Events
Gabon : reprise des enrôlements pour le permis de conduire digitalisé
Après plus d’un mois d’interruption, les opérations d’enrôlement pour l’obtention du permis de conduire digitalisé ont repris dans le Grand Libreville. Une relance qui traduit la volonté du ministre d’État chargé des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, de poursuivre la modernisation des services publics, conformément à la vision du Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema.
Dans un communiqué publié le 23 octobre 2026, le membre du gouvernement a annoncé la réouverture de cinq sites d’enrôlement : la Direction générale de la Documentation et de l’Immigration (DGDI), l’Hôtel de Ville d’Akanda, la mairie de Nzeng-Ayong, le Palais des Sports de Petit-Paris et le Jardin botanique d’Owendo.
Suspendues depuis le 21 septembre dernier, les opérations avaient été interrompues pour permettre une évaluation du dispositif, six mois après son lancement. Cette période a notamment favorisé la migration vers une nouvelle infrastructure numérique, présentée comme « plus robuste et plus performante ».
Au-delà d’une simple reprise administrative, cette évolution constitue une étape importante dans la transformation numérique du secteur des transports. Sous l’impulsion d’Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, l’objectif est de renforcer la fiabilité du système, de fluidifier les enrôlements et d’améliorer la qualité du service rendu aux usagers.
Toutefois, un défi demeure : plusieurs automobilistes affirment attendre leur permis digitalisé, parfois plusieurs mois après leur enrôlement. Pour répondre à cette préoccupation, le ministre invite les personnes concernées à consulter les listes des documents disponibles auprès du Centre national d’édition et de délivrance des documents de transport et, si nécessaire, à se rapprocher des services compétents.
L’enjeu sera désormais d’assurer un meilleur suivi des demandes jusqu’à la délivrance effective des documents.
À travers cette relance, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi confirme son engagement dans la mise en œuvre de la politique de modernisation administrative portée par le Président Brice-Clotaire Oligui Nguema. Une ambition qui place la digitalisation, l’efficacité des services publics et la satisfaction des citoyens au cœur de la transformation du Gabon.
Events
Octobre Rose : YÊMÏ lance sa saison 3 sur Urban FM avec le dépistage au cœur des échanges
Octobre Rose ne doit pas se limiter aux manifestations symboliques. C’est l’un des principaux messages portés par YÊMÏ, l’émission de santé publique d’Urban FM 104.5, qui a lancé sa troisième saison avec un numéro consacré aux cancers féminins. Sous la conduite du Dr Marcia ANGUÉ PEMENGOYE, les échanges, organisés dans le cadre de la rubrique « Entretien de la semaine », ont placé la prévention, le dépistage et l’accompagnement au cœur des préoccupations.
Pour cette rentrée, trois invitées ont pris place autour du micro : le Dr Inès OKOME GOÏTA, spécialiste en médecine physique et de réadaptation, Mme Marguerite MEYE, directrice adjointe du Programme national de prévention et de contrôle des cancers (PNPCC), et Mme MOTOCKA DINGAI Marjolaine, chef du Service national de l’éducation et de la promotion de la santé.
D’entrée de jeu, Marguerite MEYE a dressé un tableau préoccupant de la situation. Selon les estimations GLOBOCAN 2022, le Gabon comptabilise plus de 300 nouveaux cas de cancer du sein et 271 du col de l’utérus, pour respectivement plus de 113 et 139 décès. Des chiffres qui rappellent l’importance de maintenir la mobilisation bien au-delà du mois d’octobre.
« Le combat doit continuer », a insisté Marguerite MEYE, avant de rappeler une information essentielle : le dépistage gratuit est disponible tout au long de l’année dans les structures sanitaires concernées.
Dans cette perspective, les intervenantes ont expliqué aux auditeurs les différents examens proposés, notamment l’examen clinique des seins, la mammographie et l’inspection du col de l’utérus. Elles ont également présenté les signes qui doivent conduire à consulter, tout en rappelant qu’il ne faut pas attendre l’apparition de symptômes pour effectuer un dépistage.
Mais encore faut-il convaincre les femmes de franchir le pas. Sur cette question, Mme MOTOCKA DINGAI Marjolaine a souligné l’importance des relais communautaires, des témoignages et des messages en langues locales pour lever les réticences. Une démarche de proximité que vient compléter l’utilisation des réseaux sociaux, défendue par le Dr Inès comme un moyen efficace de combattre la désinformation sanitaire.
Au-delà du dépistage, les échanges ont également mis en évidence la nécessité d’un accompagnement psychologique, médical et familial des patientes, afin de limiter les abandons de traitement et de préserver leur dignité tout au long du parcours de soins.
Avant de refermer l’émission, le Dr Marcia a rappelé quatre piliers de prévention lancés par l’émission : le sport, l’alimentation, le sommeil et la sexualité responsable.
« Se faire dépister, c’est choisir de vivre », a lancé Marjolaine, tandis que le Dr Inès invitait les femmes à « ne rien lâcher ».
