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Grève des enseignants : l’Ogooué-Lolo relance partiellement les cours, le 25 février en ligne de mire
Depuis ce lundi 2 février, la province de l’Ogooué-Lolo connaît une reprise partielle et progressive des cours, marquant un tournant dans le mouvement de grève lancé par les enseignants. Cette décision, prise lors de l’Assemblée générale du 31 janvier, contraste avec le maintien du mouvement dans huit autres provinces et traduit une approche stratégique de la base enseignante.
Une reprise graduelle dans les établissements
À Koula-Moutou, le Lycée d’État Jean Stanislas Migolet, le Lycée Scientifique et technologique Paul Kouya et l’école primaire La Salette Filles ont rouvert leurs portes. À Lastoursville, le Lycée Bamboro a repris ses activités, tandis que d’autres établissements suivent progressivement le mouvement. Dans certaines localités comme Matsatsa ou Iboudji, où la grève n’avait jamais été totalement respectée, les cours se déroulent normalement.



Des signaux d’apaisement à l’échelle nationale
Si l’Ogooué-Lolo se distingue par sa levée provisoire du mouvement, d’autres provinces commencent à montrer des signes d’assouplissement. À Libreville, plusieurs établissements, dont le Lycée Baptiste Obiang Etoughe, le CES Léon Mba et le Lycée de Montalier, ont repris les cours. Dans l’ensemble du pays, les retours restent progressifs, mais témoignent d’une volonté de préserver la continuité pédagogique.
La date clé du 25 février
Le retour partiel des enseignants de l’Ogooué-Lolo est directement lié à la date du 25 février, fixée par le gouvernement pour répondre aux revendications principales. Pour Carl ASSIMET, représentant provincial de SOS ÉDUCATION, la reprise n’est pas un recul :

Carl Essimet, representant SOS Education Ogooué-Lolo
« Ce n’est pas une reprise totale, mais une période d’observation. Le 25 février est un ultimatum clair. »
Aux parents et élèves, il rappelle :
« Notre combat vise à garantir des conditions d’enseignement dignes et stables, ce qui profite directement à leur réussite. »
Les attentes portent principalement sur les régularisations administratives, les mises en solde et les primes (logement, éloignement, transport), avec un besoin urgent de transparence et d’un calendrier précis.
Des actions concrètes déjà mises en œuvre
Pour répondre à la crise, le gouvernement a engagé plusieurs mesures significatives :
▪︎328 sortants ENS/ENSET mis en solde,
▪︎692 sortants ENIL/ENIF intégrés en présalaire,
▪︎108 enseignants de filières scientifiques intégrés,
▪︎1 810 ex-bénévoles régularisés,
▪︎4 000 dossiers administratifs traités sur 6 574 reçus,
▪︎13 milliards de francs CFA décaisser pour le paiement des vacations.
Ces mesures s’inscrivent dans les efforts du gouvernement pour stabiliser un secteur fragilisé depuis plusieurs décennies.
Une crise héritée et persistante
Le système éducatif gabonais traverse des tensions depuis les années 1980, avec des épisodes récurrents dans les décennies suivantes et jusqu’à aujourd’hui. Les problématiques demeurent : retards administratifs, primes impayées, conditions de travail difficiles, saturation des établissements et gestion des carrières.
Le Président de la République s’est engagé dans une démarche de reconstruction progressive. Comme le souligne un cadre du ministère :
« Réparer quarante ans de dysfonctionnements ne se fait pas en claquant des doigts. »
Vers un retour complet en classe ?
La reprise partielle pourrait évoluer vers un retour total si des avancées concrètes sont constatées d’ici le 25 février. Pour certains enseignants, cette suspension permet de « vérifier la volonté réelle de l’État », tout en répondant à la pression sociale, notamment la marche des élèves de Koula-Moutou.
Un dialogue ouvert mais décisif
Les échanges entre le gouvernement et SOS ÉDUCATION se poursuivent. S’ils aboutissent, ils pourraient améliorer la situation, non seulement dans l’Ogooué-Lolo mais aussi dans tout le pays.
La date du 25 février s’annonce donc comme un moment crucial : la crédibilité des engagements gouvernementaux et la stabilité du secteur éducatif dépendront des mesures concrètes prises d’ici là.
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Belinga : la mission gabonaise s’achève au cœur des mines australiennes
Après plusieurs jours de rencontres et de discussions à Perth, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a achevé sa mission officielle en Australie par une visite des installations de Fortescue dans la région de Pilbara, en Australie-Occidentale. Une étape importante pour la délégation gabonaise, venue observer de près le fonctionnement de l’un des plus grands groupes miniers au monde.
Cette immersion sur le terrain est intervenue après les échanges avec le fondateur et président exécutif de Fortescue, le Dr Andrew Forrest. Les discussions ont notamment porté sur l’avenir du projet Belinga, les infrastructures nécessaires à son développement, les investissements, l’industrialisation, la formation des Gabonais et le transfert de technologies.
À Pilbara, la délégation a découvert une chaîne de production entièrement intégrée, allant de l’extraction du minerai à son traitement, puis à son transport et à son exportation. Fortescue exploite cinq sites miniers répartis entre les pôles de Chichester, de l’Ouest et d’Iron Bridge.
Cloudbreak et Christmas Creek produisent près de 100 millions de tonnes par an. Solomon et Eliwana atteignent un volume similaire, tandis qu’Iron Bridge se distingue par la production d’un concentré de magnétite à haute teneur.
