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Belinga : à Perth, le Gabon et Fortescue renforcent leur coopération économique et minière
Le projet de fer de Belinga s’impose comme l’un des principaux leviers de transformation économique envisagés par le Gabon. À travers son partenariat avec le groupe australien Fortescue, les autorités souhaitent dépasser la seule extraction du minerai pour inscrire le projet dans une dynamique d’industrialisation, d’investissements, de développement des infrastructures, de création d’emplois et de transfert de compétences.
C’est dans cette perspective que le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, conduit, du 27 au 29 juillet 2026 à Perth, une importante délégation gabonaise. Représentant le président Brice Clotaire Oligui Nguema, il est notamment accompagné du ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, et du ministre de l’Industrie, Lubin Ntoutoume.

Ici, le Dr Andrew Forrest, président exécutif de Fortescue, accompagné du Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault.
Organisée à l’invitation de Fortescue et de son président exécutif, le Dr Andrew Forrest, cette mission de diplomatie économique se déroule en marge du Forum de Boao pour l’Asie à Perth. Elle vise à consolider les relations avec ce partenaire industriel, à promouvoir le potentiel minier gabonais et à attirer de nouveaux investissements dans les mines, l’énergie et les industries vertes.
Pour le gouvernement, Belinga doit contribuer à la transformation structurelle de l’économie nationale. Le projet pourrait favoriser la construction d’une voie ferrée destinée au transport lourd, d’un port en eaux profondes et d’infrastructures énergétiques. Ces équipements soutiendraient l’activité minière tout en améliorant la connectivité et l’attractivité économique du pays.
Depuis 2022, Fortescue Belinga, anciennement Ivindo Iron SA, mène dans l’Ogooué-Ivindo des campagnes de forage et des études géologiques, environnementales, sociales et techniques. Plus de 250 milliards de FCFA ont déjà été investis, tandis que plus de 225 000 mètres de forage sont réalisés ou prévus. Le projet mobilise plus de 800 travailleurs et sous-traitants, dont plus de 700 Gabonais. Il a également permis la construction, la réhabilitation ou l’entretien de plus de 450 kilomètres de routes.
La coopération accorde aussi une place importante au développement du capital humain. La visite sera marquée par la remise des diplômes de la première promotion du programme « We Train For Gabon ». Lancée en mars 2025, cette initiative forme 50 jeunes Gabonais au Gabon, en Afrique du Sud et en Australie.
Les bénéficiaires suivent des cours d’anglais professionnel, de leadership, de santé, sécurité et environnement, ainsi que des formations techniques liées aux activités minières. Ils sont également initiés aux méthodes de travail industriel, à la prévention des risques, aux procédures opérationnelles, au travail en équipe et aux normes de sécurité. Une phase pratique dans les installations de Fortescue les familiarise avec les opérations de terrain et les équipements industriels.
Un premier groupe de 30 participants a rejoint l’Australie. Les 20 autres suivent une formation intensive en anglais en Afrique du Sud avant leur départ prévu en octobre 2026.
« Une porte s’est ouverte, non seulement pour nous, mais aussi pour le développement des compétences locales au sein du secteur minier gabonais », a déclaré Francine Grace Kibangou Matoussila, diplômée du programme.
« À mon retour au Gabon, j’espère contribuer à instaurer une solide culture HSE à Belinga. Dans le secteur minier, la sécurité n’est pas seulement une exigence ; c’est le fondement même qui protège nos collaborateurs, nos familles et nos communautés », a-t-elle ajouté.
Quatrième producteur mondial de minerai de fer, Fortescue exporte plus de 200 millions de tonnes par an. Le groupe entend mettre cette expérience au service de Belinga, dont la première cargaison de minerai a été expédiée vers les marchés internationaux en décembre 2023.


Vue de la prise de parole du Dr Andrew Forrest durant les échanges, suivie d’une photo de famille marquant la fin de la rencontre.
À travers ce partenariat, le Gabon cherche ainsi à faire de Belinga un moteur de diversification économique, d’industrialisation et de création de valeur locale. La réussite du projet dépendra de la réalisation des infrastructures annoncées, du renforcement des compétences nationales et d’un partage effectif des retombées économiques. Pour les autorités gabonaises, la visite en Australie doit permettre de consolider les engagements de Fortescue et d’accélérer la concrétisation économique, industrielle et sociale du projet.
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Battle des producteurs : Hoffman menace de quitter la compétition et dénonce le non-respect des délais
La tension monte dans le deuxième round de la Battle des producteurs. Une nouvelle fois premier à dévoiler sa proposition avec « Ikoku Drill », interprété par la rappeuse Mareless, Hoffman dénonce désormais ce qu’il considère comme un manque d’équité dans le déroulement de la compétition.
Selon le leader de Mapane Life Style, les retards répétés de ses concurrents leur permettraient d’écouter les morceaux déjà publiés avant d’ajuster leurs propres productions. Il vise particulièrement Sean Bridon, qu’il soupçonne de modifier ses propositions après avoir pris connaissance du travail présenté par Mareless.
Face à cette situation, Hoffman menace désormais de quitter la compétition. Dans une déclaration sans détour, le producteur a lancé : « Je me retire du clash des producteurs où la règle et le délai n’ont pas de place. » Une sortie qui laisse planer le doute sur sa participation au troisième round.
