Connect with us

News

ASSET CLUB : Quand la boxe devient un levier de discipline et de résilience pour les jeunes

Publié il y a

le

par

À l’heure où la jeunesse gabonaise fait face à un climat de violence et de manque de repères, des initiatives locales montrent que le sport peut être bien plus qu’un simple divertissement. L’ASSOCIATION ETAMI CLUB (ASSET CLUB), jeune association de boxe fondée cette année, s’inscrit pleinement dans cette dynamique, offrant aux adolescents un cadre structurant et éducatif.

Du ring à la vie : un espace de formation et de discipline

Le samedi 28 novembre, la Ligue de l’Estuaire a lancé sa saison de boxe, rassemblant plusieurs clubs et associations. Pour ASSET CLUB, cette occasion n’a pas été seulement sportive : elle a été un moment de sensibilisation et de démonstration de la discipline et de l’engagement nécessaires pour canaliser l’énergie des jeunes.

Sous l’impulsion d’un dirigeant animé par une véritable passion pour le sport et porteur d’un héritage familial fort, le club s’inscrit dans la continuité d’une histoire remarquable. Sa mère, Madame Paulette KELIKESSA, pionnière et première femme gabonaise à présider un club de boxe, a longtemps dirigé le Club Toungui, alors reconnu comme une véritable pépinière de champions. Aujourd’hui, Asset Club s’affirme comme un espace dédié à l’apprentissage, à la rigueur, à la maîtrise de soi et à l’art de gérer les conflits à travers le sport.

Le coach, Elias Kougui MINKA BIPINDI, ayant formé des champions historiques du Gabon tels que Taylor Mabicka et Petit Jésus, continue aujourd’hui de transmettre ces valeurs aux jeunes de la nouvelle génération.

Le président du club confie : “Les jeunes des quartiers ont une énergie énorme qu’ils ont besoin de canaliser. À chaque entraînement, on voit à quel point le ring leur permet d’évacuer leurs frustrations et de se recentrer.

Pour le président et le coach, chaque jeune qui rejoint ASSET CLUB représente un potentiel à développer, un talent à encadrer et une énergie à canaliser dans un cadre positif. Le club devient ainsi un véritable espace de transformation, où les jeunes apprennent non seulement la boxe, mais aussi la discipline, la persévérance et le respect des autres.

Les jeunes talents d’ASSET

Le club, qui compte déjà huit licenciés, accueille des boxeurs motivés, chacun avec son parcours, ses ambitions et son énergie que nous avons pu découvrir lors de nos échanges :

▪︎Capito Keita Eugène, 15 ans, élève au CES Léon MBA, pratique la boxe depuis 5 ans. Il rêve de devenir professionnel et s’inspire de Michael Tyson.

▪︎Makosso Prégavié, 27 ans, chauffeur de taxi, revient du Congo avec une passion intacte pour le sport. Dès son arrivée à Franceville, il s’investit dans le King Boxing avec ambition avant de découvrir la boxe sous la direction du Coach Elias Kougui MINKA BIPINDI, qui a su canaliser son énergie et nourrir ses ambitions.

▪︎Ngoueranga Ivazza Jean-Marie, 19 ans, a commencé à 16 ans. Sa motivation : devenir un boxeur reconnu comme Deontay Wilder.

▪︎Malouango Nkondo Jacques, 20 ans, a rejoint le club récemment et affiche déjà un fort potentiel.

▪︎Longa Daniel, 16 ans, a débuté en 2025 et puise son inspiration dans Gervonta Davis.

Le coach Elias Kougui MINKA BIPINDI ajoute : “Chaque jeune a ses défis, mais sur le ring, ils apprennent non seulement à boxer, mais surtout à se connaître et à se dépasser. Voir leur progression est ma plus grande satisfaction.”

La boxe comme outil de résilience

Pour les adolescents, le ring devient un espace où il est possible de :

▪︎Évacuer colère et frustrations,

▪︎Canaliser les pulsions agressives,

▪︎Transformer son énergie en force constructive,

▪︎Renforcer l’estime de soi et le sens de l’appartenance.

