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Journée mondiale de la Santé : le Gabon affirme son ambition d’un système de santé scientifique et innovant
Dans un contexte mondial marqué par la recrudescence des maladies infectieuses, les défis environnementaux et l’accélération des innovations technologiques en médecine, le Gabon affirme sa volonté de placer la science au centre de son système de santé. C’est dans cette dynamique que l’Université des Sciences de la Santé, située dans la commune d’Owendo, a accueilli ce mercredi 13 mai la célébration en différé de la Journée mondiale de la santé.
Placée sous le thème « Unissons-nous pour la santé. Soutenons la science », cette rencontre scientifique a réuni autorités administratives, chercheurs, enseignants-chercheurs, médecins, étudiants et partenaires internationaux autour des enjeux majeurs du système sanitaire gabonais.
La science au cœur des politiques publiques de santé
À travers ce forum, les autorités sanitaires ont réaffirmé leur ambition de renforcer la place de la recherche scientifique dans la conception et l’évaluation des politiques publiques de santé. L’objectif est de produire des décisions mieux informées, adaptées aux réalités locales et capables de répondre efficacement aux défis sanitaires actuels.
Les échanges ont notamment mis en avant l’approche intégrée « One Health » (« Une seule santé »), promue par l’One Health, qui établit un lien entre santé humaine, santé animale et préservation des écosystèmes.
Une vision portée par les autorités sanitaires
En ouvrant les travaux, le secrétaire général du ministère de la Santé, Alain Charles Rotimbo, a insisté sur la nécessité de fonder les politiques de santé publique sur des données scientifiques solides. Il a déclaré :
« Aucune politique de santé publique ne peut être pleinement efficace sans un socle scientifique robuste, sans recherche de qualité et sans une collaboration étroite entre les différents secteurs concernés. »
Il a appelé à un renforcement des synergies entre institutions publiques, chercheurs et partenaires techniques afin de consolider un système de santé plus performant et résilient.
Produire des connaissances locales pour mieux anticiper les crises
Le forum visait également à encourager la production de données scientifiques locales, encore insuffisantes dans plusieurs domaines. Pour les organisateurs, la valorisation de la recherche nationale constitue un levier stratégique pour anticiper les crises sanitaires et améliorer les réponses publiques.
Plusieurs thématiques prioritaires ont été abordées : rougeole au Gabon, paludisme, résistance antimicrobienne, couverture vaccinale, burnout du personnel hospitalier, ou encore bactéries multirésistantes dans les eaux usées hospitalières.
Des travaux sur les parasites gastro-intestinaux chez les primates non humains ont également été présentés, illustrant les interactions croissantes entre santé humaine et environnement.
Innovation technologique et transformation du système de santé
L’innovation numérique a occupé une place importante dans les débats, avec des communications sur l’intelligence artificielle appliquée au tri clinique, la cybersécurité des données médicales et les nouvelles approches en cancérologie.
Ces avancées traduisent la volonté d’accompagner la modernisation progressive du système de santé gabonais face aux défis technologiques actuels.
Reconnaissance des savoirs traditionnels
Le forum a également mis en lumière la médecine traditionnelle gabonaise, dans une perspective de complémentarité avec la médecine conventionnelle. Une communication consacrée au « fusil nocturne » a illustré la reconnaissance progressive des savoirs endogènes dans les politiques sanitaires nationales.
Le soutien de l’Organisation mondiale de la santé
Présent à Owendo, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Gabon, Dr Xavier Crespin, a également insisté sur l’importance du financement et de la valorisation de la recherche scientifique. Il a affirmé :
« Soutenir la science, c’est investir dans la recherche, valoriser les données et transformer les connaissances en solutions concrètes au service des populations. »
Un nouveau Code de la santé comme réforme majeure
Moment fort de cette journée, la présentation du tout premier Code de la santé du Gabon a marqué une étape décisive. Élaboré sur quinze ans, ce texte constitue la réforme sanitaire la plus importante du pays.
Il vise à structurer le système national de santé, garantir l’accès universel aux soins, encadrer les professions sanitaires, harmoniser les textes juridiques existants et accompagner les innovations médicales.
Le Code renforce également le secret médical et ambitionne de faire du Gabon une référence régionale en matière de gouvernance sanitaire moderne. Il sera désormais enseigné dans les universités afin de préparer les futurs professionnels de santé.
Une ambition collective pour un système de santé plus résilient
Au-delà des communications scientifiques et des réformes présentées, cette rencontre a mis en évidence la nécessité d’une mobilisation collective. Face aux défis persistants liés au financement de la recherche et à la valorisation des travaux scientifiques, les participants ont plaidé pour une coopération renforcée entre l’État, les universités, les chercheurs et les partenaires internationaux.
À travers cette célébration, le Gabon réaffirme son ambition de bâtir un système de santé plus résilient, fondé sur la science, l’innovation et une meilleure prise en compte des réalités locales.
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Belinga : la mission gabonaise s’achève au cœur des mines australiennes
Après plusieurs jours de rencontres et de discussions à Perth, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a achevé sa mission officielle en Australie par une visite des installations de Fortescue dans la région de Pilbara, en Australie-Occidentale. Une étape importante pour la délégation gabonaise, venue observer de près le fonctionnement de l’un des plus grands groupes miniers au monde.
Cette immersion sur le terrain est intervenue après les échanges avec le fondateur et président exécutif de Fortescue, le Dr Andrew Forrest. Les discussions ont notamment porté sur l’avenir du projet Belinga, les infrastructures nécessaires à son développement, les investissements, l’industrialisation, la formation des Gabonais et le transfert de technologies.
À Pilbara, la délégation a découvert une chaîne de production entièrement intégrée, allant de l’extraction du minerai à son traitement, puis à son transport et à son exportation. Fortescue exploite cinq sites miniers répartis entre les pôles de Chichester, de l’Ouest et d’Iron Bridge.
