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Sly’A secoue Direct Prod, Créol riposte : une affaire qui embrase la musique gabonaise
La scène musicale gabonaise traverse une nouvelle zone de turbulence après qu’une publication de Chabadam a mis le feu aux poudres ce week-end. L’artiste a diffusé un extrait de conversation privée avec Sly’A, dans lequel la chanteuse accuse Direct Prod d’imposer des relations sexuelles à ses artistes en échange d’une production. Une accusation grave qui a immédiatement embrasé les réseaux sociaux et déclenché un tourbillon de réactions.
Cette sortie n’est d’ailleurs pas un premier épisode entre Chabadam et Sly’A. Déjà par le passé, l’artiste avait publié une vidéo exposant des éléments de la vie privée de la chanteuse, un geste qui avait suscité indignation et indignation… et qui place aujourd’hui cette nouvelle divulgation dans une continuité conflictuelle assumée.
Dans l’extrait devenu viral, Sly’a cite plusieurs artistes féminines, dont Créol et Shan’l, qu’elle accuse d’avoir eu des relations avec Edgar Yonkeu, patron du label. La diffusion massive de l’enregistrement a amplifié les débats, divisant le public et mobilisant l’ensemble de l’écosystème musical.
Parmi les artistes citées, Créol a été la première à réagir publiquement. Ce lundi 16 février, elle a exigé des excuses publiques afin de préserver son image. Dans plusieurs publications, elle dément catégoriquement les propos de Sly’A et affirme que celle-ci aurait elle-même tenté d’intégrer Direct Prod. Selon Créol, Sly’a serait passée par Mouss de la société de production Boss Playa, pour obtenir un contact avec le label, mais sans retour favorable.
Fidèle à son style percutant et à son humour incisif, Créol a également glissé une pique en rappelant qu’elle est une« artiste internationale », invitant Sly’A — qu’elle qualifie de « chanteuse nationale » — à présenter des excuses pour ses accusations.
Alors que l’affaire continue d’agiter les plateformes numériques, une question domine désormais les discussions : Sly’A fera-t-elle marche arrière et s’excusera-t-elle publiquement ?
Une chose est sûre : cette polémique expose une fois de plus les tensions persistantes au sein de l’industrie musicale gabonaise et met en lumière les enjeux d’image, de rivalité et de responsabilité médiatique.
Sylvestre / Mihi…
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Amandine, couronnée Reine d’Afrique centrale aux SCIEDIE Awards
Tenue le 28 mars au Palais des Congrès de Yaoundé, la cérémonie de l’Acte 5 des SCIEDIE Awards a une nouvelle fois mis en lumière les figures majeures de la scène culturelle africaine. À cette occasion, la chanteuse gabonaise Amandine a été sacrée Meilleure artiste féminine d’Afrique centrale, venant ainsi récompenser plus de trois décennies d’une carrière marquée par la régularité et une identité musicale affirmée.
Se positionnant comme une plateforme majeure de valorisation des talents africains dans les domaines de la musique, du cinéma et du numérique, les SCIEDIE Awards confirment leur ambition continentale. La compétition a été relevée, réunissant des artistes venus de tout le continent en lice pour décrocher les distinctions les plus prestigieuses.
Pour Amandine, cette distinction vient confirmer une place déjà solidement établie sur la scène musicale régionale. Surnommée “La Reine”, elle s’est imposée au fil des années comme une figure incontournable de la musique gabonaise.
Originaire de Okondja, dans la province du Haut-Ogooué, l’artiste a construit son univers musical autour des sonorités traditionnelles du sud-est du Gabon, qu’elle a progressivement modernisées tout en préservant leur authenticité.
Son parcours discographique est notamment marqué par la sortie de son septième album, Andja M’Okeri, paru en 2020. Ce projet de six titres, dont le morceau M’abélé, aborde des thématiques sociales et culturelles fortes, entre valeurs familiales, transmission et réalités du quotidien.
Dans la continuité de cet album, le titre Bonbon, sorti quelques temps après, a rencontré un important succès populaire, dépassant les 2 millions de vues sur YouTube et renforçant la visibilité de l’artiste sur les plateformes numériques.
Au-delà de la distinction obtenue à Yaoundé, ce sacre met en lumière la contribution durable d’Amandine au rayonnement de la musique gabonaise sur la scène africaine. Il souligne également l’importance des artistes dont la carrière s’inscrit dans la durée, dans un environnement musical en constante évolution.
Forte de cette nouvelle reconnaissance, Amandine poursuit son parcours artistique avec une présence toujours active, tandis que son septième album continue de séduire un public fidèle et attentif à son évolution musicale.
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Estuaire du Komo : la chefferie Mpongwè suspend les activités maritimes pour des rites traditionnels
La chefferie Mpongwè informe les opérateurs économiques, plaisanciers et pêcheurs de la suspension temporaire de toute activité maritime dans l’estuaire du Komo et sur une portion de l’océan Atlantique. Cette mesure a été rendue publique à travers une note circulaire datée du 31 mars 2026, signée par la Princesse Marie Anne Ankombie Rapontchombo, agissant au nom du Trône du Roi Denis Rapontchombo.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de cérémonies traditionnelles prévues du 8 au 12 avril 2026, organisées par la communauté Mpongwè.
