Events
RDC : Sarah Lula, la nouvelle ambassadrice du ” Mutwashi “
Nous avons découvert le ” Mutwashi “, un rythme du terroir, grâce aux nombreux tubes de Tshala Muana, dans les années 80 et 90. Le temps passant et sa carrière allant vers sa fin, la star congolaise est de moins en moins productive. Un fait qui laisse peu de chance à la survie d’un rythme de << vieux >>.

Depuis près d’un an, cette tendance s’inverse, avec la découverte d’une artiste sortie de l’orchestre de Tsala Muana. Cette dernière qui n’est autre que Sarah Lula réinvente ce rythme. Jeune et ouverte d’esprit, Sarah Lula livre au public un Mutwashi 2.0. Celui -ci, est un mélange entre la rumba et le rythme que Mamu Nationale a popularisé. Nièce de la mère du Mutwashi, Sarah Lula se donne la mission de faire connaître ce rythme au jeune public congolais et africain.
Mihi…
Events
Endométriose au Gabon : l’ANINF et Endofi Gabon mobilisent pour briser le silence et soutenir les femmes
Le vendredi 13 mars 2026, la Tour ANINF a accueilli une journée de sensibilisation dédiée à l’endométriose, organisée en partenariat avec l’association Endofi Gabon. Placée sous le thème « Endométriose et hypo fertilité », cette rencontre a réuni le personnel de l’ANINF, des responsables associatifs et des professionnels de santé pour discuter d’une maladie encore trop souvent méconnue mais touchant environ une femme sur dix dans le monde.
Représentant le Directeur général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, M. Mba Mve Maixent, conseiller administratif, a rappelé : « Notre devoir est de placer l’humain au centre de toute action publique et de contribuer à faire évoluer les mentalités. Cette journée de sensibilisation n’est pas seulement un événement, elle doit être un point de départ, un moment d’écoute et de compréhension. Nous devons tous nous engager pour mieux reconnaître les souffrances invisibles et soutenir celles qui vivent avec cette maladie au quotidien. »

De gauche à droite : la PCA de l’ANINF Prisca Koho Nlend, Mba Mve Maixent conseiller administratif, la présidente d’Endofi Gabon Tegh-Yess Moutchinga Moutchinga et sa secrétaire générale Nina Andeme épouse Berre.
L’endométriose, maladie chronique dans laquelle des tissus semblables à l’endomètre se développent en dehors de l’utérus, provoque douleurs, saignements, fatigue et parfois infertilité. Souvent banalisée dès l’adolescence, elle peut débuter dès les premières règles et avoir des conséquences importantes sur la scolarité, la vie professionnelle, la vie familiale et la santé mentale.

Tegh-Yess Moutchinga Moutchinga, présidente de l’association Endofi Gabon, a invité toutes les femmes présentes à se reconnaître et à briser le silence :
« Combien de femmes ici viennent travailler chaque jour en silence, tout en supportant des douleurs que personne ne voit ? » a-t-elle interrogé. Elle a rappelé que la sensibilisation à cette pathologie ne concerne pas seulement les femmes, mais aussi leurs collègues, responsables et proches.
Nina Andeme épouse Berre, secrétaire générale de l’association, a partagé son témoignage poignant et présenté les objectifs et leviers essentiels de la lutte contre l’endométriose :
1▪︎Reconnaissance comme affection de longue durée : pour que les femmes puissent bénéficier d’une prise en charge médicale à moindre coût.
2▪︎Formation et spécialisation des professionnels de santé : permettre aux gynécologues, pneumologues, rhumatologues, neurologues et autres spécialistes d’accéder à des bourses et financements pour la recherche, afin d’améliorer la prise en charge.
3▪︎Fertilité et accompagnement : faciliter l’accès à la procréation médicalement assistée et à la fécondation in vitro, ainsi que les démarches d’adoption pour celles qui n’arrivent pas à avoir d’enfants malgré les traitements.
Elle a également insisté sur la nécessité de créer des plateformes d’information et d’accompagnement, permettant aux femmes concernées d’accéder à des informations fiables et de trouver du soutien. Selon elle, sensibilisation, recherche et amélioration de la couverture sanitaire constituent trois leviers indispensables pour améliorer durablement la prise en charge de cette maladie.

