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Nyanga : la visite d’Oligui Nguema dissipe les doutes et met en lumière l’ampleur des chantiers
La visite du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dans la province de la Nyanga du 29 au 30 mai 2026 a permis de lever de nombreuses interrogations sur l’état réel des projets structurants en cours. De Mayumba à Tchibanga, en passant par Digoudou, le Chef de l’État a constaté sur le terrain l’avancement de plusieurs chantiers majeurs, offrant ainsi une visibilité nouvelle à des réalisations jusque-là peu connues du grand public.
Avant cette tournée, une partie de l’opinion nationale disposait d’informations limitées sur ces investissements, en raison d’un déficit de communication autour de leur évolution. La visite présidentielle a ainsi joué un rôle de révélateur, en mettant en lumière des projets dont l’ampleur et le niveau d’exécution étaient sous-estimés.
Parmi les infrastructures inspectées figure le port en eau profonde de Mayumba, appelé à devenir un hub logistique stratégique sur la façade atlantique. Le président s’est également rendu sur le site de la centrale thermique à gaz, infrastructure clé pour le soutien énergétique et l’industrialisation de la région.
Dans le secteur social, les logements des enseignants du lycée Jean-Baptiste Moanda affichent un taux d’achèvement de 95 %, illustrant les efforts d’amélioration des conditions de vie des agents publics. Les infrastructures de défense progressent également, avec une base navale réhabilitée à 90 % et une nouvelle base navale réalisée à 80 %, confirmant le renforcement des capacités sécuritaires du littoral.
Le plateau multifonction de Mayumba, entièrement achevé, est désormais opérationnel et dédié aux activités sportives et de loisirs de la jeunesse.
La tournée a aussi permis de mettre en lumière les projets touristiques développés notamment sur le site de Loango Lodge. Longtemps peu médiatisées, ces initiatives ont été dévoilées à l’opinion à l’occasion de la visite présidentielle, permettant une meilleure compréhension des investissements engagés dans le secteur touristique. Elles s’inscrivent dans une dynamique de diversification économique fondée sur le tourisme durable et la valorisation du potentiel écologique de la province.
Enfin, la Mayésienne d’agriculture et de pêche confirme la volonté de structurer les filières locales, de renforcer la production et de créer des emplois.
Au terme de cette visite, les autorités entendent accélérer la dynamique de transformation territoriale, tout en renforçant la communication autour des projets afin de mieux informer les populations sur les avancées en cours dans la Nyanga.
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Souveraineté, FMI, énergie : Oligui Nguema s’explique
Dans un décor hautement symbolique, celui de la Cité de la Démocratie, en pleine transformation et marqué par la récente inauguration du Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba à Libreville, le président gabonais Brice-Clotaire Oligui Nguema a accordé un entretien à France 24 dans l’émission En tête-à-tête. Ce cadre, au cœur d’un vaste chantier de modernisation institutionnelle, renforce la portée politique de l’échange et renvoie à la volonté affichée du chef de l’État de s’inscrire dans une dynamique de reconstruction et de projection du Gabon vers de nouvelles infrastructures publiques.
