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Syndicat des Enseignants de la Base : naissance officielle d’une nouvelle force syndicale
Libreville, 17 avril 2026. Le paysage syndical de l’éducation nationale gabonaise s’est enrichi d’un nouvel acteur avec la naissance officielle du Syndicat des Enseignants de la Base (S.E.B.), lancé ce vendredi au quartier Atong Abè, dans le deuxième arrondissement de Libreville, au cours d’une conférence de presse. Cette rencontre, marquée par une forte mobilisation d’enseignants venus de plusieurs localités du pays, a également permis aux responsables du mouvement de présenter leur vision, leurs ambitions et leurs priorités.
Cette création est l’aboutissement d’un processus engagé lors de l’assemblée générale tenue à Oyem il y a quelques temps, dans le prolongement de la grève qui a fortement marqué l’année scolaire pendant plus de deux mois. Durant cette période, les assemblées générales d’enseignants ont progressivement imposé la « base » comme référence centrale dans les prises de décision et dans les discussions avec les autorités compétentes.
Pour les initiateurs du mouvement, cette dynamique a mis en évidence la nécessité de bâtir une organisation syndicale directement issue du terrain, capable de porter les préoccupations concrètes des enseignants et de répondre aux exigences légales, notamment à l’approche des élections professionnelles prévues le 22 avril 2026.
Issu de la mobilisation du Collectif SOS Éducation La Base en mars 2026, le S.E.B. se présente comme une organisation combative, indépendante et enracinée dans la réalité quotidienne des établissements scolaires. Sa devise, « Nous sommes la décision, nous sommes la base », traduit la volonté de replacer les enseignants au cœur des choix qui concernent leur profession et l’avenir du système éducatif.
Dans son allocution, la présidente du syndicat, Honorine Angue Mintsa, a souligné la portée historique de cette naissance :
« L’instant que nous vivons n’est ni ordinaire ni fortuit. Il s’inscrit dans le prolongement d’un long cheminement marqué par l’endurance, les sacrifices et les épreuves, mais également porté par une exigence constante de justice, de reconnaissance et de vérité. »
À travers cette déclaration, les responsables du S.E.B. entendent rappeler les difficultés accumulées au fil des années : lenteurs administratives, carrières bloquées, retards dans les intégrations, insuffisance de dialogue social et sentiment de déclassement de la profession enseignante.
La présidente a également insisté sur la vocation du nouveau syndicat :
« Le Syndicat des Enseignants de la Base ne procède ni d’une ambition personnelle ni d’une quête de pouvoir. Il procède d’une nécessité impérieuse : celle de redonner voix, place et considération à celles et ceux qui, trop longtemps, ont été relégués aux marges du système. »
Par cette position, le S.E.B. veut apparaître comme une structure de représentation renouvelée, fondée sur la proximité avec les enseignants, la transparence dans la gouvernance syndicale et la défense prioritaire des intérêts professionnels et sociaux de ses membres.
À six jours du scrutin professionnel, le syndicat appelle à une forte mobilisation du corps enseignant afin de devenir une force incontournable dans le dialogue social du secteur éducatif.
Parmi ses priorités annoncées figurent :
▪︎la régularisation immédiate des situations administratives en attente ;
▪︎la revalorisation des carrières et des rémunérations ;
▪︎la transparence dans les affectations et nominations ;
▪︎l’amélioration des conditions de travail dans les établissements ;
▪︎l’accès au logement et à une couverture santé performante ;
▪︎la participation active à la réforme du statut particulier de l’enseignant ;
▪︎l’instauration d’un dialogue social fondé sur des engagements précis et évaluables.
Le syndicat annonce également qu’après le 30 avril 2026, il entend saisir le Conseil d’État au sujet des carrières administratives bloquées, estimant que la reconnaissance des droits acquis constitue un impératif de justice.
Tout en adoptant un ton ferme, les responsables du mouvement affirment privilégier la concertation avec les pouvoirs publics. Ils disent vouloir inscrire leur action dans une logique de propositions concrètes plutôt que dans une opposition systématique.
En conclusion de son discours, la présidente a lancé une formule fortement applaudie par l’assistance :
« Lorsque la base s’élève avec dignité, c’est tout un système qui est appelé à se réformer. Et aujourd’hui, la base se tient debout devant vous. »
Par cette naissance officielle, le Syndicat des Enseignants de la Base affiche clairement son ambition : peser durablement dans les débats sur l’avenir de l’école gabonaise, défendre la dignité des enseignants et contribuer à la modernisation du système éducatif national.
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Drame à Oyane 1 : un semi-remorque chute du pont, le conducteur retrouvé mort dans la cabine
Un grave accident de la circulation s’est produit lundi 21 septembre 2026, aux environs de 21 heures, au niveau du pont d’Oyane 1, sur la Nationale 1. Selon plusieurs témoignages, un camion semi-remorque appartenant à la société IGB a quitté la chaussée avant de s’engouffrer dans l’espace séparant les deux parties du pont.