Dr Marcelle Abeghe Ngoua, responsable du comité scientifique de l’association Endofi Gabon, a apporté des précisions scientifiques sur l’endométriose, ses différentes formes (pelvienne, profonde, adénomyose, pulmonaire, abdominale, ombilicale, diaphragmatique, pariétale, asymptomatique) et ses complications possibles, notamment sur la fertilité et la vie quotidienne des patientes.


Prisca Koho Nlend, PCA de l’ANINF, annonçant et félicitant l’ANINF pour son soutien à Endofi contre l’endométriose, ainsi que son engagement personnel.
La présidente du Conseil d’administration de l’ANINF, Prisca Koho Nlend, a annoncé son engagement personnel en rejoignant Endofi Gabon. Elle a également proposé des mécanismes d’assurance et de couverture médicale adaptés, visant à réduire les coûts liés aux examens, aux traitements et aux interventions chirurgicales, et à rendre la prise en charge plus accessible et équitable pour toutes les femmes concernées.
En tant qu’entreprise citoyenne, l’ANINF a démontré par cette initiative que son engagement va au-delà de ses missions institutionnelles. L’agence contribue à la digitalisation du système de santé via le programme eGabon-SIS, déjà expérimenté dans 13 structures sanitaires. Cette initiative permet une meilleure gestion des données sanitaires, des circuits d’information plus fluides et une coordination renforcée entre professionnels de santé, associations et institutions, soutenant ainsi directement l’action d’Endofi Gabon et le bien-être des patientes.
Grâce à ces actions coordonnées — sensibilisation, accompagnement, recherche scientifique, dispositifs d’assurance et digitalisation du système de santé — associations et institutions ouvrent la voie à une réponse moderne, inclusive et durable. Dans le dynamisme impulsé par le Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, ces initiatives permettent de renforcer la prise en charge et d’améliorer concrètement la vie des femmes atteintes d’endométriose au Gabon.
Events
Réseaux sociaux et dérapages : Adriella Lou poursuivie pour diffamation contre Émeraude
Selon une information tirée d’une publication du quotidien L’Union, une web-comédienne a été interpellée à Libreville pour des faits présumés de diffamation visant une influenceuse sur la plateforme TikTok. Une affaire qui relance le débat sur les dérives de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux.
Adriella Lou, de son vrai nom Adriella Flora Natesse Nou Zemblé, âgée de 36 ans et résidant à Cosmopark dans le 3ᵉ arrondissement de Libreville, a été placée en garde à vue par les services de la Police judiciaire (PJ). Elle est accusée d’avoir publié des contenus jugés injurieux et diffamatoires à l’encontre d’une influenceuse connue sous le pseudonyme Émeraude.
D’après les premiers éléments de l’enquête, l’affaire a été déclenchée à la suite d’une plainte déposée par la plaignante. Les investigations menées par la PJ auraient permis de retrouver plusieurs vidéos incriminées, bien que celles-ci aient été supprimées du compte TikTok de la mise en cause dans une tentative apparente d’effacer les traces.
Les analyses effectuées par les enquêteurs auraient mis en évidence des publications répétées visant directement l’influenceuse. Les autorités évoquent notamment des contenus ciblés et récurrents, diffusés sur la plateforme.
Entendue par les enquêteurs, la web-comédienne n’a pas nié les faits. Visiblement affectée, elle a reconnu avoir diffusé ces contenus tout en affirmant avoir agi de sa propre initiative.
« Je reconnais avoir diffamé Émeraude par rapport au métier que je fais. C’était un choix personnel de la cibler. Je n’avais aucune intention malveillante concertée et personne ne m’a demandé de le faire », a-t-elle déclaré lors de son audition.
À l’issue de la procédure en cours, Adriella Lou devrait être présentée au parquet de Libreville, qui décidera des suites judiciaires à donner à cette affaire. Une comparution devant la justice pourrait intervenir dans les prochains jours.
Ce dossier intervient dans un contexte où plusieurs affaires de diffamation liées aux réseaux sociaux émergent dans le pays. Il y a quelques jours, la chanteuse Nicole Amogho avait également engagé une procédure judiciaire pour des faits similaires. Dans ce dossier, la personne mise en cause est actuellement détenue à la prison centrale de Libreville en attendant son jugement.