Un parent d’un des jeunes boxeurs confie : “Depuis qu’il fréquente ASSET CLUB, j’ai vu mon fils changer. Il est plus calme, discipliné et confiant. La boxe lui a vraiment appris à canaliser son énergie et à se respecter.

Un sport contre la violence

ASSET CLUB n’est pas seulement un club sportif : c’est une école de vie, un espace où la boxe devient un outil social, éducatif et citoyen. Les jeunes y apprennent à se défendre, à se canaliser et à construire leur confiance.

En résumé, ASSET CLUB démontre que la boxe peut être un sport contre la violence, un lieu d’apprentissage et de résilience, transformant l’énergie et la passion des jeunes en force positive pour eux-mêmes et pour la société.

OG / Mihi…

Advertisement
Commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

News

100 Jours du Gouvernement : Cap sur l’Action et la Transparence

Publié le

le

par

Ce mardi 3 février 2026, le Vice-Président du Gouvernement, Herman Immongault, a présidé un Conseil interministériel décisif, marqué par la présentation officielle des feuilles de route des cent (100) jours de chaque département ministériel. Une étape majeure qui s’inscrit dans la continuité du Plan d’Action Gouvernementale (PAG) et du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), véritables boussoles des actions prioritaires de l’État.

Un exercice stratégique pour une action gouvernementale cohérente

L’objectif de cette session était d’assurer une cohérence globale dans la mise en œuvre des politiques publiques. Devant leurs pairs, les ministres ont détaillé leurs priorités, leurs ambitions et les actions concrètes qu’ils entendent mener dans les trois prochains mois.
Les secteurs clés — éducation, santé, économie, infrastructures, environnement — figurent au cœur de ces engagements, avec un accent particulier sur :

▪︎la création d’emplois,
▪︎le renforcement des services publics,
▪︎la promotion de l’investissement privé,
▪︎et la résorption des défis structurels hérités du passé.

Une dynamique gouvernementale déjà enclenchée

Dans son intervention, Herman Immongault a rappelé que le gouvernement est désormais à J-1 du délai fixé par le Président de la République pour la remise des feuilles de route individuelles. Cette mobilisation, a-t-il souligné, est le fruit de trois semaines d’intense activité marquées par des conseils de cabinet renforcés et des comités ministériels actifs.

« En nous engageant pleinement dans cet exercice, nous apporterons collectivement notre caution gouvernementale, dans l’esprit de solidarité et de cohérence d’action qui doit guider notre équipe, aux choix stratégiques opérés par chaque ministre », a déclaré le Vice-Président du Gouvernement.

Cette dynamique a permis de dresser un diagnostic clair de l’avancement des projets, tout en mettant en lumière les blocages qui nécessitent des solutions structurelles. Le Conseil interministériel a donc permis de réaliser un véritable point d’étape, indispensable pour calibrer les priorités et garantir l’efficacité de l’action publique.

Une exigence : du réalisable, rien que du réalisable

Herman Immongault a insisté sur un principe fondamental :
chaque ministre doit présenter uniquement ce qui peut être effectivement réalisé dans les 100 jours.

L’objectif est d’éviter les annonces sans lendemain et de privilégier les résultats concrets, mesurables et vérifiables par les citoyens.

Une communication directe avec les Gabonais

Autre annonce importante : dès la semaine prochaine, les membres du gouvernement seront invités sur plusieurs plateaux télévisés. Ils y présenteront les grandes lignes de leurs feuilles de route, les leviers d’action retenus et les priorités sectorielles, en cohérence avec les engagements du Chef de l’État.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté affirmée de transparence, de proximité et de redevabilité envers la population.

Des 100 jours déterminants pour restaurer la confiance

Le gouvernement a déjà pris plusieurs mesures visant à renforcer la confiance et à promouvoir la bonne gouvernance. Les cent premiers jours apparaissent désormais comme une séquence décisive : il s’agit de démontrer, par l’action, la capacité de l’équipe gouvernementale à répondre aux attentes légitimes des Gabonais.

