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Taxi Gab + : des contrôles annoncés pour identifier les véhicules conduits par des étrangers
Destiné à encourager l’entrepreneuriat national et à renforcer la présence des Gabonais dans le transport urbain, le programme Taxi + Gab fait face à certaines pratiques qui s’éloignent de ses objectifs. Des bénéficiaires confieraient leurs véhicules à des conducteurs étrangers, une situation à laquelle le gouvernement entend mettre un terme. Comme nous le rapportions dans notre précédent article consacré aux priorités du secteur des transports, le ministre d’État, ministre des Transports, de la Marine marchande, chargé de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, était l’invité de nos confrères de Gabon 24 pour présenter la feuille de route de son département. L’occasion pour lui de revenir sur les dérives constatées dans l’exploitation de certains taxis et d’annoncer des mesures pour y remédier.
Au cours de cet entretien, le membre du gouvernement est revenu sur les conditions d’attribution et d’exploitation des véhicules du programme Taxi Gab +. Selon les chiffres qu’il a communiqués, 1 066 taxis ont déjà été remis à des bénéficiaires gabonais. Une initiative qui vise notamment à favoriser leur autonomisation économique et à renforcer leur présence dans une activité longtemps marquée par une forte concurrence. Seulement, sur le terrain, les choses ne se dérouleraient pas toujours comme prévu.
Interpellé par la journaliste sur la présence de conducteurs étrangers au volant de certains de ces taxis, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi a d’abord tenu à distinguer les bénéficiaires du programme de ceux qui exploitent effectivement les véhicules. « À ce jour, il y a 1066 taxis qui ont été remis non pas à des étrangers mais à des Gabonais. Aucun étranger n’a bénéficié du programme Taxi Gab + », a-t-il précisé.
Si aucun ressortissant étranger n’a donc bénéficié directement de cette initiative, le ministre reconnaît néanmoins que certains propriétaires gabonais confient leurs véhicules à des conducteurs étrangers. Une pratique qu’il déplore, dans la mesure où le programme a précisément été conçu pour permettre aux nationaux d’exercer eux-mêmes cette activité et de bénéficier des opportunités économiques qu’elle représente.
Face à cette situation, le gouvernement entend désormais renforcer le suivi des véhicules déjà attribués. Ulrich Manfoumbi Manfoumbi a ainsi indiqué avoir adressé des correspondances à ses collègues de l’Intérieur et de la Défense, en vue de préparer une opération de contrôle impliquant la Direction générale de la sécurité routière. L’objectif est de vérifier les conditions d’exploitation des taxis et d’identifier ceux qui seraient conduits par des personnes ne répondant pas aux exigences du programme.
Quant aux conséquences pour les bénéficiaires concernés, le ministre a clairement annoncé la mesure envisagée. « Il sera simplement retiré au propriétaire son taxi s’il est avéré que ce taxi est conduit par un étranger », a-t-il prévenu. Une déclaration qui traduit la volonté des autorités de faire respecter les engagements liés à l’attribution de ces véhicules.
Pour autant, aucune date n’a encore été avancée pour le lancement de cette opération. Les modalités pratiques des contrôles, tout comme les procédures qui pourraient conduire au retrait d’un taxi, restent également à préciser.
Cette annonce remet ainsi sur la table la question du suivi des bénéficiaires du programme Taxi Gab +. Car au-delà de la remise des véhicules, l’enjeu est aussi de s’assurer qu’ils sont exploités conformément à leur vocation initiale. Cette démarche rejoint l’ambition affichée par le chef de l’État, Brice-Clotaire Oligui Nguema, de faire des initiatives publiques en faveur de l’entrepreneuriat national de véritables leviers d’insertion professionnelle et de création de richesses pour les Gabonais.
Reste désormais à savoir comment cette opération sera menée et dans quelles conditions les mesures annoncées seront appliquées. Pour les pouvoirs publics, il s’agit de préserver l’esprit du programme Taxi Gab +, afin que les efforts consentis pour accompagner les entrepreneurs gabonais profitent effectivement à ceux auxquels cette initiative est destinée. Un objectif dont la concrétisation dépendra aussi de la régularité des contrôles, de la transparence des procédures et du respect des engagements pris par les bénéficiaires.