Ces différentes affaires rappellent que les propos tenus sur les réseaux sociaux peuvent engager la responsabilité pénale de leurs auteurs et soulignent les enjeux croissants liés à la régulation de la parole numérique.
Events
Gabon : la Cité Administrative Émeraude entre dans sa phase finale avant l’installation des premiers ministères
À quelques mois de sa mise en service annoncée pour juillet 2026, la Cité Administrative Émeraude franchit une étape importante dans son processus de réalisation. Le lundi 9 mars, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, s’est rendu sur le chantier afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux de ce projet d’envergure destiné à transformer l’organisation administrative de l’État.
Accompagné de plusieurs ministres sectoriels ainsi que des responsables des entreprises adjudicataires, le coordonnateur de l’action gouvernementale a pu constater sur le terrain la progression de ce complexe appelé à devenir l’un des principaux pôles administratifs du pays. Cette visite s’inscrit dans le suivi des projets structurants engagés par les autorités pour moderniser l’appareil administratif et améliorer les conditions de travail des agents publics.
Un chantier bien avancé
Sur le site, les indicateurs techniques témoignent d’une progression notable. Selon les responsables du projet, la première parcelle affiche déjà un taux d’exécution d’environ 80 %, tandis que la parcelle 4 atteint près de 75 % d’avancement.
À mesure que les travaux progressent, l’architecture du futur complexe administratif se dessine avec davantage de précision. Le projet comprend quatorze immeubles de huit étages chacun, dont les façades vitrées donnent déjà un aperçu du visage moderne que prendra ce nouveau centre administratif.
Pensés pour améliorer l’efficacité des services publics, les bâtiments abriteront 63 bureaux par édifice, des salles de réunion, des espaces d’archives ainsi que des zones de convivialité intégrant un restaurant-café. L’objectif est de créer un environnement de travail adapté aux exigences de l’administration contemporaine tout en facilitant l’accueil des usagers.
Vers un regroupement des administrations
Au-delà de son architecture, la Cité Émeraude répond à un objectif stratégique : regrouper plusieurs administrations dans un espace unique. Cette centralisation devrait permettre d’améliorer la coordination entre les services publics tout en réduisant les dépenses liées aux nombreuses locations de bâtiments privés actuellement utilisées par l’État.
À l’issue de la visite du chantier, une séance de travail s’est tenue dans le cadre du Conseil interministériel. Sous la direction de Hermann Immongault, les membres du gouvernement ont examiné les propositions formulées par le Secrétariat général du gouvernement afin d’identifier les ministères qui intégreront la Cité Émeraude dès la première phase d’occupation prévue en juillet prochain.
Pour le Vice-Président du Gouvernement, cette étape organisationnelle doit être menée avec rigueur afin d’assurer une transition administrative fluide. « Ce travail doit être fait dans les meilleurs délais », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’une répartition cohérente des départements ministériels pour garantir la continuité du service public.
Un levier d’économies pour l’État
Au-delà de la modernisation administrative, le projet représente également un enjeu budgétaire important. En mettant fin à la dispersion des services publics et en limitant le recours aux locations immobilières privées, l’État gabonais pourrait économiser près de 30 milliards de francs CFA par an.
La réalisation de cette infrastructure s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dont l’ambition est de moderniser la capitale gabonaise et ses environs à travers des projets structurants.
À l’approche de son ouverture, la Cité Administrative Émeraude apparaît ainsi comme l’un des symboles d’une administration en pleine mutation, appelée à renforcer l’efficacité de l’action publique tout en offrant aux agents et aux citoyens un cadre de travail et de services plus moderne.
Irène / Mihi…