Les citoyens attendent des résultats tangibles : des écoles mieux encadrées, des infrastructures plus fiables, une économie plus dynamique, et des services publics renforcés.

Ce nouveau cycle d’action ouvre une fenêtre d’opportunité. Il appartiendra au gouvernement de la saisir pleinement.

Continue Reading

News

Éducation nationale : l’audit, clé de transparence et de régularisation des paiements

Publié le

le

par

Le secteur de l’Éducation nationale reste confronté à un blocage malgré l’annonce par l’État de milliards de francs CFA pour régulariser les situations administratives en attente. Au cœur de ce bras de fer : l’audit préalable du fichier des bénéficiaires, présenté par le gouvernement comme un outil indispensable pour garantir la transparence et la fiabilité des paiements.

Le Protocole d’Accord Consolidé, signé par les parties prenantes, formalise clairement que les revendications financières et administratives immédiates ont été acceptées et actées, notamment les vacations, les présalaires et les intégrations. Comme le souligne l’État : « On ne signe pas un protocole aussi détaillé quand on veut bloquer ; on le signe quand on veut régler. Cela confirme que l’État a répondu concrètement aux attentes matérielles des enseignants, et pas par des promesses vagues ».

Pourtant, l’Article 6 du protocole, qui prévoit la vérification des fichiers matricules et la suspension des paiements en cas de doublons ou d’irrégularités, continue de concentrer les tensions. Selon les autorités : « Il est légitime de s’interroger sur les raisons pour lesquelles les protocoles relatifs à l’audit et à la clarification du cadre interne n’ont pas été signés, alors même que les engagements financiers ont été acceptés et actés. On ne peut pas signer un texte qui conditionne les paiements à l’audit, et refuser ensuite un protocole qui organise cet audit. Autrement dit : l’État accepte de payer, mais il doit payer juste. Et pour payer juste, il faut savoir qui est qui, et qui fait quoi ».

L’audit n’a pas vocation à sanctionner, mais à clarifier et sécuriser le système. Il protège les vrais enseignants, en garantissant que les paiements bénéficient aux personnels réellement en poste, et non à des doublons ou des situations administratives non régularisées. Refuser l’audit, souligne le gouvernement, c’est refuser la vérité des chiffres, maintenir des zones d’ombre et exposer le système à des irrégularités.

Dans d’autres administrations publiques, des vérifications similaires ont permis de détecter des doublons, des agents fictifs ou des situations non mises à jour, démontrant l’utilité de telles mesures pour sécuriser la masse salariale et assurer une gestion responsable des fonds publics.

Malgré ces avancées, le point 6 ne semble pas avoir pleinement motivé la signature du protocole d’accord par certains enseignants, certains craignant que l’audit retarde les paiements ou modifie les listes initiales. Une position qui explique en partie la persistance du blocage, malgré les 16 milliards de francs CFA mobilisés pour régler les arriérés.

Face à cette situation, le gouvernement rappelle que tout décaissement public doit être justifié, traçable et conforme aux effectifs réellement en poste. L’audit apparaît donc comme l’instrument incontournable pour assurer des paiements exacts et sécurisés.

Le débat dépasse la simple question des retards de paiement. Il touche au cœur de la transparence dans l’utilisation des fonds publics et à la fiabilité des mécanismes administratifs dans un secteur marqué depuis plusieurs décennies par des irrégularités.

À mesure que les négociations se poursuivent, une évidence se dégage : la transparence et la rigueur que cherche à imposer l’État à travers l’audit constituent un passage obligé pour une sortie durable de crise et pour garantir que les ressources mobilisées profitent aux enseignants concernés.

Continue Reading

News

Grève des enseignants : l’Ogooué-Lolo relance partiellement les cours, le 25 février en ligne de mire

Publié le

le

par

Depuis ce lundi 2 février, la province de l’Ogooué-Lolo connaît une reprise partielle et progressive des cours, marquant un tournant dans le mouvement de grève lancé par les enseignants. Cette décision, prise lors de l’Assemblée générale du 31 janvier, contraste avec le maintien du mouvement dans huit autres provinces et traduit une approche stratégique de la base enseignante.

