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Pont de la Douigny : la Nyanga en attente d’un geste fort du ministre des Travaux publics

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Alors que le gouvernement affiche sa volonté d’améliorer les infrastructures routières et de désenclaver les localités de l’intérieur du pays, le pont de la Douigny, situé sur l’axe Tchibanga-Moabi dans la province de la Nyanga, demeure l’un des symboles des difficultés auxquelles sont confrontées quotidiennement les populations.

À proximité du centre de regroupement de Mocabe, dans le département de Mougoutsi, cet ouvrage vieux de plus de cinquante ans présente aujourd’hui des signes de dégradation particulièrement préoccupants. Construit en bois sur une structure métallique reposant sur des longrines, il a subi durant des décennies les effets des intempéries, des crues répétées de la rivière Douigny ainsi que des débris transportés par les eaux.

Le constat sur le terrain est alarmant. Plusieurs éléments métalliques ont été endommagés ou arrachés, tandis que le tablier du pont laisse apparaître de nombreux espaces entre les planches. La traversée est devenue un exercice délicat pour les automobilistes, les transporteurs et les piétons qui empruntent quotidiennement cet axe essentiel à la vie économique et sociale de la province.

Face à cette réalité, une question se pose : la Nyanga ne mérite-t-elle pas la même attention que les autres provinces en matière d’infrastructures routières ?

Lors de son passage à l’émission « 100 jours » faisant le bilan de son département ministériel sur la chaîne nationale, le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, avait pourtant insisté sur sa volonté de s’imprégner des réalités du terrain afin d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des populations. Des visites avaient été annoncées dans plusieurs provinces, notamment le Haut-Ogooué, l’Ogooué-Ivindo et l’Ogooué-Lolo.

Cependant, la Nyanga n’avait pas été mentionnée parmi les destinations citées. Une absence qui suscite aujourd’hui des interrogations chez de nombreux usagers de l’axe Tchibanga-Moabi, confrontés quotidiennement aux risques que présente le pont de la Douigny.

Pourtant, les enjeux dépassent largement la seule question du confort de circulation. Il s’agit avant tout de sécurité. Chaque jour, des véhicules de transport de passagers, des commerçants, des opérateurs économiques et des familles traversent un ouvrage dont l’état continue d’inquiéter. Faut-il attendre qu’un accident grave survienne pour qu’une intervention soit envisagée ?

Les populations gardent néanmoins espoir. Elles se réfèrent notamment aux engagements du ministre lorsqu’il déclarait : « Nous allons nous battre contre vents et marées pour que l’entretien de nos routes soit assuré, en termes d’ensoleillement, de rechargement et d’évitement des interruptions du trafic. »

À la lumière de la situation du pont de la Douigny, nombreux sont ceux qui attendent désormais que ces engagements se traduisent par des actions concrètes sur le terrain. Une mission d’évaluation, des travaux de sécurisation ou encore l’étude d’un nouvel ouvrage métallique moderne seraient autant de signaux susceptibles de rassurer les populations.

Monsieur le Ministre, la Nyanga vous interpelle. Le pont de la Douigny est plus qu’une infrastructure routière : il est un lien vital entre des populations, des activités économiques et des territoires. Son état actuel soulève une question simple mais essentielle : combien de temps encore les usagers devront-ils traverser cet ouvrage avec la peur qu’un drame ne survienne ?

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Nyanga : le pont de la Douigny, un danger permanent sur l’axe Tchibanga–Moabi

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Le pont de la Douigny, situé sur l’axe reliant Tchibanga à Moabi, dans la province de la Nyanga, suscite de vives inquiétudes. À proximité du centre de regroupement de Mocabe, dans le département de Mougoutsi, cet ouvrage vieux de plus de 50 ans se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation avancé, au point de représenter un réel danger pour les usagers.

