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Rentrée scolaire 2026-2027 : entre réformes engagées et préoccupations encore en suspens
La rentrée scolaire 2026-2027 s’ouvre sous le signe de plusieurs réformes et mesures annoncées par la ministre de l’Éducation nationale, Carmélia Ntoutoume-Leclercq, à l’occasion de son discours de rentrée. Le ministère met notamment en avant la poursuite de l’Approche par les Compétences, l’introduction de l’anglais au primaire, la digitalisation des enseignements, la réforme du BEPC, la généralisation des manuels scolaires et l’amélioration de la gouvernance du système éducatif.
Sur le plan des infrastructures, le département ministériel fait également état de 2 250 nouvelles places, du déploiement de 42 250 tables-bancs et de l’objectif de construire 2 000 nouvelles salles de classe d’ici 2032. Des efforts qui traduisent la volonté d’améliorer progressivement les conditions d’apprentissage et de réduire les tensions sur les capacités d’accueil.
Sur le volet social, le ministère indique avoir régularisé 2 668 situations administratives sur les 4 000 répertoriées, soit 66,70 %. Une avancée notable, même si certaines préoccupations demeurent. Sur le terrain, une partie des bénéficiaires affirme ne pas encore constater d’effet sur leur solde, ce qui entretient des attentes au sein du corps enseignant.
Autre dossier sensible : le paiement des vacations liées aux examens de 2026. Plusieurs enseignants et personnels mobilisés dans l’organisation, la surveillance et la correction restent dans l’attente de leur rémunération après service fait.
La question de la nomination des chefs d’établissement et des personnels administratifs reste également posée. Pour cette rentrée, ces nominations sont encore attendues, alors que plusieurs acteurs du secteur évoquent une situation qui perdure depuis plusieurs années.
Ainsi, si les annonces du ministère témoignent d’une dynamique de réforme et d’investissement, leur mise en œuvre effective sera déterminante. Les dossiers administratifs, financiers et organisationnels encore en suspens devront être suivis de près afin d’éviter de nouvelles tensions, dans un secteur déjà fortement marqué par les mouvements de grève de l’année scolaire 2025-2026.
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Aubameyang, patron des buteurs africains en Europe et toujours aussi décisif
Pierre-Emerick Aubameyang continue d’écrire sa légende. À 37 ans, l’attaquant gabonais reste non seulement performant sur les pelouses européennes, mais il domine aussi un classement prestigieux : celui des meilleurs buteurs africains de l’histoire dans les cinq grands championnats européens.
Avec 250 buts inscrits en Premier League, Liga, Bundesliga et Ligue 1, le Gabonais devance Mohamed Salah, crédité de 228 buts, Samuel Eto’o avec 209 réalisations, Didier Drogba avec 143 buts et Frédéric Kanouté avec 141.
La répartition illustre la régularité exceptionnelle d’« Auba » au plus haut niveau. Il compte 98 buts en Bundesliga, tous avec le Borussia Dortmund, 69 en Premier League, dont 68 avec Arsenal et un avec Chelsea, ainsi que 68 en Ligue 1 : 37 avec Saint-Étienne, 27 avec Marseille, deux avec Lille et deux avec Monaco. En Liga, il totalise désormais 15 buts, dont 11 avec le FC Barcelone et quatre avec le Deportivo La Corogne.
Cette longévité s’accompagne d’un début de saison 2026-2027 particulièrement convaincant. Samedi 5 septembre, face à Villarreal, Aubameyang a été impliqué sur les trois buts du Deportivo lors de sa victoire 3-2 : deux passes décisives avant d’inscrire le but décisif à la 88e minute.
Après quatre journées, La Corogne occupe une surprenante quatrième place avec huit points et reste invaincu. Aubameyang, lui, compte déjà quatre buts en Liga, autant que Kylian Mbappé et seulement une unité derrière Raphinha et Sergio Camello.
Meilleur buteur de Bundesliga en 2016-2017 avec 31 buts et co-meilleur buteur de Premier League en 2018-2019 avec 22 réalisations, Aubameyang continue ainsi de placer très haut la barre pour les attaquants africains en Europe.
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Makokou : l’ANINF rapproche les services numériques des populations
À Makokou, la transformation numérique prend désormais une dimension plus concrète. Profitant de la Fête de la Libération, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) a déployé plusieurs équipements destinés à améliorer l’accès à Internet et aux services administratifs digitalisés dans la capitale de l’Ogooué-Ivindo.
