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Éducation : entre premières régularisations et grand rendez-vous du 28 février, l’assemblée générale décisive qui va tout déterminer

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Alors que le gouvernement présente les premières avancées du protocole de sortie de crise signé avec les partenaires sociaux, c’est bien l’assemblée générale du samedi 28 février qui concentre désormais toutes les attentions. Dans un contexte où la grève reste majoritaire sur l’ensemble du territoire – seules quelques provinces ont repris les cours, timidement –, ce rendez-vous apparaît comme un moment de vérité pour l’Éducation nationale.

Réunie en début de semaine, la commission tripartite a passé en revue les revendications des syndicats et du Collectif SOS Éducation. Les services de la Solde, représentés par leur directeur Jean-Jacques Bouka Bouka, affirment que les bons de caisse et présalaires destinés aux bénévoles et diplômés de l’ENIL et de l’ENIF ont été créés, tandis que les listings relatifs aux avancements de carrière sont finalisés.

Les premières régularisations annoncées : un signal suffisant pour apaiser la base ?

Pour février, le gouvernement annonce :

▪︎250 bénévoles mis sur présalaire,
▪︎20 agents intégrés en solde,
▪︎610 situations administratives régularisées.

Autant de mesures qui s’inscrivent dans la régularisation progressive prévue par le protocole.
Mais ces avancées suffiront-elles à convaincre les enseignants de lever le pied ?

Le calendrier réajusté soulève des interrogations

Initialement, 148 agents sortis d’écoles devaient être intégrés dès février, et 20 en mars. Le gouvernement reconnaît un ajustement du calendrier : seuls 20 agents seront finalement mis en solde ce mois-ci. Les 148 restants (78 de l’ENS et 70 de l’ENSET) seront intégrés ultérieurement, sur instruction du président de la République et chef du gouvernement, Brice-Clotaire Oligui Nguema.

Pour expliquer ce retard, la Solde évoque un délai de paie serré – 10 jours, du 25 du mois précédent au 5 du mois en cours – ainsi que des contraintes techniques et matérielles.

Mars : de nouvelles intégrations prévues, mais la tension reste forte

Pour mars, l’administration prévoit :

▪︎254 nouveaux bénévoles et diplômés de l’ENIL et de l’ENIF mis sur présalaire,
▪︎environ 250 régularisations administratives supplémentaires.

Cependant, les lenteurs dénoncées depuis plusieurs mois persistent : dossiers arrivés tardivement, diplômes manquants, transmissions administratives longues… Autant de dysfonctionnements qui continuent d’alimenter les frustrations du corps enseignant.

28 février : l’assemblée générale qui décidera de la suite du mouvement

C’est dans ce climat d’attente et de prudence que se tiendra, samedi 28 février, l’assemblée générale du Collectif SOS Éducation.
Un rendez-vous crucial, car c’est là que seront évaluées les annonces gouvernementales, et que sera décidée la conduite à tenir face à un mouvement de grève encore largement suivi.

Une question domine désormais les discussions :

Les premières régularisations annoncées suffiront-elles à convaincre les enseignants d’assouplir la grève ?
Ou, au contraire :
la base jugera-t-elle ces avancées insuffisantes, réclamant un calendrier strict et une exécution fidèle des engagements initiaux ?

Un moment déterminant pour la crédibilité du gouvernement

Dans un pays où les cours restent massivement perturbés, l’assemblée générale du 28 février pourrait bien devenir le point d’inflexion de cette crise.
Pour le gouvernement, la crédibilité se joue désormais sur un terrain simple : tenir les engagements, dans les délais annoncés, afin de restaurer la confiance et stabiliser un système éducatif fragilisé depuis décembre 2025.
Les enseignants, les parents et l’opinion publique attendent la suite avec attention.

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Belinga : la mission gabonaise s’achève au cœur des mines australiennes

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Après plusieurs jours de rencontres et de discussions à Perth, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a achevé sa mission officielle en Australie par une visite des installations de Fortescue dans la région de Pilbara, en Australie-Occidentale. Une étape importante pour la délégation gabonaise, venue observer de près le fonctionnement de l’un des plus grands groupes miniers au monde.

Cette immersion sur le terrain est intervenue après les échanges avec le fondateur et président exécutif de Fortescue, le Dr Andrew Forrest. Les discussions ont notamment porté sur l’avenir du projet Belinga, les infrastructures nécessaires à son développement, les investissements, l’industrialisation, la formation des Gabonais et le transfert de technologies.

À Pilbara, la délégation a découvert une chaîne de production entièrement intégrée, allant de l’extraction du minerai à son traitement, puis à son transport et à son exportation. Fortescue exploite cinq sites miniers répartis entre les pôles de Chichester, de l’Ouest et d’Iron Bridge.

Cloudbreak et Christmas Creek produisent près de 100 millions de tonnes par an. Solomon et Eliwana atteignent un volume similaire, tandis qu’Iron Bridge se distingue par la production d’un concentré de magnétite à haute teneur.

Pour transporter le minerai, Fortescue s’appuie sur une ligne ferroviaire de 760 kilomètres reliant les mines à Port Hedland. Le port Herb Elliott peut exporter jusqu’à 210 millions de tonnes par an, avec plus de 990 départs de navires minéraliers. À Perth, le centre d’opérations « The Hive » permet de suivre à distance les activités minières, ferroviaires et portuaires grâce aux données en temps réel et aux technologies autonomes.