Pour transporter le minerai, Fortescue s’appuie sur une ligne ferroviaire de 760 kilomètres reliant les mines à Port Hedland. Le port Herb Elliott peut exporter jusqu’à 210 millions de tonnes par an, avec plus de 990 départs de navires minéraliers. À Perth, le centre d’opérations « The Hive » permet de suivre à distance les activités minières, ferroviaires et portuaires grâce aux données en temps réel et aux technologies autonomes.
Le groupe transporte ainsi plus de 200 millions de tonnes de minerai chaque année. Il emploie plus de 20 000 personnes, a réalisé des projets d’une valeur de 46,2 milliards de dollars et expédié plus de 2,5 milliards de tonnes de minerai à travers le monde.
Pour le Gabon, cette visite va bien au-delà de la découverte d’installations industrielles. Elle permet de mieux mesurer ce que représentera, demain, le développement de Belinga, actuellement en phase d’exploration par Fortescue Belinga.
Derrière les chiffres et les machines, l’enjeu concerne surtout les emplois, la formation des jeunes, les infrastructures et les perspectives offertes aux populations. En se rendant à Pilbara, Hermann Immongault a voulu voir, comprendre et préparer les prochaines étapes. L’ambition demeure de faire de Belinga un projet capable de soutenir durablement l’industrialisation et la prospérité du Gabon.
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Fer de Belinga : plus de 250 milliards de FCFA investis, Fortescue dresse le bilan de ses trois premières années au Gabon
Trois ans après son arrivée au Gabon, Fortescue poursuit méthodiquement le développement du projet de fer de Belinga. Si l’exploitation du minerai n’a pas encore débuté, l’entreprise australienne estime avoir franchi plusieurs étapes structurantes qui traduisent l’avancement progressif de l’un des plus importants projets miniers du pays.
Le 1er juillet 2026, Fortescue a présenté le bilan de ses trois premières années d’activité dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Des investissements aux infrastructures, en passant par les travaux géologiques et l’emploi local, l’entreprise met en avant les fondations déjà posées avant la phase d’exploitation minière.
Selon les chiffres communiqués, plus de 250 milliards de FCFA ont été investis depuis son arrivée au Gabon. Un montant qui a notamment permis la réalisation et la programmation de 225 000 mètres linéaires de forages destinés à mieux connaître le potentiel du gisement et à préparer les prochaines phases du projet.
Sur le terrain, Fortescue revendique également plus de 450 kilomètres de routes développées et entretenues afin de faciliter l’accès aux différents sites du projet. À cela s’ajoutent plus de 900 places d’hébergement installées pour accompagner les activités opérationnelles et la présence des équipes mobilisées sur le chantier.
Le volet humain figure également parmi les éléments mis en avant par l’entreprise. Plus de 700 Gabonaises et Gabonais sont aujourd’hui directement impliqués dans le projet, témoignant de la volonté affichée d’associer les compétences nationales au développement de Belinga.
Ces réalisations s’inscrivent dans la continuité de la convention minière signée entre l’État gabonais et Fortescue, qui prévoit, à terme, des investissements de plusieurs milliards de dollars ainsi que la création de milliers d’emplois directs et indirects.
Si les attentes demeurent importantes autour du lancement effectif de l’exploitation minière, le bilan présenté par Fortescue rappelle qu’avant de devenir une mine, Belinga se construit progressivement. Les investissements consentis, les infrastructures déployées et les travaux techniques engagés constituent autant d’étapes qui permettront de déterminer le rythme et l’ampleur des prochaines phases de ce projet stratégique pour l’économie gabonaise.
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Potasse de la Banio : Hui Neng Group s’inscrit dans la vision industrielle du Gabon
Le gisement de potasse de la Banio, situé dans la province de la Nyanga, continue de renforcer l’attractivité économique du Gabon. Le 17 juillet dernier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, entouré des ministres en charge des Transports, des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Environnement, a reçu une délégation de la holding chinoise Hui Neng Group venue explorer les opportunités offertes par ce projet stratégique.
Déjà présente au Laos et en Sierra Leone, cette entreprise spécialisée dans la chimie thermique et l’énergie ambitionne de contribuer au développement industriel de la Nyanga. Son vice-président, Li Yongzhen, est venu s’enquérir des avantages et des mécanismes proposés par l’État gabonais dans le cadre d’un éventuel partenariat autour de l’exploitation de la potasse de la Banio.
Au cours des échanges, Hermann Immongault a présenté les grands projets structurants engagés par le Gabon. Parmi eux figure le projet de construction du port en eau profonde de Mayumba, actuellement en négociation avec Abu Dhabi Group, destiné à faciliter l’exportation du marbre, du fer et de la potasse produits dans la région. Le pays prévoit également de porter sa capacité énergétique de 16,5 MW actuellement à 2 148 MW en 2030, puis à 2 291 MW à l’horizon 2035 pour accompagner cette dynamique industrielle.
Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la transformation locale des ressources naturelles, de la souveraineté économique et de l’industrialisation du pays des axes majeurs de son action. L’objectif affiché est de créer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’opportunités pour les Gabonais.
Saluant des réponses « très claires et concrètes », Li Yongzhen a annoncé que les prochaines étapes porteront sur l’évaluation technique du projet et des visites de terrain. Le gouvernement gabonais reste, quant à lui, attaché à un principe intangible : tout projet devra respecter les normes environnementales et contribuer au développement durable du Gabon.
