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Belinga : Fortescue mobilise à Libreville plus de 40 partenaires internationaux autour du projet
Libreville, lundi 28 septembre 2026. Autour d’une même table, les autorités gabonaises, Fortescue et plusieurs dizaines de partenaires internationaux ont posé les bases de nouvelles discussions autour de l’avenir du projet Belinga. Une rencontre stratégique qui confirme l’ampleur prise par ce projet minier, désormais pensé bien au-delà de la seule exploitation du minerai de fer.
À la tête de la délégation, le Dr Andrew Forrest, fondateur et président exécutif de Fortescue. Il a fait le déplacement au Gabon avec plus de quarante partenaires venus de Suisse, de Belgique, de Chine, des États-Unis et d’Australie.

Face à eux, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, et dix ministres ont pris part à une séance de travail consacrée aux différentes composantes du projet. L’objectif : examiner les conditions de développement de la mine, mais aussi les infrastructures indispensables à son fonctionnement.
Les échanges ont ainsi porté sur la mise en valeur du gisement de minerai de fer de Belinga, la réalisation d’une ligne ferroviaire capable de supporter le transport de charges lourdes, le développement d’un port en eau profonde ainsi que la mise en place de solutions d’infrastructures énergétiques.

Un ensemble qui donne toute sa dimension au projet. Car Belinga ne se résume pas à une mine. Le chemin de fer, le port, les infrastructures énergétiques et l’exploitation du gisement sont envisagés comme les différents maillons d’un même dispositif industriel et logistique.
Pour le Gabon, l’enjeu dépasse donc l’exploitation d’une ressource naturelle. Le développement du projet s’inscrit dans une ambition plus large : accroître la valeur tirée des ressources du pays, renforcer les infrastructures nécessaires à leur exploitation et améliorer l’intégration du Gabon dans les échanges internationaux.
La présence à Libreville de partenaires venus de plusieurs continents traduit également la volonté de Fortescue d’élargir le cercle des discussions. L’entreprise entend ainsi explorer différentes possibilités de coopération capables d’accompagner le projet sur le long terme.
Cette séquence fait écho à la conception de l’investissement exprimée plus tôt ce mois-ci par le Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema : « Investir est avant tout un acte de confiance. »
La rencontre de Libreville vient donc prolonger le dialogue déjà engagé entre l’État gabonais et Fortescue, tout en l’ouvrant à de nouveaux partenaires internationaux appelés à jouer un rôle dans les différentes étapes du développement de Belinga.
Présente au Gabon à travers ce projet depuis 2022, Fortescue a progressivement renforcé ses activités dans le pays. Plus de 250 milliards de francs CFA ont déjà été engagés dans l’exploration minière, les études et les premières infrastructures nécessaires aux opérations.
Le programme d’exploration mené sur le site de Belinga figure d’ailleurs parmi les plus importants entrepris ces dernières années sur le continent africain.
Avec cette nouvelle rencontre de Libreville, le projet entre ainsi dans une phase de discussions élargies, où exploitation minière, infrastructures, énergie et coopération internationale avancent désormais dans une même dynamique.
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Afrik’an Legend à Wendy Karamel : « En décembre, on sera riche et on pourra te rendre ton argent »
Depuis dix ans, Afrik’an Legend poursuit son ascension et gagne progressivement en visibilité au-delà du Gabon, comme en témoigne sa récente collaboration avec Fally Ipupa. Pour y parvenir, le groupe s’est entouré d’une équipe de management, de production et de communication.
C’est dans ce cadre que Wendy Karamel a travaillé durant plusieurs années avec Afrik’an Legend en qualité de manager et productrice. Jusqu’ici, aux yeux du public, tout semblait aller pour le mieux. Mais un live diffusé sur les réseaux sociaux le week-end dernier a fait éclater au grand jour les tensions entre les deux parties.
Au cœur des échanges figure notamment la question de la collaboration avec Fally Ipupa. Wendy Karamel a évoqué son rôle dans le parcours du groupe, une version contestée par Afrik’an Legend. Le groupe affirme notamment qu’elle ne disposerait ni du contact direct de Fally Ipupa, ni de celui de ses proches.
Afrik’an Legend reconnaît néanmoins son investissement, notamment dans la production du titre « Enjaillement » et l’organisation d’une tournée française, tout en estimant que l’ensemble du travail accompli ne peut lui être attribué.
Pour clore la polémique, le groupe a lancé : « En décembre, on sera riche et on pourra te rendre ton argent. » Une sortie qui laisse également transparaître un contentieux financier derrière cette séparation désormais publique.
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À l’École Pilote du Centre, AURÉA transforme la rentrée en moment d’écoute et d’espoir
Accompagner un enfant à la rentrée ne consiste pas seulement à lui remettre des fournitures. C’est aussi lui donner la parole, l’aider à comprendre ce qu’il vit et lui montrer qu’il peut compter sur des adultes attentifs à son parcours. C’est dans cet esprit que l’association AURÉA a organisé, ce samedi 26 septembre 2026, à l’École Pilote du Centre de Libreville, dans le troisième arrondissement de la capitale, sa toute première action de terrain, baptisée « Le Passage ».
Pensée pour les élèves de CM2, cette initiative voulait accompagner un moment charnière de leur parcours. Le nom « Le Passage » renvoie justement à cette étape où l’enfant avance vers une nouvelle phase de sa scolarité, grandit, se découvre et commence à se projeter dans l’avenir. Pour l’association, ce passage mérite d’être soutenu, expliqué et entouré.


