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Éducation : grève maintenue par SOS Éducation, le gouvernement affiche sa fermeté et joue sa crédibilité au 2 février

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La crise qui paralyse l’Éducation nationale depuis bientôt deux mois reste entière. Ce 31 janvier, alors que les enseignants de SOS Éducation tenaient leur Assemblée générale à Sibang, le mouvement a officiellement reconduit la grève, réaffirmant que la publication de la liste des 4 000 agents à régulariser demeure incontournable pour envisager une reprise des cours. Une position reprise sur l’ensemble du territoire : les assemblées générales organisées le même jour, exceptée celle de l’Ogooué-Lolo, ont elles aussi confirmé le maintien de la grève, soulignant l’importance de la transparence et du suivi des régularisations.

Pour les enseignants, la confiance reste le principal point de rupture. « Sans publication de la liste, aucune garantie n’existe », résume un responsable présent à Sibang. La plateforme souligne pourtant les avancées enregistrées dans la commission tripartite Éducation – Budget – Fonction publique, notamment la régularisation progressive de 6 938 enseignants, la mise en solde de 328 sortants ENS/ENSET, la mise en présalaire de 692 sortants ENIL/ENIF, de 108 enseignants scientifiques, de 1 810 enseignants bénévoles et le traitement des 4 000 dossiers administratifs, correspondant à un taux d’exécution de 60,85 %.

Le ministère réplique et dévoile un bilan d’avancement

Quelques heures après l’annonce du maintien de la grève, le ministère de l’Éducation nationale a publié un communiqué officiel, lu par son secrétaire général Christian Louembet-Onguélé.
Le ton se veut ferme et rassurant : le gouvernement affirme sa « détermination à respecter l’ensemble des engagements » et dit vouloir « traduire ses promesses en actions concrètes » d’ici la fin du mois de février.

Le ministère met en avant plusieurs actions déjà menées cette semaine :

▪︎La signature d’un protocole d’accord additionnel avec les représentants de SOS Éducation des neuf provinces ;
▪︎La transmission à la solde de 1 800 dossiers de postulants à la profession enseignante ;
▪︎La distribution de 317 certificats de fin de formation, sur les 1 800 prévus ;
▪︎La signature de 943 fiches bleues ;
▪︎Le lancement de visites de terrain dès le lundi 2 février 2026, afin de « contrôler l’effectivité de la reprise des cours » ;
▪︎Un taux de reprise partielle évalué entre 5 % et 30 %.

Le ministère annonce également qu’un planning détaillé de mise en œuvre des engagements sera communiqué dès la semaine prochaine.

Entre fermeté et appel au calme, le gouvernement mobilise tous les acteurs

Dans son communiqué, le ministère exhorte les enseignants ayant repris le travail à « maintenir leurs engagements » et appelle les syndicats constructifs à accompagner les efforts en cours. Les parents d’élèves sont aussi invités à envoyer leurs enfants en classe dès le 2 février, le gouvernement rappelant que « l’éducation demeure une priorité nationale ».

Enfin, l’ensemble de la communauté éducative est appelée à rester « unie, responsable et vigilante » pour garantir un avenir stable.

Vers une reprise des cours ? Un test de confiance décisif pour le gouvernement

Ce nouveau communiqué s’inscrit dans un contexte où la crédibilité du gouvernement est mise à l’épreuve. Deux semaines plus tôt, une communication similaire avait été faite, annonçant les mêmes engagements et appelant à la reprise des cours. Mais elle n’avait pas produit l’effet escompté : les enseignants avaient jugé les avancées insuffisantes et étaient restés mobilisés.

Dès lors, la date du 2 février 2026 devient un véritable baromètre :

▪︎les enseignants répondront-ils à l’appel du ministère ?
▪︎les engagements annoncés auront-ils un impact concret sur le terrain ?
▪︎l’Inspection générale des services constatera-t-elle une réelle reprise en salle de classe ?

Le gouvernement assure que, les mesures sont en cours d’exécution. Mais pour SOS Éducation, seule la matérialisation des engagements, et en premier lieu la publication de la liste des agents à régulariser, pourra enclencher un retournement.