Des cérémonies au cœur du calendrier traditionnel
Le point culminant de ces rites est fixé au dimanche 12 avril, journée consacrée aux offrandes en mer et dans les rivières. Ce moment constitue une étape essentielle des pratiques spirituelles Mpongwè, profondément liées aux eaux de l’estuaire.
Durant cette période, les usagers de la mer sont invités à suspendre leurs activités afin de permettre le bon déroulement des cérémonies. Pour les pêcheurs, cette suspension est prolongée jusqu’au 17 avril 2026.
Les zones concernées par la mesure
La restriction concerne l’ensemble de l’estuaire du Komo ainsi qu’une partie de l’océan Atlantique bordant la zone de la Pointe Denis, site à forte valeur symbolique pour la communauté Mpongwè.
La Pointe Denis demeure en effet un espace à la fois historique et spirituel du royaume Mpongwè, où s’expriment les traditions et les pratiques rituelles, tout en étant aujourd’hui une zone touristique fréquentée.
Une pratique coutumière déjà connue et généralement respectée
Ce type de suspension des activités maritimes n’est pas une première dans l’estuaire du Komo. La chefferie Mpongwè organise régulièrement ces périodes de retrait des eaux à l’occasion de cérémonies traditionnelles majeures.
Dans la majorité des cas, ces prescriptions sont globalement respectées par les populations riveraines et les acteurs économiques, qui reconnaissent l’importance culturelle et spirituelle de ces moments. Cette adhésion contribue à la continuité des pratiques coutumières dans l’espace maritime.
Un appel à la compréhension des usagers
Dans sa communication, la chefferie Mpongwè appelle à la compréhension et à la coopération des différents acteurs concernés. La Princesse Marie Anne Ankombie Rapontchombo, également Conservateur du Patrimoine Cultuel et des Attributs Royaux de la Pointe Denis, a exprimé ses excuses pour les désagréments que cette mesure pourrait occasionner.
Une organisation coutumière toujours active dans l’espace maritime
Cette annonce illustre la continuité des pratiques coutumières dans la gestion symbolique des espaces naturels de l’estuaire du Komo. Elle rappelle le rôle des autorités traditionnelles dans l’encadrement des moments rituels au sein des communautés riveraines, à travers des dispositifs largement intégrés dans les usages locaux.
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Créol – Apoutchou National : déclaration d’amour ou stratégie de communication ?
Dans un univers où les réseaux sociaux et les médias façonnent autant les carrières que les œuvres musicales, une simple prise de parole peut rapidement devenir un sujet de débat public. C’est dans ce contexte que la chanteuse Créol a récemment fait parler d’elle après une déclaration d’amour adressée à l’artiste et influenceur ivoirien Apoutchou National, lors d’une émission télévisée. Entre émotion apparente et lecture stratégique, cette sortie suscite de nombreuses interrogations.
Le 2 avril, invitée par appel sur le plateau de ShowBuzz, diffusée sur la chaîne NCI, Créol intervenait principalement pour promouvoir son actualité musicale. Elle a ainsi présenté les motivations de son spectacle et mis en avant son prochain album UN1K, attendu le 8 avril.
Mais l’échange a rapidement pris une tournure inattendue lors de sa discussion avec l’animateur Ozone. L’artiste a exprimé publiquement un intérêt pour Apoutchou National, figure connue du showbiz ivoirien et des réseaux sociaux.
« Je ressens quelque chose de particulier pour Apoutchou National. »
Elle a même insisté pour une possible mise en relation, ajoutant :
« …j’ai l’impression qu’il y a quelque chose qui me plaît vraiment chez ce garçon… C’est un garçon qui regroupe toutes les valeurs que je recherche chez un homme. Je suis toujours célibataire. »
Des propos qui, au-delà de leur tonalité sentimentale apparente, interrogent sur leur portée réelle. Dans un environnement où la frontière entre vie privée et stratégie médiatique est de plus en plus floue, certains observateurs y voient une manière d’élargir son audience et de renforcer sa présence sur la scène ivoirienne.
Habituée à utiliser les codes des réseaux sociaux, mêlant humour, proximité et storytelling personnel, Créol sait capter l’attention et maintenir le débat autour de son image. Cette nouvelle sortie s’inscrit dans une série de prises de parole qui alimentent régulièrement sa visibilité.
Dans ce jeu médiatique, l’objectif reste aussi la promotion de son spectacle prévu le 15 mai 2026 à Paris, au sein de la prestigieuse salle des Folies Bergère, un rendez-vous majeur pour l’artiste.
Reste alors une question centrale : cette déclaration relève-t-elle d’un élan sincère ou d’une mécanique promotionnelle bien huilée ?
D’autant plus que certains internautes n’ont pas tardé à comparer cette séquence à d’autres épisodes médiatiques de l’artiste, notamment ses interactions passées avec Camille Makosso.
Une chose est sûre : Créol continue de faire parler d’elle, entre musique, communication et controverse maîtrisée.
