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Ngouoni Boxing Gala : un ring pour la jeunesse et la mémoire d’Idriss Firmin Ngari

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Ngouoni, chef-lieu du département de la Lékabi-Léwolo dans la province du Haut-Ogooué, s’apprête à accueillir une soirée où le sport croisera la mémoire et la transmission. Le 23 août 2026, à partir de 19h00, le Grand Carrefour servira de cadre au Ngouoni Boxing Gala, une manifestation de boxe anglaise pensée à la fois comme un spectacle sportif, un outil de promotion de la discipline et un moment d’hommage.

Placée sous le haut patronage du président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, la manifestation est portée par la Ligue de Boxe Anglaise du Haut-Ogooué Nouvelle Vision. À sa tête, son président Tsamounou Clément Ebozo, dont l’engagement en faveur de la boxe est bien connu au Gabon, mobilise avec son bureau les acteurs de la discipline autour de cette initiative.

L’un des temps forts de la soirée sera l’hommage rendu au défunt général Idriss Firmin Ngari. Dans le Haut-Ogooué, son nom garde une résonance particulière auprès des populations, notamment au regard de son engagement social, de sa proximité avec les habitants et de l’attention qu’il accordait aux différentes couches de la société.

Sur le ring, le public pourra suivre les prestations du Boxing Club GR, ainsi que celles des délégations de clubs venues de l’Ogooué-Lolo et de l’Estuaire. Ces confrontations devraient contribuer à donner davantage de visibilité à la boxe anglaise dans la province tout en favorisant les échanges entre pratiquants.

Le gala veut aussi offrir aux jeunes une occasion de se divertir autrement. En cette période, le sport apparaît comme un cadre privilégié pour s’amuser sainement, se retrouver et cultiver des valeurs telles que la discipline, le respect et le dépassement de soi.

Avec une entrée libre et gratuite, le Ngouoni Boxing Gala veut ainsi rassembler largement autour d’un même message : « La boxe, une passion, une vision, un avenir ! »

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Nyanga – les 7 milliards à problèmes : à Moabi, un milliard de FCFA entre réalisations partielles et chantiers à l’arrêt

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Après les explications données par Jonathan Ignoumba sur la gestion des 7 milliards de FCFA accordés en 2024 par Brice-Clotaire Oligui Nguema, alors président de la Transition, le regard se porte désormais sur les localités qui ont bénéficié de ces fonds. Dans une interview accordée à Gabon Média Time, l’ancien ministre a livré sa version, tentant de se défendre face aux accusations qui le visent et de mieux situer les responsabilités dans la chaîne de gestion des projets.

À Moabi, chef-lieu du département de la Douigny, les premières vérifications font apparaître un tableau contrasté. Sur les 1,3 milliard de FCFA affectés à cette zone, 1 milliard aurait été destiné à la commune de Moabi et 300 millions au district de Murindi. Selon Jonathan Ignoumba, les fonds étaient logés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC), chargée des décaissements.

Plusieurs projets étaient attendus : réhabilitation école protestante, logements pour les enseignants, salle du centre social, passerelles, marché, dispensaire et investissements autour de la SACOM. Certaines réalisations sont visibles, notamment les passerelles construites et livrées au niveau de l’école Alliance chrétienne ainsi qu’au quartier Mutumba. Le dispensaire figure également parmi les infrastructures concernées, même si des précisions restent encore nécessaires sur son niveau réel d’exécution.

D’autres projets, en revanche, restent en attente. Le marché annoncé n’a toujours pas vu le jour. Au quartier Mutumba, le site retenu pour sa construction reste vide, sans travaux visibles à ce stade.

Autre difficulté : plusieurs entrepreneurs attributaires de marchés auraient quitté Moabi. Selon les informations recueillies, les moyens nécessaires à la poursuite des travaux ne seraient plus disponibles, laissant plusieurs chantiers sans véritable visibilité.

Cette situation rappelle la question de la TVA, soulevée par Jonathan Ignoumba au cours de son entretien. L’ancien ministre avait expliqué que des problèmes liés à cette taxe avaient pu réduire les sommes réellement disponibles pour certains projets. Il reste toutefois à mesurer précisément l’impact de cette difficulté sur les travaux engagés à Moabi.