La semaine qui s’ouvre sera donc déterminante : entre un ministère qui appelle à la responsabilité et un corps enseignant qui réclame des preuves tangibles, la reprise des cours dépendra de la capacité de chaque partie à répondre au défi de la confiance.

venant / Mihi...

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Encadrement de l’exploitation de l’Iboga : un décret salué, mais des interrogations sur son applicabilité

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Les détenteurs de savoirs traditionnels ont été reçus le 19 juin dernier au ministère de la Culture et du Rayonnement culturel pour échanger autour du décret n°0239 portant réglementation de l’Iboga et de ses dérivés. Cette rencontre visait à clarifier les objectifs du texte et à apaiser les inquiétudes des acteurs culturels, dans un contexte où la plante emblématique du patrimoine gabonais suscite un intérêt international croissant.

Au cœur des discussions, le gouvernement, à travers le ministre de la Culture et du Rayonnement culturel Paul-Ulrich Kessany Zategwa, a réaffirmé que l’ambition du décret est de « préserver cette ressource emblématique du patrimoine national tout en garantissant la pérennité des pratiques culturelles et spirituelles qui lui sont associées ». Le texte vise principalement à encadrer l’exploitation, la commercialisation et l’exportation de l’Iboga, tout en maintenant la reconnaissance et la protection de ses usages traditionnels, culturels et cultuels.

Dans les faits, les autorités entendent répondre à un double enjeu : protéger une ressource patrimoniale et mettre fin à certaines pratiques d’exploitation non contrôlées, dans un contexte de demande internationale en hausse.

Pour autant, si le principe du décret est globalement salué par les acteurs traditionnels, sa mise en œuvre soulève déjà des interrogations. Plusieurs observateurs s’interrogent sur la capacité réelle des institutions à appliquer un dispositif aussi large, notamment dans les zones rurales où l’Iboga est récolté, transformé et utilisé selon des circuits souvent informels.

À l’issue des échanges, Bolivar Félix, président de l’Association pour la préservation et la libération du médicament, secrétaire général du Grand Zimba national et conseiller au Conseil économique, social, environnemental et culturel, a reconnu l’importance du texte, estimant qu’il « vient combler un vide juridique qui existait depuis longtemps ». Il a toutefois laissé entendre que la réussite de ce cadre dépendra fortement de son appropriation sur le terrain.

Le responsable traditionnel a également salué l’implication des détenteurs de savoirs ancestraux dans le dispositif, notamment à travers la mise en place annoncée d’une commission technique interministérielle chargée du suivi du secteur. Celle-ci devra assurer la coordination entre les institutions et les acteurs traditionnels, afin de mieux structurer la filière.

Mais une question demeure centrale : cette architecture institutionnelle sera-t-elle suffisante pour encadrer efficacement un secteur longtemps marqué par l’informalité et des pratiques difficiles à contrôler ?

Pour plusieurs acteurs, le véritable défi ne réside plus dans l’adoption du texte, mais dans sa capacité à être appliqué de manière concrète, équitable et durable sur l’ensemble du territoire.

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Pont de la Douigny : la Nyanga en attente d’un geste fort du ministre des Travaux publics

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Alors que le gouvernement affiche sa volonté d’améliorer les infrastructures routières et de désenclaver les localités de l’intérieur du pays, le pont de la Douigny, situé sur l’axe Tchibanga-Moabi dans la province de la Nyanga, demeure l’un des symboles des difficultés auxquelles sont confrontées quotidiennement les populations.

À proximité du centre de regroupement de Mocabe, dans le département de Mougoutsi, cet ouvrage vieux de plus de cinquante ans présente aujourd’hui des signes de dégradation particulièrement préoccupants. Construit en bois sur une structure métallique reposant sur des longrines, il a subi durant des décennies les effets des intempéries, des crues répétées de la rivière Douigny ainsi que des débris transportés par les eaux.

Le constat sur le terrain est alarmant. Plusieurs éléments métalliques ont été endommagés ou arrachés, tandis que le tablier du pont laisse apparaître de nombreux espaces entre les planches. La traversée est devenue un exercice délicat pour les automobilistes, les transporteurs et les piétons qui empruntent quotidiennement cet axe essentiel à la vie économique et sociale de la province.

