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Gabon : la CNT attendue au tournant par les usagers
La naissance de la Compagnie nationale de transport (CNT) ouvre une nouvelle page dans le secteur du transport public au Gabon. La nouvelle structure est issue de la fusion-absorption de la Sogatra par Trans’Urb, avant que cette dernière ne change de dénomination pour devenir la CNT.
Le traité de fusion a été signé en présence du ministre d’État, ministre des Transports, de la Marine marchande, chargé de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, ainsi que des responsables des deux anciennes entreprises.
Avec la CNT, l’État veut désormais aller plus loin que le seul transport urbain et interurbain de passagers, comme le ministre l’avait précédemment annoncé. La compagnie devra aussi intervenir dans le transport d’hydrocarbures, le fret de marchandises et les prestations de transport VIP. L’idée est de disposer d’un opérateur public plus solide, plus large dans ses missions et surtout capable de tenir dans la durée.
Cette réforme s’inscrit dans la vision du président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice-Clotaire Oligui Nguema, ainsi que dans la dynamique du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), qui mise notamment sur la modernisation des services publics et une meilleure efficacité de l’action de l’État.
Sur le papier, les ambitions sont claires : améliorer la gouvernance, mieux utiliser les ressources publiques et offrir un meilleur service aux usagers.
Mais c’est surtout sur le terrain que la CNT sera attendue. Les Gabonais n’ont pas oublié les difficultés de la Sogatra et de Trans’Urb : salaires impayés, mouvements d’humeur, pannes à répétition et bus immobilisés.
Désormais, les attentes sont simples : plus de bus, plus de régularité, davantage de sécurité, de confort et une meilleure desserte. Le changement de nom est acté. Reste maintenant à voir si le quotidien des usagers changera lui aussi.
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Mouila : après le drame du feu de camp, la famille d’Odile Gercia poursuit ses démarches pour obtenir justice
Dans un précédent article, nous évoquions le décès tragique d’Odile Gercia Mbina Ikapi, survenu au retour d’un feu de camp organisé à la veille de la proclamation des résultats du baccalauréat. Depuis, sa famille, encore profondément éprouvée, a engagé plusieurs démarches auprès des autorités administratives et judiciaires de la Ngounié afin de comprendre les circonstances exactes du drame et d’obtenir justice.
Âgée de 17 ans, Odile Gercia était élève en Terminale D au collège et lycée Saint-Gabriel de Mouila. Elle a perdu la vie dans la nuit du 24 au 25 juillet 2026, aux environs de 3 heures du matin, dans un accident de la circulation qui a également fait huit blessés. Déclarée admissible au second tour du baccalauréat, elle n’aura malheureusement jamais eu la possibilité de poursuivre les épreuves.
Le mardi 28 juillet 2026, les membres de sa famille ont rencontré le gouverneur de la province, puis le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Mouila, en présence du commissaire de police.
Le père du présumé conducteur, déjà présenté au parquet, a également pris part aux échanges. Les discussions ont notamment porté sur l’organisation et la prise en charge des obsèques. La proposition d’une organisation conjointe des funérailles a été rejetée par la famille de la victime, qui estime que cette responsabilité revient au présumé conducteur et à sa famille. Les deux parties se sont ensuite rendues dans des établissements funéraires afin d’obtenir une facture pro forma.
Le conducteur présumé, identifié par les initiales C.M.M., aurait conduit le véhicule de son père à vive allure, sans permis et en état d’ivresse. Ces éléments devront être confirmés par l’enquête.
Au-delà de la douleur, la famille d’Odile Gercia veut désormais des réponses. Elle annonce le dépôt d’une plainte et demande une enquête rigoureuse sur l’accident, mais aussi sur les conditions d’organisation et d’encadrement du feu de camp.
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Belinga : à Perth, le Gabon et Fortescue franchissent une nouvelle étape dans leur coopération
Au lendemain d’une première journée consacrée au renforcement du partenariat économique et minier entre le Gabon et Fortescue, la mission conduite à Perth par le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, est entrée dans une nouvelle phase le 27 juillet 2026 avec un entretien en tête-à-tête avec le Dr Andrew Forrest, fondateur et président exécutif du groupe minier australien.
