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CAN 2025 – Gabon : Une liste solide et ambitieuse… mais les cas Meyo et Evouna font débat
Ce lundi 8 décembre, au nord du grand Libreville, Thierry Mouyouma a dévoilé la liste des 28 Panthères retenues pour la CAN 2025 au Maroc. Une sélection largement saluée pour son équilibre et son expérience, marquant clairement la volonté du staff de miser sur la stabilité. Avant d’annoncer les noms, le sélectionneur a posé le cadre :
« Nous avons privilégié les profils, la valorisation du championnat national, l’expertise et l’expérience. »
Une liste cohérente, un groupe construit pour performer
La présence de cadres comme Mario Lemina, Guelor Kanga, Ecuele Manga ou Pierre-Emerick Aubameyang confirme l’option de continuité choisie par le staff. L’intégration d’éléments du championnat national renforce cette orientation, donnant du poids au football local et à ceux qui ont brillé ces derniers mois.
Au final, Mouyouma compose un groupe qui allie leadership, références internationales et jeunesse capable d’insuffler du dynamisme. Une base solide pour viser les phases finales au Maroc.
L’absence de Bryan Meyo : une décision qui interpelle
Malgré cet accueil globalement positif, un choix fait particulièrement réagir : la non-convocation de Bryan Meyo. À seulement 19 ans, l’attaquant avait pourtant marqué les esprits avec deux buts en trois sélections, dont un magnifique geste acrobatique contre le Burundi en octobre.
Meyo évolue actuellement à l’Olympique Lyonnais, où il joue en équipe réserve et s’entraîne parfois avec le groupe professionnel, un parcours qui nourrit les attentes autour de lui.
Utilisé comme joker offensif, il apportait une vivacité, une fraîcheur et une prise d’initiative précieuses en fin de match. Son absence est perçue comme une surprise, voire un manque sur le plan sportif.
Beaucoup s’interrogent :
comment se passer d’un jeune buteur en pleine confiance, déjà décisif et parfaitement intégré au groupe ?
Un débat légitime, même si le staff assume pleinement sa décision.
Mouyouma justifie ce choix en ces termes :
« Faire une liste, c’est trancher. Pour cette compétition, nous avons besoin de puissance et d’impact immédiat. Meyo, comme d’autres jeunes talents – Noah Lemina ou Alan Do Marcolino –, a encore le temps de progresser. Leur moment viendra. »
Le retour de Malick Evouna : l’expérience comme argument majeur
À l’inverse, le retour de Malick Evouna fait figure de pari assumé. L’attaquant de 31 ans, aujourd’hui à AS Mangasport, n’a pas disputé de match officiel depuis plusieurs mois en raison de l’arrêt du championnat. Pourtant, son profil d’avant-centre de fixation, rare dans la sélection, a pesé lourd dans la balance.
Le sélectionneur précise :
« Sur une liste plus réduite, il aurait été difficile de le rappeler. Mais ici, nous avions la possibilité d’ajouter un profil atypique, un vrai numéro 9 capable de peser physiquement. »
Evouna demeure une référence avec 32 sélections pour 12 buts, une CAN 2015 solide, et un passé marquant aux côtés d’Aubameyang, avec qui il formait une paire offensive redoutée. Son expérience pourrait apporter de la sérénité dans un vestiaire jeune, même si sa forme physique reste une interrogation.
Liste complète des 28 Panthères
Gardiens : Mbaba Loyce Marius, Ngoubi Demba Anse, Bekale Junior
Défenseurs : Oyono Antony, Oyono Jérémy, Obiang Johann, Ekomie Jacques, Appindangoye A., Ecuele Manga Bruno, Mucketou Alex, Kila Onfia Mick, Do Marcolino Jonathan, Mboula Uriel-Michel
Milieux : Lemina Mario, Nze Samake, Kanga Guelor, Bocoum Eric, Poko B. André, Loufilou Ruben, Ndong Ibrahim
Attaquants : Babicka Shavy, Averlant Teddy, Bouanga Denis, Essang-Matou Edlin, Malick Evouna, Aubameyang Pierre-Emerick, Openda Royce, Jim Allevinah
Entre stabilité et décisions fortes, une CAN qui s’annonce sous tension
Cette liste apparaît comme une sélection réfléchie, structurée et conforme à la vision du staff. Mais elle comporte deux choix forts :
– l’absence du prometteur Bryan Meyo,
– le retour d’un Malick Evouna sans rythme.
Deux décisions qui alimentent le débat, tout en révélant la stratégie claire du sélectionneur.
À quelques jours du coup d’envoi, l’objectif est simple : laisser le terrain juger et transformer ces interrogations en force collective. Les Panthères sont désormais attendues au Maroc, où leur performance devra répondre aux attentes.
Ndambo / Mihi…
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« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée
Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.
À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.
Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.
Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.
Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.
Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.
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Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ
La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.
Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.
Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.
La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.
Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.
À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.
Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.
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Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?
Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.
Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.
Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.
Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?
Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?
Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.
Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.
