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Lycée Ba Oumar : la Fédération SAMBA fait du patrimoine culturel un rempart contre la violence en milieu scolaire

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Organisation à caractère culturel et artistique regroupant des associations et groupes engagés dans la promotion, la valorisation et la transmission du patrimoine culturel immatériel, la Fédération SAMBA a conduit, le vendredi 22 mai 2026, une grande journée récréative et éducative au lycée Ba Oumar, établissement situé dans le premier arrondissement de Libreville. L’événement, organisé par cette structure et soutenu par l’UNESCO, s’inscrit dans une dynamique de valorisation des identités culturelles et de promotion d’un climat scolaire apaisé.

Placée sous le thème « Jeune, célèbre ton patrimoine pour un lycée sans violence », cette cinquième édition a réuni encadreurs pédagogiques, partenaires culturels, élèves et invités dans une ambiance marquée par la créativité, la transmission et l’engagement citoyen.

Une ouverture sous le signe de l’éducation et du vivre-ensemble

La cérémonie a été lancée par une prestation chorale de la troupe du lycée Ba Oumar, ouvrant une série d’activités artistiques et pédagogiques.

Le proviseur, Gustave Mba Essono, a rappelé l’importance de cette initiative dans la construction des valeurs scolaires.

« Nous vous accueillons aujourd’hui à l’occasion de la Journée de promotion du patrimoine culturel immatériel en milieu scolaire. »

Il a ensuite insisté sur le message central de l’événement.

« Ton patrimoine pour une école sans violence, sans perturbation. »

Dans la continuité, il a mis en avant la portée éducative de la culture.

« Notre patrimoine véhicule des valeurs de respect, de tolérance et de vivre-ensemble. »

Enfin, il a appelé à une mobilisation collective.

« Rejetons la violence et faisons du lycée un espace de discipline et de réussite. »

Une présence culturelle stratégique

Acteur incontournable du paysage culturel gabonais, la COGAC a pris part à cette édition, confirmant son rôle d’accompagnement et de valorisation des initiatives culturelles en milieu scolaire.

La COGAC est une organisation faîtière du secteur culturel et artistique, engagée dans la structuration et la promotion des acteurs culturels, notamment à travers le soutien aux actions éducatives et communautaires.

Le président de la COCAC, Michel Pecoinh, a mis en avant l’importance des activités culturelles dans l’encadrement des jeunes.

« La mise en place de clubs et d’activités culturelles constitue un véritable outil de prévention et d’éducation. Elle offre aux jeunes un cadre d’expression sain, structuré et valorisant.»

Un panorama vivant du patrimoine gabonais

Les élèves ont offert un programme riche mêlant théâtre, slam, poésie, danses traditionnelles et expressions modernes.

Les danses patrimoniales, pratiquées par les artistes de la fédération, ont occupé une place centrale avec des performances de l’Obasa, Ndjabi, Ikoku, Niembé, Bwiti, Elombo, Magnala et Ivanga, illustrant la diversité et la vitalité du patrimoine culturel gabonais.

La pièce de théâtre présentée par la troupe du lycée, abordant les dérives en milieu scolaire et les risques de violence entre élèves, a retenu l’attention par sa dimension préventive et éducative.

Une forte implication des élèves

Tout au long de la journée, les élèves ont démontré une participation active, certains rejoignant spontanément les artistes sur scène, transformant l’événement en un espace d’expression collective.

Les prestations de majorettes, de danses modernes et le ballet d’ensemble ont clôturé la manifestation dans une ambiance festive et fédératrice.

Une initiative structurée et porteuse de sens

La structure culturelle et artistique organisatrice, regroupant associations et groupes, réaffirme son engagement en faveur de la transmission du patrimoine culturel immatériel et de la prévention des violences scolaires.

En clôture, le président de cette organisation, Thierry Ndoumou Loudy, a exprimé sa satisfaction quant à la réussite de cette cinquième édition, saluant l’engagement de la communauté éducative et la forte adhésion des élèves, confirmant le succès de cette initiative devenue un rendez-vous majeur de la promotion culturelle en milieu scolaire.

Dans la perspective de la continuité, il a également annoncé que la Fédération SAMBA prépare déjà la sixième édition, qui se tiendra dans un autre établissement de Libreville, conformément à la dynamique annuelle de rotation et de proximité avec les écoles.

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« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée

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Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.

À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.

Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.

Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.

Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.

Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.

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Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ

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La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.

Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.

Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.

La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.

Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.

À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.

Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.

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Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?

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Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.

Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.

Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.

Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?

Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?

Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.

Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.

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