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Stade de France : Emma’a en première partie du concert d’Aya Nakamura
L’artiste gabonaise Emma’a a franchi une étape majeure de sa carrière internationale le 29 mai 2026 en assurant la première partie du concert de la star française Aya Nakamura, aujourd’hui considérée comme l’artiste francophone la plus écoutée et la plus suivie au monde, au Stade de France. Dans une enceinte mythique capable d’accueillir des dizaines de milliers de spectateurs, la jeune chanteuse a livré une prestation remarquée qui consacre son ascension fulgurante dans l’industrie musicale afro-urbaine.
Révélée par le titre « Encré », Emma’a s’impose désormais comme l’une des voix montantes de la scène francophone, portée par une identité musicale singulière et une progression rapide construite entre réseaux sociaux, streaming et scènes internationales. Cette apparition au Stade de France marque ainsi un tournant symbolique et stratégique dans une carrière en pleine expansion.
Une prestation marquée par ses titres phares
Sur la scène du Stade de France, Emma’a a livré une performance remarquée en interprétant deux titres majeurs de son répertoire :
« Encré », le morceau qui l’a révélée au grand public
« C’est mon bébé » (feat. Chily)
Son passage a été salué comme une montée en puissance artistique, devant des dizaines de milliers de spectateurs réunis pour l’événement.
Une ascension portée par les réseaux sociaux
Originaire du Gabon, Emma’a s’est construite progressivement grâce aux réseaux sociaux et aux plateformes numériques. Son style, mêlant afropop, RnB et sonorités urbaines, lui a permis de toucher un public bien au-delà de son pays natal.
Le titre « Encré » a joué un rôle déterminant dans cette exposition internationale, propulsant sa carrière et attirant l’attention de plusieurs acteurs de l’industrie musicale francophone.
Du quartier d’enfance à Libreville au Stade de France
Au-delà de la performance, Emma’a a tenu à souligner la portée symbolique de ce moment sur ses réseaux sociaux. Elle a notamment écrit : « de Plain Niger au Stade de France », en référence à son parcours parti de son quartier d’enfance à Libreville jusqu’à l’une des plus grandes scènes européennes.
Un message fort qui illustre le chemin parcouru, entre débuts modestes et consécration internationale.
Une dynamique gabonaise sur les grandes scènes internationales
Au-delà du cas Emma’a, une tendance se dessine depuis quelques années : les artistes gabonais sont de plus en plus présents aux côtés de grandes stars internationales lors de concerts majeurs. Cette dynamique témoigne d’une montée en visibilité progressive de la scène musicale du pays.
On peut notamment citer le groupe Afrik’an Legend, qui a accompagné à deux reprises la star congolaise Fally Ipupa, notamment lors de prestations à Libreville et à Dubaï. Plus récemment, l’artiste Créol a également marqué les esprits par sa présence sur la scène du Stade de France.
Ces collaborations successives illustrent une évolution notable : les artistes gabonais s’imposent progressivement comme des acteurs visibles sur les grandes scènes internationales.
Une nouvelle étape pour la musique gabonaise
Cette apparition au Stade de France représente bien plus qu’un simple concert : elle incarne la montée en puissance d’une nouvelle génération d’artistes gabonais capables de s’imposer sur la scène internationale.
Une trajectoire qui confirme Emma’a comme l’une des voix les plus prometteuses de sa génération.
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Grand Libreville : des délestages hors programme, les ménages pris au dépourvu
Alors que la SEEG a annoncé huit jours de perturbations électriques dans le Grand Libreville, du 8 au 15 novembre 2026, les premières observations sur le terrain révèlent un décalage entre les horaires prévisionnels et la réalité vécue par les populations. Des coupures qui surviennent à des heures inattendues, des interruptions qui se prolongent au-delà des durées annoncées : de quoi compliquer davantage le quotidien des ménages et désorganiser les activités économiques.
L’annonce des délestages avait pourtant permis à de nombreux abonnés de prendre certaines dispositions pour anticiper les interruptions de la fourniture d’électricité. En communiquant un calendrier précis, réparti par quartiers et par tranches horaires, la SEEG donnait aux populations la possibilité d’organiser leurs activités domestiques et professionnelles en fonction des périodes annoncées. Mais sur le terrain, ce programme prévisionnel ne semble pas être respecté partout.

Dans le quartier Chantier Moderne, notamment, la coupure initialement prévue entre 00h30 et 02h30 est finalement intervenue aux environs de 11 heures. Trois heures après, l’électricité n’était toujours pas rétablie. Une situation qui illustre les difficultés rencontrées par les abonnés, contraints de subir des interruptions sans pouvoir réellement s’appuyer sur le calendrier communiqué. Plusieurs autres quartiers du Grand Libreville signalent également des perturbations qui ne correspondent pas aux horaires annoncés.
Au-delà de l’inconfort, ces interruptions imprévisibles ont des conséquences directes sur l’organisation des ménages. Conservation des aliments, préparation des repas, utilisation des équipements électroménagers, recharge des téléphones ou encore organisation des activités professionnelles : autant d’habitudes quotidiennes perturbées. Les petits commerces, les activités de restauration, les salons de coiffure et d’autres services de proximité subissent également les effets de ces coupures prolongées.
