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Affaire de diffamation : après la condamnation, Nicole Amogho brise le silence et évoque un dossier “loin d’être clos”
Quelques semaines après la condamnation de l’activiste Hymelda Ornella Toung Eyi, poursuivie pour diffamation et atteinte à la vie privée, l’affaire impliquant l’artiste Nicole Amogho connaît un nouveau tournant. Dans un communiqué rendu public le 23 mars 2026, la chanteuse revient sur cette séquence judiciaire, tout en laissant entendre que l’essentiel reste encore à élucider.
Tout est parti de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une supposée sextape mettant en cause Nicole Amogho et un représentant de la diplomatie gabonaise en France. À l’origine de cette publication, l’activiste, connue sous le surnom de « la Matrice des audios », aujourd’hui incarcérée à la prison centrale de Libreville depuis le 4 mars. Présentée devant le juge d’instruction, elle a finalement reconnu ne jamais avoir vu la vidéo qu’elle prétendait relayer, affaiblissant considérablement sa défense.
Dans ce dossier, un autre protagoniste, identifié comme « Lenkoulou », a été remis en liberté. Il devra néanmoins comparaître devant le tribunal de première instance de Libreville, dans une affaire qui continue de susciter de vives réactions.
Une prise de parole pour “aller au-delà du verdict”
Si la décision de justice a permis d’établir la fausseté des accusations, Nicole Amogho estime que le dossier ne saurait se limiter à cette seule conclusion. Dans son communiqué, elle salue le travail des juridictions, qui ont su, selon elle, « dire le droit avec rigueur et impartialité ». Mais elle insiste : « ce qui a été traité ne représente que la partie visible d’un mécanisme plus complexe ».
À travers cette déclaration, l’artiste suggère l’existence d’un réseau ou d’une dynamique plus large ayant contribué à la diffusion des accusations. Une idée qu’elle illustre par une image marquante : celle d’un serpent dont seule une partie aurait été neutralisée, tandis que le reste continuerait d’agir dans l’ombre.
Entre inquiétudes persistantes et affirmation de résilience
Nicole Amogho révèle également que cette affaire continue d’avoir des répercussions concrètes sur sa vie personnelle. Elle évoque, sans entrer dans les détails, des « situations préoccupantes » auxquelles elle et son époux sont confrontés. Une déclaration qui laisse entrevoir la possibilité de nouveaux développements.
Face à cette épreuve, l’artiste revendique une posture de dignité et de constance. Elle rappelle n’avoir jamais cherché à nuire à autrui et affirme s’inscrire dans des valeurs de paix, de respect et de vivre-ensemble. Les accusations portées contre elle sont, selon ses mots, « dénigrantes et infondées », et relèveraient d’une volonté délibérée de porter atteinte à son honneur.
Malgré tout, elle affirme rester « sereine et déterminée », s’appuyant notamment sur sa foi, qu’elle présente comme un pilier dans cette période trouble.
Un message au-delà du cas personnel
Au fil de son intervention, Nicole Amogho élargit son propos à une réflexion plus globale sur les usages des réseaux sociaux et de la parole publique. Elle dénonce des pratiques de désinformation qu’elle juge dangereuses pour la cohésion sociale, en particulier lorsqu’elles visent à détruire des réputations ou à fragiliser des familles.
Son message se veut aussi un avertissement : tous ceux qui auraient participé, de près ou de loin, à cette affaire devront, selon elle, répondre de leurs actes. Une manière d’inscrire ce combat dans une quête de vérité qui dépasse le cadre strictement judiciaire.
Une affaire qui interroge sur les limites de la parole en ligne
Au-delà du cas de Nicole Amogho, cette affaire met en lumière les dérives possibles liées à la viralité des contenus sur les réseaux sociaux. Elle pose, en creux, la question de la responsabilité individuelle dans la diffusion d’informations non vérifiées, et des conséquences parfois irréversibles qui peuvent en découler.
En prenant la parole, l’artiste ne se contente pas de défendre son image. Elle invite également à une prise de conscience collective sur les dangers de la diffamation à l’ère numérique, et sur la nécessité de restaurer une éthique dans l’usage de la parole publique.
Bella / Lucielle / Mihi…
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Fegaboxe : Nzigou Manfoumbi dénonce le chaos et démissionne
Le monde du sport gabonais est en émoi suite à la démission de Bonaventure Nzigou Manfoumbi, qui dirigeait la Fédération gabonaise de boxe (Fegaboxe). C’est une décision que personne n’attendait, annoncée ce lundi 4 mai 2026 dans un communiqué. L’ancien responsable y explique les raisons de son départ, critiquant une façon de gérer le sport qu’il trouve de plus en plus inquiétante.
Dans sa déclaration, qu’il a adressée aux dirigeants sportifs et à ceux qui aiment la boxe, Bonaventure Nzigou Manfoumbi dénonce avec force une « politisation excessive » du sport national. Il pointe aussi du doigt le manque persistant de financements. Selon lui, les fédérations évoluent dans un climat où règne l’improvisation et où le soutien des institutions fait cruellement défaut.
L’ex-président de la Fegaboxe critique également la manière dont fonctionne le ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, mené par Paul Ulrich Kessany. Il évoque notamment l’attitude de « certains cadres qui manquent de respect », le fait que la tutelle n’écoute pas assez, et le silence observé face aux alertes que les responsables sportifs lancent régulièrement.