Cette réaction intervient après la publication tardive des propositions de Sean Bridon et Dangher. Accompagné de Tris, Sean Bridon a livré une fusion entre rap et sonorités du Bwiti, portée par la harpe et un groove club qui semble séduire le public. Dangher, de son côté, a misé sur « Onkira » de Styll Awax, un morceau axé sur l’unité, la paix et l’amour du Gabon, loin de l’egotrip de certaines propositions concurrentes.
Dangher s’est toutefois excusé, évoquant des problèmes techniques ayant retardé la publication de son clip. Sean Bridon, principal producteur mis en cause, n’a pour l’instant pas officiellement réagi. Son artiste Tris a néanmoins interpellé Hoffman sur les réseaux sociaux : « Non, non, s’il te plaît, ne fais pas ça ! On veut te montrer quelque chose au 3ᵉ round. Reviens, stp ! »
Au-delà de la qualité artistique des différentes productions, cette polémique place désormais l’organisation face à la question du respect des règles et de l’égalité entre les concurrents.
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Après « Dihmba », Mouyanga mise sur « Tsang’a Kèli » pour poursuivre son retour
Mouyanga prend son temps, mais ne laisse rien au hasard. Alors que le public se montre de plus en plus impatient de découvrir l’album « Ndongui », annoncé depuis plus de deux ans, le groupe tradi-moderne semble avoir fait le choix de privilégier la qualité à la précipitation. Une démarche exigeante qui entretient l’attente, tout en renforçant la curiosité autour de chaque nouvelle sortie.
Sept mois après avoir signé son retour à l’image avec le clip « Dihmba », la formation s’apprête à poursuivre la promotion de son prochain album avec « Tsang’a Kèli », son deuxième single annoncé.
Le groupe a récemment dévoilé la pochette du titre sur ses réseaux sociaux, laissant entrevoir une sortie prochaine, qui pourrait être accompagnée d’un clip. Une nouvelle étape très attendue par le public, alors que l’album « Ndongui » tarde encore à se dévoiler dans son intégralité.
Avec « Dihmba », sorti le 1er janvier 2026, Mouyanga avait marqué son retour après plusieurs années de silence discographique et une longue absence sur le plan visuel. Interprété principalement par Thierry Ndoumou Loudy, le morceau mettait en avant la chanson comme mémoire vivante, instrument de transmission des savoirs et de sauvegarde de l’identité culturelle. Réalisé par Wiltrand Shot, le clip avait été favorablement accueilli par le public.
Déjà entendu par fragments lors de différentes prestations du groupe, « Tsang’a Kèli » devrait mettre en lumière la voix du président de Mouyanga, Noël Moukeli, aux côtés de celle d’Élodie Mapanza, voix féminine de la formation.
Cette complémentarité vocale laisse présager un titre fidèle à l’orientation de Mouyanga, entre chants traditionnels, énergie collective et présentation contemporaine. Sa sortie prochaine pourrait ainsi relancer l’attention autour de « Ndongui » et confirmer que, malgré l’impatience du public, le groupe reste déterminé à livrer un projet soigneusement construit.
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BAC 2026 à Mouila : une élève meurt dans un accident au retour d’un feu de camp, à qui incombe la responsabilité ?
La communauté éducative de la Ngounié est sous le choc après la mort de Mbina Ikapi Odile Gercia, 17 ans, élève en Terminale D au lycée Saint-Gabriel de Mouila. La jeune candidate a perdu la vie dans un accident de la circulation survenu aux environs de 3 heures du matin, dans la nuit du 24 au 25 juillet 2026.
Elle revenait d’un feu de camp organisé à la veille de la proclamation des résultats du baccalauréat. L’accident a également fait huit blessés parmi les élèves, actuellement pris en charge dans une structure sanitaire.
Ce drame remet en lumière une pratique devenue courante chez de nombreux élèves et étudiants gabonais. À l’approche des examens ou de la publication des résultats, des feux de camp sont régulièrement organisés dans plusieurs localités du pays. Sans être officiellement institués par l’administration scolaire, ces rassemblements tendent pourtant à s’imposer comme une véritable tradition.
Mais qui en assume réellement la responsabilité ? Les établissements sont-ils informés ? Les parents donnent-ils leur accord ? Des adultes sont-ils chargés de l’encadrement ? Et surtout, quelles dispositions sont prises pour garantir le retour des élèves en toute sécurité lorsque les festivités s’achèvent tard dans la nuit ?
La disparition d’Odile Gercia impose désormais une réflexion urgente. Les chefs d’établissement, les associations de parents d’élèves et le ministère de l’Éducation nationale doivent se saisir de cette question afin de définir un cadre clair. À défaut de mesures de sécurité suffisantes, ces rassemblements devraient être interdits.
Le destin de la jeune élève rend le drame encore plus douloureux. Lors de la délibération du baccalauréat du samedi 25 juillet 2026, Odile Gercia a été déclarée admissible au second tour. Une nouvelle qui aurait dû nourrir l’espoir d’un avenir prometteur, mais qui intervient désormais comme le symbole d’une vie fauchée trop tôt et d’un avenir brutalement brisé.
