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Grève dans l’éducation nationale : la ministre Carmélia Ntoutoume Leclercq appelle à un « sursaut patriotique »
Alors que la grève dans le secteur de l’éducation nationale se prolonge et continue d’impacter le fonctionnement des établissements scolaires à travers le pays, la ministre de l’Éducation nationale, Carmélia Ntoutoume Leclercq, s’est adressée à la communauté éducative le dimanche 25 janvier. Son intervention a été diffusée au journal télévisé de la chaîne nationale Gabon Première, dans un contexte social marqué par de fortes tensions.
Cette prise de parole intervient au lendemain de l’assemblée générale des enseignants, au cours de laquelle ces derniers ont réaffirmé leurs revendications, notamment la libération de Marcel Libama et de Simon Edzo, placés sous mandat de dépôt pour trouble à l’ordre public. Une situation qui alimente la crispation au sein du corps enseignant et renforce les inquiétudes quant à l’issue de l’année scolaire.
Dans son allocution, la ministre est revenue sur les travaux de la commission tripartite réunissant la Fonction publique, le Budget et l’Éducation nationale, mise en place sur les très hautes instructions du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, et coordonnée par le Vice-Président du Gouvernement. Elle a rappelé que, depuis sa prise de fonction au mois de janvier, elle n’a ménagé aucun effort pour réunir l’ensemble des acteurs du système éducatif, en privilégiant le dialogue avec les syndicats régulièrement constitués ainsi qu’avec les différentes tendances du mouvement SOS Éducation.
Soulignant le caractère légitime des revendications des enseignants, Carmélia Ntoutoume Leclercq a présenté plusieurs avancées issues des négociations. Parmi celles-ci figurent la prise en compte à 100 % de la mise en solde de 328 sortants d’écoles et SF, la mise en pré-salaire de 680 sortants ENI et ENIF, celle de 108 enseignants des matières scientifiques, ainsi que l’intégration, à compter de la prochaine année, de 1 000 enseignants bénévoles.
En ce qui concerne la régularisation des titulaires administratifs — incluant la titularisation, les avancements automatiques et les règlements après stage — 4 000 dossiers sur 6 514 ont été traités, soit 70,85 %.
La ministre a également détaillé les efforts déjà engagés par les ministères de l’Éducation nationale et du Budget, précisant que les régularisations administratives ont été amorcées sans attendre la fin des discussions. Ainsi, 173 intégrations en solde ont été réalisées en 2024, contre 553 en 2025. Les titularisations, avancements et règlements ont concerné 125 agents en 2024 et 2 594 en 2025, portant à plus de 2 900 le nombre total de bénéficiaires pour ces deux années.
Pour 2026, le gouvernement prévoit 348 mises en solde, 2 600 créations de pré-salaires et 4 000 régularisations administratives supplémentaires. Au total, ce sont 9 903 agents du ministère de l’Éducation nationale qui verront leur situation administrative régularisée entre 2024 et 2026.
Au-delà de l’aspect administratif, Carmélia Ntoutoume Leclercq s’est dite préoccupée par l’évolution de l’année scolaire. Le programme national étant fixé à 33 semaines, elle a indiqué que trois semaines ont déjà été perdues, ramenant le volume effectif des enseignements à 30 semaines, en deçà du seuil de 32 semaines recommandé par l’UNESCO. Selon elle, la poursuite de la grève pourrait faire basculer le système éducatif dans une phase critique, avec des conséquences directes sur la qualité de l’enseignement et la reconnaissance des diplômes, notamment pour les candidats au baccalauréat.
S’exprimant « en tant que mère », la ministre a lancé un appel aux parents afin qu’ils envoient leurs enfants à l’école dès le lendemain, et aux élèves pour qu’ils regagnent les salles de classe, dénonçant certaines pratiques consistant à demander aux apprenants de rester à la maison alors que les enseignants sont présents dans les établissements.
Elle s’est enfin adressée directement aux enseignants, en particulier à ceux qui disent craindre d’être stigmatisés en cas de reprise des cours.
« Vous n’êtes pas des traîtres, vous êtes des patriotes », a-t-elle déclaré, les invitant à reprendre le chemin de l’école afin de sauver l’année scolaire.
Tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement à maintenir le dialogue et à inclure toutes les tendances du mouvement SOS Éducation désireuses de participer aux négociations, la ministre a conclu son intervention par ce qu’elle a qualifié d’appel à un sursaut patriotique, mais aussi l’appel du cœur d’une mère inquiète pour l’avenir de ses enfants.
GEN / Mihi…
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Belinga : la mission gabonaise s’achève au cœur des mines australiennes
Après plusieurs jours de rencontres et de discussions à Perth, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a achevé sa mission officielle en Australie par une visite des installations de Fortescue dans la région de Pilbara, en Australie-Occidentale. Une étape importante pour la délégation gabonaise, venue observer de près le fonctionnement de l’un des plus grands groupes miniers au monde.
Cette immersion sur le terrain est intervenue après les échanges avec le fondateur et président exécutif de Fortescue, le Dr Andrew Forrest. Les discussions ont notamment porté sur l’avenir du projet Belinga, les infrastructures nécessaires à son développement, les investissements, l’industrialisation, la formation des Gabonais et le transfert de technologies.
À Pilbara, la délégation a découvert une chaîne de production entièrement intégrée, allant de l’extraction du minerai à son traitement, puis à son transport et à son exportation. Fortescue exploite cinq sites miniers répartis entre les pôles de Chichester, de l’Ouest et d’Iron Bridge.