Parmi ses principales plaintes, on trouve aussi l’absence d’une vraie politique sportive pour le pays. Bonaventure Nzigou Manfoumbi dénonce ce qu’il appelle un « désordre organisé », caractérisé par le manque de planification pour les athlètes de haut niveau, la faiblesse des subventions et le fait que les entraîneurs techniques ne sont pas reconnus à leur juste valeur.
Se présentant comme un « homme d’honneur et de dignité », il affirme avoir refusé de soutenir ce qu’il voit comme une « gestion qui ne mène nulle part » pour le sport gabonais. À ses yeux, ce domaine reste le « parent pauvre » des décisions publiques, et ce, malgré tous les efforts faits par les bénévoles et les dirigeants des fédérations.
Cette démission arrive au moment où le ministère des Sports travaille à régulariser les fédérations nationales. Elle laisse désormais planer des questions sur l’avenir de la boxe gabonaise.
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Oligui Nguema en quête de l’accueil du sommet de l’UA 2027 et de la Francophonie 2030
Le 3 mai 2026, à l’occasion du lancement du Forum international de Libreville pour l’innovation et le développement – un événement qui a aussi marqué l’ouverture du Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba – le Président du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, a mis en avant une ambition diplomatique majeure. Il veut faire du Gabon un acteur clé des grandes rencontres internationales, avec l’objectif d’y accueillir le Sommet de l’Union africaine en 2027 et celui de la Francophonie en 2030.
Le Gabon affiche ses ambitions sur la scène internationale.
Dès le début de son discours, le Chef de l’État a exprimé sans détour le désir du Gabon de tenir une place plus importante sur la scène internationale. Le pays se prépare ainsi pour deux événements majeurs : le Sommet de l’Union africaine en 2027 et celui de la Francophonie en 2030. Il a d’ailleurs insisté sur leur rôle, les décrivant comme des « événements au service de nos peuples ».
Ces ambitions montrent une stratégie diplomatique claire : augmenter la visibilité et l’influence du Gabon, que ce soit au sein des organisations africaines ou des pays francophones.
Le Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba symbolise bien cette ambition.
L’un des temps forts de cet événement fut l’inauguration du Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, à Libreville, marquant une étape importante dans la réalisation de ces objectifs.
Ce Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba est destiné à devenir un lieu majeur pour accueillir des sommets internationaux, ce qui renforcera l’attractivité diplomatique du Gabon.
Une Afrique qui veut s’affirmer plus fortement.
Le Président a fait part de son désir de voir une Afrique plus stable, plus innovante et mieux organisée, une Afrique capable de peser de tout son poids sur la scène mondiale. Le Gabon compte bien jouer un rôle de premier plan dans cette évolution.
Une ligne diplomatique clairement affichée.
Grâce à l’ouverture du Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba et à la tenue de ce forum, le Gabon concrétise une ambition claire : accueillir les sommets de l’Union africaine en 2027 et de la Francophonie en 2030. Le pays renforce ainsi sa position comme une plateforme diplomatique incontournable en Afrique.
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Gabon : le Palais des Congrès officiellement inauguré à Libreville sous le signe de la solennité et de la concorde
Libreville, 3 mai 2026 – Le Gabon a officiellement ouvert les portes du Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, à l’issue d’une cérémonie empreinte de solennité, présidée par le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, en présence de plusieurs dirigeants africains, dont Denis Sassou-Nguesso, Président de la République du Congo.
Au cœur de la Cité de la Démocratie, cette inauguration marque une étape importante dans la modernisation des infrastructures du pays. Conçu pour accueillir les grandes rencontres nationales et internationales, le nouvel édifice s’impose déjà comme un symbole du renouveau institutionnel et de l’ambition du Gabon de renforcer son attractivité.
Le moment le plus marquant de la cérémonie a été la coupure officielle du ruban par le Président de la République, acte consacrant la mise en service du Palais. Dans un geste chargé d’émotion et de mémoire, des fragments du ruban ont été remis à Omar Denis Junior et Yacine Queenie Bongo Ondimba, enfants du Président Omar Bongo Ondimba, rendant ainsi hommage à l’héritage de l’ancien chef de l’État.
Dans la foulée, une prière de bénédiction a été prononcée par l’aumônier de la Présidence, l’abbé Jean Davy Ndongha Ndong. Dans une atmosphère de recueillement, ce dernier a placé cette inauguration sous le signe de la foi, rappelant que :
« Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain ».
Rendant grâce pour « la renaissance de ce Palais des Congrès », il a imploré la bénédiction divine sur ce lieu « fruit de l’intelligence humaine, du travail des hommes et de la volonté des autorités ». L’aumônier a également élevé une prière pour le Chef de l’État, demandant pour lui « sagesse, discernement, force et persévérance », afin qu’il conduise la nation dans l’unité, la justice et la paix.
Dans un appel plus large, il a exhorté l’ensemble des Gabonais à cultiver « la concorde et la solidarité », afin de bâtir « une société plus juste, fraternelle et prospère ».
La cérémonie s’est poursuivie par une visite guidée des installations, permettant aux invités de découvrir les équipements modernes du Palais des Congrès, appelé à devenir un lieu central de dialogue, d’échanges et de coopération.
Organisée lors du Forum international de l’innovation et du développement, cette inauguration confère une portée particulière à l’événement, inscrivant le Gabon dans une dynamique de transformation et d’ouverture sur le continent et le monde.