Le groupe transporte ainsi plus de 200 millions de tonnes de minerai chaque année. Il emploie plus de 20 000 personnes, a réalisé des projets d’une valeur de 46,2 milliards de dollars et expédié plus de 2,5 milliards de tonnes de minerai à travers le monde.

Pour le Gabon, cette visite va bien au-delà de la découverte d’installations industrielles. Elle permet de mieux mesurer ce que représentera, demain, le développement de Belinga, actuellement en phase d’exploration par Fortescue Belinga.

Derrière les chiffres et les machines, l’enjeu concerne surtout les emplois, la formation des jeunes, les infrastructures et les perspectives offertes aux populations. En se rendant à Pilbara, Hermann Immongault a voulu voir, comprendre et préparer les prochaines étapes. L’ambition demeure de faire de Belinga un projet capable de soutenir durablement l’industrialisation et la prospérité du Gabon.

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Fer de Belinga : plus de 250 milliards de FCFA investis, Fortescue dresse le bilan de ses trois premières années au Gabon

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Trois ans après son arrivée au Gabon, Fortescue poursuit méthodiquement le développement du projet de fer de Belinga. Si l’exploitation du minerai n’a pas encore débuté, l’entreprise australienne estime avoir franchi plusieurs étapes structurantes qui traduisent l’avancement progressif de l’un des plus importants projets miniers du pays.

Le 1er juillet 2026, Fortescue a présenté le bilan de ses trois premières années d’activité dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Des investissements aux infrastructures, en passant par les travaux géologiques et l’emploi local, l’entreprise met en avant les fondations déjà posées avant la phase d’exploitation minière.

Selon les chiffres communiqués, plus de 250 milliards de FCFA ont été investis depuis son arrivée au Gabon. Un montant qui a notamment permis la réalisation et la programmation de 225 000 mètres linéaires de forages destinés à mieux connaître le potentiel du gisement et à préparer les prochaines phases du projet.

Sur le terrain, Fortescue revendique également plus de 450 kilomètres de routes développées et entretenues afin de faciliter l’accès aux différents sites du projet. À cela s’ajoutent plus de 900 places d’hébergement installées pour accompagner les activités opérationnelles et la présence des équipes mobilisées sur le chantier.

Le volet humain figure également parmi les éléments mis en avant par l’entreprise. Plus de 700 Gabonaises et Gabonais sont aujourd’hui directement impliqués dans le projet, témoignant de la volonté affichée d’associer les compétences nationales au développement de Belinga.

Ces réalisations s’inscrivent dans la continuité de la convention minière signée entre l’État gabonais et Fortescue, qui prévoit, à terme, des investissements de plusieurs milliards de dollars ainsi que la création de milliers d’emplois directs et indirects.

Si les attentes demeurent importantes autour du lancement effectif de l’exploitation minière, le bilan présenté par Fortescue rappelle qu’avant de devenir une mine, Belinga se construit progressivement. Les investissements consentis, les infrastructures déployées et les travaux techniques engagés constituent autant d’étapes qui permettront de déterminer le rythme et l’ampleur des prochaines phases de ce projet stratégique pour l’économie gabonaise.

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Potasse de la Banio : Hui Neng Group s’inscrit dans la vision industrielle du Gabon

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Le gisement de potasse de la Banio, situé dans la province de la Nyanga, continue de renforcer l’attractivité économique du Gabon. Le 17 juillet dernier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, entouré des ministres en charge des Transports, des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Environnement, a reçu une délégation de la holding chinoise Hui Neng Group venue explorer les opportunités offertes par ce projet stratégique.

Déjà présente au Laos et en Sierra Leone, cette entreprise spécialisée dans la chimie thermique et l’énergie ambitionne de contribuer au développement industriel de la Nyanga. Son vice-président, Li Yongzhen, est venu s’enquérir des avantages et des mécanismes proposés par l’État gabonais dans le cadre d’un éventuel partenariat autour de l’exploitation de la potasse de la Banio.

Au cours des échanges, Hermann Immongault a présenté les grands projets structurants engagés par le Gabon. Parmi eux figure le projet de construction du port en eau profonde de Mayumba, actuellement en négociation avec Abu Dhabi Group, destiné à faciliter l’exportation du marbre, du fer et de la potasse produits dans la région. Le pays prévoit également de porter sa capacité énergétique de 16,5 MW actuellement à 2 148 MW en 2030, puis à 2 291 MW à l’horizon 2035 pour accompagner cette dynamique industrielle.

Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la transformation locale des ressources naturelles, de la souveraineté économique et de l’industrialisation du pays des axes majeurs de son action. L’objectif affiché est de créer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’opportunités pour les Gabonais.

Saluant des réponses « très claires et concrètes », Li Yongzhen a annoncé que les prochaines étapes porteront sur l’évaluation technique du projet et des visites de terrain. Le gouvernement gabonais reste, quant à lui, attaché à un principe intangible : tout projet devra respecter les normes environnementales et contribuer au développement durable du Gabon.

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