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Endométriose : témoignages et sensibilisation au cœur du combat d’EndofiGabon lors d’un afterwork à Libreville
EndofiGabon multiplie, durant tout le mois de mars dédié à la sensibilisation sur l’endométriose, les actions de plaidoyer et de sensibilisation autour de cette maladie encore largement méconnue et souvent banalisée. L’objectif est de mieux informer le public, de briser les tabous et d’accompagner les patientes dans leur parcours de soins. Le 25 mars, l’association a notamment organisé un afterwork à la Chambre de commerce de Libreville. Placée sous le thème « Sortons du silence », cette rencontre a réuni patientes, professionnels de santé et grand public, dans un cadre d’échanges marqué par l’émotion, la pédagogie et des témoignages poignants.
En ouverture, la présidente, Madame Tegh-Yess Moutchinga Moutchinga épouse Ngoussi Mayangah, a rappelé l’essence du combat mené depuis 2018 :
« Notre objectif était clair : sortir cette maladie de l’ombre, éclairer l’opinion, soutenir celles qui en souffrent et agir concrètement. »
Revenant sur l’évolution de la structure, elle précise :
« Nous avons compris que l’endométriose n’était pas la seule souffrance… », avant d’insister : « Tant que nous ne parlerons pas, rien ne changera. »
Les témoignages ont constitué l’un des moments les plus marquants de l’événement.
Madame Mezui, membre de l’association, a livré un récit profondément émouvant, révélant l’impact de la maladie sur sa vie personnelle :
« C’est en cherchant à comprendre l’origine des douleurs que j’avais pendant mes règles que je me suis rendue à l’hôpital. Et c’est là que le diagnostic est tombé. On m’a expliqué la maladie, mais aussi les difficultés que je pourrais rencontrer pour avoir des enfants. »
Elle poursuit en revenant sur le bouleversement de sa vie conjugale :
« Tout était prêt pour mon mariage… mais cette découverte, faite justement lors des examens à l’hôpital, a tout remis en question. On m’a expliqué qu’avec cette maladie, la question de la fertilité pouvait être compliquée, et dans notre contexte africain, un mariage sans enfants est souvent difficilement accepté. J’ai dû affronter cette réalité, et finalement, le mariage n’a pas pu avoir lieu. »


Elle évoque également son long parcours avant le diagnostic :
« Pendant des années, j’ai cherché des réponses… entre incompréhensions, croyances et traitements inefficaces. La douleur était telle que je me retrouvais au sol, pliée, incapable de mener une vie normale. »
Aujourd’hui, elle souligne l’importance du soutien associatif :
« Intégrer Endofi Gabon a été un tournant. J’ai trouvé une écoute, un accompagnement… je ne suis plus seule face à la maladie, et cela me redonne de l’espoir. »
Un autre témoignage a révélé la détresse psychologique associée :
« J’ai même pensé au suicide », avant de confier :
« J’ai trouvé une association qui m’accompagne… je ne suis plus seule. »
La rencontre a également bénéficié de l’intervention d’un psychologue, venu échanger avec les participantes autour des mécanismes d’adaptation face à la maladie. Il a mis en avant l’importance des groupes de parole entre patientes pour partager des expériences et des stratégies permettant de mieux vivre avec la douleur au quotidien. Il a également insisté sur le recours à un accompagnement psychologique professionnel afin de travailler sur la gestion des émotions, la charge mentale et les situations de découragement souvent liées à l’errance médicale et à la chronicité de la maladie.

Sur le plan médical, le Dr Marcelle Ngoua, responsable du comité scientifique de l’association, a apporté des précisions scientifiques, expliquant que l’endométriose correspond à la présence anormale de tissu en dehors de l’utérus, provoquant douleurs intenses, inflammations et parfois infertilité. Elle a détaillé les formes (kystes, nodules, adhérences), les symptômes et rappelé qu’il n’existe pas de traitement définitif à ce jour.
La présence des hommes, appelés « endoproches », a également marqué la rencontre, illustrant l’importance d’un accompagnement basé sur l’écoute et la compréhension.


À travers cette initiative, EndofiGabon réaffirme une conviction essentielle : « chaque voix compte ».