Une reprise graduelle dans les établissements

À Koula-Moutou, le Lycée d’État Jean Stanislas Migolet, le Lycée Scientifique et technologique Paul Kouya et l’école primaire La Salette Filles ont rouvert leurs portes. À Lastoursville, le Lycée Bamboro a repris ses activités, tandis que d’autres établissements suivent progressivement le mouvement. Dans certaines localités comme Matsatsa ou Iboudji, où la grève n’avait jamais été totalement respectée, les cours se déroulent normalement.

Des signaux d’apaisement à l’échelle nationale

Si l’Ogooué-Lolo se distingue par sa levée provisoire du mouvement, d’autres provinces commencent à montrer des signes d’assouplissement. À Libreville, plusieurs établissements, dont le Lycée Baptiste Obiang Etoughe, le CES Léon Mba et le Lycée de Montalier, ont repris les cours. Dans l’ensemble du pays, les retours restent progressifs, mais témoignent d’une volonté de préserver la continuité pédagogique.

La date clé du 25 février

Le retour partiel des enseignants de l’Ogooué-Lolo est directement lié à la date du 25 février, fixée par le gouvernement pour répondre aux revendications principales. Pour Carl ASSIMET, représentant provincial de SOS ÉDUCATION, la reprise n’est pas un recul :

Carl Essimet, representant SOS Education Ogooué-Lolo

« Ce n’est pas une reprise totale, mais une période d’observation. Le 25 février est un ultimatum clair. »

Aux parents et élèves, il rappelle :

« Notre combat vise à garantir des conditions d’enseignement dignes et stables, ce qui profite directement à leur réussite. »

Les attentes portent principalement sur les régularisations administratives, les mises en solde et les primes (logement, éloignement, transport), avec un besoin urgent de transparence et d’un calendrier précis.

Des actions concrètes déjà mises en œuvre

Pour répondre à la crise, le gouvernement a engagé plusieurs mesures significatives :

▪︎328 sortants ENS/ENSET mis en solde,
▪︎692 sortants ENIL/ENIF intégrés en présalaire,
▪︎108 enseignants de filières scientifiques intégrés,
▪︎1 810 ex-bénévoles régularisés,
▪︎4 000 dossiers administratifs traités sur 6 574 reçus,
▪︎13 milliards de francs CFA décaisser pour le paiement des vacations.

Ces mesures s’inscrivent dans les efforts du gouvernement pour stabiliser un secteur fragilisé depuis plusieurs décennies.

Une crise héritée et persistante

Le système éducatif gabonais traverse des tensions depuis les années 1980, avec des épisodes récurrents dans les décennies suivantes et jusqu’à aujourd’hui. Les problématiques demeurent : retards administratifs, primes impayées, conditions de travail difficiles, saturation des établissements et gestion des carrières.

Le Président de la République s’est engagé dans une démarche de reconstruction progressive. Comme le souligne un cadre du ministère :

« Réparer quarante ans de dysfonctionnements ne se fait pas en claquant des doigts. »

Vers un retour complet en classe ?

La reprise partielle pourrait évoluer vers un retour total si des avancées concrètes sont constatées d’ici le 25 février. Pour certains enseignants, cette suspension permet de « vérifier la volonté réelle de l’État », tout en répondant à la pression sociale, notamment la marche des élèves de Koula-Moutou.

Un dialogue ouvert mais décisif

Les échanges entre le gouvernement et SOS ÉDUCATION se poursuivent. S’ils aboutissent, ils pourraient améliorer la situation, non seulement dans l’Ogooué-Lolo mais aussi dans tout le pays.

La date du 25 février s’annonce donc comme un moment crucial : la crédibilité des engagements gouvernementaux et la stabilité du secteur éducatif dépendront des mesures concrètes prises d’ici là.

Continue Reading