Dès l’ouverture de l’entretien, le président a replacé son action dans une temporalité longue, insistant sur la cohérence de son projet. Il assume une trajectoire sur sept ans, estimant que les résultats doivent s’inscrire dans la durée : « Mon projet de société est sur sept ans, et je ferai ce que j’ai promis aux Gabonais dans ce délai. »
Sur le plan social, le président a reconnu les fortes attentes des populations, notamment sur l’eau et l’électricité, deux secteurs encore marqués par des difficultés récurrentes. Il a toutefois défendu les investissements engagés dans les infrastructures énergétiques, en promettant une amélioration progressive : « Nous avons commencé à réaliser des centrales thermiques qui sont déjà payées, et d’ici 2027 il y aura de l’électricité pour les Gabonais, régulièrement. »
Le volet économique a occupé une place centrale dans l’échange. Le président a confirmé la volonté du Gabon de conclure un accord avec le Fonds monétaire international d’ici la fin de l’année, après un audit de la dette publique. Il a relativisé certaines projections internationales, tout en affirmant sa confiance dans la dynamique nationale, résumant sa vision ainsi : « Les chiffres ne nourrissent que ceux qui vivent avec les chiffres. Moi, je vous rassure que mon économie se porte bien. »
Dans cette même logique, il a défendu une stratégie de souveraineté économique visant à transformer localement les ressources naturelles, notamment le manganèse. À ce sujet, il a été particulièrement ferme sur le calendrier imposé aux partenaires industriels : « Nous ne chassons pas Eramet, mais il est temps qu’ils respectent les engagements de transformation locale du manganèse. Si rien n’est fait en 2029, le minerai ne sortira plus brut. »
Sur le plan diplomatique, le président a confirmé une visite d’État en France prévue autour du 20 juillet et estimé que les relations bilatérales sont désormais normalisées. Il a également indiqué que le Gabon a refusé une proposition américaine concernant l’accueil de migrants expulsés, affirmant une ligne souveraine.
La question de la gouvernance interne a aussi été abordée, notamment la suspension des réseaux sociaux. Le chef de l’État a renvoyé cette décision à la Haute Autorité de la Communication, en attendant un encadrement légal plus strict, et a insisté sur la séparation des pouvoirs.
Enfin, sur le plan institutionnel, il a tenu à clarifier sa position sur l’avenir politique du pays, rejetant toute idée de continuité dynastique et réaffirmant son respect du cadre constitutionnel. Sa conclusion est sans ambiguïté : « Il n’y aura pas de dynastie Oligui. Je respecterai la Constitution et la limitation des mandats telle qu’elle a été inscrite. »
Dans cet entretien dense, ses positions dessinent une ligne directrice claire : réformes structurelles, souveraineté économique affirmée et engagement institutionnel, dans un contexte de fortes attentes sociales.
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Drame à Mouila : un enfant de 8 ans perd la vie après la chute d’un RAV4 dans la Ngounié
Un terrible drame a endeuillé la ville de Mouila, chef-lieu de la province de la Ngounié, ce dimanche 31 mai 2026. Un Toyota RAV4 a terminé sa course dans les eaux de la rivière Ngounié, provoquant la mort d’un enfant âgé de 8 ans et suscitant une vive émotion au sein de la population locale.
Selon des informations rapportées par l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), l’engin transportait plusieurs occupants au moment de l’accident. Les circonstances exactes de la sortie de route demeurent encore inconnues et font actuellement l’objet de vérifications.
D’après les témoignages recueillis sur place, deux des passagers ont réussi à s’extraire avant que l’automobile ne soit entièrement engloutie par les eaux. L’enfant, quant à lui, serait resté prisonnier de l’intérieur du véhicule lorsque celui-ci a plongé dans la rivière.
Toujours selon les mêmes témoignages relayés par l’AGP, la jeune victime est restée plus d’une heure sous l’eau avant que les secours et les riverains ne parviennent à faire remonter l’engin et à extraire l’enfant de l’intérieur. Son décès a été constaté.
Les autres occupants du RAV4 ont été évacués vers le Centre hospitalier régional de Mouila où ils ont été admis pour une prise en charge médicale.
Depuis l’accident, une vidéo montrant les opérations de remontée et d’extraction circule abondamment sur les réseaux sociaux. Les images, largement relayées, témoignent de l’émotion et de la mobilisation des personnes présentes sur les lieux du drame.
Cette tragédie suscite une vive émotion à Mouila et au-delà, alors que de nombreuses interrogations persistent sur les causes exactes de l’accident.
Une enquête devrait permettre d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame qui endeuille une famille et bouleverse l’ensemble de la communauté locale.
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Gabon : 100 jours pour poser les bases d’un État numérique entre réformes et premiers déploiements
Dans un contexte de transformation digitale accélérée des administrations publiques en Afrique, le Gabon engage une réforme structurante visant à faire du numérique un levier central de modernisation de l’État, de l’économie et des services publics.