Dans un communiqué publié ce 28 juillet, Fortescue Belinga présente cette rencontre comme le coup d’envoi officiel d’une visite de travail centrée sur l’avancement du projet Belinga, les retombées attendues pour les populations gabonaises et la mise en place d’un partenariat durable fondé sur la création de valeur partagée.
La veille, Akûm Infos soulignait déjà que cette mission, prévue du 27 au 29 juillet 2026, devait permettre au Gabon de consolider sa coopération avec Fortescue, d’attirer davantage d’investissements et de positionner Belinga comme un moteur de diversification économique. Plus de 250 milliards de FCFA ont déjà été investis dans le projet, qui mobilise plus de 800 travailleurs et sous-traitants, dont plus de 700 Gabonais. Plus de 450 kilomètres de routes ont également été construits, réhabilités ou entretenus.
L’entretien entre Hermann Immongault et Andrew Forrest a permis d’aller plus loin sur ces différents volets. Les discussions ont notamment porté sur les trois années d’exploration et de travaux conduits à Belinga et Batouala, mais aussi sur les infrastructures déjà mises en place par Fortescue : voies d’accès, logements, ateliers techniques, équipements de forage, dispositifs logistiques et systèmes de sécurité.
Pour les autorités gabonaises, ces investissements doivent progressivement poser les bases d’un véritable écosystème industriel, avec des effets attendus sur l’emploi, le développement régional et le transfert de compétences.
Le contenu local occupe également une place centrale dans cette coopération. La remise des diplômes de la première promotion du programme « We Train For Gabon », à laquelle Hermann Immongault a assisté, illustre cette volonté de former des techniciens, opérateurs et cadres gabonais capables de participer aux différentes phases du développement de l’industrie minière nationale.
Cette nouvelle séquence à Perth confirme ainsi l’importance stratégique accordée à Belinga. Pour Libreville comme pour Fortescue, l’enjeu dépasse désormais l’exploration minière : il s’agit de transformer le projet en un levier d’industrialisation, de développement des infrastructures et de prospérité durable, fondé sur la confiance, l’investissement productif et le transfert d’expertise.
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Oyem : Ba’ponga retrouve une famille quatorze ans après leur première rencontre
Le temps passe, mais certaines rencontres traversent les années sans perdre leur force. Sur ses réseaux sociaux, Ba’ponga a partagé un montage empreint de nostalgie montrant ses retrouvailles avec une famille rencontrée à Oyem en 2012.
À l’époque, l’artiste se trouvait dans la capitale du Woleu-Ntem pour un concert. Comme à son habitude lorsqu’il arrive dans une ville, il avait décidé de faire quelques emplettes. C’est dans les rayons d’un magasin CKDO qu’il avait croisé une mère accompagnée de ses enfants. Une photo avait alors immortalisé ce moment.
Quatorze ans plus tard, leurs chemins se sont de nouveau croisés devant une salle de mariage. La mère et ses enfants ont reconnu Ba’ponga, donnant lieu à des retrouvailles chargées d’émotion. Le montage publié par l’artiste permet ainsi d’observer l’avant et l’après : la mère a pris de l’âge, les enfants ont grandi et Ba’ponga a lui aussi changé au fil des années.
« J’ai rencontré cette femme à Oyem en 2012. J’y étais pour un concert. Comme d’habitude, en arrivant dans une ville, j’aime bien faire mes petites emplettes. C’est dans les rayons d’un CKDO que j’ai croisé cette maman », a raconté l’artiste.
Ces retrouvailles ont également été marquées par de belles nouvelles. La jeune fille est désormais bachelière, tandis que le garçon vient d’obtenir son BEPC.
Un moment simple, mais profondément symbolique, que Ba’ponga a résumé par ces mots : « La joie est complète. Dieu est grand. »