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Lambaréné : L’AJSDLAM soutient les jeunes mères avec des kits d’accouchement
Sous la houlette de Bouka Ebaye Joan, président de l’Association des Jeunes Solidaires et Dynamiques de Lambaréné (AJSDLAM), une initiative sociale majeure a été menée en faveur des jeunes filles mères du Centre Hospitalier Régional Georges Rawiri de Lambaréné. Le 14 mars 2026, des kits d’accouchement ont été remis aux bénéficiaires, marquant le lancement officiel des activités de l’association.
Cette démarche s’inscrit dans une logique de solidarité et d’accompagnement concret, visant à améliorer les conditions de prise en charge des jeunes mères et à leur apporter un soutien matériel essentiel. Avant la remise des kits, l’association a été reçue par Bernard Ossavou, premier maire adjoint de la commune, qui a salué l’initiative et encouragé la jeunesse à poursuivre ce type d’engagement pour le bien-être de la communauté.
Pour Bouka Ebaye Joan, cette action représente bien plus qu’un simple geste matériel : « Nous voulons accompagner ces jeunes mères dans les moments les plus importants de leur vie. Ces kits sont un geste symbolique, mais aussi une contribution réelle pour améliorer leur prise en charge et leur bien-être. » Il a ajouté : « L’avenir de Lambaréné repose sur l’implication de sa jeunesse. Notre rôle est de créer des initiatives qui renforcent la solidarité et permettent à chacun de se sentir soutenu. »
Élu président de l’AJSDLAM en mai 2025, Bouka Ebaye Joan est également connu pour son rôle d’animateur sur Gabon 1ère, où il anime l’émission Espace Jeunes. Cette expérience médiatique, combinée à son implication dans les événements culturels et sociaux de Lambaréné, lui a permis de tisser des liens solides avec les communautés locales et de renforcer la crédibilité de ses actions.

L’association, née dans une dynamique apolitique, a pour objectif de rassembler les jeunes autour du développement de la commune et de la solidarité. Avec cette première initiative, l’AJSDLAM montre que la jeunesse de Lambaréné est prête à s’engager activement et concrètement pour le bien-être de sa communauté. Cette action exemplaire illustre parfaitement l’engagement des jeunes leaders à transformer la solidarité en impact tangible et à créer des perspectives positives pour l’avenir de leur ville.
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Opposition gabonaise : Essola Efountame acte sa rupture avec Bilie-By-Nzé
Nouvel épisode dans la recomposition de l’opposition gabonaise. Marlène Fabienne Essola Efountame a officiellement clarifié les raisons de son retrait de « Ensemble pour le Gabon », parti politique dirigé par Alain-Claude Bilie-By-Nzé. Une prise de distance qui met en lumière les fragilités d’une formation en quête de cohésion.
Face à l’opinion, l’ancienne membre de cette formation politique a tenu à affirmer son indépendance en deux temps. D’abord, elle recadre sa position personnelle : « J’étais déjà une personnalité à part entière. Il n’a jamais été question pour moi de travailler pour monsieur Alain-Claude Bilie-By-Nzé, ni d’être sa militante ».
Ensuite, elle élargit son propos à une critique plus globale du fonctionnement politique : « Au Gabon, on entretient encore cette idée qu’il existe un leader et que tous les autres ne sont que des suiveurs. C’est une lecture que je rejette, car elle ne reflète ni mon engagement ni ma vision de la politique ».
Dans son argumentaire, Marlène Fabienne Essola Efountame rappelle que sa collaboration avec Alain-Claude Bilie-By-Nzé reposait avant tout sur une convergence d’objectifs, notamment lors du référendum de novembre 2024. À cette période, plusieurs acteurs s’étaient réunis pour contester certaines dispositions de la nouvelle Constitution, donnant naissance à une alliance circonstancielle plutôt qu’à un engagement partisan durable.
Mais depuis, les lignes ont évolué. Le départ de Marlène Fabienne Essola Efountame s’ajoute à celui de Dr Stéphane Germain Iloko Boussiengui, tandis que Annie-Léa Méyé a été écartée après avoir participé à une rencontre institutionnelle sur invitation du Président de la République, sans respecter les règles internes du parti. Autant de signaux qui traduisent des tensions structurelles.
Pour autant, Alain-Claude Bilie-By-Nzé demeure un acteur central. Fort de son expérience et de son sens de la communication, il conserve une capacité de mobilisation qui pourrait lui permettre de relancer la dynamique de son parti, dans un contexte où il incarne l’une des principales voix de l’opposition face au pouvoir de Brice Clotaire Oligui Nguema.