C’est dans cette dynamique que le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark Alexandre Doumba, a présenté mardi 26 mai sur Gabon Télévision le bilan de ses 100 premiers jours. Cette action s’inscrit dans la feuille de route du Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, sous la coordination de l’exécutif conduit par Hermann Immongault.
Le ministre a rappelé l’ambition globale du projet numérique :
« L’économie numérique, c’est transformer tout ce que nous faisions sans technologie et le faire désormais avec des technologies », a-t-il déclaré, en mettant en avant la digitalisation des services publics, des paiements et des échanges de données.
Un socle juridique au cœur de la transformation
La première priorité de ces 100 jours repose sur la mise en place d’un cadre légal adapté, indispensable pour sécuriser la transition numérique.
Le ministère indique :
▪︎16 textes juridiques initiés
▪︎9 textes déjà adoptés (ordonnances, décrets et arrêtés)
Ces réformes concernent la digitalisation de l’administration, les paiements électroniques, le mobile money, l’archivage numérique et la protection des données.
« Rien n’est possible en matière de digitalisation sans une loi fondamentale qui encadre ces activités », a insisté le ministre.
L’objectif est de garantir la valeur juridique des actes numériques et de créer un environnement de confiance pour les usagers et l’administration.
Loi 037 et interopérabilité : vers une administration intégrée
Au cœur du dispositif figure la loi-cadre 037, qui rend la digitalisation obligatoire dans l’administration publique.
« La digitalisation n’est plus une option, mais une obligation », a rappelé le membre du gouvernement.
L’enjeu dépasse la simple numérisation : il s’agit de transformer le fonctionnement de l’État grâce à l’interopérabilité des systèmes.
Concrètement :
▪︎partage des données entre administrations
▪︎suppression des redondances administratives
▪︎simplification des démarches pour les citoyens
▪︎amélioration de la qualité des données publiques
Des projets déjà visibles sur le terrain
Plusieurs initiatives sont déjà en cours de déploiement :
Santé
▪︎13 hôpitaux interconnectés via le programme eGabon-SIS
▪︎accès partagé aux dossiers médicaux des patients
Paiements numériques
▪︎programme MaDigipaie
▪︎environ 2 000 QR codes déployés dans 1 500 commerces
Services publics
▪︎e-Tax pour les impôts
▪︎e-Santé
▪︎e-Fonction publique
▪︎e-Éducation (en développement)
Administration
▪︎digitalisation progressive des ressources humaines
▪︎modernisation de la gestion des finances publiques
Ces projets traduisent une transition vers une administration plus rapide, plus transparente et davantage basée sur la donnée.
Infrastructures et souveraineté numérique
Le gouvernement fait des infrastructures un pilier stratégique de la transformation :
▪︎extension de la fibre optique (1 700 km + 400 km en cours)
▪︎création de data centers nationaux
▪︎couverture réseau estimée à 94 %
▪︎mutualisation des pylônes dans les zones non rentables
L’objectif est double : améliorer la qualité des services numériques et réduire la dépendance technologique extérieure.
Formation et capital humain
Le capital humain constitue un enjeu central de la réforme.
Les priorités incluent :
▪︎formation en cybersécurité et intelligence artificielle
▪︎partenariats internationaux (notamment avec le Maroc)
▪︎renforcement de l’INPTIC comme école de référence
Le gouvernement ambitionne de former des compétences locales pour accompagner durablement la transformation numérique.
Une transformation encore en structuration
Avec environ 55 projets en cours et un écosystème de 200 à 300 startups, le ministère reconnaît une phase de structuration encore en cours.
Le secteur est présenté comme un chantier global visant à bâtir progressivement un écosystème numérique cohérent et performant.
Au terme de ces 100 jours, la stratégie numérique du Gabon apparaît comme un chantier structurant reposant sur trois piliers : le droit, les infrastructures et les compétences. L’ambition est de bâtir un État numérique capable de moderniser durablement l’action publique, d’améliorer la qualité des services et de renforcer la souveraineté technologique du pays.
La prochaine étape consistera à accélérer le passage des réformes à leur mise en œuvre effective afin de produire des impacts visibles dans le quotidien des citoyens et des administrations.