Le conducteur, identifié par ses collègues comme Steeven Ndonko, âgé d’environ 40 ans, se trouvait seul à bord du véhicule au moment de l’accident.
À l’heure où nous publions cet article, les éléments de la gendarmerie et les sapeurs-pompiers sont mobilisés sur les lieux. Le corps du conducteur est visible à l’intérieur de la cabine fortement endommagée, où il apparaît broyé par la violence du choc. Les opérations se poursuivent pour procéder à son extraction.
Les causes exactes de l’accident restent pour l’instant inconnues. Sur place, certaines personnes évoquent néanmoins la fatigue ou un possible assoupissement au volant. Des hypothèses qui ne reposent, à ce stade, sur aucune conclusion officielle. L’absence d’éclairage dans cette zone est également relevée par plusieurs usagers, sans qu’un lien direct avec le drame puisse encore être établi.
À Oyane 1, la population est sous le choc, tout comme de nombreux automobilistes qui empruntent quotidiennement cet axe de la Nationale 1.
Les constatations se poursuivent afin de déterminer les circonstances précises de cet accident.
Nous y reviendrons.
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Tchibanga : Upsonne BOUASSA KOUMBA dresse le bilan d’une année d’actions dans le 2e arrondissement
La politique de proximité était au cœur des activités, ce samedi 19 septembre 2026, dans le deuxième arrondissement de la commune de Tchibanga. Upsonne BOUASSA KOUMBA, député siégeant en lieu et place d’Ulrich MANFOUMBI MANFOUMBI, rappelé au gouvernement en qualité de ministre d’État aux Transports, porte aujourd’hui la voix des populations à l’Assemblée nationale.
À travers une série de causeries animées dans les quartiers Batsiengui, Moukenga, Ingara, Château et Mavoundi, accompagné des élus locaux de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) de la commune de Tchibanga, le député est allé à la rencontre des populations pour présenter non seulement le bilan à mi-parcours des engagements pris lors des dernières élections législatives et locales, mais aussi expliquer les grands chantiers lancés sous l’impulsion de Brice-Clotaire Oligui Nguema, président fondateur de l’UDB.
Au fil des échanges, Upsonne BOUASSA KOUMBA a voulu inscrire cette démarche dans une logique de redevabilité politique, en revenant devant les habitants un an après les engagements pris. L’objectif, selon lui, était de rappeler les actions déjà menées, les projets en cours et les priorités qui restent à poursuivre dans le deuxième arrondissement et, plus largement, dans la ville de Tchibanga.
« Nous avions pris des engagements devant les populations au moment des élections. Un an après, il était important de revenir vers elles pour leur présenter ce qui a déjà été réalisé, ce qui est en cours et les efforts qui restent à poursuivre. Les promesses faites par Ulrich MANFOUMBI MANFOUMBI ne sont pas restées de simples paroles : aujourd’hui, nous sommes là pour en rendre compte », a-t-il expliqué devant les populations.
Sur le plan sanitaire, l’orateur a notamment cité la rénovation du dispensaire de Mougoutsi et son approvisionnement périodique en médicaments. « Ce dispensaire nous tient à cœur parce qu’il est un véritable levier de santé de proximité pour les populations », a-t-il souligné, évoquant une dotation en médicaments estimée à 4 millions de FCFA tous les trois mois. Une action présentée comme une réponse aux besoins quotidiens des familles, notamment celles qui rencontrent des difficultés d’accès aux structures de santé.
Le bilan présenté concerne également l’accès à l’eau, avec 14 fontaines publiques, ainsi que l’installation effective de 250 panneaux solaires. Des initiatives qui, selon Upsonne BOUASSA KOUMBA, doivent contribuer à améliorer progressivement le cadre de vie dans les quartiers. « Il faut que l’eau rentre davantage dans les quartiers », a-t-il insisté, soulignant que les besoins restent importants.
La jeunesse a également occupé une place importante dans les échanges. Parmi les actions évoquées figure l’accompagnement à l’obtention du permis de conduire, avec une enveloppe de 1 800 000 FCFA, soit 300 000 FCFA pour chacun des six bénéficiaires exerçant dans le transport public par taxis-motos. À Tchibanga, ces motos constituent, pour une partie de la population, un moyen de déplacement quotidien et, pour de nombreux jeunes, une véritable activité génératrice de revenus. L’initiative vise ainsi à favoriser leur régularisation, à renforcer leur autonomie et à leur permettre d’exercer leur activité dans de meilleures conditions.
Toujours dans le domaine de l’entrepreneuriat, un camion a été mis à la disposition des jeunes sabliers du deuxième arrondissement de la commune de Tchibanga afin de faciliter le transport et l’exploitation du sable. Par ailleurs, les dossiers de plusieurs jeunes sont actuellement en cours de traitement à la banque Bambou afin de leur permettre de bénéficier de crédits destinés à investir dans différents secteurs d’activité.