Sous le slogan « Comprendre pour protéger », AURÉA inscrit son action dans quatre domaines : l’éducation, la sensibilisation, la prévention et l’accompagnement. La journée a ainsi réuni élèves, parents, responsables de l’école et professionnels autour du thème : « Bien grandir à l’école : comprendre, s’exprimer et se préparer pour un avenir serein. »

Pour Bericha Pauline Oyiba, présidente de l’association, cette première sortie avait une dimension presque intime. Elle est elle-même passée par cet établissement, tout comme plusieurs autres membres d’AURÉA, aujourd’hui devenus de jeunes cadres. Leur présence devant les enfants n’avait donc rien d’anodin : ils apparaissaient aussi comme des référents, des exemples proches et accessibles.
« Il y a plus de 17 ans, je passais ici même le concours d’entrée en classe de sixième. À cette époque, je n’imaginais pas qu’un jour, je reviendrais dans cet établissement en tant que présidente d’une association. »
Au fil de la matinée, les échanges ont pris une tournure très concrète. Le premier thème, consacré au harcèlement scolaire, a permis de parler des moqueries, de l’isolement, des humiliations, mais aussi du silence qui entoure souvent ces situations. Les enfants ont été invités à dire ce qu’ils voient, à comprendre ce qui peut blesser l’autre et à savoir vers qui se tourner lorsqu’ils sont victimes ou témoins.
L’approche retenue ne consistait pas seulement à protéger la victime. Elle visait aussi à comprendre et accompagner celui qui harcèle, parfois influencé, mal encadré ou inconscient de la portée de ses gestes.
Le deuxième temps a concerné le bien-être psychologique à l’école et à la maison. Avec la psychologue Michelle Alara, il a été question d’écoute, de confiance, d’émotions et de dialogue familial. Les parents ont notamment été encouragés à prendre davantage de temps pour parler avec leurs enfants de leurs journées, afin de mieux détecter une difficulté, un malaise ou un changement de comportement.
Puis est venue la question de l’orientation scolaire, des rêves et de l’avenir. Là encore, l’objectif était simple : aider les enfants à mieux se connaître, à croire en leurs possibilités et à comprendre que leur parcours peut les conduire loin, à condition d’être accompagnés et orientés.
La directrice de l’établissement, Lemboumba Alice, a salué une initiative qu’elle considère comme rare dans le milieu scolaire. « J’ai 26 ans de direction d’école et ce genre d’événements est souvent porté par des politiques. C’est la première fois que je vois une association agir ainsi en milieu scolaire. C’est donc une grâce et un honneur pour nous. »
Elle a aussi rappelé une réalité plus difficile de la rentrée scolaire : celle de certains élèves qui tardent à reprendre les cours faute de moyens suffisants. « Ce geste, petit pour certains, est grand pour d’autres et pourra aider certains parents. »

Pour clore la cérémonie, AURÉA a remis aux élèves des kits scolaires, des kits d’hygiène et des produits alimentaires, ainsi que des kits d’hygiène destinés à l’établissement.
Au-delà des dons, l’association veut surtout laisser un repère. Celui d’adultes qui prennent le temps d’écouter, de conseiller, d’orienter et d’accompagner. Comme l’a résumé Bericha Pauline Oyiba : « Nous sommes tous de passage, mais ce que nous transmettons peut laisser une empreinte durable. »

Une première action qui a également pu compter sur l’appui de partenaires mobilisés aux côtés d’AURÉA. ABG Digital Solutions, partenaire officiel de l’association, a accompagné « Le Passage » avec Carrefour/Prix Import et Gabon Initiative. Un soutien qui a contribué à donner corps à cette journée de sensibilisation, de partage et d’accompagnement, et qui traduit aussi la volonté de l’association de fédérer autour de ses actions des acteurs engagés en faveur de l’enfance et de l’éducation
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SODEC : à Mouila, un geste de cœur pour accompagner la rentrée de la petite Sodelia
Tout commence il y a cinq ans, dans les premiers mois de l’installation de la SODEC à Mouila. Parmi les clientes qui fréquentent régulièrement l’établissement figure MBOUMBA BIEMIKOKO Lyria, alors enceinte. À chacun de ses passages, son état lui vaut d’être servie en priorité. Peu à peu, au-delà des opérations financières, une relation humaine se crée avec le personnel.
La future maman prend alors l’habitude de plaisanter autour de ses visites. Avant de se rendre à l’établissement, elle s’adresse à son enfant encore dans son ventre : « La Soso, allons à la SODEC ». Elle affirme même, sur le ton de l’humour, que son bébé finira par porter le nom de SODEC ou de « Soso ».
À la naissance de la petite fille, la famille choisit finalement de lui donner le prénom Sodelia, comme un clin d’œil à cette histoire née avant même sa venue au monde.
Cinq ans plus tard, la Direction générale de la SODEC n’a rien oublié. À l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027, et conformément aux directives du Directeur général Jean-Richard Mbele, un trousseau complet de fournitures scolaires a été offert à la petite Sodelia, affectueusement surnommée « Soso ».
Une équipe s’est ainsi rendue à Mboukou pour procéder à la remise du don à l’enfant et à sa famille.
L’initiative a d’ailleurs surpris jusque dans les rangs de l’établissement. « J’ai été étonné de voir que la Direction générale avait gardé en mémoire cette histoire cinq ans après. Cela montre que derrière le responsable, il y a aussi un homme attentif aux personnes et aux liens créés avec elles », a confié l’un des participants à la remise.
Pour MBOUMBA BIEMIKOKO Lyria et sa famille, le geste a été accueilli avec beaucoup d’émotion et de reconnaissance.
À travers cette initiative, la SODEC rappelle que sa relation avec ses usagers ne se limite pas aux services financiers. Elle peut aussi se construire dans la proximité, l’écoute et la mémoire de ces petites histoires qui, avec le temps, prennent une véritable dimension humaine.