Face à cette réalité, une question se pose : la Nyanga ne mérite-t-elle pas la même attention que les autres provinces en matière d’infrastructures routières ?

Lors de son passage à l’émission « 100 jours » faisant le bilan de son département ministériel sur la chaîne nationale, le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, avait pourtant insisté sur sa volonté de s’imprégner des réalités du terrain afin d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des populations. Des visites avaient été annoncées dans plusieurs provinces, notamment le Haut-Ogooué, l’Ogooué-Ivindo et l’Ogooué-Lolo.

Cependant, la Nyanga n’avait pas été mentionnée parmi les destinations citées. Une absence qui suscite aujourd’hui des interrogations chez de nombreux usagers de l’axe Tchibanga-Moabi, confrontés quotidiennement aux risques que présente le pont de la Douigny.

Pourtant, les enjeux dépassent largement la seule question du confort de circulation. Il s’agit avant tout de sécurité. Chaque jour, des véhicules de transport de passagers, des commerçants, des opérateurs économiques et des familles traversent un ouvrage dont l’état continue d’inquiéter. Faut-il attendre qu’un accident grave survienne pour qu’une intervention soit envisagée ?

Les populations gardent néanmoins espoir. Elles se réfèrent notamment aux engagements du ministre lorsqu’il déclarait : « Nous allons nous battre contre vents et marées pour que l’entretien de nos routes soit assuré, en termes d’ensoleillement, de rechargement et d’évitement des interruptions du trafic. »

À la lumière de la situation du pont de la Douigny, nombreux sont ceux qui attendent désormais que ces engagements se traduisent par des actions concrètes sur le terrain. Une mission d’évaluation, des travaux de sécurisation ou encore l’étude d’un nouvel ouvrage métallique moderne seraient autant de signaux susceptibles de rassurer les populations.

Monsieur le Ministre, la Nyanga vous interpelle. Le pont de la Douigny est plus qu’une infrastructure routière : il est un lien vital entre des populations, des activités économiques et des territoires. Son état actuel soulève une question simple mais essentielle : combien de temps encore les usagers devront-ils traverser cet ouvrage avec la peur qu’un drame ne survienne ?

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Nyanga : le pont de la Douigny, un danger permanent sur l’axe Tchibanga–Moabi

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Le pont de la Douigny, situé sur l’axe reliant Tchibanga à Moabi, dans la province de la Nyanga, suscite de vives inquiétudes. À proximité du centre de regroupement de Mocabe, dans le département de Mougoutsi, cet ouvrage vieux de plus de 50 ans se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation avancé, au point de représenter un réel danger pour les usagers.

Construit en bois sur une structure métallique reposant sur des longrines, le pont a subi pendant des années les effets des fortes pluies, des crues de la rivière Douigny et des débris de bois transportés par les eaux. Plusieurs éléments métalliques ont été endommagés ou arrachés, fragilisant considérablement l’ouvrage.

Le tablier du pont est également très dégradé. De larges espaces sont visibles entre les éléments de la structure, rendant la traversée difficile aussi bien pour les véhicules que pour les piétons. Chaque passage exige une grande prudence, car la moindre erreur pourrait avoir de graves conséquences.

Pour les habitants, les transporteurs et les opérateurs économiques, cette situation devient préoccupante. Cet axe est indispensable pour les déplacements entre Tchibanga et Moabi ainsi que pour le transport des marchandises. Son mauvais état menace donc à la fois la sécurité des populations et l’activité économique locale.

L’inquiétude grandit davantage avec l’arrivée de la période estivale. Après la saison des pluies, les déplacements devraient augmenter avec la présence des vacanciers et un trafic plus important sur cette route.

Face à ce risque, les populations demandent une intervention rapide des autorités afin d’éviter un accident. Au-delà des réparations ponctuelles, plusieurs voix plaident pour la construction d’un pont métallique moderne, plus solide et mieux adapté aux conditions climatiques de la région.

Pour de nombreux usagers, le pont de la Douigny est aujourd’hui un dossier prioritaire qui nécessite des solutions durables pour garantir la sécurité de tous.

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