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Gabon : sous dialyse et sans logement, Ellifia Ndolo appelle à l’aide, Espérance Rénale interpelle les autorités
Atteinte d’insuffisance rénale depuis 2021, Ellifia Stredicia Ndolo, 29 ans, originaire de Fougamou, dans la Ngounié, traverse une situation préoccupante à Libreville. Sans ressources suffisantes et menacée de perdre son hébergement, cette mère d’un enfant, a lancé un appel à l’aide au président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, à la Première dame Zita Oligui Nguema et au ministère de la Santé. Une détresse qui a conduit Marie-Stéphanie Mouity épouse Nguema, marraine de l’association Espérance Rénale, à lui rendre visite dans la soirée du 28 octobre.
Née le 1er juin 1997, Ellifia était en classe de troisième au lycée Léon-Mboumba de Fougamou lorsque la maladie a bouleversé son parcours. Entre complications médicales et difficultés financières familiales, elle a dû abandonner ses études. Depuis, sa vie s’organise autour des soins.
Faute de centre d’hémodialyse à Fougamou, elle a rejoint Libreville en 2021, laissant derrière elle sa mère âgée et son enfant. Accueillie chez une amie d’église de sa maman, elle y vit depuis plusieurs années. Mais cette solidarité atteint aujourd’hui ses limites : son hébergeuse lui demande de libérer le logement.
« Je n’ai pas de toit où rester. Je ne connais pas Libreville. C’est la maladie qui m’amène dans Libreville », confie-t-elle.
À cette incertitude s’ajoutent de lourdes difficultés médicales. Après quatre interventions chirurgicales, Ellifia souffre toujours de douleurs persistantes, notamment au bras gauche, fortement gonflé. Contrainte de se déplacer en fauteuil roulant, elle évoque également de fortes poussées de tension. Une dette hospitalière compromet, selon son témoignage, son retour chez le chirurgien. Transport pour les dialyses, médicaments et alimentation représentent autant de dépenses qu’elle peine à supporter.
« Je n’ai pas de soutien. Je suis abandonnée à mon propre sort. Je fais appel à l’aide. S’il vous plaît, aidez-moi », implore-t-elle.
Face à cette situation, Marie-Stéphanie Mouity épouse Nguema appelle à une intervention urgente.
« Nous lançons un appel aux autorités compétentes, particulièrement au ministère de la Santé, afin qu’une attention urgente soit accordée à cette jeune femme. Aucun malade ne devrait être contraint de choisir entre se soigner, se nourrir et trouver un toit. »
Pour la marraine, cette responsabilité doit également être partagée.
« L’État ne peut pas porter seul toutes les difficultés. Les entreprises, les associations et les personnes de bonne volonté doivent aussi se mobiliser. Chacun, à son niveau, peut contribuer à redonner espoir et dignité à ces malades. »
Présidée par Frey Mapaga, Espérance Rénale œuvre pour l’amélioration des conditions de vie des insuffisants rénaux. Selon l’association, près de 600 patients suivent une hémodialyse chronique au Gabon. Elle plaide pour l’installation de centres spécialisés à l’intérieur du pays afin de réduire les déplacements, les dépenses et l’éloignement familial.
Au-delà de l’urgence sociale, le parcours d’Ellifia rappelle combien l’accès aux soins de proximité demeure essentiel pour éviter que la maladie ne conduise à la déscolarisation, à la séparation familiale et à la précarité.
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Gabon : reprise des enrôlements pour le permis de conduire digitalisé
Après plus d’un mois d’interruption, les opérations d’enrôlement pour l’obtention du permis de conduire digitalisé ont repris dans le Grand Libreville. Une relance qui traduit la volonté du ministre d’État chargé des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, de poursuivre la modernisation des services publics, conformément à la vision du Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema.
Dans un communiqué publié le 23 octobre 2026, le membre du gouvernement a annoncé la réouverture de cinq sites d’enrôlement : la Direction générale de la Documentation et de l’Immigration (DGDI), l’Hôtel de Ville d’Akanda, la mairie de Nzeng-Ayong, le Palais des Sports de Petit-Paris et le Jardin botanique d’Owendo.
Suspendues depuis le 21 septembre dernier, les opérations avaient été interrompues pour permettre une évaluation du dispositif, six mois après son lancement. Cette période a notamment favorisé la migration vers une nouvelle infrastructure numérique, présentée comme « plus robuste et plus performante ».
