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Gabon : le gouvernement veut bâtir un secteur funéraire « plus sûr et mieux réglementé »

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Face aux défis croissants liés à l’organisation, à la sécurité sanitaire et à la structuration des services funéraires, le Gabon entend renforcer son cadre réglementaire afin de mieux encadrer un secteur devenu stratégique. C’est dans cette perspective que s’est ouverte, en marge du Funéraire d’Or 2026, le premier Salon funéraire du Gabon, la Chambre de commerce a servi de cadre, ce vendredi 29 mai 2026, à l’ouverture officielle de l’atelier national consacré à la réglementation du secteur funéraire. Placée sous le thème : « Pour un cadre légal et éthique », cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de réflexion nationale autour de la modernisation et de l’encadrement des services funéraires.

Placée sous le patronage du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, cette rencontre réunit autorités publiques, experts nationaux et internationaux, opérateurs funéraires ainsi que plusieurs partenaires institutionnels, parmi lesquels le Ministère de la Santé, la Chambre de commerce, l’Agence Nationale du Médicament, Sunu Assurances et plusieurs autres acteurs du secteur public et privé, autour d’une réflexion consacrée à la modernisation et à l’encadrement du secteur funéraire gabonais.

Dans son allocution, la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, a rappelé que le secteur funéraire doit désormais s’inscrire dans la dynamique des réformes sociales engagées depuis plusieurs décennies afin de mieux répondre aux enjeux sanitaires, sociaux et environnementaux.

« Les réformes engagées depuis des années doivent aujourd’hui permettre une meilleure organisation des activités liées au transport des corps, à la gestion sanitaire et aux prestations funéraires », a déclaré le membre du gouvernement.

La ministre a également insisté sur la nécessité de renforcer la protection des professionnels du secteur ainsi que celle des familles confrontées au deuil.

« Il devient indispensable de garantir des services funéraires plus sûrs, plus encadrés et respectueux des exigences sanitaires et éthiques », a-t-elle ajouté.

Prenant la parole en qualité d’expert, le Dr Marcia Angué épouse Pemengoye a souligné l’urgence de mettre en place une véritable gouvernance funéraire au Gabon.

« Le secteur funéraire ne se limite pas au traitement des corps ; il englobe aussi la gestion, le management, la logistique et l’accompagnement des familles », a-t-elle expliqué.

Au cours des échanges, plusieurs intervenants ont rappelé que le secteur funéraire ne peut plus être abordé uniquement sous un angle culturel ou émotionnel. Les débats ont notamment mis en lumière les enjeux liés à l’hygiène, à la sécurité sanitaire, à la protection des travailleurs ainsi qu’aux risques environnementaux associés à certaines pratiques funéraires.

Les organisateurs ont également attiré l’attention sur plusieurs difficultés persistantes, notamment la saturation des morgues et des cimetières, l’insuffisance des infrastructures, les coûts élevés des obsèques, l’absence d’un cadre réglementaire robuste et la multiplication de pratiques insuffisamment contrôlées.

Dans ce contexte, les participants ont toutefois relevé que le secteur funéraire est aujourd’hui en pleine activité et connaît une dynamique soutenue, portée par une demande constante et la structuration progressive de l’offre de services sur l’ensemble du territoire.

Les participants ont plaidé pour une meilleure gouvernance du secteur, un renforcement des inspections ainsi qu’une généralisation des textes réglementaires. Une attention particulière a été accordée à l’homologation et au contrôle des produits utilisés dans certains traitements funéraires, notamment les produits liquides nécessitant une surveillance sanitaire renforcée.

À travers ce premier Salon funéraire du Gabon, les organisateurs ambitionnent de poser les bases d’un secteur plus moderne, plus professionnel et davantage conforme aux normes légales et éthiques internationales.

Durant deux jours, panels, ateliers et expositions permettront au public de découvrir les différents métiers liés aux services funéraires, allant de la thanatopraxie à l’hygiène funéraire, en passant par les assurances obsèques, les aménagements funéraires et la digitalisation des services.