Deux espaces Wi-Fi publics ont été installés à la Place de l’Indépendance et au stade Alexandre Sambat. Implantés dans des lieux très fréquentés, ces points d’accès participent à l’ouverture progressive des infrastructures numériques vers l’intérieur du pays, loin d’une concentration uniquement centrée sur Libreville.
Pour la jeunesse de Makokou, l’intérêt est particulièrement important. Dans une ville où les besoins en accès à l’information, à la formation, aux opportunités professionnelles et aux services en ligne sont croissants, ces espaces connectés peuvent constituer de véritables outils d’ouverture. Étudiants, jeunes entrepreneurs, demandeurs d’emploi ou porteurs de projets disposent ainsi de nouveaux points d’accès au numérique.
L’ANINF a également assuré l’installation technique d’un centre d’enrôlement destiné aux permis de conduire digitalisés. Le dispositif repose sur un réseau informatique local, une connexion Internet dédiée ainsi qu’un environnement électrique sécurisé comprenant des circuits spécifiques, des onduleurs et des régulateurs de tension.
Cette démarche fait écho aux orientations présentées par le directeur général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, lors de l’Ivindo Economic Forum. Il y avait placé les infrastructures et l’inclusion numérique parmi les enjeux majeurs du développement territorial. « Le numérique doit avoir un impact direct sur le quotidien des populations, en facilitant l’accès à l’information et aux services de base », résume l’esprit de son intervention.
L’action arrive surtout à un moment opportun. Alors que Makokou connaît une nouvelle dynamique de développement, portée par plusieurs investissements et projets structurants, l’amélioration de la connectivité devient un accompagnement indispensable de cette transformation.
Cette orientation s’inscrit également dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place le numérique, la modernisation de l’administration et le développement équilibré des territoires parmi les leviers de transformation du pays.
À Makokou, l’ANINF ne fait donc pas seulement arriver Internet dans l’espace public : elle accompagne une ville en mouvement et donne notamment à sa jeunesse davantage d’outils pour prendre part aux nouvelles opportunités qui se dessinent.
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7 milliards de la Nyanga : les entreprises attributaires désormais face au Vice-président du gouvernement
Le dossier des 7 milliards de FCFA accordés en 2024 à la province de la Nyanga entre dans une nouvelle phase. Après les explications de Jonathan Ignoumba sur la gestion de cette enveloppe et les vérifications effectuées à Moabi, dossier que nous suivons depuis plusieurs jours, le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, convoque ce jeudi 3 septembre 2026 les entreprises ayant obtenu les différents marchés.
La réunion est prévue à 9 heures à son cabinet. Plusieurs sociétés figurent sur la liste, parmi lesquelles SPEED NET, KM BTP, M&F/AFRIC CONSULT, BAKITA ET FRERES, EGET, ESTTM AND COMPANY, GABI SERVICE, GABON CONSULT, GBT INFRASTRUCTURE, IMAR BTP, MEDI SERVICES GABON, SCK BTP, SDM, SMF, SBD ou encore SOCOB.
Cette étape intervient alors que des interrogations persistent sur l’exécution des projets financés par la dotation spéciale annoncée en juillet 2024 par Brice-Clotaire Oligui Nguema, alors président de la Transition.
Selon Jonathan Ignoumba, 1 milliard de FCFA devait revenir à la Douigny, 1 milliard à la Doutsila, 1 milliard à la Basse-Banio, 500 millions à la Haute-Banio, 300 millions à Moulengui-Binza, 100 millions à chacun des deux cantons de Mougoutsi et 1,5 milliard à Tchibanga.
L’ancien ministre affirme que son rôle se limitait essentiellement à « signer les factures », les projets ayant, selon lui, été identifiés localement et les décaissements effectués par la Caisse des dépôts et consignations.
À Moabi, les constats ont révélé une situation contrastée : certaines passerelles sont visibles, mais d’autres projets restent inachevés ou inexistants, à l’image du marché annoncé à Mutumba ou du siège de la SACOM jamais construit.
La convocation des entreprises pourrait désormais permettre de confronter les marchés attribués, les montants décaissés et les réalisations effectivement visibles sur le terrain.
Reste à savoir ce qui suivra cette rencontre : simples demandes d’explications, injonctions de reprendre les travaux, contrôles plus approfondis ou éventuelles responsabilités à établir ? Les réponses apportées par les entreprises pourraient déterminer la prochaine étape d’un dossier qui est encore loin d’avoir livré tous ses éclaircissements.