Dans le domaine social et éducatif, Upsonne BOUASSA KOUMBA a rappelé la distribution de plus de 3 000 cadeaux aux enfants à Noël 2025, ainsi que de plus de 2 500 kits scolaires destinés à la rentrée scolaire 2026-2027. Des administrations locales ont également été dotées de matériel informatique, tandis que l’association Ndossi, une organisation regroupant des personnes vivant avec un handicap, a bénéficié d’un service traiteur complet capable de servir 100 personnes.

Au-delà de ce bilan à caractère politique, l’honorable député a également attiré l’attention sur plusieurs chantiers qui transforment progressivement Tchibanga. Il a notamment cité l’aéroport, la construction du nouvel hôpital dont les bâtiments sortent progressivement de terre, la cité administrative comprenant 50 maisons dont une dizaine sont déjà achevées, la nouvelle gare routière, la Maison de la femme en phase de livraison, la rénovation de plusieurs écoles de Tchibanga afin d’offrir de meilleures conditions d’apprentissage aux élèves, la construction du camp de gendarmerie, les aires de jeux, ainsi que la desserte en eau et en électricité de la Cité des cadres.
À cette liste s’ajoutent la ligne électrique reliant Mayumba à Tchibanga, dont les travaux sont à un stade très avancé, la nouvelle mairie centrale, le guichet unique, la Caisse des Pensions et des Prestations Familiales des agents de l’État (CPPF), également en phase de livraison, la construction du pont sur la rivière Mougoutsi, déjà livré, l’éclairage public, ainsi que le projet industriel lié au marbre de Doussiegoussou, entre autres.
Ces différents chantiers s’inscrivent dans la dynamique de développement impulsée par le président de la République, Brice-Clotaire OLIGUI NGUEMA, avec plusieurs projets aujourd’hui visibles dans la capitale provinciale. Au cours des causeries, ces réalisations ont servi à rappeler que la Nyanga occupe également une place importante dans les transformations engagées à travers le pays.
« Le président de la République ne nous a pas oubliés, il pense fortement à la Nyanga », a notamment souligné Upsonne BOUASSA KOUMBA.
Cette lecture rejoint plusieurs projets structurants engagés ou suivis dans la Nyanga, notamment dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et de l’exploitation des ressources minières.
Avec pour message central que « la Nyanga doit sortir des ténèbres, comme le souhaite lui-même le président Brice-Clotaire OLIGUI NGUEMA », ces rencontres ont également permis de remettre en avant le triptyque prôné par le vice-président du parti, Ulrich MANFOUMBI MANFOUMBI : unité, amour et solidarité.

Aux côtés des élus locaux qui l’ont accompagné lors des différentes causeries, les initiateurs de cette démarche disent vouloir maintenir cette proximité avec les populations au-delà des périodes électorales, en poursuivant le dialogue et le suivi des engagements pris.
Une ambition résumée par cette formule reprise au cours des échanges : « Le rêve de tous les Nynois est que nous puissions être heureux. »
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Incendie à Montagne Sainte : une famille perd plus de 3 millions de FCFA et l’ensemble de ses biens dans les flammes
Quelques jours après l’incendie qui a ravagé deux habitations au quartier Montagne Sainte, dans le 3e arrondissement de Libreville, de nouveaux éléments émergent sur les circonstances du sinistre et l’ampleur des pertes subies par les familles touchées.
Selon le témoignage de l’une des propriétaires victimes, l’incendie aurait été provoqué par une succession de coupures d’électricité suivies d’un retour du courant. D’après elle, le feu aurait pris naissance dans le domicile voisin avant de se propager rapidement à son habitation.
Cette version reste toutefois celle d’une sinistrée et devra être confirmée par les constatations des services compétents afin d’établir avec précision l’origine du feu.
Pour cette dame et sa famille, le bilan matériel est particulièrement lourd. L’habitation a été entièrement détruite, emportant avec elle des documents administratifs, des papiers personnels ainsi que les diplômes de ses enfants.
La sinistrée affirme également avoir perdu une somme de plus de 3 millions de FCFA, comprenant notamment l’argent issu de son activité de restauration et de bar qu’elle exerçait à son domicile, ainsi qu’une enveloppe contenant des fonds appartenant à son beau-fils.
En l’espace de quelques minutes, c’est ainsi une grande partie des biens, des documents et des économies de cette famille qui a disparu. Fort heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée dans cet incendie survenu le jeudi 17 septembre 2026.
L’intervention des sapeurs-pompiers avait permis de contenir les flammes et d’éviter leur propagation à d’autres habitations du voisinage. Pour les familles sinistrées, commence désormais une difficile phase de reconstruction après la perte de l’essentiel de leurs biens.