Cloudbreak et Christmas Creek produisent près de 100 millions de tonnes par an. Solomon et Eliwana atteignent un volume similaire, tandis qu’Iron Bridge se distingue par la production d’un concentré de magnétite à haute teneur.
Pour transporter le minerai, Fortescue s’appuie sur une ligne ferroviaire de 760 kilomètres reliant les mines à Port Hedland. Le port Herb Elliott peut exporter jusqu’à 210 millions de tonnes par an, avec plus de 990 départs de navires minéraliers. À Perth, le centre d’opérations « The Hive » permet de suivre à distance les activités minières, ferroviaires et portuaires grâce aux données en temps réel et aux technologies autonomes.
Le groupe transporte ainsi plus de 200 millions de tonnes de minerai chaque année. Il emploie plus de 20 000 personnes, a réalisé des projets d’une valeur de 46,2 milliards de dollars et expédié plus de 2,5 milliards de tonnes de minerai à travers le monde.
Pour le Gabon, cette visite va bien au-delà de la découverte d’installations industrielles. Elle permet de mieux mesurer ce que représentera, demain, le développement de Belinga, actuellement en phase d’exploration par Fortescue Belinga.
Derrière les chiffres et les machines, l’enjeu concerne surtout les emplois, la formation des jeunes, les infrastructures et les perspectives offertes aux populations. En se rendant à Pilbara, Hermann Immongault a voulu voir, comprendre et préparer les prochaines étapes. L’ambition demeure de faire de Belinga un projet capable de soutenir durablement l’industrialisation et la prospérité du Gabon.
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Fer de Belinga : plus de 250 milliards de FCFA investis, Fortescue dresse le bilan de ses trois premières années au Gabon
Trois ans après son arrivée au Gabon, Fortescue poursuit méthodiquement le développement du projet de fer de Belinga. Si l’exploitation du minerai n’a pas encore débuté, l’entreprise australienne estime avoir franchi plusieurs étapes structurantes qui traduisent l’avancement progressif de l’un des plus importants projets miniers du pays.
Le 1er juillet 2026, Fortescue a présenté le bilan de ses trois premières années d’activité dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Des investissements aux infrastructures, en passant par les travaux géologiques et l’emploi local, l’entreprise met en avant les fondations déjà posées avant la phase d’exploitation minière.
Selon les chiffres communiqués, plus de 250 milliards de FCFA ont été investis depuis son arrivée au Gabon. Un montant qui a notamment permis la réalisation et la programmation de 225 000 mètres linéaires de forages destinés à mieux connaître le potentiel du gisement et à préparer les prochaines phases du projet.
Sur le terrain, Fortescue revendique également plus de 450 kilomètres de routes développées et entretenues afin de faciliter l’accès aux différents sites du projet. À cela s’ajoutent plus de 900 places d’hébergement installées pour accompagner les activités opérationnelles et la présence des équipes mobilisées sur le chantier.
Le volet humain figure également parmi les éléments mis en avant par l’entreprise. Plus de 700 Gabonaises et Gabonais sont aujourd’hui directement impliqués dans le projet, témoignant de la volonté affichée d’associer les compétences nationales au développement de Belinga.
Ces réalisations s’inscrivent dans la continuité de la convention minière signée entre l’État gabonais et Fortescue, qui prévoit, à terme, des investissements de plusieurs milliards de dollars ainsi que la création de milliers d’emplois directs et indirects.
Si les attentes demeurent importantes autour du lancement effectif de l’exploitation minière, le bilan présenté par Fortescue rappelle qu’avant de devenir une mine, Belinga se construit progressivement. Les investissements consentis, les infrastructures déployées et les travaux techniques engagés constituent autant d’étapes qui permettront de déterminer le rythme et l’ampleur des prochaines phases de ce projet stratégique pour l’économie gabonaise.
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Potasse de la Banio : Hui Neng Group s’inscrit dans la vision industrielle du Gabon
Le gisement de potasse de la Banio, situé dans la province de la Nyanga, continue de renforcer l’attractivité économique du Gabon. Le 17 juillet dernier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, entouré des ministres en charge des Transports, des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Environnement, a reçu une délégation de la holding chinoise Hui Neng Group venue explorer les opportunités offertes par ce projet stratégique.
Déjà présente au Laos et en Sierra Leone, cette entreprise spécialisée dans la chimie thermique et l’énergie ambitionne de contribuer au développement industriel de la Nyanga. Son vice-président, Li Yongzhen, est venu s’enquérir des avantages et des mécanismes proposés par l’État gabonais dans le cadre d’un éventuel partenariat autour de l’exploitation de la potasse de la Banio.
Au cours des échanges, Hermann Immongault a présenté les grands projets structurants engagés par le Gabon. Parmi eux figure le projet de construction du port en eau profonde de Mayumba, actuellement en négociation avec Abu Dhabi Group, destiné à faciliter l’exportation du marbre, du fer et de la potasse produits dans la région. Le pays prévoit également de porter sa capacité énergétique de 16,5 MW actuellement à 2 148 MW en 2030, puis à 2 291 MW à l’horizon 2035 pour accompagner cette dynamique industrielle.
Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la transformation locale des ressources naturelles, de la souveraineté économique et de l’industrialisation du pays des axes majeurs de son action. L’objectif affiché est de créer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’opportunités pour les Gabonais.
Saluant des réponses « très claires et concrètes », Li Yongzhen a annoncé que les prochaines étapes porteront sur l’évaluation technique du projet et des visites de terrain. Le gouvernement gabonais reste, quant à lui, attaché à un principe intangible : tout projet devra respecter les normes environnementales et contribuer au développement durable du Gabon.