Le dossier de la SACOM suscite une attention particulière, notamment au regard de l’impact social attendu en matière d’emplois. Jonathan Ignoumba a indiqué ne pas avoir été, au départ, particulièrement emballé par la création de cette société agricole. Il disait notamment s’interroger sur la destination des bénéfices et sur ceux qui en profiteraient réellement. Il aurait finalement signé la facture, le projet ayant, selon lui, reçu la validation du président de la République.

Le siège annoncé de la SACOM n’a jamais été construit, pour des raisons qui devront encore être établies. Depuis sa création, la société loue un local au carrefour Mbamba, une charge qui grève nécessairement une partie de ses ressources et pèse sur son capital de fonctionnement. Pendant plusieurs mois, les salaires y auraient été régulièrement versés, avant que des difficultés de paiement ne commencent à alimenter la rumeur locale, un point également évoqué par Jonathan Ignoumba dans son entretien.

Sur le plan agricole, la grande production de bananes attendue n’est pas encore véritablement visible à l’échelle espérée. Il serait toutefois prématuré de parler d’échec. Certains choix stratégiques n’ont peut-être pas été suffisamment ajustés face aux difficultés rencontrées, et la situation pourrait encore s’améliorer avec les prochaines récoltes et la commercialisation des produits issus des plantations.

Les ambitions autour de la SACOM étaient importantes. Certains y voyaient déjà une grande entreprise agricole appelée à prendre une tout autre dimension. Pour l’heure, la réalité reste plus mesurée, mais les prochains mois permettront sans doute d’avoir une lecture plus juste de son évolution.

La gestion de l’enveloppe a, comme l’a indiqué Jonathan Ignoumba, été encadrée par un comité local dont la composition reste encore à préciser, tandis qu’une partie des marchés aurait été attribuée par le conseil communal.

À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas d’établir définitivement les responsabilités individuelles. Elles posent néanmoins plusieurs questions simples : qu’est devenu concrètement le milliard de FCFA destiné à la commune de Moabi ? Dans quelle proportion les projets annoncés ont-ils réellement été exécutés ? Et surtout, quels montants ont été attribués à chacun de ces projets ?

Après Jonathan Ignoumba, qui affirme que son rôle se limitait essentiellement à « signer les factures », l’examen du dossier doit désormais se poursuivre au plus près du terrain.

Nous reviendrons encore sur le cas de Moabi avec d’autres précisions et éléments à confronter. Cette série consacrée aux 7 milliards de FCFA de la Nyanga se poursuivra aussi à Tchibanga, Mayumba et dans les autres zones concernées, afin de comparer les montants annoncés, les projets engagés et les réalisations réellement visibles.

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Fête des cultures : Pierre-Claver Akendengué, l’héritage vivant à l’honneur

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La présence de Pierre-Claver Akendengué à l’ouverture de la 15e édition de la Fête des cultures, ce vendredi 21 août à l’Avenue Jean-Paul II de Libreville, dépasse le cadre d’un simple concert. À 83 ans, l’artiste apparaît plus que jamais comme un patrimoine vivant que le Gabon entend célébrer et transmettre aux nouvelles générations.

Ces derniers mois, plusieurs initiatives ont contribué à remettre cette figure majeure de la musique gabonaise au centre de l’attention. Le baptême d’une salle de spectacle de l’Institut français du Gabon à son nom a, en quelque sorte, ouvert la voie à cette série d’hommages et de rendez-vous qui se poursuivent aujourd’hui autour de sa personne et de son œuvre.

L’année 2026 aura également été marquée par sa participation au Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA), en Côte d’Ivoire. Sa présence à ce grand rendez-vous africain a constitué un moment important pour la culture gabonaise, mettant une nouvelle fois en lumière son œuvre au-delà des frontières nationales.

Le 1er août, Akendengué a aussi vécu un moment particulièrement fort à Omboué, sa terre d’origine. Ce concert, chargé d’émotion, l’a vu renouer avec son histoire personnelle et son public, jusqu’aux larmes.

Avec plus d’un demi-siècle de carrière, Pierre-Claver Akendengué représente aujourd’hui bien davantage qu’un artiste. Il est une mémoire, un témoin et un passeur de la culture gabonaise.

Sa santé devenue plus fragile et le poids des années donnent désormais une dimension particulière à chacune de ses apparitions. Sans présager de la suite de sa carrière, ces rendez-vous pourraient compter parmi les derniers grands moments permettant au public de le voir et de l’écouter sur scène.