Pour rappel, la SEEG explique ces perturbations par les travaux préparatoires au raccordement de la centrale hydroélectrique de Kinguélé Aval au réseau de transport de 225 kV. Ces opérations entraînent une limitation temporaire de la production des centrales de Tchimbélé et de Kinguélé à 55 MW, contre 94 MW habituellement disponibles, soit un déficit de 39 MW à la pointe du soir.
Si l’entreprise annonce une durée moyenne de trois heures par interruption, les populations attendent désormais davantage de visibilité et de fiabilité dans la communication des horaires. Car si les travaux sont présentés comme nécessaires à l’amélioration du réseau électrique, leur exécution ne devrait pas se traduire par une désorganisation supplémentaire pour des ménages déjà éprouvés par les perturbations de la fourniture d’électricité.
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Patience Dabany : 60 ans de carrière, sold out annoncé au Palais des Congrès avant un show prometteur !
Après plusieurs années loin des grandes scènes, Patience Dabany s’apprête à renouer avec son public ce samedi 7 novembre au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba. Entre six décennies de carrière, un nouvel album et une popularité qui traverse les générations, ce rendez-vous suscite une forte attente. La salle de spectacle affiche complet depuis plusieurs jours, annonçant une soirée placée sous le signe de la musique et de l’émotion.
La Mama est de retour ! Cet engouement témoigne de l’attachement du public à celle qui a profondément marqué l’histoire de la musique gabonaise. Pour beaucoup, ces retrouvailles représentent bien plus qu’un simple concert : elles sont l’occasion de retrouver une voix, un répertoire et une artiste qui a accompagné plusieurs générations de mélomanes.
Née Marie-Joséphine Kama à Brazzaville, au Congo, Patience Dabany grandit dans un environnement familial marqué par la musique. De culture batéké, elle développe un univers artistique nourri de sonorités africaines, notamment des rythmes gabonais et de la rumba congolaise. Après avoir été institutrice et consacré une partie de sa vie à ses engagements familiaux, elle lance sa carrière solo en 1987 avec l’album « Associé II ». Des titres comme « Chéri, ton disque est rayé » et « Associé » contribueront à asseoir sa popularité bien au-delà des frontières gabonaises.
Forte de cette expérience, l’artiste n’entend pourtant pas tourner la page. Après une période d’absence liée à des problèmes de santé, elle revient avec « Dernière Danse ». Un titre qui a suscité des interrogations chez certains mélomanes, mais qu’elle présente comme une expression artistique et non comme un adieu à la scène. Dans un entretien accordé à L’Union, le 5 novembre, elle lève toute ambiguïté : « Je continuerai jusqu’au jour où il me dira : Bon, Patience, stop ! »
Cette détermination s’explique aussi par la richesse de son parcours musical. Artiste éclectique, Patience Dabany a traversé les époques et les tendances, de la rumba au soukous, jusqu’aux sonorités du hip-hop. Une diversité qui permet à plusieurs générations et à différents publics de retrouver leur sensibilité dans son répertoire.
Au-delà de ses chansons, La Mama a également contribué à la transmission et à l’évolution de la musique gabonaise, en inspirant de nombreux jeunes artistes. « Toutes celles et tous ceux qui vont chanter avec moi sont passés par mon école », rappelle-t-elle.
Enfin, la longue complicité professionnelle qui la lie à son producteur Edgar Yonkeu, à ses côtés depuis plus de vingt ans, nourrit les attentes autour de cette soirée. Des surprises sont à prévoir, avec notamment la possibilité d’accueillir des artistes venus d’ailleurs.
Pour Patience Dabany, ce spectacle marque moins une fin qu’un nouveau départ. Une nouvelle page d’une aventure musicale construite sur six décennies de passion, de partage et de transmission.
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Affaire Billie-By-Nzé : l’ancien Premier ministre attendu devant le juge d’instruction ce 5 novembre
Alain-Claude Billie-By-Nzé, ancien Premier ministre et président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), est attendu ce jeudi 5 novembre 2026 à 9 heures devant le premier juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Libreville, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à son encontre.
Cette comparution, prévue pour un interrogatoire au fond, intervient alors que l’ancien chef du gouvernement est en détention préventive à la prison centrale de Libreville depuis le 16 avril 2026. Il est poursuivi pour des faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance portant sur cinq millions de francs CFA, une somme qui aurait été remise en 2008 dans le cadre de l’organisation de la Fête des cultures.
Toutefois, cette nouvelle étape judiciaire est marquée par des réserves de la défense. Certains de ses avocats contestent les conditions dans lesquelles la convocation a été transmise, estimant que les dispositions des articles 119 et 120 du Code de procédure pénale relatives à la désignation des conseils et aux délais de notification n’auraient pas été respectées.
Au-delà de cet interrogatoire, l’évolution de la procédure pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour Alain-Claude Billie-By-Nzé. Si les contestations soulevées par ses conseils étaient reconnues comme fondées et si les conditions légales étaient réunies, elles pourraient entraîner une remise en cause de la régularité de l’acte d’instruction et, selon les suites judiciaires, favoriser une demande de mise en liberté.
Reste à savoir quelle sera la position du magistrat instructeur face aux arguments de la défense. En attendant, l’ancien Premier ministre demeure présumé innocent jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice.
Source : La Presse Judiciaire Gabonaise