Construit en bois sur une structure métallique reposant sur des longrines, le pont a subi pendant des années les effets des fortes pluies, des crues de la rivière Douigny et des débris de bois transportés par les eaux. Plusieurs éléments métalliques ont été endommagés ou arrachés, fragilisant considérablement l’ouvrage.

Le tablier du pont est également très dégradé. De larges espaces sont visibles entre les éléments de la structure, rendant la traversée difficile aussi bien pour les véhicules que pour les piétons. Chaque passage exige une grande prudence, car la moindre erreur pourrait avoir de graves conséquences.

Pour les habitants, les transporteurs et les opérateurs économiques, cette situation devient préoccupante. Cet axe est indispensable pour les déplacements entre Tchibanga et Moabi ainsi que pour le transport des marchandises. Son mauvais état menace donc à la fois la sécurité des populations et l’activité économique locale.

L’inquiétude grandit davantage avec l’arrivée de la période estivale. Après la saison des pluies, les déplacements devraient augmenter avec la présence des vacanciers et un trafic plus important sur cette route.

Face à ce risque, les populations demandent une intervention rapide des autorités afin d’éviter un accident. Au-delà des réparations ponctuelles, plusieurs voix plaident pour la construction d’un pont métallique moderne, plus solide et mieux adapté aux conditions climatiques de la région.

Pour de nombreux usagers, le pont de la Douigny est aujourd’hui un dossier prioritaire qui nécessite des solutions durables pour garantir la sécurité de tous.

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CNT : une réforme structurante qui ouvre une nouvelle phase pour le transport public

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La création de la Compagnie nationale de transport (Compagnie nationale de transport (CNT)), issue de la fusion de la SOGATRA et de Trans’Urb, s’inscrit dans une réforme profonde du transport public au Gabon. Elle vise à corriger plusieurs années de dysfonctionnements, marquées par une sous-performance structurelle du secteur et une dégradation progressive du service rendu aux usagers. Avec un parc annoncé d’environ 100 bus déjà acquis et près de 231 véhicules selon les données communiquées, la nouvelle entité constitue une base de relance significative.

Portée au plus haut niveau de l’État, cette réforme traduit une approche pragmatique assumée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a rappelé, lors de son discours sur l’état de la Nation prononcé le 15 juin 2026 devant le Parlement réuni en Congrès à Libreville, la nécessité de rendre le modèle de transport public plus soutenable financièrement. Dans cette logique, l’annonce d’une fin progressive de la gratuité du transport public s’inscrit dans une volonté de viabilité économique, afin de permettre à la CNT de couvrir ses charges et d’assurer le renouvellement de ses équipements.

Dans le même esprit, le ministre d’État en charge des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, pilote la mise en œuvre opérationnelle de cette réforme. Il défend une CNT conçue comme une structure intégrée et rationalisée, destinée à mutualiser les moyens des anciennes entités tout en améliorant la qualité du service public.

Sur le terrain, l’héritage reste toutefois contrasté. La SOGATRA fonctionnait ces dernières années avec un parc fortement réduit malgré des besoins estimés à plusieurs centaines de bus, tandis que Trans’Urb a été confrontée à une dégradation progressive de ses équipements. Ces limites illustrent l’ampleur des défis techniques, organisationnels et logistiques auxquels la nouvelle compagnie devra répondre.

L’un des enjeux majeurs demeure la maintenance et la gestion du parc roulant. L’expérience passée a montré que la faible disponibilité des bus constituait l’un des points de fragilité du système. La réussite de la CNT dépendra donc de sa capacité à instaurer un modèle d’entretien rigoureux, structuré et durable.

La question tarifaire représente également un équilibre délicat. Lors de son passage sur Gabon Télévisions dans le cadre du bilan des 100 jours, le ministre avait détaillé une grille sociale visant à concilier accessibilité et viabilité économique : 17 000 FCFA pour les abonnements mensuels, 8 000 FCFA pour les étudiants, 5 000 FCFA pour les élèves et 3 000 FCFA pour les catégories vulnérables. Cette architecture tarifaire s’inscrit dans une logique de segmentation sociale du service.