En filigrane, cette séquence illustre les défis majeurs de l’opposition : construire une unité durable sans étouffer les individualités, tout en maintenant une ligne politique cohérente.
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Affaire de diffamation : après la condamnation, Nicole Amogho brise le silence et évoque un dossier “loin d’être clos”
Quelques semaines après la condamnation de l’activiste Hymelda Ornella Toung Eyi, poursuivie pour diffamation et atteinte à la vie privée, l’affaire impliquant l’artiste Nicole Amogho connaît un nouveau tournant. Dans un communiqué rendu public le 23 mars 2026, la chanteuse revient sur cette séquence judiciaire, tout en laissant entendre que l’essentiel reste encore à élucider.
Tout est parti de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une supposée sextape mettant en cause Nicole Amogho et un représentant de la diplomatie gabonaise en France. À l’origine de cette publication, l’activiste, connue sous le surnom de « la Matrice des audios », aujourd’hui incarcérée à la prison centrale de Libreville depuis le 4 mars. Présentée devant le juge d’instruction, elle a finalement reconnu ne jamais avoir vu la vidéo qu’elle prétendait relayer, affaiblissant considérablement sa défense.
Dans ce dossier, un autre protagoniste, identifié comme « Lenkoulou », a été remis en liberté. Il devra néanmoins comparaître devant le tribunal de première instance de Libreville, dans une affaire qui continue de susciter de vives réactions.
Une prise de parole pour “aller au-delà du verdict”
Si la décision de justice a permis d’établir la fausseté des accusations, Nicole Amogho estime que le dossier ne saurait se limiter à cette seule conclusion. Dans son communiqué, elle salue le travail des juridictions, qui ont su, selon elle, « dire le droit avec rigueur et impartialité ». Mais elle insiste : « ce qui a été traité ne représente que la partie visible d’un mécanisme plus complexe ».
À travers cette déclaration, l’artiste suggère l’existence d’un réseau ou d’une dynamique plus large ayant contribué à la diffusion des accusations. Une idée qu’elle illustre par une image marquante : celle d’un serpent dont seule une partie aurait été neutralisée, tandis que le reste continuerait d’agir dans l’ombre.
Entre inquiétudes persistantes et affirmation de résilience
Nicole Amogho révèle également que cette affaire continue d’avoir des répercussions concrètes sur sa vie personnelle. Elle évoque, sans entrer dans les détails, des « situations préoccupantes » auxquelles elle et son époux sont confrontés. Une déclaration qui laisse entrevoir la possibilité de nouveaux développements.
Face à cette épreuve, l’artiste revendique une posture de dignité et de constance. Elle rappelle n’avoir jamais cherché à nuire à autrui et affirme s’inscrire dans des valeurs de paix, de respect et de vivre-ensemble. Les accusations portées contre elle sont, selon ses mots, « dénigrantes et infondées », et relèveraient d’une volonté délibérée de porter atteinte à son honneur.
Malgré tout, elle affirme rester « sereine et déterminée », s’appuyant notamment sur sa foi, qu’elle présente comme un pilier dans cette période trouble.
Un message au-delà du cas personnel
Au fil de son intervention, Nicole Amogho élargit son propos à une réflexion plus globale sur les usages des réseaux sociaux et de la parole publique. Elle dénonce des pratiques de désinformation qu’elle juge dangereuses pour la cohésion sociale, en particulier lorsqu’elles visent à détruire des réputations ou à fragiliser des familles.
Son message se veut aussi un avertissement : tous ceux qui auraient participé, de près ou de loin, à cette affaire devront, selon elle, répondre de leurs actes. Une manière d’inscrire ce combat dans une quête de vérité qui dépasse le cadre strictement judiciaire.
Une affaire qui interroge sur les limites de la parole en ligne
Au-delà du cas de Nicole Amogho, cette affaire met en lumière les dérives possibles liées à la viralité des contenus sur les réseaux sociaux. Elle pose, en creux, la question de la responsabilité individuelle dans la diffusion d’informations non vérifiées, et des conséquences parfois irréversibles qui peuvent en découler.
En prenant la parole, l’artiste ne se contente pas de défendre son image. Elle invite également à une prise de conscience collective sur les dangers de la diffamation à l’ère numérique, et sur la nécessité de restaurer une éthique dans l’usage de la parole publique.
Bella / Lucielle / Mihi…
