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Journée nationale du drapeau : au Gabon, les couleurs resteront hissées bien au-delà du 9 août

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Le 9 août marque, en principe, la Journée nationale du drapeau au Gabon. Mais cette année, les couleurs vert-jaune-bleu resteront visibles bien au-delà de cette seule journée. À travers un communiqué publié le 8 août 2026, le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation a annoncé des dispositions particulières qui accompagnent les différentes festivités du mois d’août.

Les administrations publiques et parapubliques sont ainsi invitées à garder le drapeau national hissé en permanence du 9 août au 4 septembre 2026. Une mesure exceptionnelle qui concerne également les administrations privées, pour lesquelles le drapeau devra rester hissé jusqu’au 31 août.

Cette prolongation donne cette année une dimension particulière à la Journée du drapeau. Elle intervient dans un mois d’août rythmé par plusieurs dates fortes de l’histoire nationale : après le 9 août viendra la fête de l’Indépendance, célébrée le 17 août, puis la fête de la Libération, le 30 août.

Durant cette période, la traditionnelle montée des couleurs le lundi et leur descente le vendredi est suspendue. Gouverneurs, préfets et sous-préfets sont chargés de veiller à l’application de la mesure sur l’ensemble du territoire.

Le ministère appelle également les opérateurs économiques à afficher le drapeau national devant leurs établissements, avec des façades soigneusement entretenues. Les Forces de Police Nationale ont été instruites d’effectuer des contrôles et de sanctionner les contrevenants.

À travers cette disposition exceptionnelle, le mois d’août prend ainsi des couleurs résolument patriotiques, avec le drapeau national comme fil conducteur des différentes célébrations de la République.

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Gabon : pour les 66 ans d’indépendance, Oligui Nguema mise sur les réalisations et la diplomatie

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Du 11 au 18 août 2026, Libreville sera au cœur d’un programme exceptionnel arrêté par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance du Gabon. Une programmation qui vise à donner une dimension nouvelle à la fête nationale, comme l’a souligné le porte-parole de la Présidence, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, lors de la lecture du communiqué officiel.

Cette année, le 17 août ne se limitera donc pas à la traditionnelle parade militaire. L’Exécutif entend également mettre en avant les réalisations enregistrées dans plusieurs secteurs, notamment les infrastructures, la santé, la défense, la sécurité, le patrimoine, le commerce et la diplomatie.

La séquence débute ce mardi 11 août avec l’inauguration de plusieurs voiries dans le Grand Libreville, destinées à améliorer la mobilité, le cadre de vie et l’accès des forces de sécurité aux quartiers.

Le 12 août sera consacré à la santé, avec l’inauguration de l’hôpital d’arrondissement de la Peyrie, d’un laboratoire national, une visite du centre de santé d’Akébé et une remise d’équipements au CHUL.

Le 13 août sera dédié à la défense et à la sécurité, avec plusieurs inaugurations au sein de la Marine nationale, du B2, des sapeurs-pompiers, de la prison centrale, du GIB et du régiment de parachutistes gabonais.

Le 14 août sera marqué par le mausolée Léon Ba, le marché de Mindoubé, la réception d’un patrouilleur et la réouverture de la cathédrale Sainte-Marie.

La semaine prendra aussi une dimension diplomatique avec les visites annoncées de Félix-Antoine Tshisekedi Chilombo, président de la République démocratique du Congo, le 15 août, et d’Umaro Sissoco Embaló, président de la République de Guinée-Bissau, le 18 août.

Le 17 août, point culminant des festivités, sera marqué par l’inauguration de la place Georges Damas Aleka, la montée des couleurs et la grande parade militaire.

À travers ce programme, la Présidence veut faire de la fête nationale un temps de mémoire, de rassemblement, mais aussi de bilan des réalisations accomplies au bénéfice des populations. Une orientation qui met également en avant la vision de bâtisseur du président de la République, portée par la volonté de transformer durablement le pays et de traduire l’action publique par des réalisations concrètes.

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Kôba & Ba’ponga de nouveau sur scène : l’heure de la réconciliation ?

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Ils ont marqué ensemble une partie de l’histoire du rap gabonais avant que leurs chemins ne s’éloignent. Après plusieurs années de tensions exposées dans les médias et sur les réseaux sociaux, Kôba et Ba’ponga se sont retrouvés sur scène. Une image inattendue qui relance désormais l’idée d’une véritable réconciliation entre les deux figures de l’ancienne génération d’Eben Entertainment.

Dans les années 2000, alors qu’Eben Entertainment imposait sa marque sur la scène musicale gabonaise et faisait parler du pays en Afrique, notamment à travers des distinctions aux Kora Awards, le tandem formé par Ba’ponga et Kôba occupait une place particulière dans le rap gabonais, à travers plusieurs collaborations.

Bien avant l’aventure Eben, Ba’ponga avait déjà accompagné les premiers pas de Kôba à travers le label Negrattitude. Celui qui assumait alors une position de mentor n’avait jamais caché la confiance qu’il plaçait en son cadet, qu’il présentait comme « l’élu » et l’un des futurs grands noms du rap gabonais. Une prédiction qui prendra du poids avec le sacre de Kôba aux Kora Awards et l’importante popularité qu’il connaîtra au Gabon comme en Afrique francophone.

Parmi leurs collaborations figure notamment « Rien Compris », devenu au fil des années un classique du rap gabonais.

Mais leur relation s’est progressivement détériorée ces dernières années. Entre déclarations dans les médias et échanges sur les réseaux sociaux, leurs différends avaient fini par alimenter les interrogations sur une éventuelle réconciliation.

Une image pourrait désormais changer la donne. Dans une vidéo publiée dans la nuit du 8 au 9 août 2026, Ba’ponga et Kôba apparaissent ensemble sur scène, interprétant justement « Rien Compris », lors de ce qui semble être une cérémonie de mariage.

La séquence, chaleureusement accueillie par l’assistance et sur les réseaux sociaux, prend une dimension particulière avec la présence d’autres anciens d’Eben, notamment La Fuente, Nephtali et K-Prime.

Simples retrouvailles ou véritable réconciliation ? Cette image pourrait en tout cas donner des idées à Eben Entertainment, dont la relance autour d’une nouvelle génération d’artistes peine encore à retrouver l’influence et le succès de ses grandes années.

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« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée

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Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.

À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.

Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.

Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.

Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.

Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.

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