Les visiteurs ont également pu découvrir plusieurs stands spécialisés, à l’instar de GNIMA SERVICES, fournisseur agréé de produits et dispositifs funéraires, ou encore Hommages et Services, entreprise proposant des prestations sobres, élégantes et personnalisées pour accompagner les familles avec respect et dignité.

À travers cette initiative, le Gabon amorce ainsi une réflexion de fond sur l’avenir de son secteur funéraire, longtemps resté en marge des grandes politiques publiques. Entre modernisation des infrastructures, professionnalisation des acteurs et renforcement des normes sanitaires et éthiques, les autorités entendent désormais faire du funéraire un véritable secteur structuré, capable de répondre aux exigences contemporaines tout en préservant la dignité humaine et les réalités culturelles du pays.

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Grand Libreville : des délestages hors programme, les ménages pris au dépourvu

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Alors que la SEEG a annoncé huit jours de perturbations électriques dans le Grand Libreville, du 8 au 15 novembre 2026, les premières observations sur le terrain révèlent un décalage entre les horaires prévisionnels et la réalité vécue par les populations. Des coupures qui surviennent à des heures inattendues, des interruptions qui se prolongent au-delà des durées annoncées : de quoi compliquer davantage le quotidien des ménages et désorganiser les activités économiques.

L’annonce des délestages avait pourtant permis à de nombreux abonnés de prendre certaines dispositions pour anticiper les interruptions de la fourniture d’électricité. En communiquant un calendrier précis, réparti par quartiers et par tranches horaires, la SEEG donnait aux populations la possibilité d’organiser leurs activités domestiques et professionnelles en fonction des périodes annoncées. Mais sur le terrain, ce programme prévisionnel ne semble pas être respecté partout.

Dans le quartier Chantier Moderne, notamment, la coupure initialement prévue entre 00h30 et 02h30 est finalement intervenue aux environs de 11 heures. Trois heures après, l’électricité n’était toujours pas rétablie. Une situation qui illustre les difficultés rencontrées par les abonnés, contraints de subir des interruptions sans pouvoir réellement s’appuyer sur le calendrier communiqué. Plusieurs autres quartiers du Grand Libreville signalent également des perturbations qui ne correspondent pas aux horaires annoncés.

Au-delà de l’inconfort, ces interruptions imprévisibles ont des conséquences directes sur l’organisation des ménages. Conservation des aliments, préparation des repas, utilisation des équipements électroménagers, recharge des téléphones ou encore organisation des activités professionnelles : autant d’habitudes quotidiennes perturbées. Les petits commerces, les activités de restauration, les salons de coiffure et d’autres services de proximité subissent également les effets de ces coupures prolongées.

Pour rappel, la SEEG explique ces perturbations par les travaux préparatoires au raccordement de la centrale hydroélectrique de Kinguélé Aval au réseau de transport de 225 kV. Ces opérations entraînent une limitation temporaire de la production des centrales de Tchimbélé et de Kinguélé à 55 MW, contre 94 MW habituellement disponibles, soit un déficit de 39 MW à la pointe du soir.

Si l’entreprise annonce une durée moyenne de trois heures par interruption, les populations attendent désormais davantage de visibilité et de fiabilité dans la communication des horaires. Car si les travaux sont présentés comme nécessaires à l’amélioration du réseau électrique, leur exécution ne devrait pas se traduire par une désorganisation supplémentaire pour des ménages déjà éprouvés par les perturbations de la fourniture d’électricité.

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Patience Dabany : 60 ans de carrière, sold out annoncé au Palais des Congrès avant un show prometteur !

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Après plusieurs années loin des grandes scènes, Patience Dabany s’apprête à renouer avec son public ce samedi 7 novembre au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba. Entre six décennies de carrière, un nouvel album et une popularité qui traverse les générations, ce rendez-vous suscite une forte attente. La salle de spectacle affiche complet depuis plusieurs jours, annonçant une soirée placée sous le signe de la musique et de l’émotion.