Enfin, au-delà du changement institutionnel, la réussite de cette réforme dépendra de la capacité de la CNT à répondre aux attentes concrètes des usagers : régularité des dessertes, disponibilité des véhicules et amélioration globale de la qualité du service. Si les bases posées traduisent une volonté de structuration plus réaliste, leur efficacité ne pourra être évaluée que dans la durée, à travers la stabilité et la performance réelle du transport public.

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Axe Pegnoundou-Tchibanga : une route stratégique qui prépare l’avenir de la Nyanga

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Le tronçon Pegnoundou-Tchibanga, long d’environ 25 kilomètres sur la Route nationale 1, retrouve progressivement sa praticabilité après plusieurs années marquées par une forte dégradation de la chaussée. Lors d’une récente visite de terrain, le gouverneur de la province de la Nyanga, Jean-Robert Mabobet, accompagné notamment du directeur principal des travaux Sud-Nyanga, Sosthène Eméry Bouassa, a constaté l’évolution des travaux de réhabilitation réalisés par les équipes de la direction provinciale des Travaux publics.

Sur le terrain, les responsables techniques ont présenté les différentes interventions déjà effectuées : remise en forme de la route, dégagement des bas-côtés, nettoyage des accotements, assainissement général et résorption des bourbiers qui rendaient la circulation particulièrement difficile pendant la saison des pluies. Ces travaux permettent aujourd’hui un retour progressif à des conditions de circulation plus sûres pour les usagers.

Mais au-delà de l’amélioration immédiate de la mobilité, cet axe représente un enjeu majeur pour le développement économique de la province. Véritable porte d’entrée de la Nyanga, il constitue un maillon essentiel des échanges avec la province sœur de la Ngounié et, au-delà, avec le reste du pays. La fluidité du trafic sur cette route favorise le transport des personnes et des marchandises, réduit les coûts logistiques et renforce les opportunités commerciales entre les deux provinces.

Cette réhabilitation intervient alors que les plus hautes autorités du pays accordent une attention particulière à la finalisation de l’axe Ndendé-Tchibanga, long de 91 kilomètres. Le 3 juin dernier, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu les responsables de l’entreprise chinoise Covec afin d’examiner les conditions d’une reprise des travaux. Si une grande partie du projet a déjà été réalisée, près de 25 kilomètres demeurent non bitumés entre Pegnoundou et Tchibanga.

Selon plusieurs estimations relayées dans la presse nationale, entre 20 et 24 milliards de francs CFA seraient encore nécessaires pour achever définitivement ce tronçon stratégique. Les responsables de Covec ont rappelé que la poursuite du chantier dépend désormais de la mobilisation des financements nécessaires par la partie gabonaise.

L’enjeu dépasse largement le simple cadre routier. La Nyanga est appelée à jouer un rôle important dans la stratégie de diversification économique du Gabon, avec plusieurs projets structurants annoncés ou en développement. Parmi eux figurent notamment le projet de marbre de Doussiegoussou, la potasse de la Banio ainsi que le gisement de fer de Milingui. À cela s’ajoutent les nombreux projets portés par le chef de l’État dans les localités de Tchibanga et de Mayumba.

Dans cette perspective, la modernisation complète de l’axe Ndendé-Tchibanga apparaît comme un investissement indispensable. Elle permettra non seulement de renforcer les échanges économiques entre la Nyanga, la Ngounié et les autres provinces du Gabon, mais également d’accompagner l’essor des futures activités industrielles, minières et portuaires attendues dans cette partie du pays.

Si les travaux de réhabilitation actuellement engagés offrent déjà un soulagement aux populations, le bitumage complet de l’axe demeure l’objectif le plus attendu. Pour de nombreux observateurs, cette route constitue aujourd’hui l’une des infrastructures les plus importantes pour dessiner l’avenir économique de la Nyanga et soutenir son intégration dans la dynamique nationale de développement.

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