Au-delà d’une simple reprise administrative, cette évolution constitue une étape importante dans la transformation numérique du secteur des transports. Sous l’impulsion d’Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, l’objectif est de renforcer la fiabilité du système, de fluidifier les enrôlements et d’améliorer la qualité du service rendu aux usagers.
Toutefois, un défi demeure : plusieurs automobilistes affirment attendre leur permis digitalisé, parfois plusieurs mois après leur enrôlement. Pour répondre à cette préoccupation, le ministre invite les personnes concernées à consulter les listes des documents disponibles auprès du Centre national d’édition et de délivrance des documents de transport et, si nécessaire, à se rapprocher des services compétents.
L’enjeu sera désormais d’assurer un meilleur suivi des demandes jusqu’à la délivrance effective des documents.
À travers cette relance, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi confirme son engagement dans la mise en œuvre de la politique de modernisation administrative portée par le Président Brice-Clotaire Oligui Nguema. Une ambition qui place la digitalisation, l’efficacité des services publics et la satisfaction des citoyens au cœur de la transformation du Gabon.
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Octobre Rose : YÊMÏ lance sa saison 3 sur Urban FM avec le dépistage au cœur des échanges
Octobre Rose ne doit pas se limiter aux manifestations symboliques. C’est l’un des principaux messages portés par YÊMÏ, l’émission de santé publique d’Urban FM 104.5, qui a lancé sa troisième saison avec un numéro consacré aux cancers féminins. Sous la conduite du Dr Marcia ANGUÉ PEMENGOYE, les échanges, organisés dans le cadre de la rubrique « Entretien de la semaine », ont placé la prévention, le dépistage et l’accompagnement au cœur des préoccupations.
Pour cette rentrée, trois invitées ont pris place autour du micro : le Dr Inès OKOME GOÏTA, spécialiste en médecine physique et de réadaptation, Mme Marguerite MEYE, directrice adjointe du Programme national de prévention et de contrôle des cancers (PNPCC), et Mme MOTOCKA DINGAI Marjolaine, chef du Service national de l’éducation et de la promotion de la santé.
D’entrée de jeu, Marguerite MEYE a dressé un tableau préoccupant de la situation. Selon les estimations GLOBOCAN 2022, le Gabon comptabilise plus de 300 nouveaux cas de cancer du sein et 271 du col de l’utérus, pour respectivement plus de 113 et 139 décès. Des chiffres qui rappellent l’importance de maintenir la mobilisation bien au-delà du mois d’octobre.
« Le combat doit continuer », a insisté Marguerite MEYE, avant de rappeler une information essentielle : le dépistage gratuit est disponible tout au long de l’année dans les structures sanitaires concernées.
Dans cette perspective, les intervenantes ont expliqué aux auditeurs les différents examens proposés, notamment l’examen clinique des seins, la mammographie et l’inspection du col de l’utérus. Elles ont également présenté les signes qui doivent conduire à consulter, tout en rappelant qu’il ne faut pas attendre l’apparition de symptômes pour effectuer un dépistage.
Mais encore faut-il convaincre les femmes de franchir le pas. Sur cette question, Mme MOTOCKA DINGAI Marjolaine a souligné l’importance des relais communautaires, des témoignages et des messages en langues locales pour lever les réticences. Une démarche de proximité que vient compléter l’utilisation des réseaux sociaux, défendue par le Dr Inès comme un moyen efficace de combattre la désinformation sanitaire.
Au-delà du dépistage, les échanges ont également mis en évidence la nécessité d’un accompagnement psychologique, médical et familial des patientes, afin de limiter les abandons de traitement et de préserver leur dignité tout au long du parcours de soins.
Avant de refermer l’émission, le Dr Marcia a rappelé quatre piliers de prévention lancés par l’émission : le sport, l’alimentation, le sommeil et la sexualité responsable.
« Se faire dépister, c’est choisir de vivre », a lancé Marjolaine, tandis que le Dr Inès invitait les femmes à « ne rien lâcher ».
Ce premier numéro donne ainsi le ton d’une saison 3 qui entend aller au-delà de la simple sensibilisation. Avec davantage de dynamisme, des échanges plus directs et des conseils pratiques, YÊMÏ ambitionne de rapprocher les questions de santé du quotidien des populations. Car derrière chaque sujet abordé, l’objectif reste le même : mieux informer pour permettre à chacun de prendre sa santé en main.