Ce premier numéro donne ainsi le ton d’une saison 3 qui entend aller au-delà de la simple sensibilisation. Avec davantage de dynamisme, des échanges plus directs et des conseils pratiques, YÊMÏ ambitionne de rapprocher les questions de santé du quotidien des populations. Car derrière chaque sujet abordé, l’objectif reste le même : mieux informer pour permettre à chacun de prendre sa santé en main.
Events
Gabon : une plateforme pétrolière engloutie au large de Mayumba, cinq personnes signalées disparues
L’industrie pétrolière gabonaise pourrait être confrontée à l’un de ses plus graves accidents de ces dernières années. Dans la soirée du samedi 24 octobre 2026, aux environs de 19 heures, la plateforme de forage Borr Prospector 5 aurait sombré au large de Mayumba, dans la province de la Nyanga. Selon les premières informations, cinq personnes seraient portées disparues. Un bilan encore non confirmé officiellement.
D’après Gabonactu.com et plusieurs témoignages relayés sur les réseaux sociaux, l’imposante structure métallique se serait progressivement inclinée avant de disparaître sous les eaux, sous le regard impuissant d’agents présents sur une installation voisine.
Les images diffusées montrent notamment une plateforme dangereusement penchée du côté de son aire d’atterrissage, empêchant toute intervention directe par hélicoptère. Plusieurs équipements de sauvetage auraient été déployés pour faciliter l’évacuation du personnel.
Mais qu’est-il réellement arrivé aux occupants ? Dans une vidéo devenue virale, un homme présenté comme un rescapé assure que tout le personnel a été évacué sain et sauf. Une version qui contraste avec les informations rapportées notamment par HMT NEWS, évoquant cinq personnes toujours introuvables.
Propriété de Borr Drilling et mobilisée pour les opérations de BW Energy, la plateforme devait rejoindre l’installation de production MaBoMo, sur le permis Dussafu Marin, pour une campagne de forage de quatre nouveaux puits dans les champs Hibiscus et Hibiscus South.
BW Energy, compagnie pétrolière indépendante également présente au Brésil et en Namibie, exploite notamment au Gabon le permis Dussafu ainsi que les permis d’exploration Niosi et Guduma.
À ce stade, plusieurs interrogations demeurent. Qu’est-ce qui a provoqué cet accident ? Quel est le bilan humain exact ? Existe-t-il un risque de pollution marine ?
Nous attendons davantage d’informations des autorités gabonaises et des compagnies concernées, notamment sur les circonstances du drame présumé, les opérations de secours et le sort des personnes signalées disparues.
Nous y reviendrons.
Events
Gabon : après huit mois de suspension, la HAC autorise le retour des réseaux sociaux
Après plus de huit mois de suspension, les réseaux sociaux sont officiellement autorisés à nouveau au Gabon. Réunie en séance plénière extraordinaire ce samedi 24 octobre 2026, sous la présidence de Germain Ngoyo Moussavou, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a levé une mesure instaurée le 17 février dernier.
À l’époque, le régulateur dénonçait la diffusion répétée de contenus diffamatoires, haineux, obscènes ou injurieux, susceptibles de porter atteinte à la dignité humaine, aux bonnes mœurs, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale, aux institutions et à la sécurité nationale.
Fondée sur la loi n°014/2023 du 3 juillet 2023, la suspension poursuivait deux objectifs : permettre au gouvernement de renforcer le cadre juridique et engager un dialogue avec les plateformes sur la modération des contenus.
Sous l’impulsion du président de la République, chef de l’État et chef du gouvernement, Brice-Clotaire Oligui Nguema, trois ordonnances ont été prises lors du Conseil des ministres du 26 février 2026. Elles concernent la réglementation des réseaux sociaux (n°0011/PR/2026), le Code de la communication (n°0012/PR/2026) et la réorganisation de la HAC (n°0013/PR/2026).
Le décret n°0436/PR du 5 octobre a promulgué la loi n°003/2026 ratifiant la première ordonnance. « Cette loi régit les mécanismes de réaction administrative et judiciaire face aux désordres informationnels des communications numériques. » Elle encadre aussi les contenus générés ou amplifiés par l’intelligence artificielle.
Parallèlement, la HAC annonce une coopération avec TikTok, Meta et YouTube, assortie de protocoles d’échange et d’outils de signalement des contenus illicites. Des visites de délégations de TikTok et Meta à Libreville sont envisagées pour approfondir cette collaboration.
Au regard de ces avancées, la HAC « décide de la levée de la mesure portant suspension des réseaux sociaux en République Gabonaise » et appelle les internautes à davantage de responsabilité et de maturité.
Reste que, dans les premières heures suivant cette annonce, des utilisateurs ayant testé les plateformes ne se disent pas entièrement satisfaits de leur accessibilité. Le rétablissement serait-il progressif ? Les services pourraient-ils fonctionner normalement dans les prochaines heures ? À ce stade, aucun calendrier technique n’est précisé dans le communiqué.
Au-delà de la reprise de l’accès, comment concilier régulation, sécurité numérique et liberté d’expression ? Nous y reviendrons.
