutumba, le site retenu pour sa construction reste vide, sans travaux visibles à ce stade.

Autre difficulté : plusieurs entrepreneurs attributaires de marchés auraient quitté Moabi. Selon les informations recueillies, les moyens nécessaires à la poursuite des travaux ne seraient plus disponibles, laissant plusieurs chantiers sans véritable visibilité.

Cette situation rappelle la question de la TVA, soulevée par Jonathan Ignoumba au cours de son entretien. L’ancien ministre avait expliqué que des problèmes liés à cette taxe avaient pu réduire les sommes réellement disponibles pour certains projets. Il reste toutefois à mesurer précisément l’impact de cette difficulté sur les travaux engagés à Moabi.

Le dossier de la SACOM suscite une attention particulière, notamment au regard de l’impact social attendu en matière d’emplois. Jonathan Ignoumba a indiqué ne pas avoir été, au départ, particulièrement emballé par la création de cette société agricole. Il disait notamment s’interroger sur la destination des bénéfices et sur ceux qui en profiteraient réellement. Il aurait finalement signé la facture, le projet ayant, selon lui, reçu la validation du président de la République.

Le siège annoncé de la SACOM n’a jamais été construit, pour des raisons qui devront encore être établies. Depuis sa création, la société loue un local au carrefour Mbamba, une charge qui grève nécessairement une partie de ses ressources et pèse sur son capital de fonctionnement. Pendant plusieurs mois, les salaires y auraient été régulièrement versés, avant que des difficultés de paiement ne commencent à alimenter la rumeur locale, un point également évoqué par Jonathan Ignoumba dans son entretien.

Sur le plan agricole, la grande production de bananes attendue n’est pas encore véritablement visible à l’échelle espérée. Il serait toutefois prématuré de parler d’échec. Certains choix stratégiques n’ont peut-être pas été suffisamment ajustés face aux difficultés rencontrées, et la situation pourrait encore s’améliorer avec les prochaines récoltes et la commercialisation des produits issus des plantations.

Les ambitions autour de la SACOM étaient importantes. Certains y voyaient déjà une grande entreprise agricole appelée à prendre une tout autre dimension. Pour l’heure, la réalité reste plus mesurée, mais les prochains mois permettront sans doute d’avoir une lecture plus juste de son évolution.

La gestion de l’enveloppe a, comme l’a indiqué Jonathan Ignoumba, été encadrée par un comité local dont la composition reste encore à préciser, tandis qu’une partie des marchés aurait été attribuée par le conseil communal.

À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas d’établir définitivement les responsabilités individuelles. Elles posent néanmoins plusieurs questions simples : qu’est devenu concrètement le milliard de FCFA destiné à la commune de Moabi ? Dans quelle proportion les projets annoncés ont-ils réellement été exécutés ? Et surtout, quels montants ont été attribués à chacun de ces projets ?

Après Jonathan Ignoumba, qui affirme que son rôle se limitait essentiellement à « signer les factures », l’examen du dossier doit désormais se poursuivre au plus près du terrain.

Nous reviendrons encore sur le cas de Moabi avec d’autres précisions et éléments à confronter. Cette série consacrée aux 7 milliards de FCFA de la Nyanga se poursuivra aussi à Tchibanga, Mayumba et dans les autres zones concernées, afin de comparer les montants annoncés, les projets engagés et les réalisations réellement visibles.

Continue Reading

Events

Ngouoni Boxing Gala : un ring pour la jeunesse et la mémoire d’Idriss Firmin Ngari

Publié le

le

par

Ngouoni, chef-lieu du département de la Lékabi-Léwolo dans la province du Haut-Ogooué, s’apprête à accueillir une soirée où le sport croisera la mémoire et la transmission. Le 23 août 2026, à partir de 19h00, le Grand Carrefour servira de cadre au Ngouoni Boxing Gala, une manifestation de boxe anglaise pensée à la fois comme un spectacle sportif, un outil de promotion de la discipline et un moment d’hommage.

Placée sous le haut patronage du président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, la manifestation est portée par la Ligue de Boxe Anglaise du Haut-Ogooué Nouvelle Vision. À sa tête, son président Tsamounou Clément Ebozo, dont l’engagement en faveur de la boxe est bien connu au Gabon, mobilise avec son bureau les acteurs de la discipline autour de cette initiative.

L’un des temps forts de la soirée sera l’hommage rendu au défunt général Idriss Firmin Ngari. Dans le Haut-Ogooué, son nom garde une résonance particulière auprès des populations, notamment au regard de son engagement social, de sa proximité avec les habitants et de l’attention qu’il accordait aux différentes couches de la société.

Sur le ring, le public pourra suivre les prestations du Boxing Club GR, ainsi que celles des délégations de clubs venues de l’Ogooué-Lolo et de l’Estuaire. Ces confrontations devraient contribuer à donner davantage de visibilité à la boxe anglaise dans la province tout en favorisant les échanges entre pratiquants.

Le gala veut aussi offrir aux jeunes une occasion de se divertir autrement. En cette période, le sport apparaît comme un cadre privilégié pour s’amuser sainement, se retrouver et cultiver des valeurs telles que la discipline, le respect et le dépassement de soi.

Avec une entrée libre et gratuite, le Ngouoni Boxing Gala veut ainsi rassembler largement autour d’un même message : « La boxe, une passion, une vision, un avenir ! »

Continue Reading