Après le FEMUA et Omboué, la Fête des cultures offre donc une nouvelle occasion de communier avec cette légende. Une succession de rendez-vous qui dépasse désormais le seul hommage à un artiste : elle traduit aussi une volonté plus large de préserver, valoriser et transmettre les grandes références du patrimoine culturel gabonais.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’action du ministère de la Culture, conduit par Paul Ulrich Kessany Zategwa, en cohérence avec la vision du président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, autour d’une meilleure appropriation de la culture nationale. Car un héritage ne se célèbre pas seulement lorsqu’il devient souvenir : il se partage, se transmet et se fait vivre lorsque ceux qui l’incarnent sont encore présents.

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Nyanga : autour des 7 milliards de FCFA, Jonathan Ignoumba assure que son rôle se limitait à « signer les factures »

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Deux ans après l’annonce d’une enveloppe de 7 milliards de FCFA destinée à financer des projets prioritaires dans la Nyanga, sa gestion continue de susciter des interrogations. Mis en cause sur les réseaux sociaux, l’ancien ministre Jonathan Ignoumba rejette toute accusation de détournement et livre sa version des faits.

Annoncés en juillet 2024 par Brice-Clotaire Oligui Nguema, à l’époque président de la Transition, ces fonds devaient permettre de répondre aux besoins urgents des différents départements de la province, notamment en matière d’infrastructures, d’éducation, de santé, d’eau et de voirie.

Jonathan Ignoumba affirme avoir procédé à la répartition de l’enveloppe entre les localités : 1 milliard de FCFA pour la Douigny, la Doutsila et la Basse-Banio, 500 millions pour la Haute-Banio, 300 millions pour Moulengui-Binza, 500 millions pour Ndendé-Liba, 100 millions pour chacun des deux cantons de Mougoutsi et 1,5 milliard pour Tchibanga.

Selon lui, les projets étaient identifiés par les populations et suivis par des comités locaux, qui participaient également au choix des entreprises. « Le choix venait des villageois. Moi, je ne faisais que signer les factures dans mon salon ici », affirme-t-il.

L’ancien ministre reconnaît toutefois plusieurs difficultés dans l’exécution des travaux : effondrement de la toiture d’une école à Mayumba, logement d’infirmier inachevé à Dihimba, différends autour de la TVA et réduction de certaines enveloppes, notamment 750 millions de FCFA retranchés à Tchibanga, selon ses déclarations.

Pour établir la traçabilité des fonds, Jonathan Ignoumba renvoie à la Caisse des dépôts et consignations (CDC), chargée selon lui des décaissements. Il annonce également des poursuites judiciaires contre deux personnes l’accusant d’avoir détourné l’argent et acheté des véhicules à des fins personnelles.

Mais les interrogations dépassent désormais la seule Nyanga. Dans d’autres provinces, notamment dans la Ngounié, des voix commencent également à s’élever sur l’état d’exécution de projets financés par des enveloppes annoncées pendant la Transition. À Mbigou, dans le département de la Boumi-Louetsi, l’ONG Contribution Pour Mbigou avait ainsi alerté en octobre 2025 sur la lenteur et le manque de clarté entourant une dotation présidentielle de 600 millions de FCFA, dénonçant la « nonchalance » de la commission d’analyse et réclamant une gestion plus communautaire et transparente des projets.

Dans ce contexte, le placement en détention provisoire de l’architecte Éric Mauro Nguema, le 14 août 2026, retient particulièrement l’attention. Chargé du chantier du monument Georges-Damas-Aléka à Libreville, il s’est retrouvé au cœur des interrogations après plusieurs mois de retard dans la livraison de l’ouvrage, malgré un marché évalué à plus de 8 milliards de FCFA. Son incarcération, intervenue après son audition par les services compétents, remet au premier plan la question du suivi des marchés publics et de la responsabilité des acteurs chargés de leur exécution.

Pour une partie de l’opinion, cette affaire peut être perçue comme un signal de durcissement contre l’impunité présumée dans la gestion des deniers et marchés publics. Elle rappelle toutefois que chaque dossier reste distinct et qu’il appartient à la justice d’établir les responsabilités individuelles.

Au-delà des déclarations de Jonathan Ignoumba, l’enjeu dépasse donc désormais la Nyanga. Il porte sur la traçabilité des enveloppes provinciales, l’évaluation concrète des projets promis aux populations et la reddition des comptes, dans un contexte où les attentes en matière de transparence deviennent de plus en plus fortes.

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