Cloudbreak et Christmas Creek produisent près de 100 millions de tonnes par an. Solomon et Eliwana atteignent un volume similaire, tandis qu’Iron Bridge se distingue par la production d’un concentré de magnétite à haute teneur.
Pour transporter le minerai, Fortescue s’appuie sur une ligne ferroviaire de 760 kilomètres reliant les mines à Port Hedland. Le port Herb Elliott peut exporter jusqu’à 210 millions de tonnes par an, avec plus de 990 départs de navires minéraliers. À Perth, le centre d’opérations « The Hive » permet de suivre à distance les activités minières, ferroviaires et portuaires grâce aux données en temps réel et aux technologies autonomes.
Le groupe transporte ainsi plus de 200 millions de tonnes de minerai chaque année. Il emploie plus de 20 000 personnes, a réalisé des projets d’une valeur de 46,2 milliards de dollars et expédié plus de 2,5 milliards de tonnes de minerai à travers le monde.
Pour le Gabon, cette visite va bien au-delà de la découverte d’installations industrielles. Elle permet de mieux mesurer ce que représentera, demain, le développement de Belinga, actuellement en phase d’exploration par Fortescue Belinga.
Derrière les chiffres et les machines, l’enjeu concerne surtout les emplois, la formation des jeunes, les infrastructures et les perspectives offertes aux populations. En se rendant à Pilbara, Hermann Immongault a voulu voir, comprendre et préparer les prochaines étapes. L’ambition demeure de faire de Belinga un projet capable de soutenir durablement l’industrialisation et la prospérité du Gabon.
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Fer de Belinga : plus de 250 milliards de FCFA investis, Fortescue dresse le bilan de ses trois premières années au Gabon
Trois ans après son arrivée au Gabon, Fortescue poursuit méthodiquement le développement du projet de fer de Belinga. Si l’exploitation du minerai n’a pas encore débuté, l’entreprise australienne estime avoir franchi plusieurs étapes structurantes qui traduisent l’avancement progressif de l’un des plus importants projets miniers du pays.
Le 1er juillet 2026, Fortescue a présenté le bilan de ses trois premières années d’activité dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Des investissements aux infrastructures, en passant par les travaux géologiques et l’emploi local, l’entreprise met en avant les fondations déjà posées avant la phase d’exploitation minière.
Selon les chiffres communiqués, plus de 250 milliards de FCFA ont été investis depuis son arrivée au Gabon. Un montant qui a notamment permis la réalisation et la programmation de 225 000 mètres linéaires de forages destinés à mieux connaître le potentiel du gisement et à préparer les prochaines phases du projet.
Sur le terrain, Fortescue revendique également plus de 450 kilomètres de routes développées et entretenues afin de faciliter l’accès aux différents sites du projet. À cela s’ajoutent plus de 900 places d’hébergement installées pour accompagner les activités opérationnelles et la présence des équipes mobilisées sur le chantier.
Le volet humain figure également parmi les éléments mis en avant par l’entreprise. Plus de 700 Gabonaises et Gabonais sont aujourd’hui directement impliqués dans le projet, témoignant de la volonté affichée d’associer les compétences nationales au développement de Belinga.
Ces réalisations s’inscrivent dans la continuité de la convention minière signée entre l’État gabonais et Fortescue, qui prévoit, à terme, des investissements de plusieurs milliards de dollars ainsi que la création de milliers d’emplois directs et indirects.
Si les attentes demeurent importantes autour du lancement effectif de l’exploitation minière, le bilan présenté par Fortescue rappelle qu’avant de devenir une mine, Belinga se construit progressivement. Les investissements consentis, les infrastructures déployées et les travaux techniques engagés constituent autant d’étapes qui permettront de déterminer le rythme et l’ampleur des prochaines phases de ce projet stratégique pour l’économie gabonaise.
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Potasse de la Banio : Hui Neng Group s’inscrit dans la vision industrielle du Gabon
Le gisement de potasse de la Banio, situé dans la province de la Nyanga, continue de renforcer l’attractivité économique du Gabon. Le 17 juillet dernier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, entouré des ministres en charge des Transports, des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Environnement, a reçu une délégation de la holding chinoise Hui Neng Group venue explorer les opportunités offertes par ce projet stratégique.
Déjà présente au Laos et en Sierra Leone, cette entreprise spécialisée dans la chimie thermique et l’énergie ambitionne de contribuer au développement industriel de la Nyanga. Son vice-président, Li Yongzhen, est venu s’enquérir des avantages et des mécanismes proposés par l’État gabonais dans le cadre d’un éventuel partenariat autour de l’exploitation de la potasse de la Banio.
Au cours des échanges, Hermann Immongault a présenté les grands projets structurants engagés par le Gabon. Parmi eux figure le projet de construction du port en eau profonde de Mayumba, actuellement en négociation avec Abu Dhabi Group, destiné à faciliter l’exportation du marbre, du fer et de la potasse produits dans la région. Le pays prévoit également de porter sa capacité énergétique de 16,5 MW actuellement à 2 148 MW en 2030, puis à 2 291 MW à l’horizon 2035 pour accompagner cette dynamique industrielle.
Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la transformation locale des ressources naturelles, de la souveraineté économique et de l’industrialisation du pays des axes majeurs de son action. L’objectif affiché est de créer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’opportunités pour les Gabonais.
Saluant des réponses « très claires et concrètes », Li Yongzhen a annoncé que les prochaines étapes porteront sur l’évaluation technique du projet et des visites de terrain. Le gouvernement gabonais reste, quant à lui, attaché à un principe intangible : tout projet devra respecter les normes environnementales et contribuer au développement durable du Gabon.