La Mama est de retour ! Cet engouement témoigne de l’attachement du public à celle qui a profondément marqué l’histoire de la musique gabonaise. Pour beaucoup, ces retrouvailles représentent bien plus qu’un simple concert : elles sont l’occasion de retrouver une voix, un répertoire et une artiste qui a accompagné plusieurs générations de mélomanes.

Née Marie-Joséphine Kama à Brazzaville, au Congo, Patience Dabany grandit dans un environnement familial marqué par la musique. De culture batéké, elle développe un univers artistique nourri de sonorités africaines, notamment des rythmes gabonais et de la rumba congolaise. Après avoir été institutrice et consacré une partie de sa vie à ses engagements familiaux, elle lance sa carrière solo en 1987 avec l’album « Associé II ». Des titres comme « Chéri, ton disque est rayé » et « Associé » contribueront à asseoir sa popularité bien au-delà des frontières gabonaises.

Forte de cette expérience, l’artiste n’entend pourtant pas tourner la page. Après une période d’absence liée à des problèmes de santé, elle revient avec « Dernière Danse ». Un titre qui a suscité des interrogations chez certains mélomanes, mais qu’elle présente comme une expression artistique et non comme un adieu à la scène. Dans un entretien accordé à L’Union, le 5 novembre, elle lève toute ambiguïté : « Je continuerai jusqu’au jour où il me dira : Bon, Patience, stop ! »

Cette détermination s’explique aussi par la richesse de son parcours musical. Artiste éclectique, Patience Dabany a traversé les époques et les tendances, de la rumba au soukous, jusqu’aux sonorités du hip-hop. Une diversité qui permet à plusieurs générations et à différents publics de retrouver leur sensibilité dans son répertoire.

Au-delà de ses chansons, La Mama a également contribué à la transmission et à l’évolution de la musique gabonaise, en inspirant de nombreux jeunes artistes. « Toutes celles et tous ceux qui vont chanter avec moi sont passés par mon école », rappelle-t-elle.

Enfin, la longue complicité professionnelle qui la lie à son producteur Edgar Yonkeu, à ses côtés depuis plus de vingt ans, nourrit les attentes autour de cette soirée. Des surprises sont à prévoir, avec notamment la possibilité d’accueillir des artistes venus d’ailleurs.

Pour Patience Dabany, ce spectacle marque moins une fin qu’un nouveau départ. Une nouvelle page d’une aventure musicale construite sur six décennies de passion, de partage et de transmission.

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Affaire Billie-By-Nzé : l’ancien Premier ministre attendu devant le juge d’instruction ce 5 novembre

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Alain-Claude Billie-By-Nzé, ancien Premier ministre et président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), est attendu ce jeudi 5 novembre 2026 à 9 heures devant le premier juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Libreville, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à son encontre.

Cette comparution, prévue pour un interrogatoire au fond, intervient alors que l’ancien chef du gouvernement est en détention préventive à la prison centrale de Libreville depuis le 16 avril 2026. Il est poursuivi pour des faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance portant sur cinq millions de francs CFA, une somme qui aurait été remise en 2008 dans le cadre de l’organisation de la Fête des cultures.

Toutefois, cette nouvelle étape judiciaire est marquée par des réserves de la défense. Certains de ses avocats contestent les conditions dans lesquelles la convocation a été transmise, estimant que les dispositions des articles 119 et 120 du Code de procédure pénale relatives à la désignation des conseils et aux délais de notification n’auraient pas été respectées.

Au-delà de cet interrogatoire, l’évolution de la procédure pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour Alain-Claude Billie-By-Nzé. Si les contestations soulevées par ses conseils étaient reconnues comme fondées et si les conditions légales étaient réunies, elles pourraient entraîner une remise en cause de la régularité de l’acte d’instruction et, selon les suites judiciaires, favoriser une demande de mise en liberté.

Reste à savoir quelle sera la position du magistrat instructeur face aux arguments de la défense. En attendant, l’ancien Premier ministre demeure présumé innocent jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice.

Source : La Presse Judiciaire Gabonaise

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